vendredi 16 juin 2017

Quarante mots pour la neige de Giles Blunt


Lectures dans le cadre des challenges :

 



Dans l'atmosphère lunaire de l'île de Windigo, le corps de Katie Pine, 13 ans, est retrouvé emprisonné dans un sarcophage de glace. Les cadavres d'adolescents que John Cardinal, de la brigade criminelle d'Algonquin Bay, va
découvrir par la suite ne laissent aucun doute un serial killer est à l'œuvre, insaisissable et d'une cruauté inégalée.
Mais Cardinal a d'autres raisons de s'inquiéter une faute passée qui menace de le rattraper, une femme dépressive, et le curieux comportement de sa coéquipière Lise Delorme, ancienne des Affaires internes... La beauté irréelle des paysages glacés de l'Ontario, associée à l'humanité des protagonistes, met dramatiquement en relief l'horreur paralysante du Mal à l'état pur.


Un cadavre est découvert sur une petite île proche d'Algonquin Bay, le Sergent Cardinal mis sur la touche par son supérieur est rappelé à la Crim, il doit faire équipe avec le Sergent Lise Delorme des Affaires Internes qui même parallèlement une enquête sur le service pour corruption.

Le cadavre découvert emprisonné dans la glace est très rapidement identifié, il s'agit d'une jeune indienne disparue il y a six mois. Une enquête qui était déjà menée par le Sergent Cardinal relégué par son supérieur aux délits mineurs pour dépassement de budget et obstination à ne pas vouloir croire à une fugue, ni à celles d'autres disparitions.

Le contexte de l'histoire se met très lentement en place, un petit peu trop peut être. Le lecteur s'attendait avec une quatrième de couverture appuyant sur les conditions climatiques extrêmes à une atmosphère confinée et un déroulement en huis clos à l'instar des policiers nordiques, mais ces détails font malheureusement défauts.

En effet Quarante mots pour la neige se révèle être un policier tout ce qu'il y a de classique, l'écriture est certes soignée pour un premier roman, et certains détails de l'enquête sont très intéressants notamment dans le domaine technique.

Les deux enquêtes sont très bien menées, même si l'on peut reprocher une apparition peut-être un tantinet précoce des psychopathes qui atténue quel que le côté suspense. Le lecteur à un peu trop d'avance sur les enquêteurs, il aurait été plus intéressant pour le déroulement que ceux-ci soient présentés de manière anonyme. Le fait de suivre leurs actions donne une petite touche thriller, leur c^tés psychologiques sont très bien développés, mais certaines scènes peut être un peu trop crues peuvent dérangés certains lecteurs plus sensibles.

Le duo d'enquêteurs à l'instar du fond s'avère lui également assez classique pour le genre. On a d'un côté un policier quelque peu dérangé par sa vie quotidienne avec une épouse sujette à des dépressions chroniques, et une action passée qui le torture en permanence. D'un autre côté , une enquêtrice des Affaires Internes qui ajoute un côté quelque peu cliché de la police qui doit presque toujours pour les auteurs nous présenter des enquêteurs pas tout a fait net. Les problèmes quotidiens de l'enquêteur principal s’avèrent un peu trop répétitifs tout comme ses états d'âme.

Hormis ces détails assez récurrents du polar en général et sans atteindre les sommets l'on est dans une histoire honnête qui donne envie de suivre la suite les autres enquêtes su Sergent Cardinal.

Au final, un cadre qui permet de découvrir une région moins connue du Canada, une histoire bien menée dans son ensemble si l'on excepte quelques longueurs pas toujours utiles, un duo de d'enquêteurs qui fonctionne assez bien malgré des conditions particulières et une certaine méfiance de la part de l'un d'eux. On passe un bon moment de détente et c'est l'essentiel.





Perseverare Diabolicum de Frédéric Richard


Lecture dans le cadre des challenges :


Erwan Brannelec est un jeune professeur d’histoire enseignant à l’université de Tours. Néanmoins pendant son temps libre il se consacre à toute autre chose…
Quand un jour on lui demande d’enquêter sur une personne disparue depuis longtemps, il accepte. Il ne sait pas encore que son parcours sera jonché de morts et de violence. Cette enquête sent le soufre et l’on ne plaisante pas avec le Diable.
Comme le dit la locution latine : errare humanum est, perseverare diabolicum. L’erreur est humaine, l’entêtement est diabolique.


Erwan, professeur d'histoire à la faculté de Tours et dénicheur de trésors, est présenté par le Doyen de la faculté à un riche industriel d'origine allemande. L'industriel lui propose de l'engager pour effectuer des recherches sur un dénommé Channevelle apparemment brûlé comme sorcier sous Henri III, et dont son père à fait la découverte pendant l'occupation dans un château réquisitionné pour l’État-major. Bien qu'un peu réticent au début , le professeur accepte la mission, et se rend bientôt en Allemagne pour que l'industriel lui remette les documents découverts à l'époque. A la sortie de la banque, Erwan est violemment agressé par un inconnu qui veut s'emparer des documents. En acceptant cette mission, il n'évaluait pas le degré de danger auquel il va être confronté.

Avec pour postulat de départ une enquête plutôt simple de prime abord et la recherche conjointe d'un tableau qui va suivre, ce thriller ésotérique s'avère assez classique du genre.

L’intrigue de type chasse au trésor est bien maîtrisée, avec de nombreux rebondissements. Les parties historiques intéressantes, pas trop longues, justement dosées pour qu'elles n'empiètent sur la partie thriller proprement dite, et apportent la dose de mystère nécessaire. Il est est de même pour la partie descriptive des différents sites où l'enquête va mener le jeune homme : les descriptions sont visuelles mais dosées de manière à ne pas créer de longueurs inutiles et n’influent pas sur la dynamique de lecture qui s’avère plutôt bonne, notamment dans la deuxième partie de l'histoire.

Toutefois, l'auteur s'est senti obligé de devoir gratifier les lecteurs d'une romance entre le professeur et l'une de ses élèves, qui n'est d'autre, coïncidence, la fille de l'industriel. Une romance qui à l'instar des tranches de vie quotidiennes du chercheur prend une place un peu trop importante en début de récit occultant le sujet principal, à savoir les recherches effectuées. Tranches de vie qui dans la deuxième partie se veulent moins prépondérantes quand l'action se met en marche.

L'écriture de l'auteur se veut directe, sans trop de fioritures, mais force est de constater que quelques fautes d’orthographes émaillent l'histoire, notamment le mot conte à la place de celui de comte qui revient à plusieurs reprises, ce qui n'est pas sans quelque peu agacer le lecteur. Mais pour un roman auto-édité elles ne sont pas si nombreuses que çà. On avu nettement pire.

Malgré quelques petits errements classiques d'une première œuvre Perseverare Diabolicum s'avère être une lecture de bonne facture et l'on aura plaisir à retrouver l'auteur dans un roman plus profond.



lundi 12 juin 2017

Le fardeau de Margotha d'Alexandre Charbonneau

Lecture dans le cadre des challenges :



Jeune mercenaire de profession, Heron choisit bien ses contrats. Le monde est bien noir selon lui, mais il tente d'y amener un peu de lumière pour équilibrer les choses. Maladroit, timide et peu habile en conversation, il détruit très vite l'image traditionnelle qu'on a des chasseurs de primes... mais ses talents au combat sont sans pareil et ça finit par se faire savoir par les dirigeants de Margotha, une île assombrie par un fardeau: une puissance maléfique et terrifiante qui depuis trop longtemps met à sac toute once d'espoir parmi le peuple. La mort est partout; c'est ce qu'on raconte de cet endroit maudit.

Heron va devoir travailler avec d'autres mercenaires venus de partout, des gens étranges; que ce soit Jingu, le briseur d'arbres excentrique et imposant, Ouro, le narcissique outrecuidant ou Zeel, le chasseur de primes légendaire qui est bien déroutant. Vont-ils réussir là où tant ont échoué?


Depuis plusieurs siècles les habitants de l'île de Margotha vivent sur une partie seulement de l'île, protégés par un mur magique des morts vivants qui avaient envahit leur territoire avec à leur tête une liche.
C'est ce qu'ignore Heron un jeune mercenaire mandé pour une mission, tout comme ses futurs compagnons mercenaires, tous très différents les un des autres .

Au début du roman l'on découvre petit à petit les différents personnages qui vont être les principaux acteurs du récit. Des personnages sommairement présentés avant le début de l'histoire dans une liste figurant en début du livre avant le prologue qui annonce l'arrivée de Heron le personnage central. C'est donc avec une petite longueur d'avance que le lecteur va assister à la rencontre des différents membres du groupe. Lorsque tous les mercenaires attendus sont arrivés, ils sont dirigés, à travers une jungle, par le Lieutenant qui les attendait vers un camp militaire où le commandant de la troupe va leur faire un historique du passé, leur présenter sommairement les dangers qu'ils encourent, et leur donner le but de la mission qu'ils vont devoir effectuer, à savait retrouver un temple de l'autre côté du mur pour réactiver la magie ancienne et libérer l'île de la pallier qui pèse sur elle.

Avec pour postulat de départ une simple quête l'intrigue s'avère des plus basiques.

Il en est de même pour l'univers, car hormis l'historique assez court, le camp militaire et un village, les lecteurs au travers des personnages, ne découvrent rien du pays et de ses dirigeants. La ville où vivent les habitants est complètement écartée du récit, tout comme les tensions qui semblent y régner seulement énoncés par quelques mots. Le bestiaire s'avère aussi des plus classiques, avec une Liche totalement absente de l'histoire, des morts-vivants, et des Maîtres, des obscurs qui détiennent le pouvoir de magie.

Une magie plutôt basique elle aussi, à l'image de l'ensemble du décorum qui entoure le développement de l'intrigue. On a la nette impression d'être dans une fantasy vieillissante toute droit sortie des manuels d'AD and D ou d'un scénario des années 70.

L'histoire est essentiellement centré sur les personnages et sur leur mission. Les paysages qu'ils traversent sont monotones puisque l'on seulement gratifiée d'une jungle difficilement franchissable, plongée dans une brume permanente, tout comme la plaine rocheuse qui lui fait suite. Un moyen qui permet de ne pas créer de longueurs certes mais qui n'offre là non plus quelque chose de bien original.

L'auteur à privilégier de mettre l'accent sur les personnages, tant au physique qu'au mental, détaillant les particularités des uns et des autres, en appuyant sur les petites manies de chacun d'eux. La psychologie des personnages est très poussée, peut être parfois un peu trop car certains s'avèrent quelque peu caricaturaux. Une manière peut être de tenter de mettre une petite pointe d'humour au récit, mais l'effet escompté n'est pas probant.

Aprés un début de récit un peu plat, il faut bien mettre en place le contexte et introduire les différents acteurs, l'action est omniprésente, l'intrigue à défaut d'être originale bien développée, les combats bien visualisables notamment dans les rencontres avec la Maîtres. Le dénouement est très original, même si l'auteur n'hésite pas pour la suite de la saga à réduire l'équipe à sa plus simple expression. Un final qui, on m'espère nous offre des perspectives plus intéressante pour la suite à condition de nous offrir quelque chose de plus complexe.

A défaut d'être original et recherché, l'histoire est addictive car la dynamique de lecture est excellente, la plume de l'auteur est directe, simple, plus adaptée à un lectorat jeunesse ou young- adult. Les lecteurs exigeants et habitués du genre n'y trouveront peut-être pas leur compte.




mardi 6 juin 2017

Ulan Bator de Richard Tabbi


Lecture dans le cadre des challenges : 

 


Solo Aggrigente est persuadé d’écrire des polars tout ce qu’il y a de classique, alors qu’obsédé par la tétralogie d’Alien il écrit en réalité des romans de SF. Il est marié avec Asako, artiste plasticienne de renommée internationale qui lui annonce qu’elle part en tournée mondiale à l’instar d’une rock star, lui laissant leur fils de 18 mois sur les bras. Ses ennuis commencent le jour où le chanteur des Kyoto Motel se fait décapiter, événement qu’il avait prédit dans l’un de ses romans. Peu après, deux faux flics mongols font irruption chez lui. Commence alors une course folle alcoolisée sur fond de chamanisme, de soviétisme, et d’invasion extraterrestre. La réponse à ses déboires se trouve – peut-être – à Ulan Bator. 

Que dire après la lecture d'un tel ouvrage, surtout quand il ne répond pas du tout à nos attentes. Certes à la lecture de certains blogueurs ou blogueuses on s’attendait à un ton décalé . Mais pas poussé à ce point. On s'attendait plus à un humour à la Audiard ou à la Frédéric Dard, mais là on est plus proche de la loufoquerie que du décalé, même si certaines phrases parviennent tout de même à nous faire esquisser un petit sourire. Mais ces phrases sont malheureusement trop nombreuses, noyées dans la masse d'un galimatias indéchiffrable.

En début de roman l'on s’attend, comme l'indique le titre, a être rapidement projeté en Mongolie, mais pas de chance l'auteur nous entraîne pendant les deux tiers du roman de la Normandie à la Provence dans les pas d'un auteur de Thriller/SF poursuivi par des tueurs Mongols d'un genre quelque peu particulier.

Solo un auteur de polars selon lui et au succès passé, n'arrive plus à terminer ses romans de SF et vit au crocher de son épouse, une artiste mondialement connue, se voit confier, lors du départ de cette dernière pour une tournée promotionnelle, la garde de leurs fils de dix-huit mois. Jusqu'à là rien de bien exceptionnel si ce n'est que dés le début le papa est dépassé par cette tâche.

Mais lorsque débarquent deux flics, en réalité des Mongols d'un type un peu particulier pour sa vision à lui, tout dérape. Son fils sous le bras, et sans oublier son quota d'alcool, il s'embarque dans une fuite en avant, se fourvoyant dans des situations des plus abracadabrantes les unes que les autres sur un rythme effréné. S'occuper de son fils sont les seuls moments de répit et de quiétude pour cet homme en totale déperdition. Et seul l'alcool sous toutes ses formes semble raccrocher son esprit dérangé à la réalité. Le journalier pour lui semble être le reflet de son livre qu'il peine à écrire, et pour le lecteur les similitudes sont frappantes.

Le récit est émaillé de nombreuses métaphores qui en majorité font appel à la SF, notamment au films Aliens, mais l'auteur émaille sont récit d'autres références musicales ou culturelles. Des références qui ne sont pas du tout dans notre zone de confort, puisque à presque chaque référence il nous faut nous renseigner sur le net pour y comprendre un tant soit peu de choses. L'on peut ainsi constater que la plupart de ces références sont adaptées ou déformées à la convenance de l'auteur. Certes l'écriture de cet ouvrage a demandé de nombreuses connaissances et de recherches à l'auteur, mais malheureusement elles révèlent pour le lecteur totalement inintéressantes.

Même si cette lecture ne nous a pas du tout intéressé, il faut reconnaître que la stylistique de l'écrivain peut séduire nombre des lecteurs aimant ce type de roman. Pour nous seule la présence du bébé dans cet univers plus que délirant permet de nous raccrocher au monde réel à l'instar du personnage lui-même.

Le dénouement, bien que peut-être pour certains brutal, est tout à fait conforme à ce que l'on pressentait au bout de quelques chapitres.

Même si le fond ne nous intéressait pas du tout, il faut que reconnaître que la fluidité du texte nous a permis d'aller jusqu'au bout, tout comme la curiosité de découvrir jusqu'au l'auteur pouvait pousser l'ineptie.


mercredi 31 mai 2017

Les sorciers des plaines de Nathalie Haras


Lecture dans le cadre des challenges :




Pourquoi faites-vous cela ?

Toute la magie du monde est entre les mains de quelques-uns. Elle n’a été donnée qu’à des hommes ordinaires, sans ambition. Pourquoi ? Au nom de quelle loi du monde ? Ils se cachent, pour exister. Ils sont ignorés, voire tolérés. Et ces hommes ne font rien de cette existence et des pouvoirs qu’ils détiennent. Il a été facile de bannir toute forme de magie de ce royaume. Il a suffi de le décréter. Je les ai fait amener tous autant qu’ils sont. Je les ai dépossédés de leur pouvoir, l’un après l’autre. L’alchimie sera toujours plus puissante que la magie...

- Ses yeux s’écarquillent et il tend ses mains devant lui. Il réalise trop tard que le prix à payer d’une telle confidence a déjà été fixé par le roi. Il ne pensait pas devoir s’en acquitter aussi vite


Dans un royaume où la magie est considérée comme hérésie, le Roi fait traquer les Sorciers des Plaines par la Garde Royale pour s'emparer, par le biais de l'Alchimie, de leurs pouvoirs.

Hormis peut-être l'emploi de l'Alchimie, la toile de fond de cette fantasy intimiste s'avère des plus classiques avec cette chasse aux sorcières et sorciers.

L'univers est peu développé, l'auteure ne se cantonnant qu'aux villages où résident et traversent les Doués, et à une partie du château royal. On sait peu de choses de la vie quotidienne du peuple, les relations avec les pays voisins ne sont même pas esquissés, on ne sait même pas s'il y a bien des pays voisins. Le monde présenté par l'auteure est tellement peu travaillé qu'il est impossible de déterminer avec certitude l'époque à laquelle se déroule l'histoire. A quelques détails le lecteur peut présumer que l'on se trouve dans un univers médiéviste malgrè une grosse incohérence. La politique est totalement absente bien qu'il existe un conseil, on n'assiste pas au fonctionnement du royaume.

Malgrè que le récit soit essentiellement centré sur les personnage, on n'arrive pas à établir un quelconque lien avec eux. On a bien quelques introspections de certains des sorciers qui permet un peu de mieux les cerner, mais dans l'ensemble les protagonistes ne sont pas assez travaillés, les inter-actions avec les personnages dénués de magie sont quasiment inexistants.

On n'arrive pas à s'immiscer dans l'histoire qui se révèle sans relief, car l'action est inexistante et les rares retournements de situation peu convaincants.

L'histoire se découpe en plusieurs épisodes qui font en général des bonds en avant de huit années, l'auteure reprenant à chaque épisode le même synopsis avec la traque des sorciers, leur capture et leur confrontation avec le Roi qui est violente mais peu décrite. Cette manière de procéder crée dans l'histoire une certaine linéarité, et chez le lecteur un air de déjà vu.

Le seul point positif que l'on peut souligner dans cette lecture de l'ebook, est le fait qu'il est dépourvu de coquilles et de fautes d’orthographe.




lundi 29 mai 2017

Asselnour, la cité des sorciers de Jaffar


Lecture dans le cadre des challenges :


 





Livre I
 Des clans de sorciers s’affrontent pour le pouvoir. Ils s’unissent autour du « pacte originel » pour la création de la cité d’Assélnour. Quelques siècles plus tard, Féroune renverse le monarque en place. Néjma, fille de celui-ci, s’enfuit avec son fils, dernier espoir de cette lignée. « Assélnour et la guerre des clans » est le premier tome d’un nouveau genre, l'héroïc fantasy Orientale. [extraits] Il y a quelques millénaires… « Certaines tribus pouvaient agir sur les éléments, les tribus élémentaires, les autres sur les esprits, les tribus immatérielles. Celles-ci n’en étaient pas moins redoutables, elles pouvaient agir sur les peurs, les désirs, et ainsi soumettre les volontés. Une guerre allait changer leur destin. La Guerre Originelle. » Assélnour, la cité. « Au loin, Assélnour apparut enfin. Au-dessus des dunes, s’élevaient les dômes des tours qui l’entouraient. La cité était disposée en étages formant une pyramide. D’épaisses murailles reliaient les tours entre elles. De magnifiques jardins remplissaient de couleurs les différents étages. Le bleu des remparts pouvait remplir de joie le coeur de tous les assoiffés du Sahara. D’étranges créatures à tête d’homme y étaient peintes. Farès sentit une fraîcheur irréelle l’envelopper. Près de la cité, la peur de l’inconnu le saisit de nouveau. Un grincement lourd accompagna l’ouverture des portes. Il entrait dans un monde que nul homme n’avait vu. L’émerveillement remplaça la peur, l’afflux de beautés était trop grand. » Farès part à la recherche de sa mère, de l’autre côté de la Méditerranée. Néjma est prisonnière des sorciers déserteurs du pacte originel. Leur puissance est sans égale.

Livre II

Avec le soutien des prêtresses, de l’Oracle et des sorciers de la cité, Farès affronte ces sorciers appelés dieux. Ce deuxième volet de la saga Assélnour lie à merveille la mythologie grecque et les mythes orientaux. [extraits] Un mauvais présage… « Le bruit des flèches redoubla d’intensité et se diffusa dans tout le bois. Les carcasses des cerfs, des sangliers, des loups, des oiseaux s’amoncelaient aux pieds des arbres. Il revint sur ses pas. Il était étonné du silence qui régnait dans la forêt. La faune s’était tue dans la mort qu’avait soufflée la chasseresse. Le vent seul exprimait son existence en glissant sur les feuilles. Il galopa plus vite. Un pressentiment pesait sur sa conscience, un désastre était proche.» Les visions de l’oracle. « - Je vois, que si nous suivons les volontés du prince, nous sommes défaits. Je vois les dieux portés par une large vague qui roule de part en part de la Méditerranée. La vague déferle ensuite dans le lit de notre fleuve sacré, je vois les dieux à Assélnour ! - Les dieux à Assélnour ! interrompit l’une des princesses. Pourquoi cela ? - Ils n’ont plus peur des sorciers, ils connaissent la limite de leurs pouvoirs, continua l’oracle. Je les vois exterminer les derniers d’entre nous, je les vois ensuite réunis autour du Rocher que Zeus convoite aujourd’hui. Ils réussiront à s’accaparer ses pouvoirs… Oh, funestes visions ! »

Livre III

Un trésor ancestral refait surface : la puissante lampe d’Alkénouze. Féroune veut s’en emparer et se venger des prêtresses. Un troisième tome à découvrir, riche en aventures. « Alkénouze était un puissant sorcier qui régna sur Assélnour sept siècles auparavant. Il ne connaissait pas la compassion. Les fresques des remparts d’Assélnour le montraient comme un monarque sanguinaire. Il était l’ancêtre direct des prêtresses. On disait que chacun de ses génies avait des forces illimitées. L’origine du pouvoir qui les habitait était mystérieuse. Le nom de « génounes » leur avait été attribué : plus archaïques et féroces que les génies, les génounes se nourrissaient de sorciers et d’humains. Inutile de dépeindre le sort des rivaux d’Alkénouze. Certains d’eux parvinrent à percer le secret de son invincibilité. Dans le Grimoire des Rois, dans un coin de page, un quatrain était à moitié effacé. »


Le début de l'histoire nous projette trois millénaires avant le récit actuel et nous relate les conflits passés entre les différentes castes de sorciers. Le récit actuel nous présente le roi de la cité vieillissant et qui n'a désigné personne pour lui succéder, ses filles des prêtresses selon les lois ne pouvant le faire. Dans l'ombre deux parties s'affrontent pour prendre le pouvoir menaçant dangereusement l'équilibre de la cité.

Dans cette première partie, l'on découvre sommairement la cité érigée en plein désert du Sahara et son histoire faite de nombreux conflits internes passés. Un récit au départ un peu répétitif. Puis l'on en vient à l'intrigue plutôt simple à savoir une prophétie, eh oui encore une, prédit que la venue d'un enfant humain conduira la cité à sa perte.

Géographiquement le monde est réduit à sa plus simple expression puisque l'on ne découvre que les murs de la cité, une infime partie du palais et le village le plus proche où vivent les humains. L'originalité de l'histoire repose sur la magie qui se présente sous deux formes : la magie élémentaire et la magie immatérielle. Les mages élémentaires ont la possibilité d'invoquer des Génies à condition d'être protégés par des talismans.

Le récit se poursuit sept ans plus tard lorsque l'on découvre que le fils de la fille aînée de l'ancien roi qui dans sa fuite a du l'abandonner pour échapper à l'usurpateur vit dans le village en bordure du désert. Le tyran l'ayant fait enlever, ses deux très jeunes amis partent à sa recherche dans la cité en traversant le désert. Pour ce faire ils vont devoir affronter maints périls... plus puérils les uns que les autres. Une première partie au vu de ces dangers qui se destine plutôt aux pré-adolescents qui pourraient surmonter les maintes longueurs qui émaillent le récit.

Pour la deuxième partie l'auteur revient à la genèse de la cité où une dizaine de familles de dissidents prennent la fuite en emportant avec eux l'Ambroisie. En traversant la Méditerranée seule une partie survivent et parviennent en Grèce Antique.

L'idée d'une guerre contre les Dieux de l'Olympe pour récupérer l’aînée des prêtresses qu'il retiennent prisonniére est intéressante mais là encore le traitement s'avère à notre goût un peu trop simple.

Les multiples querelles entre les Dieu, ainsi que leur arrivée et leur domination des humains sont des passages trop nombreux et trop longs qui créent bien souvent des longueurs inutiles et finissent par lasser le lecteur. Il y a un trop grand déséquilibre entre ces passages et l'intrigue principale à savoir l'affrontement entre les deux parties. Surtout que le combat s'avère expéditif, l'on a droit qu'à quelques lignes alors qu'il y avait matière à donner un coté épique au récit.

Dans la dernière partie l'auteur reprend, à sa sauce, la légende d'Aladin et de la Lampe Magique. Un début de partie qui nous fait remonté une fois de plus dans le passé de la cité. L'auteur nous conte, au fil des pages, le règne d'Alkénouze un roi très cruel qui pour se débarrasser de ses opposants avait créé cette lampe. Il aborde également dans cette dernière partie d'autres thèmes intéressants comme l'Arbre de la Connaissance et la Tour de Babel, mais malheureusement juste évoqués. On aurait aimé que ces thèmes qui auraient donné plus de profondeur à l'histoire soient développés un peu plus.

Dans cette troisième partie que se trouve être la plus intéressante, l'on retrouve Feiroune, l’usurpateur déchu, qui veut s'emparer de la lampe pour s'approprier le pouvoir de tous les sorciers, mais la Prophétesse qui elle voudrait éradiquer veille au grain en protégeant le jeune Salim que l'on retrouve également.

Pour parvenir à la lampe les ex-sorciers vont devoir affronter de nombreuses épreuves, en premier lieu pour trouver les clés qui leur permettront de s'emparer de la lampe, et en deuxième lieu d’affronter les Génounes créées par le roi pour empêcher que quiconque puisse s'en emparer. Si les épreuves en elles-mêmes ne sont pas inintéressantes, l'on trouve dans leur construction une répétition presque mécanique de leur déroulement. En effet au fil des épreuves l'auteur reprend la même schématique : des sorciers meurent en protégeant l'enfant qui lui seul peut réussir les épreuves qui s'avèrent pour lui un peu trop faciles comme dans la première partie de l'histoire.

Le dénouement est le point fort de cette troisième partie car aucun des groupes en présence ne parvient à réaliser ce qu'il désirait et qu'une libération laisse la possibilité d'avoir une suite qui pourrait peut être intéressante si elle est un peu plus travaillée dans le détail.


Au final, de bonnes idées qui ne sont, soit pas travaillées en profondeur, soit exploitées de manière maladroite, un univers innovant mais pas assez développé, des épreuves trop facilement réalisées, des fautes d’orthographes,... ce qui nous laisse sur un avis un peu plus que mitigé.  



mercredi 24 mai 2017

Crime à Paris de Murielle Lucie Clément


Lecture dans le cadre des challenges :





Les univers des personnages se croisent dans un roman à suspense où se mêlent drames et quotidien. Une réception semble avoir été le théâtre d’une rencontre fatale entre la victime et un de ses invités. Mais lorsque sa collègue est, elle aussi, retrouvée sauvagement exécutée d’une balle dans la tête, le doute est permis.Et qui a tué ces jeunes femmes dont le corps est affreusement mutilé ?

Un serial killer est à l’œuvre dans les rues de Paris

Les inspecteurs s’interrogent. Combien y a-t-il de tueurs ?


Un clochard récupère une moitié de tapis qui vient d'être jeté dans la Seine, celui-ci est maculé de sang. Les corps de deux journalistes tués d'une balle dans la tête sont découverts. Sur quoi ces deux jeunes femmes enquêtaient-elles. Le suicide suspect d'un homme politique ? Puis la police découvre une voiture remplie de caisses d'armes. Les deux jeunes femmes enquêtaient-elles sur ce trafic ? Puis les découvertes de corps de jeunes éviscérées se succèdent sur quatre jours. Autant de faits que le 36 va devoir résoudre.

Mais l'auteure prend le lecteur à contre-pied puisque le travail de la police ne passe qu 'au second plan. A la place de la routine des enquêtes, l'auteure a choisi de nous faire vivre les tranches de vies quotidiennes des personnes qui ont assisté où auraient du assister à la fête donnée la veille de son exécution par l'une des journalistes. Sur les pas des multiples personnages, elle nous entraîne de Paris en Provence, de Paris à Amsterdam, où nous fait assister à la conférence donnée par un professeur effectuant des recherches dans le domaine du chant.

Pour le lecteur qui s'attendait à suivre le travail des enquêteurs la déception est grande, et au fil des chapitres l'ennui s'installe. On est bien loin du thriller haletant annoncé et l'on se pose demande où est le suspense annoncé, pas de fausses pistes, pas d'erreurs de la part des policiers,... rien sur la vie des policiers qui paraissent ici bien fades. L'on a envie de sauter des chapitres entiers, d’abandonner la lecture en cours de route, mais l'on résiste espérant trouver un indice, que les enquêteurs lors de leurs trop brefs interrogatoires vont nous mettre sur une piste. Mais rien, absolument rien ! Il faut attendre la toute dernière partie du roman pour que des détails plutôt anodins surgissent, et que les policiers, que l'on a très peu vu au demeurant, résolvent les enquêtes alors qu'ils n'y sont pas vraiment pour grand chose.

Malgré des chapitres courts et une écriture plutôt fluide, le style de l'auteure nous semble pesant tant les personnages se révèlent plutôt nombreux, que les pans de leurs petites histoires personnelles se succèdent créant bon nombre de longueurs inutiles qui ne nous intéressant pas du tout. C'est très déçu que l'on referme ce livre, car hormis les chapitres où l'on suit le tueur dans ses œuvres et les rares apparitions de la police rien ne viens doper la dynamique de lecture, le côté policier ou thriller est quasiment inexistant par rapport à tout le décorum dans lequel il est noyé. Certes comme annoncé il y a du suspense ! Quand va-t-il enfin se passer quelque chose !!!

En général on prend souvent plaisir à découvrir des auteurs auto-édités qui nous offrent souvent de belles surprises malgré quelquefois nombre de petits défauts. Mais rien dans Crime à Paris n'a suscité chez nous le moindre intérêt.



mardi 16 mai 2017

Le pont du diable de Yves Desmazes


Lecture dans le cadre des challenges :



Que se passe-t-il donc à Saint-Guilhem-le-Désert, village classé au patrimoine mondial de l’UNESCO ? La mort violente d’un évêque coadjuteur au cœur même de l’abbaye, suivie du meurtre de plusieurs élus, va conduire le lieutenant Kevin Normand du SRPJ de Montpellier à mener une enquête sous haute tension.
Pour le policier, diacre de son état, l’assassinat d’un dignitaire de l’Église revêt une importance toute particulière. L’aide de Charlotte, jeune journaliste du Midi Libre, et le recours aux techniques les plus modernes de la police scientifique, permettront-ils à l’officier de dénouer l’écheveau d’une intrigue machiavélique instillée par une organisation criminelle plus que centenaire ?


Lorsque le crime de l’évêque coadjuteur est commis dans l'Abbaye de Gellone à Saint-Guilhem-le-Désert, le Lieutenant Kevin Normand est dépêché sur place par son directeur. Bientôt rejoint par les personnalités. Tout sur place laisse croire à un vol qui aurait mal tourné : troncs fracturés, ciboire et chandeliers volés. Mais le Lieutenant n'est pas convaincu par ce mobile, car l’évêque a été assassiné avec le Reliquaire que contenait l'Abbaye. Reliquaire qui lui n'a pas été volé alors qu'il était le bien le plus précieux.

En parallèle du meurtre nous fait assister en aparté aux lecteurs à une scène ou une main inscrit à la plume le nom de l'évêque sur un parchemin auquel il ajoute en lettres de sang une croix et les mots repose en paix.

Une enquête de routine plutôt classique commence, mais la police n'a que peu d'indices hormis que l'on ne retrouve pas le portable du prélat et que l'on constate un peu plus tard que le disque dur de son ordinateur a été volé dans son bureau. Ce qui dément le mobile du vol.

Le Lieutenant est renvoyé sur un accident de chasse apparemment banal dans les même lieux. Accident qui du fait de la personnalité de la victime met le doute dans l'esprit de l'enquêteur, ce qui se confirme lors d'une perquisition, après une autre piste qui n'amène rien.

Le lecteur en aparté assiste à la même scène que précédemment.

Charlotte une jeune journaliste d'investigation, sœur d'un camarade de promotion du Lieutenant Normand, entre en scène et essaye de aiguiller sur une autre piste que ne peut peut envisager l’enquêteur du fait de son appartenance au milieu ecclésiastique du fait de son état de Diacre en dehors de ses heures de services.

Le premier suspect arrêté est mis hors de cause, bientôt une nouvelle piste permettra d'arrêter un SDF détenteur de la carte bancaire de l’évêque. Ce qui fait fulminer la journaliste qui n'en a pas été informée alors qu'un début de relation s'instaurait entre elle et le Lieutenant. Mais elle sera tout de même prévenue en premier que ce deuxième suspect sera relâché, une deuxième piste avortée.

Un troisième meurtre est commis à Saint-Guilhem. La perquisition qu'y s'en suit à la Mairie va révéler que les trois hommes étaient en relations pour un programme de revalorisation de la région. Les précédentes pistes suivies sont alors abandonnées et le Lieutenant va abonder dans le sens de la journaliste et envisager un tout autre mobile. L'enquête prend l'ampleur après un début assez classique, presque scolaire et devient au fil des pages des plus intéressante.

Les personnages qui évoluent dans l'enquête sont intéressants à suivre, surtout dans leurs relations. Le lieutenant Normand à la fois policier et diacre nous change agréablement des flics torturés habituels par son comportement et ses vues. Son obligation de célibat pendant une durée déterminée rend sa relation avec la jeune journaliste quelque peu ambiguë et l'on ne sombre pas dans le roman d'amour. L'enquêtrice adjointe soupçonneuse ne comprend pas ses fréquents déplacements à l'évêché et jalouse de sa relation avec la journaliste le soupçonne de diffuser des informations de l'enquête, elle va en parler au Directeur, ce qui ajoute une peu de piment.

Le synopsis de l'enquête est ma^trié de fort belle manière offrant de nombreuses pistes qui maintiennent l’intérêt du lecteur malgré des chapitres longs et peu nombreux qui ont l'effet de ralentir la dynamique de lecture. Dans les inter-actions orales entre les trois enquêteurs l'humour est présent, certes quelque peu caustique, mais qui rajoute un plus au récit et offre une petite note de fraîcheur à l’ambiance plutôt tendue. La description des différents lieux est très bien dosée, sans être trop longues elles permettent au lecteur à s'immiscer dans les décors.

Quand au dénouement, a l'instar de la majorité de l'histoire est très réussi.

Un très bon premier roman malgré quelques petites imperfections qui donnent envie de suivre d'autres enquêtes du policier-diacre. Même si le début s'est révélé léger au fil des pages le récit prend de la profondeur, et les enquêtes suivantes devraient se révéler encore plus prenantes.







L'espionne impériale de Mark Robson


Lecture dans le cadre du challenge :




Femke est une belle et jeune espionne au service de l'empereur. Mais très vite elle est repérée par Shalidar, un tueur à gages machiavélique. Pour la protéger, l'empereur décide sur-le-champ d'envoyer la jeune fille à la cour du royaume voisin... Hélas ? Shalidar parvient à retrouver sa trace et la fait accuser de meurtre. Une traque infernale commence alors. Femke réussira-t-elle à mener à bien sa mission impériale ?


L'action de ce roman débute dès le prologue où l'on assiste à une tentative d'assassinat de l'Empereur, déjà occis par Femke l'espionne impériale car sous les traits de l’empereur se cachait un vil sorcier usurpateur. Surpris l'assassin tente alors de tuer le général des armées assis sur le trône, mais la jeune femme l'en empêche. Démasqué car ayant agit à visage découvert Shalidar, l'assassin, doit quitter l'empire mais désireux de se venger de Femke il mûrit en coulisses un plan machiavélique. La jeune femme va se voir confronter à de nombreux ennuis.

Le postulat de départ est des plus classiques du genre, mais une vengeance qui revêt à un caractère double.

En toile de fond on se trouve dans une situation géopolitique instable, car l'usurpateur avait tenté d'envahir le royaume voisin du Thranthor l'année précédente, et les relations diplomatiques sont au plus mauvais et l’héroïne est envoyée comme ambassadrice. Malheureusement ce voyage qui aurait permis de découvrit géographiquement les deux pays est expédié, et l'univers décrit se résume aux deux capitales et aux deux palais. L'histoire étant principalement centrée sur l'héroïne comme c'est souvent le cas dans ce type de fantasy.

Une fantasy jeunesse donc le synopsis est lui aussi très basique, certes les ennuis ne font que se succéder pour la jeune femme et la dynamique de lecture est excellente, mais le récit manque de profondeur. Les personnages sont assez bien élaborés avec chacun ses faiblesses mais on peut relever chez eux un petit côté manichéen. A son arrivée dans le royaume, la jeune femme découvre aux côtés du roi, une jeune sorcier mais ce personnage secondaire n'est pas exploité ce qui aurait pu apporter un petit plus au récit. On a bien sur une romance qui s'installe mais elle n'occupe pas trop de place dans le récit, ce qui est une bonne chose et comme elle apporte une bonne dose d'humour à l'histoire ce n'est pas du tout dérangeant.

Le style de l'auteur est simple, direct, sans fioritures : donc parfaitement adapté à un lectorat pré-adolescent qui sont désireux de découvrir la fantasy.

Le dénouement est intéressant, car il reste ouvert et l'on ne peut que regretter que les autres aventures de la belle espionne n'ait pas été traduites en français. A défaut de profondeur l'on passe un agréable moment de détente.