mardi 17 octobre 2017

Le sang des dieux et des rois 2 d'Eleanor Herman


Lecture dans le cadre du challenge :



Sorti victorieux de sa première bataille, le prince Alexandre se fait violence pour devenir le chef dont son royaume a besoin.
Héphestion, temporairement écarté du pouvoir et envoyé en Égypte avec Katerina, doit la protéger d'une terrible prophétie.
Déterminé à faire une croix sur son premier amour, Jacob le guerrier s'est promis d'éradiquer la Magie de Sang et cherche l'aide de Cyané, qui croupit dans les geôles royales.
La princesse persane Zofia, enfin, qui poursuit sa quête des Dévoreurs d'Âmes, devra d'abord démêler les noirs secrets de son séduisant mais funeste ravisseur...
Magie sanguinaire, amours interdites et soif de vengeance : ni les dieux ni les rois ne sont à l'abri de la folie des hommes.


Après avoir gagné sa première bataille, Alexandre doit trouver des alliés et prouver son aptitude à gouverner aux conseillers de son père. Il doit également apprendre à discerner dans son entourage les traîtres à la solde des Perses. C'est donc dans une ambiance plus suspicieuse et plus sombre que se déroule l'histoire.

Dans les premiers chapitres, l'auteur effectue certains rappels des faits qui se sont déroulés au tome précédent et le lecteur n'a aucune difficulté à se replonger dans l'histoire. Comme précédemment l'auteure alterne les chapitres en suivant tour à tour chacun des personnages principaux. Si l'on a l'avantage d'avoir le point de vue de chacun, de donner plus de suspense au récit, cette manière de procéder a aussi des d’avantages : le récit manque un peu de relief, de rythme car dans ce présent opus les combats, les périodes d'action sont moins présents et la lecture s'en ressent un peu. Comme chacun des personnages ayant son propre rôle à jour dans des quêtes secondaires qui viennent s'ajouter à un contexte déjà complexe, on a la nette impression que le récit part un peu dans tous les sens, que l'histoire n'avance pas. Une impression renforcée à un nombre de pages restreint consacré à chacun des personnages.

Certes les retournements de situation sont nombreux et nous permettent de mieux appréhender les personnages mais l'univers ne se développe que très peu. Le surnaturel est ici bien plus présent avec des créatures fantastiques, une magie intéressante qui prend de la dimension, mais c'est un peu au détriment du contexte géopolitique qui lui s'en trouve délaissé : on ne sait presque rien de ce qui se passe en Perse en dehors des machinations, du roi parti combattre à Byzance. Il nous manque quelque chose ; à savoir une vue d'ensemble.

Les personnages gagnent en profondeur, se révèlent plus matures, plus sombres, et pour certains plus machiavéliques. Il sont très élaborés qu'on les aiment ou qu'on les détestent.


Malgré quelques petits points moins travaillés, la plume de l'auteur se révèle toujours aussi addictive. Mais présente un déséquilibre certain entre les descriptions, pas plus longues, mais par une action pas assez présente. Si le scénario est riche, que les retournements de situation sont nombreux ils ne sont mais pas assez approfondis et le lecteur à l'impression que le livres est plus long que la réalité. La redondance de quêtes secondaires ne permettent pas au lecteur d'appréhender clairement les visées de l'auteure, de comprendre où elle veut nous emmener malgré des éléments qui laisse entrevoir pour la suite du potentiel. Comme c'est souvent le cas dans les sagas l'on est clairement dans un tome intermédiaire et l'on a hâte de découvrir la suite que l'on espère plus mouvementée.   


vendredi 13 octobre 2017

Le seizième anneau du serpent de Paul Daudin Clavaud


Lecture dans le cadre du challenge :




Un moine français, peintre d icônes, est informé de la disparition d un vieil ami passionné d histoire et d ésotérisme. Il part pour Jérusalem, où son ami a été vu pour la dernière fois, et démêle peu à peu les fils d une très ancienne histoire, commencée sur les bords du Gange il y a trois mille ans et poursuivie lors des Croisades. Son enquête l emmènera en effet sur les traces de deux autres récits liés par un incroyable secret : la rencontre d un moine byzantin et du duc Godefroy de Bouillon lors de la Première Croisade, et les amours contrariées en Inde de la veuve d un brahmane avec un Juif du Kerala contemporain du Christ.


Thomas, un moine Carmes, a été pressenti par sa hiérarchie pour réaliser l'icône du Millénaire et informé par son supérieur qu'il doit partir pour Israël afin d'y perfectionner son art. Alors qu'il hésite à donner sa réponse, la femme d'un ancien ami, perdu de vue depuis nombre d'années, vient demander son aide car son mari a disparu alors qu'il enseignait à l’École Biblique de Jérusalem.

Un postulat de départ assez simple de prime abord mais le récit se révèle plus complexe qu'il n'y paraît au départ. L'histoire, en effet, se déroule entre trois périodes. On commence par se trouver propulsé en l'An 30 après JC et l'on suit la veuve d'un Brahmane qui va rencontrer un juif exilé. La deuxième période nous plonge en pleine Première Croisade où l'on suit les pérégrinations d'Aristophane qui sert de sorte de secrétaire au Duc Godefroy de Bouillon. Et comme on a pu le constater en introduction la troisième période se déroule de nos jours avec le moine Thomas.

Si rapidement une connexion s'établit entre les deux dernières périodes par le biais de l’Iconographie, il n'en est pas de même avec les faits qui se déroulent en l'An 30. La mise en contexte tarde à se mettre en place. Avant d'en venir au sujet principal, l'auteur nous décrit en détail la manière de réaliser une icône, nous parle longuement de la Première Croisade du départ de Godefroy de Bouillon de son duché pour accomplir une mission secrète confiée par le Pape, de sa rencontre avec Aristophane à Constantinople, du long périple en Orient jusqu'à l'assaut sur Jérusalem.

Si l'auteur s'est très bien documenté et qu'il est intéressant de suivre la croisade ou la manière de réaliser une icône, il faut attendre une centaine de pages pour voir apparaître la thématique principale, à savoir deux Livres qui remettent en cause les fondements de l’Église Catholique Romaine tels qu'on les connaît aujourd'hui. Rien de bien original, puisqu'il s'agit d'une controverse très récurrente du genre et que les hypothèses avancées par l'auteur ne sont pas assez étayées de faits.

En dehors du récit il ne se passe rien car tout repose sur le sujet principal, sur la spiritualité, que reine ne vient entraver les recherches du moine de nos jours : pas d'organisations secrètes, pas d'interventions du Vatican ne viennent mettre en danger les protagonistes évoluant de nos jours. On a le côté ésotérique qui est certes, mais le côté thriller palpitant annoncé n'est pas présent. On se situerait plus dans un genre de roman historique que dans un thriller du genre Da Vinci Code et autres romans du même genre : on n'a pas du tout d'action.

La plume de l'auteur s'avère plutôt riche, avec un vocabulaire plus recherché que dans la majorité des romans du genre sans être toutefois inabordables par le commun des mortels.

Un roman très sympathique à lire, très instructif, mais qui n'apporte pas vraiment quelque chose d'innovant au genre, qui laisse le lecteur avec un petit goût de manque.




jeudi 5 octobre 2017

Le faucon gris d'Emmanuel Anzeraey


Lecture dans le cadre des challenges :


Fils de la bourgeoisie de Shaalymar, le jeune Kayliegh Lynn rêve d'aventures et de gloire. Ainsi, lorsqu'un mystérieux marchand d'art lui propose de récupérer une arme rare qu'on lui a dérobée, le jeune homme embrasse la carrière de voleur sans hésiter. A croire qu'il est né pour cette profession. Fin bretteur, adroit et surtout doté d'une chance prodigieuse, surnaturelle pourrait-on dire, il enchaîne les hauts faits avec maestria. Sa réputation grandit et Kayliegh Lynn devient le Faucon Gris de Shaalymar, un voleur terriblement efficace et craint de tous. Mais on ne peut s'attaquer aux grands de ce monde sans en subir les conséquences et s'attirer les foudres des pires ennemis qui soient.


Dans le prologue l'on découvre le personnage central de l'histoire, Kayliegh, le fils d'un riche marchand, progressant à l'intérieur du cratère d'un volcan en quête d'un anneau forgé par les Dieux afin de se libérer de l'anneau jumeau qu'il porte au poignet depuis que bébé son père à passer, en échange d'une forte somme et par l'intermédiaire d'un prêtre, un pacte avec Cylath le dieu Bienveillant. Mais pour se faire Kayliegh contraint un démon pour accéder à l'anneau qui va lui rendre sa liberté et se faisant le libère. Le combat qui s'engage avec la créature tourne à son avantage, mais déséquilibré il chute dans l’abîme et précédant sa mort sa vie défile sous ses yeux.

Une introduction plutôt originale avec une touche de dark-fantasy intéressante.

L'auteur fait un grand bond en arrière pour nous ramener au moment où le père annonce à la mère, tenant le bébé de quelques mois dans ses bras, le pacte passé avec le Dieu.

L'auteur adepte des bonds dans le temps nous fait retrouver Kayliegh attablé dans un bar du port, s’apitoyant sur une vie fade et ennuyeuse et sur un avenir pour lui pas des plus prometteur en terme d'imprévus.

Tout le récit est intégralement axé sur les hauts faits du jeune homme et les ennuis qui en découlent pour lui. Pas d'autres personnages , même de second plan n'occupe une place significative dans l'histoire. Si le début du récit laissait présager une orientation dark-fantasy, c'est dans une héroïc-fantasy tout ce qu'il y a de plus classique que nous plonge l'auteur avec un héros invincible et des actions plus spectaculaires les unes que les autres.

Si géographiquement, avec l'énumération de nombreuses régions des Libres Royaumes, semble vaste, l'intégralité de l'histoire se déroule intra-muros dans la cité portuaire de Shaalymar. Hormis un Panthéon intéressant et un bestiaire présentant de nombreuses créatures, l'univers n'est pas du tout développé, on a presque l'impression que le héros est le seul à vivre dans la ville car pas une seule fois n'est évoqué les us et coutumes des personnes qui vivent à Shaalymar. Si les créatures sont nombreuses, elles se révèlent pour la plupart affreusement classiques. Seule la magie très orientée sorcellerie apporte une petite touche quelque peu novatrice à l'histoire.

Si l'histoire est plutôt plaisante à lire et distrayante, elle ne nous offre qu'une suite d'aventures simple avec un héros ressemblant trop par ses exploits à un Conan , opposé à un adversaire très largement inspiré du monde de Stormbringer. Si l'histoire date des années deux milles on a la nette impression de revenir aux prémices du genre.

Le point fort du roman ne repose que comme dans toute héroïc-fantasy sur les combats très détaillés très visuels et largement mâtinés de magie noire. Même si on les apprécie cela ne suffit pas a en faire une fantasy de premier plan.

Si les descriptions ne sont pas très longues et pour cause seul quelques points de la ville sont partiellement décrits et uniquement lorsque le héros s'y trouve, elles sont toutefois répétitives dans leur formulation. A des descriptions certes très courtes, l'auteur nous livre nombre d'introspections de Kayliegh sur sa vie qui ralentissent légèrement la dynamique de lecture. Par moments on a l'impression d'être dans une fantasy intimiste alors que le récit n'en a pas les caractéristiques.

Le style de l'auteur est très imagé, riche car agrémenté de nombreuses métaphores, un peu ampoulé pour le sous-genre, mais restant direct dans les moments d'action.

Une histoire intéressante sur le fond, mais pas assez fouillée sur le fond pour un premier tome qui se veut introductif. Si l'on enlève le héros il ne reste que du vide !



mercredi 4 octobre 2017

BILAN LECTURES 3° TRIMESTRE 2017


Livres lus

&

Chroniques effectuées au troisième trimestre 2017.


Coups de Cœur :



J'ai aimé :
Le berceau de la peur – Louise Voss & Mark Edwards



J'ai moyennement aimé :
Celui qui attend dans l'ombre – Nicolas Blanchot
Le huitième prophète – Nicolas Blanchot
Les falaises de l'ouest – Georges Foveau


Je n'ai pas aimé :
Les manteaux de gloire – Sébastien De Castell
La danse du mal – Michel Benoît
Le jade noir -David Zindell
Dans l'ombre – Kendra Eliott
Justice implacable – M. A. Comley
La servante du dragon – David Drake
Le marteau du Nord – Horus W. Odenthal
Livia Lone – Barry Eisler
Secrètement – Nataniel Marquis


Lectures effectuées en 2017 : 48

mardi 3 octobre 2017

SEPTEMBRE 2017


ACHATS MENSUELS SEPTEMBRE 2017


FORMAT PAPIER
Lecture effectuée



FORMAT ELECTRONIQUE

  

Lectures effectuées



 


Dans la PAL



EBOOK GRATUITS Dans la PAL

Raison de tuer de Blake Pierce


Lecture dans le cadre du challenge :



La lieutenante de la police criminelle Avery Black a traversé l’enfer. Autrefois la meilleure avocate de la défense, elle est tombée en disgrâce quand elle a réussi à faire sortir un brillant professeur de Harvard – seulement pour le voir tuer à nouveau. Elle a perdu son mari ainsi que sa fille, et sa vie s’est effondrée autour d’elle.

Essayant de se racheter, Avery s’est tournée vers l’autre côté de la loi. En travaillant dur pour gravir les échelons, elle a atteint la Brigade Criminelle, au mépris des autres agents, qui se souviennent encore de ce qu’elle a fait, et qui la haïront toujours.

Cependant même eux ne peuvent nier qu’Avery a un esprit brillant, et quand un inquiétant tueur en série sème la peur au cœur de Boston, tuant des filles issues des meilleures universités, c’est vers Avery qu’ils se tournent. C’est l’occasion pour Avery de faire ses preuves, de trouver finalement la rédemption dont elle a tant besoin. Et pourtant, comme elle va bientôt le découvrir, Avery va se heurter à un tueur aussi brillant et audacieux qu’elle.

Dans ce jeu psychologique du chat et de la souris, des femmes meurent avec de mystérieux indices, et les enjeux ne pourraient être plus élevés. Une frénétique course contre la montre mène Avery à travers une série de rebondissements stupéfiants et inattendus – culminant dans un climat que même Avery ne pourrait imaginer.

Alors qu'elle sort d'une soirée étudiante donnée par la confrérie à laquelle elle appartient, une jeune femme est droguée à l'aide d'une seringue, incapable de se défendre elle est emmenée dans un van.

Quarante huit heures plus tard, on assiste à l'arrivée de l'inspectrice principale Avery Black, transfuge des Affaires Internes, à la Criminelle suite à sa demande d'affectation. Traînant un lourd passif de son premier emploi d'avocate, c'est sous les sous-entendus, les quolibets voire les injures qu'elle est accueillie par ses nouveaux collègues qui comme à l'accoutumée voient d'un mauvais œil sa venue.

Une fois de plus l'on n'échappe pas à l'éternel cliché de la policière brisée par son passé, son divorce, et un panel de collègues masculins misogynes et qui n'apprécient pas le fait qu'une brillante plaidoirie ait permis la libération d’un sérial-killer qui à dés sa sortie repris ses crimes.

A peine arrivée, elle est envoyée, accompagnée du seul collègue masculin qui accepté de travailler, sur le lieu de la découverte du corps de la jeune étudiante. La mise en scène très particulière du corps attire particulièrement l'attention de l'inspectrice sur la probabilité d'avoir affaire à un sérial-killer. Très rapidement elle découvre des indices sur l’enlèvement mais qui ne permettent pas d'identifier l'auteur de ce meurtre. Et tout naturellement l'enquête va débuter par les interrogatoires des proches de l'étudiante.

Si «Raison de tuer » est présenté comme un « thriller » les rares apparitions ne sont pas assez percutantes, et l'enquête qui occupe la plus grande partie du roman font plus pensé à un policier classique. En effet même si les meurtres se succèdent le rythme du roman, sans être lent, manque un peu de punch et l'enquête est tout ce qu'il y a de plus classique : enquêtes de voisinage, audition des proches, interrogatoires des proches, recoupement d'indices, recherche de points communs entre les différentes victimes...

Le scénario est maîtrisé de main de maître, tout s'enchaîne de manière logique, malgré de nombreuses impasses l'enquête progresse naturellement sans incohérences.

On aurait pu craindre que la vie personnelle de l'inspectrice soit trop mise en avant, mais ce n'est pas le cas : les passages sont bien dosés, sans prendre le pas sur l’enquête, mais suffisamment pour maintenir l’ambiance délétère qui règne au commissariat.

Le style de l'auteur est fluide, efficace, plutôt direct, et correspond bien à ce genre de roman. On peut malheureusement regretter que la traduction ne soit pas à la hauteur : fautes d'orthographes assez nombreuses, des non sens fréquents, des phrases incompréhensibles qu'il faut lire à plusieurs reprise pour en déchiffrer le sens sans être bien sûr d'être en phase avec les pensées de l'auteur.

Au final, un policier de bonne facture, classique mais prenant, une enquêtrice qui réussit à nous séduire malgré son côté torturé, et malgré la traduction déplorable l'on a envie de continuer à lire les autres ouvrages de l'auteur.




samedi 30 septembre 2017

Secrètement de Nataniel Marquis


Lecture dans le cadre du challenge :



Le pays des Mages, Elementa, a été envahi par les Nébuleux des Ténèbres. Ses habitants se terrent ou se soumettent devant leurs armées destructrices et dénuées d’humanité. Les derniers résistants ont créé sept armes, renfermant chacune les connaissances relatives à un élément. Une dizaine d’années plus tard, dans un petit village, la vie du jeune Aldhemar est bouleversée quand il découvre ses pouvoirs et son identité. Sa mission est de réunir les sept armes. Mais cette quête initiatique ne sera pas de tout repos entre fuites, combats, alliances et trahisons. Au milieu d’un univers hostile et rempli de créatures étranges, le jeune garçon parviendra-t-il à atteindre son objectif ?


Même si l'auteur l'auteur a commencé à écrire sa série à l'âge de onze et que le précédent opus a été publié alors qu'il n'avait que treize ans, on ne peut objectivement de la part d'un adulte adepte du genre écarter les nombreuses maladresses qui émaillent le récit.

Le postulat de départ, avec un très jeune adolescent qui ignorait jusqu'alors son ascendance et qui se découvre des pouvoirs jusqu'alors ignorés, et qui part dans une quête pour sauver le monde des Ténébreux qui le tiennent sous leur joug, s'avère des plus classiques et des plus récurrents.

De prime abord il semblerait que l'univers soit de type médiéviste, pourtant maints détails qui se révèlent au fil de la lecture présentent des caractères anachroniques qui sont à même de laisser supposer que l'on se trouve dans un monde technologiquement avance et qui a subi une régression. Mais rien ne transparaît sur le passé de ce monde, même pas la venue des Ténébreux. Dés lors tout nous laisse à penser que ces anachronismes ne sont dus qu'a une imagination par trop fertile de l'auteur du à son jeune âge ne maîtrisant pas tous les tenants et les aboutissants des détails de ce qu'il écrivait.

Sur certains points comme la magie notamment, l'univers est très travaillé même s'il n'est pas possible d'y adhérer pleinement à cause de points présentant de nombreuse lacunes comme : la géographie, les us et coutumes de la population, les relations avec les Ténébreux... Certes l'auteur était très jeune à l'époque mais il a reçus, comme précisé dans l'ouvrage, l'aide d'adultes totalement inapte à le conseiller.

Le premier point fort de cette fantasy jeunesse c'est la magie, l'auteur ne s'est pas seulement contenté d'une magie basique basée sur les quatre éléments. Il est allé plus loin dans son développement en y ajoutant une magie basée sur la nature : végétaux, minéraux, matériaux, à l’image de celle des druides. Mais également une magie de l'Ombre qui s'apparente à la Magie Noire avec notamment l'appel des démons, et aussi une petite part de Nécromancie avec le relèvement des Morts. Un tout petit reproche cette magie est trop répétitive dans sa manière d'être utilisée, mais c'est un détail qui devrait disparaître avec les années.

Les combats et les retournements de situation fréquents, bien répartis au fil du récit, un tantinet mécanique et un peu courts, mais ils parviennent aisément à maintenir une très bonne dynamique de lecture.

Le bestiaire, quoique qu'un peu classique, est intéressant, les créatures sont nombreuses avec un petite pointe d'investissement personnel. On peut sur un point noter une petite incohérence quand à celles en rapport avec le feu.

Si le déroulement du récit dans son ensemble est assez bien maîtrisé, il se révèle linéaire et calque sur le type scénario JDR. En effet l'auteur nous entraîne d'épreuves en épreuves qui doivent toutes effectuées les unes après les autres sans laisser le choix aux personnages de leur progression. Quand on pense que les épreuves sont terminées, une autre série survient, et quand les épreuves sont enfin terminées débute l'apprentissage pour l'un des personnages et une nouvelle venue calqué en partie sur le même principe des JDR, mais toutefois l'auteur a su y mettre sa touche personnelle.

Les personnages manquent un peu de profondeur mais on ne peut pas demander l'impossible, ils sont diversifiés, intéressants à suivre et l'introduction du personnage féminin apporte un plus intéressant surtout pour la suite de la série.

Si le style de l'auteur est simple et pour cause, la plume est bien travaillée, fluide directe, efficace et bien adaptée à ce type d’histoire.


Certes cette fantasy n'est pas du tout adaptée à un lectorat adulte mais il faut reconnaître qu'à son âge l'auteur démontre déjà un certain talent. Cette série devrait intéressé un lectorat de pré-adolescents dans la tranche des plus jeunes. En tant que lecteur assidu du genre on ne peut toutefois pas noté le roman à même la hauteur que le ferait lecteur découvrant le genre. On aimerait revoir l'auteur dans une œuvre plus mature.


jeudi 28 septembre 2017

Livia Lone de Barry Eisler


Lecture dans le cadre du challenge :



Enquêtrice spécialisée dans les crimes sexuels au sein de la police de Seattle, Livia Lone connaît parfaitement les monstres qu’elle pourchasse. Vendue par ses parents thaïlandais avec sa petite sœur Nason à des trafiquants d’être humains, isolée et maltraitée dès son arrivée aux États-Unis, seule la perspective de retrouver un jour sa sœur lui a permis de survivre à son adolescence.
Elle l’a cherchée sans relâche, en s’efforçant désormais d’envoyer tous ces prédateurs derrière les barreaux. Ou, lorsque ce n’est pas possible, six pieds sous terre.
Le jour où un nouvel indice réveille l’espoir de retrouver Nason et de mettre la main sur leurs ravisseurs, Livia devra devenir plus qu’un flic ou un justicier. Elle devra revivre les horreurs du passé, et s’en prendre à l’un des hommes les plus puissants du gouvernement américain, en dévoilant une machination d’une perversion inimaginable.
La lutte semble déséquilibrée, mais Livia a deux atouts : son amour inconditionnel pour Nason et une soif insatiable de vengeance.


Après un premier chapitre intitulé « Aujourd'hui » où l'on voit une jeune femme asiatique racoler dans un bar un homme, puis l'entraîner dans un parc pour le tuer alors qu'il cherchait à la violer, on va suivre le parcours de cette jeune femme.

L'auteur va alterner le récit en deux phases intitulées « Avant » et « Maintenant », et va alterner son récit en fonction du passé de l'adolescente et ce qu'elle est devenue dans le présent de l'histoire.

Dans « Avant » l'on suit le parcours de la pré-adolescente depuis la Thaïlande jusqu'au USA, depuis l'instant où elle et sa jeune sœur ont été vendues par leurs parents à des trafiquants d'êtres humains jusqu'au moment où young-adult elle est parvenue à s'émanciper des mains de ses tortionnaires. Un voyage en bateau où elle et sa jeune sœur subiront le viol des trafiquants avant d'être séparée, elle séparée de sa soeur et libérée par la police américaine et confiée à un riche industriel influent où son calvaire va continuer en secret aux mains d'un pédophile jusqu'au jour où elle le tue.

La mise en contexte du récit est très longue car l'on suit la vie quotidienne de la jeune fille sur plusieurs années et où l'auteur multiplie les scènes pédophiles toutes répétitives dans leur formulation. L'on a également aux apitoiements de la jeune fille sur sa vie, mais aussi ses introspections sur sa responsabilité de ses actes envers sa jeune sœur dont elle se sent coupable du sort. Une période particulièrement difficile où l'espérance de retrouver un jour sa sœur l'empêche de se suicider. Si le lecteur s’apitoie alors sur le sort de la l'adolescente il commence aussi à décroche par un rythme lent ponctué de nombreuses longueurs, par des scènes répétitives et s'il n'était pas motivé par le désir de connaître le sort de la jeune sœur il aurait abandonné la lecture.

L'auteur alterne le passé de la jeune avec son parcours quotidien dans la police où elle s'occupe essentiellement de traquer les prédateurs sexuels tout en attendant machiavéliquement la sortie de prison de l'un de ses tortionnaires. On découvre dans son quotidien de policière tout le ressenti de ses années qui l'ont poussée à la vengeance, à la haine des prédateurs sexuels, à son besoin de domination sur les hommes en allant jusqu'au meurtre lorsque la justice ne permet pas de les arrêter. Avec le recul des chapitres on comprend que jeune c'est pas principalement le désir de retrouver sa sœur qui la motivait véritablement mais son désir de se venger dès qu'elle se mise aux arts martiaux. Si l'on s’apitoyait alors sur son sort, on ne peut approuver qu'un membre de la police emploie de pareilles méthodes. On a l'impression d'être plus dans un mauvais Marvel que dans un thriller car le rythme et les ingrédients de ce genre n'y sont pas. L'auteur était parti d'une thématique intéressante mais n'a pas su conduire son développement. Il a changer une victime en une dangereuse psychopathe et l'on n'adhère pas du tout à cette histoire. Le dénouement ne surprend pas car très téléphoner en amont.

Si la mise en place s'est révélée longue et fastidieuse pour le lecteur, l’alternance des époques à encore renforcer cette impression en cassant un rythme déjà trop long pour ce type de récit.


Le style de l'auteur n'est pas du tout adapté au genre et sa manière de traiter un sujet grave est totalement ratée.  



mardi 19 septembre 2017

Le marteau du nord de Horus W. Odenthal


Lectures dans les cadres des challenges : 


L’ancienne race elfique des Ninraé s’est retirée depuis longtemps dans ses immenses forteresses retranchées, et se prépare à quitter ce monde, totalement et définitivement.
Leur existence se voit sur le point de prendre un tournant imprévu lorsqu’un petit groupe d’entre eux, menés par le non-conformiste Darac’hel, découvre un humain inconscient et gravement blessé.

Suspendu à mi-chemin entre la vie et la mort, Auric livre le récit de sa vie, de son enfance difficile dans un monde de barbares où sa vive intelligence se révèle être à la fois une chance et une malédiction, de sa lutte pour la survie et de son existence entre les Valgares et leurs guerres, sans savoir qu’un fabuleux destin l’attend.

Tandis qu’Auric raconte son histoire, lui et Darac’hel ne tardent pas à découvrir qu’ils sont liés par quelque chose de plus important que les simples circonstances, quelque chose qui remonte bien loin, aux Temps Anciens, lorsque les Guerres du feu faisaient rage et que les dragons régnaient sur la terre.

Mais certains murmures, saisis dans le monde réel ou dans le monde onirique, certaines voix qui ne s’étaient pas fait entendre depuis longtemps, pourraient signifier que ces jours ne sont pas aussi définitivement révolus que tout le monde le pense. 

Il semblerait qu’Auric ne soit pas le seul à être entré sur le territoire des Feux Follets.


Alors qu'ils patrouillent autour de leur immense cité-forteresse au pied des montagnes du Dos du Dragon, une groupe de jeunes elfes découvrent un humain très grièvement blessé en armure de général de l'Empire Idirien. Alors qu'ils discutent entre eux pour savoir s'ils doivent ramené l'humain, ils ont attaqués par une créature façonnée artificiellement qui tue et blesse plusieurs d’entre eux. Les jeunes elfes, qui n'avaient jamais vu de leurs propres yeux d'humain, emportent leurs blessés, leurs morts et le Barbare jusqu'à leur cité secrète.

L'histoire comme on va le découvrir par certains détails de l'histoire se situe à une période charnière entre l'apparition des humains et la lente disparition des elfes. Dés le départ on ne peut s'empêcher de noter une certaine similitude avec celle du Seigneur des Anneaux, tout au moins pour l'univers qui se situe après les Guerres du Feu et qui rappellent les Âges décrits par Tolkien.

A leur retour les elfes doivent argumenter auprès du conseil de la cité la raison qui les ont poussé à ramener les étrangers dans la cité. Hormis l'invocation que le danger qui menacent les humains pourraient aussi les menacer il ne se dégage pas vraiment d'intrigue centrale. L'auteur centre uniquement son récit sur le personnages d'Auric le barbare et nous entraîne dans un univers médiéviste tout ce qu'il y a de plus classique.

On découvre donc la vie d'Auric de son enfance jusqu'au moment où il a été découvert blessé. Une enfance au départ heureuse auprès d'une mère cultivée enlevée lors d'un raid d'été par son père un chef de clan. Un début d'adolescence fait d'humiliations car différent des autres adolescents du clan, puis ses actes guerriers lorsqu'il, à l'instar des autres jeunes de son clan, puis sa fuite, peu après avoir fait la fierté de son père lors d'une guerre contre les humains, alors qu'il tue ce dernier pour avoir battu à mort sa mère.

L'auteur nous dépeint, de long en large, la vie des barbares, leurs us et coutumes, mais n'offre rien d'original se contentant de les décrire à l'image des Vikings, les Drakkars en moins.

La fuite du jeune homme aurait pu permettre de découvrir géographiquement les différentes régions de l'Empire Idirien au fil de sa progression au travers des différents territoires, mais malheureusement il n'en est rien, l'auteur se contente d'énumérer simplement les noms et l’absence de carte ne permet même pas de se faire une idée d'un monde qui semble assez vaste. En effet l'auteur centre exclusivement son récit sur les faits et gestes de son personnage pricipal. On ne sait pas grand chose de ce qui l'entoure, même si l'on découvre quelques bribes historiques de l'univers quand le jeune homme parle de ses lectures.

Le point fort du récit sont les combats plutôt bien décrits et les stratégies qu'emploient le personnage central, bien que le lecteur les découvrent avec un certain recul, car ils lui arrivent narrés et centré sur le personnages sans nous donner vraiment de vue d'ensemble.

Hormis une sorte de laboratoire de chimie, de médecine légale on ne découvre rien de la forteresse elfique. Le seul point innovant c'est la création de monstre à partir d'artefacts mais cela reste très sommaire, et l'on s’attendait à ce d'autres points soient développer. On reste sur notre faim car des points intéressants ne sont pas développés, certes on est dans une héroïc-fantasy mais ce premier opus aurait gagné en profondeur à posséder quelques dizaines de pages supplémentaires.

Les descriptions sont longues et cassent le rythme du récit ce qui est préjudiciable vu le choix de récit de l'auteur. A ce petit inconvénient il faut ajouter un style très riche, parfois pompeux qui alourdit également la dynamique de lecture. Par exemple on peut noter l'emploi à toutes les sauces du mot « strate » et ceci d'une manière pas toujours appropriée ce qui à force finit par lasser le lecteur.

Au final une très longue mise en place, pas vraiment d'intrigue, un univers vaste mais insuffisamment dépeint, une écriture un peu lourde, un récit où il ne se passe rien de vraiment concret : il faut attendre l'opus suivant pour se faire une idée globale de l'histoire car à ce stade on ne peut pas pleinement se prononcer sur l'histoire qui ne fait que débuter.



vendredi 15 septembre 2017

Le berceau de la peur de Mark Edwards & Louise Voss


Lecture dans le cadre du challenge :



La première enfant a été enlevée chez elle.

Le deuxième, dans la voiture de sa mère.

Et la troisième, dans sa propre chambre à coucher…

Lorsqu’un soir, Helen et Sean Phillips sortent en laissant leur fille aînée de 15 ans garder sa petite sœur Frankie, ils ignorent qu’ils s’apprêtent à vivre le pire cauchemar de tous les parents.

Quand l’enquête démarre, l’inspecteur principal Patrick Lennon a bon espoir de retrouver les trois enfants sains et saufs. Mais un premier corps est retrouvé dans un parc de Londres, et Lennon comprend que le temps est compté. Dans cette affaire, les apparences sont trompeuses…

Un roman qui mêle si habilement enquête policière et thriller psychologique que vous ne pourrez vous empêcher d’aller vérifier que vos enfants sont en sécurité !


Après un prologue nous décrivant le drame de la vie privée de l'inspecteur principal, l'on débute le récit juste avant l’enlèvement d'un troisième enfant d'une banlieue chic de Londres.

Dès le début du récit force est de constater, qu'une fois de plus, l'on ne va pas échapper aux sempiternels clichés sur la police : l'enquête est dirigée par un policier torturé par le drame de sa vie personnelle, assisté par une inspectrice lesbienne et fortement jalousé par un collègue narcissique, égocentrique, qui se prend pour le nombril du monde. Pour ce dernier les auteurs vont bien plus loin que le simple cliché : ils sombrent carrément dans la caricature. Et ils ne s'arrêtent pas en si bon chemin puisque l'on aura également le portrait d'un petit caïd de banlieue, là encore dans l’exagération. Ce personnage se révèle plus comique que désagréable et l’effet escompté en manière d'humour est totalement avorté.

On a même un peu de mal à éprouver de l'empathie pour la mère du troisième enfant kidnappé, car à certains moments sa manière d'être ou d'agir n'est pas toujours en adéquation avec la situation dans laquelle elle se trouve.

Le déroulement de l'enquête est bien mené, très rythmé, avec de nombreux rebondissements mais l'histoire en elle-même se révèle au final quelque peu tirée et ne renouvelle pas le genre. Les thématiques mises en avant se révèlent elles aussi intéressantes, bien traitées dans leur ensemble mais on ne peut toutefois que tout au long du récit les auteurs ont fait à maintes reprises un peu trop dans la surenchère mais l'histoire reste tout de même agréable à lire.

La manière d'utiliser les réseaux sociaux est bien décrite, l'on n’échappe pas comme à l'accoutumée à un panel de gens bien attentionnés prêt à tout pour se faire de l'argent au détriment du malheur des autres.

Les auteurs en faisant un peu trop ressortir tous les vices de la société n'ont pas su préserver le côté sombre et dramatique que le récit aurait du avoir. Le côté psychologique a tendance à parfois trop sombré dans le mélo-dramatique de théâtre et l'on se retrouve plus dans un roman policier classique que dans un thriller.

Et c'est dommage qu'il manque à l'histoire une certaine intensité car la plume conjointe des auteurs est agréable, fluide malgré le côté pas assez angoissant angoissant du récit. Les apparitions du ravisseur ne sont pas assez fréquentes, on aurait aimé avoir plus de détails. La construction des chapitres courts et alternés entre les différents protagonistes permettent une excellente dynamique de lecture et l'on ne s'ennuie à aucun moment malgré les défauts que l'on a pu relever.

Au final un bon moment de détente mais des personnages qui n'arrivent pas à convaincre malgré une très bonne conduite d'ensemble du récit. Le suspense est bien maintenu tout au long du récit et l'on adhère pleinement à la trame de l'histoire mais pas pleinement à son fond. L'on aura plaisir à suivre les enquêtes de Lennon à condition que les auteurs fassent plus dans la sobriété.




vendredi 8 septembre 2017

La servante du dragon de David Drake


Lecture dans le cadre des challenges :


Garric, toujours guidé par le fantôme du roi Carus et par la magicienne Tenoctris, assume désormais ses responsabilités de souverain. Il commence à peine à mesurer l'ampleur de la tâche, quand une menace surgit soudain du passé. Un magicien maléfique cherche à conquérir le futur en faisant déferler une armée de morts sur le monde des Isles ; et Sharina disparaît, enlevée à travers le temps par un oiseau gigantesque ! Pour vaincre les morts, Garric n'a d'autre choix que de rejoindre leurs rangs. Les héros Garric, Sharina, Cashel et Ilna poursuivent leurs périples sur terre, sur mer et dans de multiples dimensions, en quête de l'amour et de leur destin.


Comme il est dans l'habitude de l'auteur de regrouper tous ses personnages en fin de tome, l'on retrouve l'ensemble des protagonistes à Valls. A l'instar de Garric nommé prince-héritier par le roi Valence III après la défaite de la reine-dragon, l'on retrouve la plupart des personnages à gérer des problèmes administratifs, à recevoir des délégations de représentants de régions ou de corporations venant présentés leurs doléances suite à une politique de gestion du royaume plus équitable mais qui ne séduit pas les plus riches.

Alors que Sharina, qui va occuper le premier plan, s'apprête à partir en délégation auprès d'un Comte qui veut se proclamer roi de son île, elle va être enlevée par un oiseau géant et va devoir servir un humanoïde dragon mort de puis un millénaire. En parallèle le royaume est menacé par une armée de morts-vivants invoquée par un groupe de nécromants, et ce créatures de l'Outre-Terre également invoqués.

Comme on ne peut que le constater les postulats de départ se révèlent une fois encore des plus simples, pour ne pas dire carrément simplistes.

Les personnages vont se retrouver séparés, esseulés pour la plupart, baladés de tous les côtés dans d'autres époques, dans d'autres plans. Des personnages qui à l'instar des deux tomes précédents vont se retrouver dans des situations les plus abracadabrantes subissant ce qui leur arrive sans vraiment pouvoir influer sur leurs actions. Les personnages sont comme figés dans les aventures et bien entendu n'évoluent pas d'un iota.

Une succession de mini-aventures qui se suivent sans vraiment de liens entre elles. Le récit s'avère une fois de plus décousu, sans ligne directrice, et les longueurs succèdent aux longueurs. L'action est fort peu présente et lorsqu'il y a un combat il n'est pas suffisamment exploité pour donner un peu de rythme au récit. Tout comme les personnages, le lecteur subit tout en se demandant si l'auteur n'a pas voulu faire une parodie de la fantasy. On a la nette impression de se promener dans un très mauvais Jeu de Rôle où il faut du quantitatif pour faire durer le plaisir.

Les chapitres alternent en leur sein les péripéties de chacun des personnages ce qui nous donne une histoire complètement hachée, les points qui auraient être plus intéressants sont sectionnés en plusieurs parties... Le lecteur n'a qu'une envie c'est d'arriver au dernier chapitre pour retrouver les personnages tous sains et saufs, sans la moindre égratignure malgré tous les dangers auxquels ils on du faire face.

Au final, aucune évolution au fil des opus, et si le fond de l'histoire évolue quelque peu la forme ne change pas, c'est très stéréotypé. Pour la suite de Garric et de ses amis, seuls les lecteurs anglophones pourront les découvrir et on ne peut que leur souhaiter bon courage et opiniâtreté.





dimanche 27 août 2017

Justice implacable de M. A. Comley


Lecture dans le cadre des challenges :


Le corps décapité d'une riche veuve est découvert à moitié décomposé dans la forêt de Chelling, suivi quelques jours plus tard d’une deuxième victime. L’inspecteur Lorne Simpkins et son collègue, le sergent Pete Childs, sont nommés sur l'affaire. Mais avant de pouvoir découvrir l'identité du tueur, ils doivent tout d’abord faire le lien entre les deux victimes.

Après un troisième assassinat, Lorne reçoit une surprise macabre. De toute évidence, un vicieux tueur en série est en train de se déchaîner… et Lorne devient la proie du tueur. Prise entre un mariage sur le point de péricliter et un nouveau patron, un homme avec lequel elle a eu une histoire dans le passé, Lorne essaye en vain de se concentrer sur son travail. Elle se doit d’attraper l’horrible meurtrier ou alors risquer de devenir sa prochaine victime.


Après un court prologue où l'on assiste en direct à une scène d'humiliation, de tortures suivies d'un meurtre, le récit se tourne directement vers l'inspectrice principal qui va mener l'enquête.

Et comme c'est un peu trop l'habitude dans ce genre de roman on découvre une femme en pleine crise conjugale, et l'on assiste même à un échange de coups entre les époux. Cette situation va être préjudiciable à la menée de l'enquête elle même puisqu’elle entrecoupe régulièrement le récit principal. L'on aura également le droit un peu plus tard à une scène de réconciliation qui se change à une partie de jambes en l'air où les détails ne nous sont pas épargnés. Puis tout au long de l'histoire les scènes de dispute reprennent, et l'on aura même droit à l'intervention de la sœur qui vient y mettre son grain de sel. Si l'on achète un roman policier, c'est pour suivre une enquête et non les heurs et déboires des personnages.

A la fin de la première dispute, Lorne, l’enquêtrice principale est appelée suite à la découverte par des jeunes gens pour la découverte d'un corps décapité dans la forêt de Chelling. Le début de l'enquête est plutôt bien mené, l'auteure n'omet pas de décrire le travail routinier d'un début d'enquête et la répartition des tâches, ce qui permet à l'équipe d'enquêteurs d'identifier rapidement la victime grâce au travail du médecin légiste et le recoupement avec le fichier des personnes disparues. Le début est bon même s'il se révèle tout de même un peu convenu.

Les meurtres se succèdent assez rapidement, tout d'abord ce sera celui de la sœur jumelle de la première victime alors qu'elle se trouvait au téléphone avec l'inspectrice. Une piste s'ouvre aux enquêteurs car il pourrait y avoir un lien, mais une troisième victime est découverte qui va obliger les enquêteurs à tout revoir. Bientôt l’enquêtrice va se voit adresser les trophées du sérial-killer, mais aussi très régulièrement ses appels téléphoniques. Avec ces éléments, peut-être un peu mécaniques l'auteur parvient à maintenir le suspense et à garder une certaine ambiance. On a également droit à quelques scènes du tueur avec ses victimes. Des scènes peut-être un peu trop édulcorées pour les amateurs de thriller plus intense. En effet ce n'est que part les constations du médecin légiste que l'on découvre le motus operandi du tueur.

Mais le récit principal est bien mené, au fil des autopsies une sorte de flirt s'ébauche entre l'inspectrice et le médecin légiste ce qui une fois de plus vient perturber la menée de l'enquête. L enquêtrice doit également faire face à l'arrivée d'un nouveau chef, des problèmes qui s'ajoutent à ceux déjà par trop nombreux.

Si le duo principal fonctionne bien il existe aussi au sein du groupe certaines tensions, ce qui n'arrange rien et l'on nage perpétuellement dans un climat malsain qui n'a rien à voir avec le côté sordide des meurtres. Si les rebondissements sont nombreux, et parviennent à maintenir le suspense jusqu'au bout, les tentatives d'apporter un certaine légèreté dans l'enquête par le biais d'une dose d'humour dans les échanges verbaux entre les deux protagoniste principaux n'est pas une réussite, peut-être un peu trop british.

Le dernier paragraphe avec l’apparition d'un personnage énigmatique nous laisse à penser que l'on a du rater quelques détails, ou est-ce simplement une accroche publicitaire pour nous inciter à acheter les enquêtes suivantes de Lorne.

La plume de l'auteure se veut plus tôt bonne, incisive à souhait dans sa partie enquête, la traduction est bonne, et dans la version papier les fautes d’orthographe sont quasi inexistantes ce qui est un point positif pour un roman auto-édité qui nous parvient de l'étranger.


Au final, une enquête intéressante, certes assez classique, mais la romance et le quotidien de l’enquêtrice empiètent trop sur le côté policier.