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vendredi 25 octobre 2019

La voie des morts de Neely Tucker



Sarah Reese, la fille d’un puissant juge de Washington, est retrouvée assassinée dans un taudis. Lorsque la police arrête rapidement trois adolescents noirs, le journaliste Sully Carter, ancien correspondant de guerre à la dérive, soupçonne que cette affaire dissimule bien d'autres implications. La mort de Sarah pourrait être liée à une série de crimes non élucidés – crimes pour lesquels la police a fait preuve de beaucoup moins de zèle…
Alors que la population réclame au plus vite la condamnation des coupables, Carter recherche la vérité, subissant des pressions de la part de la police, des représentants officiels du pouvoir, et même de ses propres patrons… Désabusé par le système mais combatif et n’ayant plus rien à perdre, il plonge au cœur d’un mystère aux multiples ramifications, où la violence qui règne dans les quartiers pauvres se mêle aux intrigues politiques en haut lieu. Il doit s’aventurer sur les frontières aussi dangereuses qu'hasardeuses entre ce que l’on pense et ce que l’on sait, entre ce que l’on sait et ce qu’il est possible de révéler dans un journal «grand public»…



Le corps d'une adolescente a été découvert dans une benne à ordure à la périphérie d'un quartier défavorisé de Washington. En sortant de son cours de danse elle s'était rendue dans une épicerie de quartier. Importunée par trois jeunes noirs, elle s'était enfuie par l'arrière de la boutique. Elle était la fille du président de la Cour Fédérale ce qui met la presse et la police en émoi. Les trois jeunes gens qui avaient ramassé le portefeuille qu'elle avait laissé tombé dans sa fuite sont rapidement appréhendés, la police tient les coupables idéals. Mais Sully Carter, un journaliste d'investigation, ancien reporter de guerre ne croit pas à leur culpabilité car dans le périmètre restreint autour de l’épicerie plusieurs femmes ont été portées disparues et de plus un truand local ne croit pas non plus à leur culpabilité.

Le journaliste va arpenter les rues pour dénicher des témoignages sur les multiples affaires. A peine à-t-il commencer son enquête que le corps d'une femme portée disparue est retrouvé sous le plancher d'une maison abandonnée. Il est conforté dans son idée que tout est lié. Mais son enquête ne sera pas facile car une de ses supérieures ne croit pas à ses allégations.

L'enquête est bien conduite par l'auteur qui plonge le lecteur dans les pas du journaliste au fil de la découverte d'indices. Certes on est avec un meurtre survenu dés le début du récit une enquête pas à pas ce qui donne un policier tout ce qu'il y a de plus classique mais la pointe de roman noir donne un plus au récit.

Le personnage central est un dur à cuire dans la lignée des romans noirs, à la fois obstiné, opiniâtre mais blasé par un système sociétal défavorable aux minorités. L'auteur dresse avec ce personnage un portrait réaliste de la société dans lequel il évolue, avec des centaines de meurtres et des milliers de disparitions qui plonge le lecteur dans une ambiance sombre à souhait. Les autres personnages sont assez bien dépeints quoique pour certains parfois avec des traits à la limite une peu caricaturaux qui semble sortis tout droit d'un film.

On voit que l'auteur connaît bien les rouages du journalisme d'investigation ce qui se ressent dans une écriture juste et directe.

Un polar sans compromis qui dépeint une société ou plus rien ne va. L'intrigue est bien menée quoique dans sa première partie assez prévisible mais avec un final très réussi.











dimanche 9 mars 2014

LA FÉE ET LE LUTIN




Il était une fois,
Au pays de la pluie
La fée Mélancolie.
Elle cherchait son soleil,
courait toujours après
Sans pouvoir l’attraper.
C'était un cœur, qui se mourrait d'ennui.

Il était une fois,
Au pays du soleil
Un lutin plaisantin
Qui lui tendait la main,
Arborant les chemins.
C'était une âme perdue, errant vers l'inconnu.

La fée et le lutin,
Se rencontrèrent, dans une jolie clairière,
Peu à peu s'apprécièrent,
Et s'aimèrent.
Le bonheur ils gouttèrent,
Ne s'en rassasiant point.
Puis la fée est tombée,
Du haut de l'escalier,
Sacré coup du destin.

Peau à peu, s'éloignèrent,
Elle, impuissante,
Dans un lit de misère,
Lui, impuissant,
Attendant la lumière.
La bougie s'éteignit,
Plus de vies, plus d'envies.

Peu à peu s’ignorèrent,
Oubliant leurs chimères,
Regardant en avant,
En arrière,
Ne connaissant leurs sentiments
Qu'ils cachèrent.

Le lutin plaisantin se lassa de sa fée,
Pourquoi l'aimer ?
Ce n'est qu'une éphémère,
Qui oublie de m'aimer.
Il repartit dans le lointain,
Rencontrer la fée de demain.

Par Alexienne le 28 aoùt 2008 poemes-poesie.com

Deux petits lutins




Dans le pays où vit Merlin,
Il y a deux petits lutins
Fourbes et sournois
Voulant la place du roi.
Ils prirent ainsi le chemin,
Se tenant tous les deux par la main,
Emportant avec eux le parchemin
Volé au magicien.
Ils voulaient trouver Excalibur,
L'épée destinée à Arthur.
Sur la page de ce grimoire
Était indiqué l'endroit et l'histoire.
Sur la route, ils croisent une fée,
Elle leur dit "venez vous réchauffer,
Autour du feu, un peu plus loin là-bas,
Racontez moi votre venue ici-bas".
Aveuglés par leur désir de cette conquête,
Sans se méfier, ils racontèrent leur quête.
Mais, Merlin caché sous cette apparence
Écoutait une à une leurs confidences.
"Bien !" Dit-elle "Si vous le voulez, je peux vous aider,
Un vœu à l'un d'entre vous je vais accorder,
A vous de choisir lequel aura ce privilège".
Les lutins se battent pour obtenir ce sortilège.
Pendant ce temps, ils n'ont pas vu Merlin
Reprendre la page du grimoire et son parchemin.
Voilà le destin pour ces deux lutins,
Se battre pour savoir qui aura droit au vœu et au butin.
Aujourd'hui encore dans cette contrée lointaine
On entend deux diablotins
Cherchant lequel des deux au vœu aura droit ;
Mais ne sachant plus vraiment pourquoi.
par Mandie le 19 novembre 2006

Dans la forêt de Korrigan.




Dans la forêt de Korrigan,
J'suis le roi des Lutins.
J'cours dans tous les coins,
A la recherche d'un trésor,
J'en fais des dessins
Que j'appose aux arbres.
"Recherche désespérément".

Dans la forêt de Korrigan,

J'suis le roi des Lutins.

J'en rêve toutes les nuits
D'la jolie fée de mes rêves,
J'sais que je la trouverai.
J'suis le roi sans fée,
Seul désespérément;
Dans la forêt de Korrigan,
J'suis le roi des Lutins.
J'me lève tous les matins,
Avec son image tatouée
Dans mon cœur en feu.
Petite fée,j'vais te trouver,
Un jour tu seras ma Reine.
Dans la forêt de Korrigan,
J'suis le roi des Lutins.
J't'ai trouvée ce matin,
Tombée de ton lit-nid.
Dans mes bras, j'te vole,
Vers mon cœur Paradis.
J'embrasse le bonheur.

Alec-To février 2008.