vendredi 25 avril 2025

La danse macabre de Jean-Luc Bizien

 


"Paris, Mai 1889. L'Exposition universelle vient d'ouvrir ses portes et la tour de Mr Gustave Eiffel se dresse majestueusement vers le ciel. Tandis que la foule s'y presse chaque jour plus nombreuse, une découverte macabre alerte les services de la Sûreté : à deux pas du champ de Mars, on a ramassé la main momifiée d'une jeune femme et le corps effroyablement mutilé d'un malfrat est découvert à son tour...Dès lors, les autorités redoutent qu'un vent de terreur submerge la capitale.
Qui est donc ce tueur insaisissable ? Un tueur professionnel accomplissant une vengeance, un dément qui frappe au hasard... ou bien un monstre jailli de nulle part, que nul ne peut arrêter ?
L'inspecteur Desnoyers, son fidèle lieutenant Mesnard, l'intrépide Sarah Englewood, l'aliéniste Simon Bloomberg et leurs compagnons vont tenter de résoudre ce puzzle macabre."



Dans une ruelle proche de l'Exposition Universelle, un homme complètement aviné s'affale sur les pavés. A ses côtés il découvre une main. Un peu dégrisé par cette découverte il avertit un agent de la Sûreté.

Le lendemain à une centaine de mètres, une patrouille découvre le corps d'un homme pendu à un croc, une main coupée.

Pour les inspecteurs Desnoyers et Mesnard pas de doutes les deux affaires n'ont font qu'une.



Pas de témoin, pas d'indice, l'enquête peine à démarrer. Et quand un deuxième corps est découvert dans les même circonstances, sans aucune preuve les inspecteurs viennent demander l'aide du Dr Bloomberg.

Malgré qu'il ne soit pas pleinement remis du décès de son épouse, il se lance dans l’enquête assisté de sa gouvernante avec point de mire l'Exposition Universelle et les différentes peuplades exposées.

Ce n'est que lorsque les inspecteurs vont faire le lien entre les différentes victimes que l'enquête va progresser et que le récit va adopter une dynamique de lecture plus enlevée.

Un excellent polar historique avec une enquête bien construite, une toile de fond des plus intéressante explicitée dans un dossier en fin de roman qui apporte un plus.




samedi 19 avril 2025

La chambre mortuaire de Jean-Luc Bizien

 


Paris, juillet 1888. Un cadavre disparaît de la morgue, un autre corps est retrouvé, nu, sur les pavés après une chute vertigineuse.


Surviennent, bientôt, de nouvelles morts suspectes. L'inspecteur Desnoyers, flanqué de son adjoint Mesnard, qui applique les techniques les plus modernes, hante les rues sombres de la capitale. Il y démêlera les fils d'une conspiration qui le mène au Dr Simon Bloomberg, aliéniste à la réputation sulfureuse... que l'on dit plus dangereux encore que ses patients !

Et que penser de cette jeune Anglaise, Sarah Englewood, tout juste engagée par Bloomberg ?
Dans ce Paris où le spiritisme côtoie la science, où les esprits les plus cartésiens s'adonnent à l'absinthe, l'alcool qui rend fou, Desnoyers vacille : doit-il collaborer avec Bloomberg ou, au contraire, tout faire pour confondre le ténébreux aliéniste ?


Une à une, les découvertes morbides le rapprochent de la vérité... mais aussi du danger.



Lors de sa ronde de nuit le gardien de la morgue s'aperçoit qu'un corps a été dérobé. Le directeur alerte la police.

Un homme après avoir écrit dans un carnet, se déshabille et se jette nu par la fenêtre.

Deux affaires que vont devoir résolve r les inspecteurs Desnoyers et Mesnard.

Dans le début de ce premier volume qui présente les personnages de la trop courte série, le récit met les projecteurs sur une jeune anglaise. Sarah Englewood abandonné par son petit ami français et à la rue cherche une adresse pour un futur emploi. Elle parvient, non sans mal, devant une étrange maison couverte de trompe l’œil et hiéroglyphes. Elle est engagée par le maître de lieux Simon Blommberg, un aliéniste, comme gouvernante.

Dans ce premier volume de la trilogie une grande part du récit est consacré à la présentation des différents personnages et à la découverte approfondie de la maison qui joue un rôle central dans l'enquête.

Une enquête donc assez courte dans laquelle va être impliqué l'aliéniste. Même si l'enquête est court le récit s'avère très prenant de par l'ambiance de l'époque mais aussi l'installation de l'exposition universelle. Mais aussi les nouvelles méthodes d'investigation adoptées par l'inspecteur adjoint. Des nouvelles méthodes également adoptées par l'aliéniste ainsi mal vu par ses confrères.

Un très bon premier volume qui donne envie de dévorer les autres tomes.




mercredi 16 avril 2025

Le village perdu de Camilla Sten

 


1959. Silvertjärn. La population de cette petite cité minière s’est mystérieusement évaporée. A l’époque on a seulement retrouvé le corps d’une femme lapidé et un nourrisson.

De nos jours, le mystère reste entier.

Alice Lindstedt, une documentariste dont la grand-mère est originaire du village, part avec une équipe explorer la cité fantomatique, en quête des secrets de cette tragédie.

Mais la piste de l’ancien pasteur du temple déterrera la mémoire d’un sombre passé…

Un passé qui hante encore le présent et semble avoir réveillé les ombres du village perdu.



En 1959, deux hommes arrivent à Silvertjarn, un village minier isolé au nord de la Suède. Il ne semble y avoir personne, jusqu'à ce qu'ils découvrent sur la place du village une femme attachée à un pieu. La femme a été lapidée. La police prévenue découvre dans l'école un bébé, mais n'a aucune idée sur la disparition de neuf cent personnes.



Cinquante ans plus tard une équipe de vidéaste arrive dans le village pour y tourner un documentaire et éventuellement découvrir ce qui s'est passé il y a quelques décennies.



Un récit qui alterne entre le présent et le passé. En même temps que les membres du groupe découvrent les différends lieux du village, le lecteur découvre la vie et l'atmosphère qui régnait alors à l'époque de la fermeture de la mine dans le village.

Une première partie où il ne se passe pas grand chose hormis la fouille des différents lieux.

Il est tout de même surprenant que le groupe mettent la main sur des documents que la police ne semble pas avoir trouvés à l'époque.

Seuls faits dans cette première partie des membres du groupe ont l'impression d'être observés et croient même avoir entraperçu une silhouette : pas suffisant pour faire monter le suspense.



La dernière partie s'avère plus prenante, tout s'accélère. Mais le récit pour un thriller annoncé reste plutôt très moyen.




lundi 14 avril 2025

Le jeu de l'âme de Javier Castillo

 


New York, 2011. La journaliste d'investigation Miren Triggs reçoit la photo d'une adolescente bâillonnée. Sur l'enveloppe, un message anonyme : « Tu as envie de jouer ? ». En légende, ces mots : « Gina Pebbles, 2002 ».

Gina, portée disparue neuf ans plus tôt dans le quartier du Queens, est-elle encore vivante ?

Simultanément, dans le même périmètre, une autre adolescente est retrouvée crucifiée. Y a-t-il un lien entre les deux affaires ?

Miren et son mentor, Jim Schmoer, se lancent à corps perdu dans une double enquête. À la clé : un obscur secret dont la révélation pourrait chasser à jamais les fantômes qui hantent Miren...



Alors qu'elle dédicaçait son roman, la journaliste Miren Triggs découvre en fin de séance une enveloppe où il est inscrit « Tu as envie de jouer ? ». A l'intérieur la photo d'une adolescente bâillonnée et l'inscription «  Gina Pebbles 2002 ».
Une disparition sur laquelle la journaliste avait écrit des articles.

En parallèle, l'agent Benjamin Miller de la section des disparus du FBI enquête sur la disparition d'une adolescente. Allison Hernandez sera découverte assassinée, clouée sur une croix. Miller poursuit l'enquête qu'il aurait du céder à la criminelle.

Une enquête qui va mener les journalistes et le FBI sur une même piste : les deux jeunes filles fréquentaient, à dix ans d'intervalle, le même collège catholique ultra rigide.
Une enquête linéaire focalisée sur les même suspects et de ce fait moyennement intéressante car se traînant en longueur sans rebondissements avant les tous derniers chapitres.

Un roman policier très moyen.





Je vis la bête surgir de la mer de Ulrich Effenhauser

 


Fin des années 1970. Un professeur de musique est mystérieusement assassiné à Ratisbonne, en Bavière. Le commissaire Kolnik décide d ’enquêter sur ce meurtre qui va le mener jusqu’à Prague – où lui-même trouvera la mort, dans des circonstances également très étranges. Un choc pour un son jeune assistant, Alwin Heller, qui prend alors l’affaire en main, au risque de découvrir de troublants secrets sur son chef.
Mi-roman policier, mi-roman d’espionnage, ce récit passionnant fait la lumière sur un détail peu connu de l'histoire : des criminels de guerre nazis recrutés par les communistes dans l’immédiat après-guerre pour espionner à l'Ouest.


Friedrich Gutleb, un professeur de musique, est tué dans l'explosion de sa voiture piégée.
C'est l'inspecteur Alwin Haller qui même l'enquête. Des initiales A et H en hommage au Führer dont le père de l'inspecteur était un grand admirateur.
Alors que l'enquête suit son cours, le commissaire Kolnik demande à Heller de lui céder son billet pour un match en Tchécoslovaquie. Kolnik sera assassiné à Prague.
Contre l'avis des autorités Heller mène une enquête officieuse.


Une enquête qui va mener l'inspecteur sur les traces du passé nazi et les exactions commises dans le passé par les deux victimes.
Une enquête qui sera interrompue par les autorités qui mutent l'inspecteur pour l'empêcher de découvrir la vérité sur les nazis.
Ce n'est que dans le final que le lecteur tout comme l'inspecteur en découvriront les raisons par voie de presse.

Si l'enquête n'avait pas été interrompu le récit aurait peur être plus intéressant. Mais de plus ce dénouement s'avère des plus décevant.





jeudi 16 janvier 2025

Némésis de Xavier Massé

 


« David... ? C'est moi, c'est Vincent ! Il faut que tu viennes ! Il faut que tu me rejoignes dans notre village d'enfance... il s'est passé quelque chose... c'est horrible, je n'ai jamais vu ça !... »

Une disparition anormale, un meurtre sans précédent, un village divisé entre croyances et superstitions, une atmosphère étouffante...
David et Vincent, deux gosses d'Assieu devenus flics, vont s'immerger dans cette enquête, et sans le savoir vont descendre aux portes de l'enfer...


Deux lieutenants de police, amis d'enfance, se retrouvent, désignés par le préfet, pour enquêter sur l’enlèvement et l'assassinat particulièrement atroce d'un bébé à Assieu leur village natal.


Un scénario assez intéressant avec de nombreux rebondissements et une dynamique enlevée.


Les événements qui se déroulent aujourd'hui prennent leurs origines dans le passé.


Si pendant une grande partie du roman le lecteur est tenu en haleine, tout s'écroule lorsque l'on aborde les prémices du dénouement qui s'avèrent déroutants avec une société secrète des plus improbables.

Certes l'on n'est dans une fiction mais ce final à connotation fantastique ne parvient pas à obtenir l'adhésion du lecteur.







jeudi 19 décembre 2024

Ils vont tous mourir de Raphaël Grangier

 


Juillet 86, dans le nord du Périgord. La famille Rougier a quitté Revel en Haute- Garonne pour se balader, en Dordogne, près du saut du Chalard et résider, le temps des vacances au camping du Château Le Verdoyer. Ces congés d’été iraient pour le mieux, si les enfants, adeptes de jeux près des bassins, ne disparaissaient pas tour à tour sans que nul ne s’en aperçoive. Guillaume Dubreuil, jeune commandant de police de Nontron prend l’enquête à bras le corps, mais les investigations, ici, dans ces terres de taiseux ne s’annoncent pas simples. Et plus les jours passent, plus les enfants s’évanouissent sans qu’aucun des gendarmes ne parvienne à trouver la moindre trace probante. Un appel surprenant pourrait bien débloquer l’enquête. À moins que...


La famille Rougier est venue passer les vacances en Dordogne dans un camping installé au pied d'un château.

Le lendemain de leur arrivée, la petite Ingrid Muller avec qui leurs enfants avaient joué la veille disparaît.

L'enquête est confiée à la Gendarmerie sous la direction du commandant Dubreuil.


Malgré les battues et sans le moindre indice les gendarmes piétinent alors que les disparitions d'enfants se multiplient.


Au vu des disparitions qui se multiplient en tant que lecteur on a du mal à comprendre que les parents laissent les enfants jour sans surveillance.


C'est un journaliste local qui va faire le parallèle avec une ancienne affaire et fournir une piste plausible à la gendarmerie qui n'avance malgré cela pas plus qu'auparavant.


Pour arriver au dénouement il faudra encore l'intervention du journaliste. Au vu du développé de l'enquête on a l'impression que l'auteur a voulu dépeindre la gendarmerie d'un côté négatif.


Un roman policier somme tout moyen, notamment par rapport à IV un autre roman de l'auteur. 




La femme qui en savait trop de Tom Bale

 


Dans le petit village où Julia vient d'arriver pour vider la maison de ses parents après leur décès, c'est le chaos.
Un tireur pris de folie meurtrière est en train d'abattre tous les habitants. Résultat : 14 morts !Julia est l'une des rares survivantes. Pour la police, bien que sous le choc, l'affaire est close, l'assassin se serait suicidé.Mais Julia connaît la vérité, elle a vu le deuxième tueur. Seulement personne ne veut la croire et surtout, maintenant lui aussi sait que Julia existe...



Venue à Chilton vider la maison de ses parents décédés d'une intoxication au monoxyde de carbone, Julia se retrouve plongée au milieu d'une tuerie de masse.

Pour échapper au tueur elle se réfugie dans un arbre et le voit rejoint par un homme vêtu en motard qui le félicite avant de l'abattre.

Puis le nouveau venu se dirige vers elle, elle ne devra sa survie qu'à un vieil homme blessé qui s'interpose, puis aux sirènes de police qui se rapprochent.

A sa sortie de l’hôpital, la police ne la croyant pas au sujet du deuxième homme, elle décide de mener son enquête pour découvrir l'identité du deuxième homme et du commanditaire.


A près une amorce de roman très rythmée, la tension retombe pendant de nombreux chapitres où il ne se passe rien ou presque.


Comme c'est souvent le cas il faut attendre les derniers chapitres pour que les choses se mettent en place, la piste suivie par les deux enquêteurs ne mettant que très peu le lecteur sur la voie du dénouement.


Les deux personnages centraux ne sont pas assez développés pour qu'on s'y attache.


Les petits défauts relevés donne à ce pseudo thriller psychologique un niveau très moyen.






vendredi 15 novembre 2024

Le silence des Chartreux de Henri Guillaume

 


Brisé par le décès de son épouse, Bruno n´est plus qu´une ombre. Il a honte de se lamenter sur son sort, honte d´être incapable de se reprendre, honte de cet alcool qui l´assomme. Afin de se reconstruire, ce scénariste de films se réfugie dans une chartreuse plantée au sommet d´un pic enneigé. Mais la mort rôde !Une fillette est enlevée. Un moine disparaît. D´étranges phénomènes surgissent. Le silence glacial du monastère cache de terribles secrets. Bruno y survivra-t-il ?



Bruno qui était en route pour le monastère où il devait séjourner deux mois a du faire halte une dizaine de kilomètres avant son but en raison d'une tempête de neige.

Le matin à l’hôtel il apprends qu'une jeune fille du village a disparu, mais in ne parle pas aux gendarmes de la silhouette qu'il a entraperçu la veille dans ses phares étant sous l'emprise de l'alcool. Un état qui ne le quitte plus depuis deux ans lors de la mort de son épouse dans un accident.

Alors qu'il est installé à la Chartreuse, il est témoin de phénomènes mystérieux qui vont prendre un tournant particulier lorsqu'un moine récemment arrivé est retrouvé assassiné. Alors que les autres retraitants font leurs valises Bruno lui est déterminé à découvrir ce qui se passe.


Une mise en place qui prend son temps pour s'installer. Un récit linéaire à l'atmosphère qui se voudrait pesante mais qui ne l'est pas assez et où il ne se passe pas de faits majeurs de la disparition au meurtre. Ce n'est que dans les tous derniers chapitres que le rythme s'accélère enfin et arrive enfin à accrocher le lecteur.


Le personnage central, perpétuellement plongé dans les vapeurs de l'alcool et passant son temps à s'apitoyer sur son sort ne parvient pas à susciter un lien avec le lecteur.


Un thriller somme toute assez moyen.




samedi 2 novembre 2024

Marchands de mort subite de Max Izambard

 


Pierre Marlot observe une colonie d’avocettes en baie de Somme lorsqu’il reçoit un appel du consul de France en Ouganda. On n’a plus de nouvelles de sa fille Anne, journaliste prometteuse et farouchement indépendante, depuis qu’elle est partie dans l’Est de la République démocratique du Congo pour les besoins d’un reportage. En arrivant à Kampala, Pierre comprend qu’il ne faut rien attendre des services consulaires. Il se lance dans une quête solitaire sur les traces de sa fille. C’est ainsi qu’il rencontre Juliet Ochola, une journaliste travaillant pour un grand quotidien ougandais. Juliet décide de reprendre le travail d’Anne. Dans un pays où les journalistes subissent menaces de mort et arrestations arbitraires, elle s’engage dans une enquête à haut risque, alors même qu’une insurrection étudiante met la capitale à feu et à sang.



Pierre Marlot, un ancien journaliste, reçoit un appel du Consulat de France en Ouganda qui lui apprend que sa fille Anne, reporter, a disparu depuis deux semaines.

Il se rend sur place et s'aperçoit qu'aucune recherche n'a été entreprise. L'enquête que menait sa fille dérangeait nombre de personnes.


Hormis le fait que la présence du père dérange les autorités et que tout le monde trempe dans les magouilles le récit ne parvient pas à captiver le lecteur sauf peut être dans le côté de la vie en Afrique distillé à petites doses.


L'ensemble du récit ne repose que sur un fait simple qu'en Afrique tout le monde cherche son profit au détriment des autochtones. Hormis ce fait le récit ne présente aucun intérêt.


Une sorte de thriller action si l'on peut dire mais qui se révèle poussif car tout tourne uniquement autour uniquement autour des recherches de la journaliste. Tout s'est déjà passé avant le début du récit.




vendredi 1 novembre 2024

La femme qui gênait de Stéphanie Buelens

 


Convaincue que son ex-mari Simon a provoqué la mort de sa fille, Claire Fontaine tente désespérément d’avertir la deuxième femme qu’il va épouser : celle-ci est mère d’une adolescente et, Claire en est sûre, il va s’en prendre à elle.
Simon, qui voit en Claire une paranoïaque et une menteuse, embauche Sloan Wilson, une ancienne policière de Los Angeles devenue « mangeuse de péchés », spécialiste dans la gestion des affaires délicates de ceux qui ne souhaitent pas voir la police impliquée.
Mais au fur et à mesure de son enquête, Sloan découvre qu’il y a d’un côté comme de l’autre bien plus de zones d’ombre que prévu. La date du remariage approche, et la tension monte. Dans une situation où la vérité est constamment mise en défaut sous les pressions conjuguées de la peur et du désir de vengeance, l’issue risque d’être fatale.



Claire n'a pas cru sa fille lorsque celle-ci lui a dit avoir été violée par son beau-père, et Melody s'est suicidée.

Quand Claire apprend que la nouvelle fiancée de son ex-mari a elle aussi une fille, elle tente tout ce qu'elle peut pour que les faits ne se reproduisent pas.

Lassé de son harcèlement, son ex-mari engage une ex-policière pour faire cesser les interventions de Claire.

En cherchant une faille chez Claire, la dévoreuse de péchés découvre une grosse affaire de mœurs dans laquelle son client est impliqué.


Une mise en contexte très longue où il ne se passe rien ou presque. Le récit s'avère linéaire et plat jusqu'aux ultimes chapitres consacrés à l'affaire. On ressent tout au long du récit un certain manque de tension. De ces faits le récit a beaucoup de mal à capter l'attention du lecteur qui n'hésite pas parfois à sauter quelques paragraphes.

Du fait du manque réel de tension on a beaucoup de mal à s'intéresser aux personnages


Un thriller psychologique très moyen.





mardi 22 octobre 2024

Une maison oubliée de Sandrine Barbier Lombardy

 


Malauzat est un petit hameau auvergnat chargé d’histoire. De retour pour l’été dans son village natal, Lucie, jeune journaliste, va apporter son aide à Olivier, Lieutenant de police, sur la mystérieuse disparition de Chloé âgée de 4 ans. Assaillie d’étranges visions, des fantômes du passé aideront Lucie à se rapprocher de la vérité. Prémonition ou esprit vengeur ? Lucie saura-t-elle différencier l’occulte de la réalité et sauver la petite Chloé ?



Lucie journaliste à Paris Province revient à Malauzat, son village natal, pour écrire des articles sur la disparition d'une fillette de 4 ans qui jouait dans le parc du château.

Elle contacte le lieutenant chargé de l'affaire pour en savoir plus sur les circonstances de la disparition que n'en disent les journaux locaux.

Le beau lieutenant lui propose de participer à l'enquête.


Une enquête assez intéressante à suivre malgré le nombre de pages restreint du livre. L'autrice aurait plus rendre encore plus intéressant le livre avec une enquête plus développée.


Trop de paragraphes consacrés uniquement aux deux personnages centraux qui comme on le craignait finit malheureusement par une romance qui rejette presque l'enquête au second plan.


Une novella somme toute assez moyenne.




mercredi 16 octobre 2024

La belle de Grenelle de Michel Quint

 


Oscar Février est détective au sein de l’agence Aletheia. Lorsqu’il se retrouve face au cadavre de son amour de jeunesse, Brigitte Merlier, Février est sous le choc. L’enquête de Valérie Granger, la belle commissaire divisionnaire, ne l’empêche pourtant pas de mener ses propres investigations. Il découvre alors que la victime s’apprêtait à signer un contrat à six chiffres avec une maison d’édition, mais le texte reste introuvable.
Se pourrait-il que le manuscrit volé soit le mobile du meurtre ? Quels secrets inavouables auraient pu conduire Brigitte à la mort ? Février parviendra-t-il à résoudre ce mystère et à venger son premier amour ?



Ayant trouvé sa photo dans le sac de la victime, la commissaire divisionnaire Granger a fait venir le détective Février sur une scène de crime. La victime Brigitte Merlier n'est autre que son grand amour de jeunesse.

Lors de la perquisition de l'appartement de la victime, Février subtilise une boucle d'oreille identique à celle découverte prés du corps de la victime et le double des clés de l'appartement. Dans la boîte aux lettres, il découvre un-à-valoir très important pour la parution d'un manuscrit.

Pour Février il n'y a pas de doute la parution du manuscrit aurait porté tort à quelqu'un d'où le meurtre.


Une enquête plus survolée que développée, on ne s'attendait certes pas à des miracles vu le nombre restreint de pages du livre. Mais on ne s'attendait pas à ce que les paragraphes consacrés à l'enquête soient noyés dans un flow de références cinématographiques, littéraires et musicales.

Il semblerait que l'auteur a mis plus de temps sur le net à chercher ces références qu'à écrire la novella.


De nombreux paragraphes sont aussi centrés sur le personnage central émaillés d'un humour de bas étages qui rendent le personnage central caricatural.


Une novella plutôt décevante.




jeudi 10 octobre 2024

Irezumi de Akimitsu Takagi

 


Tokyo, été 1947. Dans une salle de bains fermée à clef, on retrouve les membres d'une femme assassinée. Son buste - lequel était recouvert d'un magnifique irezumi, ce célèbre tatouage intégral pratiqué par les yakuzas qui transforme tout corps en oeuvre d'art vivante - a disparu. Le cadavre est découvert par deux admirateurs de la victime : un professeur collectionneur de peaux tatouées et le naïf et amoureux Kenzô Matsushita. La police a deux autres meurtres sur les bras : le frère de la première victime, dont le corps était lui aussi recouvert d'un irezumi, retrouvé mort et écorché, et l'amant jaloux de la jeune femme, tué d'une balle dans la tête. Frustré par leur incapacité à résoudre ces affaires, Matsushita appelle à la rescousse Kyôsuke Kamisu, dit "le Génie". Seul ce surdoué charismatique et élégant peut démasquer le psychopathe arracheur de tatouages. 



Kenzo Matsushité se rend à son invitation chez Kinué Nomura rencontrée à un concours de tatouages. Devant chez elle il voit arriver le Dr Hayakawa, un collectionneur de peaux tatouées. Les deux hommes sont étonnées qu'elle leur a donné rendez-vous à la même heure. La jeune femme ne répondant pas ils pénètrent par une fenêtre ouverte à l'arrière de la maison. Personne ! Mais ils entendent l'eau couler dans la salle de bains mais personne ne répond à leurs appels et la porte est fermée. Par un interstice de la porte ils aperçoivent un bras coupé. Kenzo contacte immédiatement son frère aîné Eiichiro inspecteur en chef de la police de Tokyo.

Dans la pièce hermétiquement fermée, ils découvrent les membres et la tête de la victime, le torse a disparu.

Une enquête complexe pour l'inspecteur en chef, comment le meurtrier à-t-il pu sortir de la pièce ?


Une enquête à l'ancienne, très bien orchestrée avec des rebondissements bien présents et notamment l'assassinat de l'amant de la jeune femme un homme d'affaires proche des yakusas qui vient encore compliquer l'enquête.


Un scénario très bien mené de bout en bout pour ce roman paru en 1948 malgrè une plume qui date.


Un excellent roman policier.


 



La forêt des disparus de Olivier Bal

 


Des murs d'arbres géants, séquoias millénaires qui se referment comme un piège. Des randonneurs qui disparaissent sans laisser de traces. Il ne fait pas bon traîner dans les bois de Redwoods, au bord du Pacifique, dans l'Oregon.
Au cœur de cette forêt maudite, un homme vit isolé de tous. Ici, on l'appelle l'Étranger. En réalité, son nom est Paul Green, un ancien journaliste qui a connu son heure de gloire avec l'affaire Clara Miller.
Un soir, une jeune adolescente, Charlie, vient frapper à sa porte. Elle est blessée, paniquée. Pour elle, Paul est le seul à pouvoir l'aider. Car là-bas, au milieu des arbres, Charlie a connu l'horreur...



A Redwoods une battue est organisée pour retrouver Emily Bennet disparue dans la forêt qui entoure la ville. Une forêt à la triste réputation qui détient le record de disparitions. Mais comme à chaque disparition les recherches s'avèrent vaines, ce que ne comprend pas Lauren, l'adjointe du shérif, qui enquête depuis deux ans sans la moindre piste.

Charlie une jeune adolescente repère lors d'une ballade dans la forêt un étrange homme cagoulé en train d'enterrer quelque chose, poursuivie elle parvient à s'échapper. Elle en parle à son père qui tente de la tuer. Elle s'enfuit et se réfugie chez l' Étranger, Paul Green un journaliste d'investigation retiré des affaires qui décide de mener l'enquête.


Le récit, fait de chapitres courts, va alterner principalement sur les actions des trois personnages principaux, hormis quelques chapitres consacrés à la création de la ville et au mal être du fils de Lauren avant son suicide.


Malgré quelques longueurs toutefois nécessaires à la compréhension du contexte, l'enquête est bien orchestrée. On a droit à plusieurs rebondissements quand certaines personnes de la ville vont s'acharner pour que leur secret ne voit pas le jour.


Des personnages pour la plupart torturés mais très bien brossés par l'auteur.


Un thriller de meilleure facture que Roche de Sang.