mardi 30 juin 2015

Bilan des lectures du deuxième trimestre 2015


Livres lus

&

Chroniques effectuées au deuxième trimestre 205.


Coups de Cœur :

J'ai aimé :

Le sang des 7 rois – Régis Goddyn
Livre 4
Livre 5

Abyme – Matthieu Gaborit

Les pèlerins d'Yssel – Linden Oliver
Tome 1 Les pêcheurs

Le puits des mémoires – Gabriel Katz
Tome 2 Le fils de la lune

Dragon Age : l'empire masqué – Patrick Weekes

Le bâtard de Kosigan – Fabien Cerutti
Tome 2 Le fou prend le roi

Sorceleur – Andrzej Sapkowski
Tome 6 La tour de l'hirondelle

J'ai moyennement aimé :

Maléfica – Hervè Gagnon
Tome 3 La voie du sang

Guildwars – Ree Sosbee
Tome 3 La mer des lamentations

L'instinct du troll – Jean-Claude Dunyach

Sorceleur – Andrzej Sapkowski
Tome 5 Le baptême du feu


Je n'ai pas aimé :

Sorceleur – Andrzej Sapkowski
Tome 6 La dame du lac

Chevaliers Noirs – Hugues Delalande
Tome 1 Vif-Argent



BILAN BI-MENSUEL CHALLENGES MORT-SÛRE MAI & JUIN 2015


Livres lus ces deux derniers mois dans le cadre des challenges Mort-Sûre :

Le sang des 7 rois – Régis Goddyn Livre 4
Challenges N° 3 - N° 10

Le sang des 7 rois- Régis Goddyn – Livre 5
Challenges N° 10

Abyme – Matthieu Gaborit
Challenge N° 4 - N° 13

Guildwars tome 3 La mer des lamentations – Ree Sosbee
Challenge N° 4 - N° 13

Dragon Age : l'empire masqué – Patrick Weekes
Challenge N° 4 - N° 13

Sorceleur tome 5 Le baptême du feu – Andrzej Sapowski
Challenge N° 4 - N° 13

Sorceleur tome 6 La tour de l'hirondelle - Andrzej Sapowski
Challenge N° 4 - N° 13

Sorceleur tome 6 La dame du lac - Andrzej Sapowski
Challenge N° 4 - N° 13

Chevaliers noirs Tome 1 Vif-argent – Hugues Delalande
Challenge N° 4

CHALLENGE N° 3 : MAGIE ET TRANSFORMATION

Rang choisi : Apprenti-Magicien 8 romans

7/8


CHALLENGE N°4 : MA PAL DOUCEMENT JE VAINCRAIS

Palier 3 : 15 romans

14/15


CHALLENGE N° 10 : FRANCOPHONIE

Rang choisi : Amateur de Français 8 romans

8/8

Challenge terminé pour 2015 poursuite en 2016


CHALLENGE N°12  : ET QUE LA GUERRE FUT

Rang choisi : Neutralité Totale 4 romans

5/5
Challenge terminé pour 2015 poursuite en 2016

CHALLENGE N° 13 : DE L'ECRAN AU LIVRE

Rang choisi : Passionné du Divertissement 20 romans


16/20


lundi 29 juin 2015

Vif-argent, Hugues Delalande


Lecture dans le cadre du challenge :




Dans un monde très réaliste, proche du moyen âge réel, les Ordres de Chevaliers Noirs sont devenus la main dans l’ombre qui gouverne bien des trônes.
Vif-argent : un royaume dans les montagnes, dont s’est emparé le Duc Darius.
Darius a juré de reprendre le duché de son père. Il est prêt ; il va pouvoir frapper ; il fourbit ses armes depuis 9 ans. Mais d’abord il doit éliminer la rébellion qui se cache dans les montagnes, rébellion menée par l’héritier légitime du trône, qui lui a échappé jadis.
Alors un chevalier noir arrive aux portes de Vif-argent. Il bafoue la coutume ancestrale, laissant la population en émoi. Les gardes viennent l’arrêter ; il se débarrasse d'eux. Or l’ancienne Prophétie met bien en garde : personne ne doit entrer en ville à l’heure des morts. Et si c’était lui, l’homme de la Prophétie ?
À moins qu’un terrible plan, conçu des années auparavant, ne parvienne à maturité dans l’ombre…
Un compte à rebours commence, entre littérature policière et roman historique, où s’enchaînent complots, manipulations et actions d’éclat dans une intrigue nerveuse et serrée.


Vif-argent est le premier tome d'une série de romans qui se déroulent dans un univers médiéval-fantastique avec un côté médiéviste d'un réalisme historique plus que crédible. L'auteur ne se contente pas de nous faire partager l'univers de ses héros, il décrit également la vie qui les entoure en nous faisant partager la vie quotidienne des différentes classes de la société au moyen-âge.

Dés les premières pages du roman le lecteur entre directement dans le vif de l'action avec une scène de poursuite équestre rondement menée, ainsi qu'ensuite une arrivée dans un duché plutôt mouvementée. Mais ensuite la dynamique du récit se fait moins bonne l'auteur nous entraînant dans un long, très long dialogue donnant éclaircissements sur les ordres de chevaliers noirs. S'il est certes intéressant de découvrit la genèse de ces ordres et leurs modes de fonctionnement trop d'informations sont fournies sans qu'il y ait la moindre once d'action et le lecteur est gagné par l'envie de sauter quelques paragraphes.

L'auteur nous entraîne dans un système féodal qui succède à une période impériale de type post romain. On a donc un univers plutôt classique dans lequel, pour seule originalité, l'auteur s'est simplement contenté de parsemer son récit de noms issus de multiples civilisations.

Le postulat de départ s'avère simple puisqu'il consiste à se venger d'un usurpateur en tentant de reprendre par la force le royaume qu'il a usurpé en assassinant le père du Duc Darius l'un des principaux protagonistes du récit. Les autres directions que prend l'intrigue se base exactement sur le même postulat à savoir la vengeance, donc rien de très original car c'est un thème récurrent dans le genre.

Les scènes d'actions sont fort bien réalisées, décrites avec minutie, le lecteur a l'impression de faire partie intégrante du récit, d'être plus un acteur de l'histoire qu'un simple spectateur. En effet les descriptions sont très précises, très visuelles, tout est décrit dans le moindre détail. Si le lecteur n'a aucun mal à s'immerger totalement dans le monde médiéviste décrit par l'auteur, mais l'intensité du récit à parfois tendance à souffrir de ces descriptifs. Le lecteur a tendance à trop s'en tenir aux faits délaissant un peu trop la psychologie des personnages, mais l'auteur parvient toutefois à nous transporter de manière irrésistible dans son univers dont on comprend rapidement que les richesses et les subtilités ne nous seront dévoilées que par de petites touches successives.


On relève tout au long du récit quelques fautes d'impressions : répétitions d'articles, de verbes qui gênent quelque peu le lecteur et qui ont le don de l'irriter. Il est vraiment dommage que vu le prix du roman il ne lui soit par apporté plus d'attention, le tome deux n'étant publié qu'en e-book on peut craindre que ce point soit plus accentué.

Au final Chevaliers Noirs s'avèrent plus, notamment pour ce premier tome, comme un roman d'aventure moyenâgeuse que comme un roman de fantasy car on n'y trouve aucune once de magie ni de créatures particulières. Ce premier s'avère plutôt décevant, rien de surnaturel, pas de magie, on est nettement plus dans un genre de roman de cape et d'épées que dans une fantasy.

Et de surcroît...

Chevaliers Noirs 2 n'est pas comme il est suggéré par la présentation effectuée le deuxième tome de la série mais la deuxième édition en version e-book du tome un Vif-argent. Cette manière de procéder changer le nom et le résumé dans le but de vendre le même opus en faisant croire à l'acheteur qu'il est en fait le deuxième volume est inadmissible de la part de l'auteur, c'est de l'arnaque pure et simple. Comment faire confiance à un auteur qui emploie un tel procédé. On a vraiment pas l'envie de poursuivre la suite des aventures ni de lire un autre ouvrage de l'auteur !!!




mardi 23 juin 2015

La dame du lac, Andrzej Sapowski


Lecture dans le cadre du challenge :




Les destins de Geralt, Yennefer et Ciri ont pris des chemins différents. Tandis que Yennefer est retenue prisonnière,
Geralt passe tout l’hiver de manière fort agréable à Toussaint, principauté de contes de fées. Là, la magicienne Fringilla déploie ses charmes pour y retenir le sorceleur le plus longtemps possible.
Quant à Ciri, elle a été projetée dans un monde parallèle en pénétrant dans la tour de l’Hirondelle pour échapper à son bourreau. Retenue par l’elfe Avallac’h, elle ne peut espérer la liberté qu’en acceptant de porter l’enfant du roi des Aulnes.
L’enfant de la destinée parviendra-t-elle à s’enfuir pour voler au secours de ses amis ?



A la fin du tome précédent Ciri était projeté dans un univers parallèle, dès les premières pages de cet ultime tome le lecteur se retrouve également projeté dans un autre monde et à une autre époque. L'auteur voulant faire un clin d’œil à la Légende Arthurienne, le lecteur e retrouve sur l'île d'Avalon en compagnie de Nimue, la Dame du Lac. Un début de récit ennuyeux qui n'apporte rien à l'intrigue principale : les hypothèses soulevées dans cette première partie sont inintéressantes puisqu'elles ne répondent pas aux questions que se posait le lecteur et n'engendrent que des longueurs rendant la lecture très lente. L'auteur nous gratifie également de multiples sauts de Ciri dans des nombreuses époques et de nombreux lieux. Des sauts de puces qui font sourire le lecteur mais qui n'apportent également rien au récit.

Il faut attendre le derniers tiers du roman pour que le lecteur puisse retrouver l'intrigue des tomes précédents. Une dernière partie très attractive, notamment avec la grande bataille opposant les royaumes coalisés à l'empire. Une bataille admirablement réglée qui donne l'impression au lecteur d'entendre les épée et armes d'hast s’entre choquer. La dernière partie du récit permet aux lecteurs de comprendre les motivations de tous les personnages même si le final n'est pas celui auquel on pouvait s'attendre.

Dans cet ultime tome l'auteur poursuit la narration par points de vue multiples, une technique généralement efficace, mais ici mal utilisée car il en abuse et donne la nette impression qu'il cherche à meubler pour rallonger artificiellement la durée de vie de son récit. Les descriptions se révèlent longues et ennuyeuses, remplies de détails inutiles qui alourdissent et desservent de manière désagréable le récit. De surcroît l'auteur utilise également le latin dans les dialogues ce qui décrédibilise complètement son univers. Plus le lecteur progresse dans le récit plus il a tendance à sauter d'abord des lignes puis ensuite des paragraphes, puis des pages pour en finir au plus vite avec l'envie de refermer l'ouvrage avant le point final .

Un final qui interpelle le lecteur dans la manière dont elle se termine, on a la nette impression que l'auteur manquait d'imagination. Un point qui était déjà perceptible dans les tomes précédents, mais de manière moins prononcée.

En résumé, un dernier tome en décalage avec les précédents, très long dans sa première partie, une fin en queue de poisson déroutant le lecteur, un univers plus noir, plus adulte qui échappe au classicisme habituellement rencontré en fantasy. La saga du Sorceleur laisse dans son ensemble une impression mitigée au lecteur. Au lieu de nous fournir cinq tomes à la dynamique souvent lente, l'auteur aurait du se contenter d'une simple trilogie au lieu de se s'égarer dans des méandres o' combien inutiles.




mardi 16 juin 2015

La tour de l'hirondelle, Andrzej Sapowski


Lecture dans le cadre du challenge :





Le sorceleur poursuit sa route vers le sud, convaincu que Ciri s’apprête à épouser l’empereur de Nilfgaard. Ses compagnons font route avec lui. Mais ce périple est long et dangereux car de nombreux ennemis se dressent devant eux. Et tandis que les traîtres se dévoilent et que les complots éclatent, les doutes sur la véritable destinée de Ciri hantent tous les esprits. Surtout qu’elle est aux mains d’un monstrueux chasseur de primes…


Le postulat de départ est le même que le tome précédent, Géralt est toujours à la recherche de Ciri, donc pas de grands changements pour ce présent tome.

Si la série à tendance à quelque peu s’essouffler, l'auteur relance l'intrigue dés le début du récit. Une intrigue qui progresse plus que dans le tome précédent, de ce fait la dynamique de lecture se révèle plus rapide même s'il persiste encore de nombreuses longueurs. Le récit se fait plus clair et le lecteur commence à comprendre les motivations des différents protagonistes. Des événements importants sont révélés pour la suite de l'histoire.

L'auteur abandonne la narration linéaire des tomes précédents pour donner l'avis et les vues des nombreux protagonistes, ce qui dérouter quelque peu le lecteur vu la multitude de points de vue, mais ceux-ci sont maniés de fort belle manière et au final le lecteur parvient facilement à suivre le fil du récit malgré de nombres flash-backs. Le style de l'auteur est ici original et change radicalement des opus précédents.Les dialogues sont toujours aussi savoureux et riches, ce qui donne l'impression d'une dynamique encore plus rapide.


L'auteur introduit dans le présent tome de nouveaux détails sur l'univers de Géralt. Des détails autant géographiques que sociaux qui démontrent que l'on arrive à un monde qui arrive à un point critique de son évolution. Dans le récit il perdure des passages alambiqués qui demandent parfois une relecture pour s'en imprégner totalement. Si la politique des grands est encore très présente c'est le sort de Ciri qui occupe la première place du récit.

L'action est plus continue, plus intense, plus trépidante et laisse envisager un final plus enlevé. Le final est des plus mystérieux et laisse le lecteur dans une attente laissant entrevoir une issue à laquelle on ne s'attend peut-être pas. L'histoire ne manque donc pas de piquant et i certaines pistes se révèlent encore nébuleuses, on s'attend à une conclusion mouvementée.

En résumé un avant dernier tome où l'auteur nous fait montre de ses talents de conteurs et le lecteur retrouve la magie des premiers tomes.


mardi 9 juin 2015

JUILLET 2015


ACHATS MENSUELS JUILLET 2015


  

  


ACQUISITIONS E-BOOK


   



Le fou prend le roi, Fabien Cerutti



1340, au coeur du comté de Flandre. Alors que les premiers feux de la guerre de Cent Ans s allument, le Bâtard de Kosigan et ses Loups se voient confier, par le sénéchal d Angleterre, la délicate mission de découvrir les tenants et aboutissants d un complot qui se trame... autour du roi de France.
Une enquête surprenante et extrêmement dangereuse, mêlant trahisons et forces obscures, dans laquelle l ascendance surnaturelle du Bâtard, habituellement son plus grand atout, pourrait bien se muer en talon d Achille.
Cinq siècles et demi plus tard, à la fin de l année 1899, l enquête engagée par le lointain descendant du chevalier tente de faire la lumière sur l inexplicable disparition des puissances magiques. Entre Bruges et Lens, peut-être mettra-t-elle à jour la nature des ombres qui se dissimulent derrière les échos cachés de l Histoire.
Après le succès du premier opus, L Ombre du pouvoir, Fabien Cerutti signe à nouveau un grand roman de fantasy historique, à cheval entre un Moyen Âge empreint de magie et un XIXe siècle scientifique et rationnel.
Combats de masse et subtiles investigations, poursuites à en perdre le souffle et réparties habiles, négociations serrées et manipulations ; on y retrouve le panache habituel de la lignée des Kosigan dans un univers qui ne cesse de gagner en richesse et en cohérence. De toute évidence, les secrets et les héros délicieusement irrévérents de cette série n ont pas fini de nous surprendre !

Alors que les prémices de la guerre de Cent Ans se précisent, le Bâtard de Kosigan se voit chargé par le sénéchal d'Angleterre d'enquêter sur un complot ourdi contre le roi de France.

Sur fond de querelles politiques et territoriales entre français et anglais, l'auteur nous entraîne dans une histoire uchronique qui mêle savamment Histoire, fantasy épique et réalité alternative. Le côté fantasy est ici plus présent que dans le premier tome, la magie se fait plus omniprésente et une menace plus insidieuse va venir pimenter l'intrigue vertigineuse que va devoir conduire le héros dans une ambiance où l'on dénote quelques traits inspirés de Jack Vance. Si dans le précédent récit l'auteur nous avait surtout fait découvrir, dans un récit plutôt simple, le personnage et son univers, il nous livre ici un récit plus complexe où le mercenaire doit, malgré qu'il opère avec l'appui du roi de France, avancer discrètement, mesurer ses actes et ses paroles.

Parallèlement à l'intrigue principale, comme dans le tome précédent, l'enquête pour construire l'histoire de la famille Kosigan se poursuit. Une enquête qui se déroule au XIX° siècle et dont l'auteur nous fait suivre l'avancée sous forme épistolaire. Une enquête passionnante, à l'opposé de celle du Bâtard car uniquement basée sur des recherches dans las bibliothèques, les archives, des fouilles archéologiques,... Une enquête qui laisse souvent les investigateurs perplexes face au écrits parlant de magie et de races anciennes.

En effet, l'arrière plan de l'histoire principale est ici plus tourné vers la fantasy : races anciennes, forces obscures, cultes et mythes anciens, créatures surnaturelles diversifiées,... Un univers médiéviste, qui même s'il s'implante dans une période connue de notre Histoire de France, fait preuve d'originalité. L'équilibre entre l'historique et l'imaginaire est bien dosé, les cultes païens, les sacrifices, la magie ancestrale,... s’intègrent bien à un Moyen-âge violent où le christianisme oppose aux sacrifices rituels du paganisme tortures, atrocités… par le biais d'une Inquisition omniprésente et toute puissante.

Un héros que l'on découvre presque humain, plus attachant, plus vulnérable que dans le premier opus. Les personnages secondaires entraperçus dans le premier récit apparaissent plus développés, plus fouillés et qui seront d'un grand secours au Bâtard qui au fil du récit aura de plus en plus de mal à maîtriser les événements. Des personnages secondaires que l'auteur n'hésite pas à malmener, dans les pas de leur capitaine beaucoup y laisseront la vie. L'auteur nous fait également découvrir de nouveaux éléments sur les origines de Kosigan.

La narration alternée avec en début de chapitre celle du descendant du chevalier a pour effet d'enrayer quelque peu la dynamique du récit principal, mais la lecture du fait des nombreuses actions n'en est que peu ralentie. Comme au tome précédent le style épuré de l'auteur va directement à l'essentiel.

Au final, après un excellent premier opus qui nous laissait entrevoir tout le potentiel à venir de la série, l'auteur nous offre une suite encore plus riche, plus complexe dans le déroulement du récit mêlant habilement complots, trahisons, batailles, mouvements, dangers sans laisser au lecteur la moindre seconde de répit.

.L'ensemble du récit tient la route, les deux enquêtes se rejoignent parfaitement, même si la dernière partie traîne un peu l'on devrait trouver les explications dans le prochain. Le final laisse envisager une confrontation des plus intéressantes entre le chevalier et l'Inquisition.






jeudi 4 juin 2015

Le baptême du feu, Andrzej Sapowski


Lecture dans le cadre du challenge : 




Le sorceleur a été gravement atteint au cours de l'assemblée des magiciens qui a viré à l'émeute sur Thanedd.
Soigné par les dryades, il apprend que Ciri s'est fait enlever et qu'elle se trouve maintenant à Nilfgaard où elle doit devenir l'épouse de l'empereur. Geralt de Riv se lance à son secours sans une seconde d'hésitation. Dans ce périple riche en péripéties, il sera accompagné par Jaskier, son fidèle ami barde, puis rejoint par d'autres compagnons de fortune. Ils ne seront pas de trop car, pendant ce temps, la guerre sévit de tous côtés et les magiciennes rescapées tentent de sauvegarder l'avenir de la magie...


Dans ce cinquième volume, en réalité le troisième de la saga, l'on retrouve les héros pratiquement là où l'on les avaient laissés au tome précédent : la jeune Ciri a été enlevée par l'empereur de Nilfgaard et Géralt à peine remis de ses blessures vole à son secours malgré les combats qui font rage.

Avec Le Baptême du Feu on se retrouve dans un tome intermédiaire, l'intrigue principale stagne, les complots politiques sont relégués au second plan et si la guerre est bien présente l'auteur nous n'en livre que de brefs et lointains aperçus. C'est donc dans un tome moins rythmé que nous entraîne l'auteur, présentant de nouveaux personnages et continuant de développer géographiquement son univers.

Le tome se concentre presque exclusivement sur le personnage de Géralt et de son fidèle compagnon Jaskier. Parallèlement au récit principal on retrouve les magiciennes qui tentent de sauvegarder la magie en créant une nouvelle loge, se révélant de plus en plus intrigantes. L'auteur introduit de nouveaux personnages, très bien caractérisés. Le personnage du vampire échappe aux habituels traits qui le caractérise habituellement, l'histoire de Milva s'avère très intéressante même si parfois ses réactions peuvent quelque peu agacer le lecteur.
Le personnage du troubadour, que l'on suit depuis le deuxième tome, donne au récit un côté rafraîchissant fortement teinté d'humour dans ses réparties. Un personnage truculent, à l'opposé de celui sombre, torturé, héroïque du héros principal ce qui apporte un plus non négligeable a la saga.

L'auteur nous offre un récit intéressant même si la dynamique n'est pas aussi rapide qu'on aurait pu le souhaiter bien que l'histoire ne manque pas d'action. La recherche de la jeune princesse donne l'occasion à l'auteur de développer son univers mais l'absence de carte ne permet pas de s'en imprégner totalement du point de vue géographique. Comme dans toute longue série on note une trop grande répétitivité des événements et des intrigues qui ne se renouvellent pas, la même intrigue servant tout au long de plusieurs tomes.
Le scénario est comme d'habitude mené de main de maître, on retrouve tout le talent de conteur de l'auteur même si le postulat de départ s'avère des plus basique. Un tome qui donne effectivement envie de lire la suite des aventures de notre Sorceleur