dimanche 17 décembre 2017

Poussières d'os de Karin Salvalaggio


Lecture dans le cadre du challenge :




Quelqu'un frappe à la porte de la maison de Grace Adams. Grace est certaine de savoir de qui il s’agit pourtant lorsqu’elle regarde par la fenêtre de sa chambre, elle voit une inconnue marcher sur le sentier derrière sa maison. Soudain, un homme émerge de l'obscurité des bois environnants et la poignarde, puis s’enfuit dans l'ombre, la laissant mourir dans la neige. Choquée, Grace appelle la police, sachant bien qu'ils ne pourront arriver à temps. Alors elle se décide à secourir elle-même la femme et constate qu'elle ne lui est pas étrangère... Traumatisée, Grace est emmené à l'hôpital, pendant que le détective Macy Greeley est rappelée dans la petite ville de Collier – Montana - où elle a autrefois enquêtée. Elle va devoir traquer le tueur et comprendre ce que l'assassin a à voir avec Grace, une jeune femme troublée que son passé a peut-être brusquement rattrapé. Mais la ville de Collier est toujours aussi secrète et Macy devra rouvrir de vieilles blessures pour résoudre un crime qui a semble-t-il mis plus de 11 ans à apparaître.


Alors qu'elle regarde par la fenêtre de la maison où elle habite avec sa tante Grace une jeune femme, transplantée récemment, assiste à l'agression d'une femme. Lorsqu'elle arrive sur le lieux elle découvre, après le départ de l'agresseur, que la victime est sa mère qu'elle na pas vu depuis onze ans. Sa mère n'a juste le temps de dire quelques mots avant de mourir. L'inspectrice Greeley, enceinte jusqu'au coup, débarque dans ce bled paumé du Montana où elle a déjà enquêter sur des disparitions et meurtres de jeunes filles au moment où la mère de Grace l'abandonnait.

Une fois de plus l'on n'échappe pas à des personnages qui ont une vie perturbée par des problèmes sentimentaux. L'auteure prend beaucoup de temps à nous dresser le décor d'un monde assez fermé où tout le monde se connaît. Elle revient su l'affaire qui s'est passé il y a onze ans tout en nous livrant les liens entre les différents protagonistes. Si l'ambiance inquiétante et malsaine est réussie, le début du roman ne semble respecter aucun synopsis, tout est brouillon et les histoires d'amour et d'adultère sont trop présentes par rapport à l'enquête qui piétine. On passe d'un sujet à l'autre et le déroulement de l'enquête paraît secondaire : il n'y a pas de coordination entre l'inspectrice et le police locale, l'enquête n'est pas du tout orientée et prend parfois des raccourcis sans que l'on sache vraiment comment elle obtient ces informations.

Il faut attendre la troisième partie pour que l'on puisse enfin s'immiscer dans l'histoire, certes le final est très intéressant, quoique classique mais l'on est dans un policier très moyen et le récit na pas du tout le rythme d'un thriller. Certes les rebondissements sont nombreux sur la fin mais on n'a pas trouvé d’intérêt à suivre les deux tiers d'un récit au demeurant très classiques et dont le seul personnage qui a attiré notre attention est celui de Grace.

Au final une quatrième de couverture alléchante mais un début beaucoup trop long, une enquête qui manque de construction, une enquêtrice des plus ennuyantes,une plume hésitante et pas assez acerbe. Certes il s'agit d'un premier roman mais malheureusement par trop brouillon, notre de romans auto-édités sont bien meilleurs et une fois de plus on a un peu de mal avec les choix de l'éditeur.



vendredi 15 décembre 2017

Résilience de Damien Leban


Lecture dans le cadre d'un partenariat avec l'auteur :




Sur la tempétueuse île de Vinalhaven, l'éminent truand George Karletti est torturé à mort devant sa famille. Le shérif local bâclant volontairement l'enquête, ses deux adjoints reprennent discrètement l'investigation. Entre chasse à l'homme, pression de la mafia et influences politiques, l'archipel maudite est alors mis à feu et à sang...


Avant de parler du livre je tiens à remercier l'auteur pour m'avoir proposé gentiment de lire son deuxième ouvrage avant sa parution au format ebook.


S’empressant de rentrer du continent, la tempête annoncée venant d'éclater Charline rejoint sa villa sur l'île de Vinalhaven. Juste le temps de déposer ses emplettes et elle aperçoit de la fenêtre de sa cuisine une grande tache rouge inhabituelle dans la haie de conifères qui entoure la propriété. Malgré le décharnement des éléments elle sort pour vois qu'elle est cette tache : sur une toile rouge est inscrit à la peinture ces mots : « Merci de m'avoir ouvert cette porte ». Elle se précipite à l'intérieur et découvre un homme intégralement vêtu de noir qui menace son fils d'un couteau sur la gorge. Commence pour elle le début d'une nuit de cauchemar... et le lendemain son mari, un fils d'une influente famille de maffieux est mort horriblement torturé.

Le shérif Hanson, sur les conseils de son père et à la demande de la famille va bâcler l'enquête et lancer ses adjoints su une chasse à l'homme d'un détenu évadé du centre de détention évadé aux prémices de la tempête.Mais les deux adjoints qui ne croient pas à cette coïncidence vont mener de leurs côtés leur propre enquête.

Pour les deux adjoints les indices sont minces, le comportement du shérif et les tueurs envoyés par la famille ne va pas leur faciliter la tâche : c'est dans un climat de suspicion, de corruption, de pouvoir de l'argent, des influences des puissants qu'il vont devoir travailler. Une ambiance particulièrement sombre exacerbée par les conditions climatiques qui isolent totalement l’île. Un contexte qui n'est pas sans rappeler certains auteurs nordiques.

L’intrigue est bien ficelée et bien maîtrisé avec de nombreux rebondissements, le meurtre d'un autre membre de la famille va accentuer le climat de malaise qui va monter d'un degré supérieur à l'arrivée du continent de la Police Judiciaire qu n'avait pas été prévenue.

Quand les indices, essentiellement présentés par les adjoints, conduisent à un coupable idéal, le lecteur ce dit que tout est terminé, mais pour l'auteur vient le temps des révélations détonantes qui viennent expliciter en apothéose le prologue et les zones d'ombres non alors éclairées. Des révélations qui haussent d'un ton un scénario déjà particulièrement noir tout en lui ajoutant un côté plus atroce pour les deux enquêteurs principaux au passé quelque peu trouble.

Si le couple d'enquêteurs est intéressant à suivre notamment dans leurs joutes verbales saupoudrées d'humour qui ajoute un ton plus léger au scénario particulièrement glauque, le personnage du shérif n'a pas apporté toute notre adhésion. Certes pour les besoins du scénario il était nécessaire dépeindre comme un homme tout particulièrement abject, mais par moments son portrait se révèle quelque peu caricatural. Les personnalités psychologiques des personnages sont bien fouillées attirant soit l'empathie soit le dégoût du lecteur et même parfois les deux à la suite au fil de l'évolution du scenario.

Les descriptions sont bien dosées nous permettant de découvrir les beautés de l'île sans entraver l'enquête. Les vues de l’île sont bien mises en valeur notamment par le contraste avec le déchaînement des éléments.

La plume de l'auteur est fluide, souvent acérée ce qui combiné aux nombreux rebondissements donnent une excellente dynamique de lecture.

Un scénario très bien maîtrisé, une situation de huis clos qui ajoute un plus au côté teinté de roman noir du récit, un côté psychologique travaillé,... Après un excellent roman mêlant le policier et le fantastique, l'auteur nous séduit une nouvelle fois avec un thriller peut être un peu plus classique mais addictif.


lundi 11 décembre 2017

Les douze rois de Sharakhaï de Bradley P. Beaulieu


Lecture dans le cadre des challenges :




Grand centre culturel et marchand du désert, la cité de Sharakhaï est dirigée depuis des siècles par douze rois immortels, cruels et omnipotents. Ils ont écrasé tout espoir de liberté avec leur armée, leur unité d’élite de guerrières et leurs spectres protecteurs, les terrifiants asirim. Çeda, jeune fille des quartiers pauvres, va pourtant braver leur autorité. Le lien qu’elle découvre entre les secrets des tyrans et les énigmes de son propre passé pourrait bien changer son destin... comme celui de Sharakhaï


Dans Sharakhaï une grande cité située en plein désert, gouvernée depuis plusieurs siècles par douze rois qui ont conclu à l'époque un pacte avec les Dieux, on suit les pérégrinations de Ceda, une jeune femme qui combat sous un pseudonyme dans les arènes, et qui depuis son jeune âge mûrit une vengeance à l'encontre des dirigeants qui ont exécuté sa mère pour elle ne sait pour quelle raison.

Le postulat de départ avec pour intrigue unique la vengeance s'avère des plus basique pour ne pas dire simpliste. On a l'impression de lire une fantasy parue il y a plusieurs dizaines d'années.

L'auteur a principalement axé son univers sur la cité dans une ambiance orientale très intéressante qui nous change du sempiternel univers médiéviste de type occidental. Il nous dresse avec soin, par le biais de descriptions très imagées mais peut être un peu trop nombreuses, le portrait de la cité, de ses divers quartiers, de ses marchés, de ses habitants,... et le lecteur à presque l'impression d'en humer les odeurs, d'en entendre les sons, d'en voir les couleurs. Si la cité se révèle être le personnage central on peut toutefois fois regretter que l'auteur s'en tient uniquement à la cité et au désert qui l'entoure, et qu'il n'ait pas aborder quelque peu les relations et les échanges avec les états voisin qu'il n'a fait qu'évoquer.

Si l'univers est le gros point fort de ce roman, l'intrigue s'en révèle le point faible, le récit se basant quasi uniquement sur les recherches de la jeune femme, ses découvertes, ses actions toujours réussies qu'il en est presque linéaire. Si l'auteur tente de donner plus de profondeur avec une intrigue annexe avec un descendant des tribus du désert, le côté de cette révolte qui aurait pu apporter plus d'action n'est pas assez exploiter. Si l'auteur essaye avec les Asirims, et les exécutions d'enfants un côté plus sombre à l'histoire s'est fait d'une manière presque mécanique et répétitive pour avoir un véritable impact.

Certes les flash-backs qui nous permettent de découvrir le passé de la jeune femme sont certes intéressants mais il ne sont pas toujours placés à des moments opportuns, interviennent à des moments sans rapport avec ce qui se passe dans la vie actuelle de la jeune fille fille, cassent à maintes reprises le fil de l'histoire.

Les nombreuse descriptions combinées avec ces retours en arrière font à plusieurs reprises baisser le rythme déjà lent du récit qui manque cruellement d'actions.

Du côté du récit les révélations ne sont pas assez nombreuses : il persiste à la fin de trop nombreuses zones d'ombre. Et on a parfois par la manière de les formuler de l'auteur qui se base par moment sur des événements déjà explicités de les avoir déjà vues.

L e personnage principal s'avère presque inintéressant dans sa manière d'être, de se comporter, d'agir : avec son passé on aurait imaginé qu'elle soit plus torturée mais elle se révèle trop sûre d'elle, réussie tout ce qu'elle entreprend... On a l'impression à certains moments d'avoir devant nos yeux un super-héros et non une jeune femme que la vie a marquée. Les personnages de second plan se révélant plus intéressants car plus proche du monde réel, et l'on eusse aimé qu'ils soient un peu plus présents dans le récit, car ils ont eux ces faiblesses qui les rend plus crédibles.

Le style de l'auteur nous semble parfois lourd, parfois hésitant ce qui nuit fortement à la dynamique de lecture. Les actions ont trop peu nombreuses pour relancer le rythme de l'histoire et c'est dommage car l'univers était prometteur.

Au final, l'histoire de la jeune femme s'est révélée peu intéressante, le récit manque de fluidité et de nombreux points intéressants ont été insuffisamment exploités ce qui ne donne pas envie de lire la suite à moins de bénéficier d'une OP.


dimanche 3 décembre 2017

La marche des rois, Morgan Rice


Lecture dans le cadre du challenge :




Accusé d’avoir tenté de tuer le roi MacGil, Thor a été jeté en prison. Grâce à ses pouvoirs, il parvient à s’échapper et trouve le roi avant qu’il ne meure. L’honneur est sauf et il est temps pour Thor de faire face à son destin : il prend la mer avec la Légion pour l’Épreuve des Cent Jours, loin de son aimée, Gwendoline. Pendant ce temps, Gareth – le plus fourbe des fils du roi MacGil – monte sur le trône et met la tête de Thor à prix. Mais Thor a d’autres soucis : à bord du navire de la Légion, il s’apprête à affronter de terribles monstres, derrière le Mur de Pluie…

A la fin du tome précédent Thorgrin était jeté dans un cachot pour tentative d'empoisonnement sur le roi McGil. Il parvient à s'échapper, et aidé par son ami Reece, le fils du roi, il parvient à rejoindre la chambre du roi qui gît sur son lit mourant poignardé par l'amant de son fils aîné Gareth. Le roi absous In-extremis Thorgrin et lui confie le secret de ses origines maternelles. Mais avec Gareth qui monte sur le trône les ennuis du jeune légionnaire ne sont pas terminés.

Ce deuxième tome est plus réaliste que le précédent, le héros n'effectue plus a tout va de grands actes héroïques qui ne cadrait pas avec une jeune garçon de quatorze ans venu pour découvrir le métier des armes. Si certains points se sont améliorés par rapport à l'opus précédent on évolue il faut le dire dans une fantasy trop gentille, un peu fade. En effet, Reece accepte trop facilement d'aider son ami malgré l'accusation portée contre celui-ci, Thorgrin ne tient pas rancune aux mots que lui a adressé la jeune princesse Gwendolyne. Des faits que l'on pourrait certes imputer au jeune âge des protagonistes mais qui reflètent toutefois bien l'orientation jeunesse de la saga, peut être un peu trop poussée dans ce sens.

L' Anneau du Sorcier est une fantasy très simple qui se lit facilement mais qui manque de profondeur sur plusieurs points.Le point fort de la série tient dans la plume fluide de l'auteur qui sait captiver le lectorat par les enchaînements des péripéties et retournements de situation sans pour cela que l'action soit omniprésente, et l'on passe tout de même un bon moment de détente.

Toutefois les personnages n'évoluent guère, leur psychologie reste assez superficielle. On espère qu'avec le temps, il est prévu, dix-sept tomes, ils vont mûrir et faire gagner un peu plus de profondeur au récit. Certains personnages secondaires prennent de l'importance, l'on a plaisir à suivre Erec. Le fait de séparer certains personnages devrait ouvrir des pistes multiples et nous permettre de sortir d'un synopsis un peu trop linéaire.

La romance qui avait débutée au tome précédent se poursuit avec des bas et des hauts, et l'on espère dans un premier temps que le départ des légionnaires pour les Cent Jours fasse que celle-ci soit moins présente car elle n'apporte rien de vraiment intéressant à l'intrigue et que deuxièmement le fait qu'Erec soit parti chercher sa promise ne soit pas l'occasion de nous en servir une autre.

L'alternance des points de vue donne une dynamique excellente du fait que l'on va suivre plus particulière les différents protagonistes, notamment Erec qui doit participer à un tournoi, les légionnaires parti pour leurs épreuves, et bien entendu Gareth qui va poursuivre ses machinations pour se débarrasser de sa famille. A condition bien sur que l'auteur ne se focalise pas uniquement sur le héros. L'on espère que l'univers uniquement axé sur la cour va se développer et nous faire découvrir de nouveaux lieux et que l'action soit plus présente avec le conflit qui se déclare en fin d'opus. Avec également Godfrey qui opère un changement radical en prenant les chose en main pour découvrir la vérité sur l'assassinat de son père le tome suivant devrait se révéler plus diversifié.

Ce deuxième tome, sans atteindre des sommets, se montre un peu plus captivant. Une lecture à conseiller à des pré-adolescents qui veulent découvrir le genre et à des adultes qui ne veulent pas du tout se prendre la tête.






jeudi 30 novembre 2017

La quête des héros de Morgan Rice


Lecture dans le cadre des challenges :





Thor, un jeune berger de quatorze ans, rêve depuis toujours de s enrôler dans la Légion. Mais on le juge trop chétif, trop jeune. Pourtant, sa rencontre fortuite avec Argon, le grand sorcier du Roi, scelle son destin : celui-ci lui prédit un avenir exceptionnel et décèle en lui de grands pouvoirs...
Thor entend bien prouver sa valeur et lorsqu il croise dans la Forêt Noire un monstre terrible connu sous le nom de Sybold, le jeune garçon sent une force nouvelle l envahir. À sa grande surprise, il terrasse la créature. Sa décision est prise : il rejoindra la Légion coûte que coûte !
Dès lors, le sorcier Argon garde un il sur lui : bien plus qu un simple guerrier, il pourrait être l Élu...


Un jeune berger désireux d'entrer dans l'armée du roi, se présente lors de la conscription en vue de compléter les effectifs pour y être intégré. Mais devant le refus de son intégration part pour la capitale afin de forcer le destin.

Postulat de départ ultra-classique puisque l'on a une quête identitaire d'un jeune garçon qui ne connaît pas vraiment ses origines, qui se découvre brusquement des pouvoirs insoupçonnés. Et que dire de la prophétie annonçant une l’Élu qui doit soulever une l'épée magique et unifier sous sa bannière les royaumes.

L'on se trouve dans une fantasy jeunesse des plus classiques avec un plus du postulat de départ un univers lui aussi classique avec un monde appelé l'Anneau qui est ceinturé par un Canyon, histoire de changer un peu d'un mur. On ressent chez l'auteur une influence de multiples sources avec une épée magique qui renforce la protection par le Canyon. On retrouve chez l'auteur l'influence du Trône de Fer avec ce canyon, celle du mythe arthurien avec une épée magique qui protège le royaume. La toile de fond est également elle aussi très classique, avec deux royaumes voisins au passé conflictuel et qui laisse envisager la possibilité d'une guerre.

Les personnages sont certes intéressant à suivre mais ils s'avèrent manichéen, il y a les gentils très gentils, et les méchants très méchants, sans toutefois l'on puisse qualifier ces méchants d'avoir un intérêt dans une cour traditionnelle faite comme il est en général de machinations et complots.

Rien de surprenant dans cette fantasy avec des Territoires Délaissés où vivent des barbares et des monstres, une intrigue toute simple, des personnages stéréotypés. L'histoire ne surprend pas du tout le lecteur tout se déroule de manière évidente, sans sursauts, sans aucun sentiment ressentie par un lectorat habitué du genre.

L'écriture de l'auteur est fluide, simple, mais adaptée au lectorat visé par cette fantasy. Sans être vraiment de grande qualité la plume de l'auteure reste, avec des descriptions bien dosées, pas trop longues, avec une très bonne dynamique de lecture le point fort de ce roman, si l'on peut vraiment parler de point fort.

Au final, l'on est dans une typique fantasy jeunesse qui n'apporte rien de neuf au genre, mais reste toutefois plaisante à lire, permettant un moment de détente sans prise de tête. On retrouve ici réunit tous les clichés du genre sans que l'auteure apporte une réelle touche personnelle, on a l'impression que l'auteur à pris un synopsis déjà existant et qu'il y ait calqué sa propre histoire.



 

samedi 25 novembre 2017

Désespérance d'Emmanuel Anzeraey


Lecture dans le cadre du challenge :


Dans l'univers du médiéval fantastique qui lui est cher, Emmanuel Anzeraey nous conte les aventures de Kayliegh Lynn, le Faucon Gris de Shaalymar, qui a embrassé la carrière de voleur plus par goût pour l'aventure que par nécessité. Victime d'un piège cruel tendu par son ennemi, il a dû pour le vaincre et assouvir sa vengeance, emprunter de sombres chemins, y perdant même son âme. Toutefois, au-delà des talents dont il fait preuve, c'est grâce à Cylath, Dieu de la Bonne Fortune, qu'il s'en sort indemne lorsqu'il est confronté aux pires dangers. Pourtant, à peine libéré de la chance divine, il meurt, brûlé vif dans le magma d'un volcan, repaire du Gardien protégeant son pacte avec Cylath. Mais pour avoir embrassé une vie emplie de fureur, de sang et de mort, il voit son âme tourmentée rejoindre un lieu funeste baptisé Désespérance, la Cité des Damnés. Il aura alors toute l'éternité pour expier ses fautes dans ce lieu infernal que l'on nomme aussi l'Enfer aux Mille Tourments. A moins de trouver le moyen de s'échapper de cet endroit maudit…


A la fin du tome précédent Kayliegh chutait dans le cratère du volcan, et sa chute se poursuit au début de ce deuxième opus. Plus il chute Kayliegh sent la chaleur monter, les brûlures apparaissent, il perd connaissance,... et se retrouve indemne dans un paysage gris, terne, sombre et voit dans le lointain se profiler les contours d'une ville.

Pas de changement par rapport au tome précédent l'auteur reprend exactement le même synopsis. L’univers une fois de plus ne va que peu se développer car tout le scénario va se dérouler une fois de plus dans une cité. Désespérance est une cité gouvernée par un dieu du chaos, Prince de la Damnation. Une ville où tous les meurtriers, les rebuts de la société sont envoyés après leur mort.

Dans ce monde représentant l'Enfer, Kayliegh va y retrouver les mêmes adversaires qu'au premier tome : le Maître Assassin, le Sorcier,... on ne peut pas dire que l'auteur fasse preuve d'une imagination fertile. En effet, hormis l'ordre des coups d'épées, et une invocation qui change l'auteur n'a fait qu'un copié-collé.

Et ce n'est pas la deuxième partie, toute aussi inintéressante, qui va captiver le lecteur puisque là encore le postulat se veut des plus basiques, à savoir combattre le grand méchant qui multiplie les exactions contre la populace. Pas une thématique nouvelle : dans un enfer on s'attend que les gens souffrent pour expier leurs fautes, c'est encore un fois d'une simplicité navrante. On a droit à quelques monstres tout ce qu'il y a de plus banal, des Templiers Noirs qui vont s'opposer à un Paladin de l'Ordre qui a fauté, et pour terminer l'histoire la sempiternelle opposition du Bien contre le Mal arbitrée par des Dieux Neutres : quelle imagination !!!

Le seul point positif de ce scénario réside une fois de plus dans des combats bien orchestrés visuels, mais parfois un peu répétitifs : on a presque l'impression de se retrouver dans une grande arène. Cette lecture est encore plus décevante que la précédente : le récit est creux, banal, inintéressant au possible et ce n'est pas le style simpliste de l'auteur qui arrange les choses.


jeudi 23 novembre 2017

Stabat Murder de Sylvie Allouche


Lecture dans le cadre d'un partenariat :

 


Un thriller saisissant, impossible à lâcher avant la fin...
Comment Mia, Matthis, Sacha et Valentin, quatre jeunes pianistes, étudiants au Conservatoire national de musique de Paris, ont-ils pu disparaître sans laisser de trace, à un mois d'un concours international ? Ont-ils, sous la pression, décidé ensemble de tout plaquer ? Impossible, d'après les familles interrogées sans relâche par Clara Di Lazio. S'agit-il d'un enlèvement ? La commissaire, réputée coriace, a l'intuition terrible que dans cette enquête, chaque minute compte...

Avant de parler du livre proprement dit, je remercie les éditions Syros et l'équipe Babelio  pour m'avoir proposé cette lecture.

Quatre étudiants, en dernière année de musique au Conservatoire National, se réveillent à tour de rôle dans une pièce froide et sans la moindre lumière. L'auteure nous place immédiatement dans le vif du sujet en nous faisant découvrir en même temps que les jeunes gens l'endroit où ils se trouvent. Une brève entrevue qui se veut choc, mais trop brève à notre goût pour que l’on puisse vraiment percevoir leur détresse car après seulement quelques lignes elle nous décrit le quotidien de chacun les jours précédents.

On est un peu dérouté par cette manière de procéder de l'auteure d'autant plus quelle nous entraîne ensuite dans un trop long flash-back qui nous montre la vie de chacun des personnages de leur entrée trois ans plus tôt au Conservatoire, du travail important qu'ils doivent fournir en vue de la préparation du concours, de leur vie familiale et de leurs petits soucis personnels. Une partie certes pas inintéressante car l'auteure s'est bien documentée sur la thématique de la musique, mais trop longue, parfois répétitive dans sa formulation, ce qui détache totalement le lecteur du sujet principal et il faut attendre une cinquantaine de pages avant que l'on puisse se retrouver dans la partie qui nous intéresse à savoir ce que vivent les jeunes gens et l'enquête. Cette partie n'est pas en adéquation avec la brièveté des premières pages ni avec l'idée que l'on se fait d'un thriller.

Les base de l'enquête se mettent lentement en place car les jeunes sont presque majeurs et qu'ils ne résident pas, en raison de leurs conditions sociales dans le même quartier. Une phase intéressante qui permet de découvrir plus en profondeur leur famille, mais aussi de faire connaissance avec l'enquêtrice principale qui va diriger l'enquête. Eh là, comme par hasard, on tombe, à l'instar de bons nombre d'auteurs, dans le sempiternel cliché puisque la Commissaire s'est trouvée dans le passé dans les mêmes conditions. L'auteure aurait pu s'en tenir là, mais malheureusement ce n'est pas le cas, et ce ne sera pas le seul cliché et les problèmes de chacun prendront à certains moments le pas sur l'enquête.

Un enquête dont le déroulement est bien mené, le travail de routine, les tâches de chacun, le travail de recherche d’informations,.. tous les ingrédients sont présents, rien ne manque. C'est l'un des points clés d'un policier et l'auteure s'en tire très bien. Il y a bien sûr quelques petits loupés mais c'est en corrélation avec les personnages et ça passe très bien.

Le côté thriller par contre n'est pas assez fouillé. Si l'auteure fait bien ressortit certains sentiments comme l'amitié, l'entraide,... certains sentiments que l'on s'attend à voir mis en avant ne sont pas assez exacerbés pour un lecteur habitué du genre. Mais à la décharge de l'auteure c'est un roman pour adolescents et c'est certainement pour cette raison qu'elle n'est pas aller plus loin dans dans ce qui fait habituellement le thriller. Certes les scènes de la cave sont présentes mais pour un lectorat adulte on est plus dans un registre de policier classique.

Si certains personnages ne sont pas assez travaillés psychologiquement et que d'autres se révèlent quelque peu caricaturaux, ils ne sont pas inintéressants à suivre. Le personnage d’Élise se révèle agréable puisqu'il colle plus à celui que l'on se fait d'un jeune adulte, est plus en phase avec la réalité et surtout apporte la touche d'humour nécessaire.

Si l'on est pas pleinement en phase avec le style de l'auteure il possède au moins la qualité de lui être propre et de sortir des habituels schémas.

Malgré quelques petits défauts le roman est agréable à lire, l'on passe on bon moment de détente, et après le début la dynamique de lecture se révèle très bonne. Si pour un lectorat adulte habitués aux thrillers le récit peut paraître un peu plat il est très bien adapté à des lecteurs plus jeunes ce qui en fait est le but.







mardi 21 novembre 2017

OCTOBRE & NOVEMBRE 2017


ACHATS MENSUELS OCTOBRE & NOVEMBRE 2017


FORMAT PAPIER


   

Lectures effectuées

      


Dans la PAL

FORMAT ELECTRONIQUE





               


Dans la PAL


EBOOK GRATUITS Dans la PAL

L'héritage des anciens de Graham Mitchell


Lecture dans le cadre du challenge :



Dans le monde futur, où un cataclysme a fait régresser la civilisation au niveau du Moyen Age, la bataille fait rage pour la possession des cinq anneaux magiques, qui confèrent à celui qui les porte toute la puissance des Anciens. Depuis trois ans, tout le monde croit que le jeune Matthieu Lewin a trouvé la mort, assassiné par Teanna d'Elso, la mystérieuse princesse du Nyngary qui lui a dérobé son anneau d'or. Mais celui-ci a survécu et est devenu marin. Lorsque l'occasion se présente enfin, Matthieu sort de la clandestinité afin de reconquérir le pouvoir qui lui permettra de libérer son peuple réduit en l'esclavage. Malheureusement, l'équilibre des forces s'est profondément modifié en son absence. Les Orlocks, créatures cannibales menées par leur terrible reine, Shakira, ont abandonné leurs cachettes souterraines et se sont alliés à l'Alor Satar. Shakira, qui détient un autre des anneaux d'or, est animée d'un esprit de revanche et d'une obsession féroces annihiler l'humanité. Et elle dispose d'une armée gigantesque pour atteindre son but. Matthieu ne pourra arrêter le tourbillon fatal dans lequel est entraîné le monde qu'en alliant ses forces à celles de son ancienne ennemie, Teanna. Mais n'est-il pas déjà trop tard ?


A la fin du tome précédent alors que Matthieu s'enfuyait après s'être fait dérobé son Anneau par la princesse Teanna et s’engageait comme navigateur sur un navire marchand, que frère Thomas et le roi Gawl étaient jetés en prison tandis que Lara et Colin regagnaient l'Elgaria en compagnie du shérif Quinn.

On retrouve les protagonistes trois ans plus tard, mais si pour nos amis la situation n'a pas beaucoup évoluée, les conditions géopolitiques ne sont plus les mêmes comme le découvre Matthieu à son retour. En effet le roi des Vargothains qui occupent le Nord de l'Elgaria s'est allié à Shakira, la reine des Orlocks, qui eux occupent le Sud du royaume, et qui possède un Anneau. Mais le roi Vargothians ne connaît pas le but ultime de la terrible reine : éradiquer toute humanité de la surface du contient. Matthieu doit rentrer en possession de son Anneau mais la tâche n'est pas aisée surtout qu'un autre Anneau fait surface, les ennemis d'hier pourront-ils faire taire leurs ressentiments et s'allier devant cette terrible menace.

Ce troisième tome s'avère plus épique avec des intrigues secondaires plus nombreuses qui donnent de l'épaisseur à l'histoire, même si certains revirements peuvent paraître trop simples, et des combats très visuels, notamment le maritime en début de roman, qui offrent une très bonne dynamique de lecture.

L'univers continue de se développer avec des révélations su le passé, avant l'ère post-apocalyptique, et notamment sur la présence des Orlocks dont on ne savait que peu de choses et qui nous éclaire également sur les motivations de Shakira à détruire les humains. On en apprend plus également sur l’Église qui répète à nouveau les erreurs du passé pas son obstination et qui permet à l'auteur de nous glisser le message que tout n'est qu'un éternel recommencement. Un côté SF plus présent qui éclaircit certaines zones jusqu'alors un peu nébuleuses des technicités acquises avant la chute des Anciens.

Certes certains rebondissements sont faciles mais ils ont au moins le mérite d'exister pour donner plus de rythme à l'histoire.

Les personnages, à défaut d'être travaillés en profondeur , sont attachants avec leurs réactions de jeunes adultes proches de la vraie vie loin des personnages aux pouvoirs décuplés. Des personnages principaux qui occupent tous la même place, sans que l'un deux soit trop mis en avant par rapport aux autres.

La plume de l'auteur est simple et est bien adapté à ce type de récit s’adressant à tous les âges.

Sans atteindre les sommets du genre Le Cinquième Anneau nous propose une hight-fantasy de bonne qualité avec un univers original.







samedi 18 novembre 2017

Le sanctuaire d'Ombos de Damien Leban


Lecture dans le cadre du challenge :



Berrighton (Maine, USA). Des événements dramatiques se succèdent : disparition d'Emma Rickson, meurtres abominables, incendies inexpliqués. L'enquête va délibérément prendre une tournure ésotérique et cauchemardesque, alors que des membres de la famille de la jeune femme sont assassinés. Désormais, tout l'accuse. Mais de nombreux indices à caractère ritualistique, l'enchaînement de phénomènes paranormaux et l'évasion d'un serial psychopathe font invariablement replonger le shérif Neman dans les affres d'un terrible passé...



Alors que Mary, un soir de Saint-Sylvestre,donne chez elle une soirée entre jeunes, un incendie se déclare. Le shérif Neman arrivé sur place interroge les jeunes gens qui déclarent qu'il leur était impossible d'ouvrir les portes et les fenêtres comme bloquées par une force invisible, ce qui laisse le shérif sceptique malgré d'un médecin qui confirme la véracité des faits.

Le lendemain, les parentes d'une adolescente qui aurait du assister à la soirée,viennent déclarer sa disparition. Ils l'ont vu, après qu'elle soit sortie de sa chambre par la fenêtre, monter dans une berline noire en compagnie d'un homme inconnu. Des faits qui ne sont pas pour le shérif sans lui rappeler la disparition, huit ans plus tôt, la disparition de sa fille dans les mêmes conditions. Un drame qui l'a fait sombrer dans la solitude et l'alcoolisme. Puis les meurtres dans la famille de la jeune se succèdent tous plus horribles les uns que les que les autres.

Dans la première partie du roman on suit l'enquête et les points de vue du shérif alors que toutes les constations accusent Emma. Mais le shérif est persuadé qu'elle n'agit pas de son plein gré mais sous l'emprise d'une secte qu'il soupçonnait déjà il y a huit ans. Tout s'enchaîne rapidement dans une atmosphère à peine soutenable au fur et à mesure des meurtres et les soupçons du shérif vont se confirmer,mais la secte possède toujours une avance sur les enquêteurs.

Dans la deuxième partie l'on suit la jeune Emma, de sa rencontre avec Joshua, le soir de sa disparition et l'emprise que celui-ci va exercer sur elle, lui aussi enlevé alors qu'il n'était qu'un jeune garçon. A travers les visions d'Emma l'on suit également le parcours de Joshua et la manière dont il acquis ses pouvoirs psychiques par l'entremise d'un Professeur particulièrement diabolique qui œuvre pour la secte. Pas à pas on assiste toutes les phase par lesquelles est passé Joshua. Cette deuxième partie est encore plus oppressante et nous incite à réfléchir aux possibilités de la science toujours plus performante et à ce qu'elle pourrait produire aux mains d'individus sans scrupules.

Le mariage ente les deux parties est particulièrement bien réussi le surnaturel s'intégrant fort bien dans une enquête tout ce qu'il y a de plus classique dans son déroulement.

Les personnages sont intéressants à suivre, notamment celui du shérif qui va s'humaniser au fur et à mesure que les chapitres se succèdent. Si la jeune Emma n'attire pas l'empathie dans un premier temps face aux actes effroyables qu'elle commet, les révélations de la deuxième partie ne peuvent que susciter la pitié.

Dans un récit particulièrement sombre et sanglante , l'auteur a su glisser, par le biais d'un petite voix dans son subconscient qui incite le shérif dans ses travers, une pointe de légèreté.

La plume de l'auteur est fluide, directe, bien adaptée à ce thriller plein de rebondissements. Les pages se tournent toutes seules pour le plus grand plaisir du lecteur qui n'a pas le temps de s'ennuyer.

Au final, une histoire particulièrement agréable à suivre où tous les ingrédients s'imbriquent à chaque étape de manière fort cohérente.