mardi 11 décembre 2018

Genèse et conquêtes de Momi M'Buze Noogwani Ataye Mieko


Lecture dans le cadre du challenge : 



Cette trilogie conte l'histoire d'un empire qui sera bouleversé par la volonté de jeunes princes issus de l'aristocratie de ce même royaume voulant impulser des changements à l'intérieur de ce dernier en déposant le souverain impérial régnant avec l'aide de forces extérieurs. Dans cette lutte au pouvoir, une jeune femme se distinguera par son courage mais surtout par une sorte de prédestination divine la conduisant de la maison de son père à la tête de l'empire en passant par des batailles par l'épée mais aussi par l'esprit qu'elle mènera contre les ennemis extérieurs et intérieurs à l'empire, à sa famille et à son propre être. 


Dans « Les chroniques de l'empire N'Tu » l'auteur retrace l'histoire d'un Empire imaginaire du 16ème siècle. Dans le premier tome l'auteur narre l'émergence de l'empire depuis la création du premier homme par le Dieu Léopard jusqu'au soulèvement de jeunes nobles pour prendre le pouvoir.

L'histoire est racontée de manière linéaire dans une tonalité narrative assez lourde. Dans la première partie l'auteur relate les événements et les différentes phases de l'ascension de l'empire faits de conflits entre royaumes, tribus ou clans. L'affrontement permanent et les guerres dominent mais le récit manque de punch car les moments d'action ne sont pas assez décrits et c'est dommage car cela aurait pu donner du rythme au récit. La deuxième partie qui concerne le soulèvement de quatre jeunes nobles est certes intéressante mais là encore le récit manque de punch. En effet, tout au long de l'histoire l'auteur s'est attaché à axer son récit sur ses personnages, leurs filiations, leurs qualités,... au détriment de l'univers qui se révèle assez abstrait. L'auteur parle de plusieurs ethnies mais l'on ne sait rien de leurs us et coutumes, de leurs dialectes, de leurs différences, de leurs échanges,...

Les personnages sont nombreux et leurs noms sont plutôt complexes à retenir et l'on aurait pu craindre de la difficulté à les relier les uns aux autres mais l'auteur nous donne en fin de romans une partie explicative qui permet de mieux les appréhender. Dans ce lexique il apporte également des précisions sur les différents territoires cités.

Le style de l'auteur manque de fluidité et la lecture s'en ressent. A ce petit problème il faut malheureusement ajouter les nombreuse fautes d’orthographes, de fautes de français, de mots manquants au sein de phrases, de confusions de termes qui donnent du non-sens à quelques phrases. L’auteur semble avoir été un peu dépassé par son texte et il aurait été nettement plus confortable pour le lecteur qu'une relecture sérieuse ait été effectuée.


Au final il est certes très intéressant de découvrir une fantasy africaine mais le lecteur à hâte d'arriver au terme du tome car la magie, les combats, les dialogues ne sont pas assez présents... tout ce qui aurait pu donner du rythme et un côté épique au récit. On a plus l'impression d'être dans un côté légendes que fantasy. Il n'y a plus qu'à espérer que ces nombreux points cruciaux aient été corrigés dans le tome suivant. 



mardi 4 décembre 2018

Avant qu'il ne tue de Blake Pierce


Lecture dans le cadre du challenge :



Une femme est retrouvée assassinée dans un champ de maïs du Nebraska, attachée à un poteau, victime d'un tueur cinglé. Il ne faut pas longtemps à la police pour se rendre compte qu'ils ont affaire à un tueur en série et que sa folie meurtrière ne fait que commencer. La détective Mackenzie White, jeune, coriace et plus futée que la plupart de ses collègues machos et vieillissants, est appelée à contrecoeur sur l'affaire. Bien que les autres officiers ne veuillent pas l'admettre, ils ont besoin de son esprit jeune et brillant qui avait déjà permis de résoudre des affaires qui les avaient laissés perplexes. Cependant, même pour Mackenzie, cette enquête se révèle être une énigme impossible à résoudre, quelque chose que ni elle ni ses collègues n'avaient jamais vu auparavant. Le FBI est appelé en renfort et une intense chasse à l'homme s'ensuit. Mackenzie, sous le choc de son propre passé obscur, de ses relations amoureuses ratées et de son attirance indéniable pour le nouvel agent du FBI, se retrouve à lutter contre ses propres démons quand sa poursuite du tueur l'emmène jusqu'aux recoins les plus sombres de son esprit. Alors qu'elle se plonge dans l'esprit du tueur, obsédée par sa psychologie de tordu, elle découvre que le mal existe vraiment. Alors que toute sa vie s'écroule autour d'elle, elle espère juste pouvoir s'en extirper à temps. Alors que les cadavres continuent à apparaître et qu'une course effrénée contre le temps s'ensuit, il n'y a pas d'autre issue que de trouver ce monstre avant qu'il ne tue à nouveau.


Dans le prologue l'on assiste au calvaire d'une femme attachée à un poteau et fouettée à mort par un psychopathe qui croit qu'il est investit par Dieu d'une mission.

Puis l'on découvre le personnage central de l'histoire, une jeune enquêtrice et là comme il est fréquent dans les romans de l'auteure on n'échappe pas aux sempiternels clichés. En effet on la découvre dans un commissariat entourée de machos et de misogynes, et pour parfaire le tout rien ne va dans son couple. L'enquêtrice principale, hormis les rares apparitions du tueur, est le seul personnage à être bien développée, ses collègues masculins n’étant là que pour la mettre en valeur.

Si l'intrigue n'a rien de novatrice, et que le fond du roman, présenté comme un thriller, manque de punch, le scénario est tout de même plutôt bien maîtrisé, tout s'enchaîne de manière logique et malgré quelques impasses l'enquête progresse sans incohérences. Les passages de la vie personnelle de l'enquêtrice sont plutôt bien dosés et ne prennent pas le pas sur l'enquête tout en maintenant l'ambiance délétère qui règne dans le commissariat.

Le style de l'auteure est fluide, direct et correspond bien à ce genre de policier de facture classique. Mais comme dans « Raison de tuer », une autre série de l'autrice on regrette que la traduction ne soit pas à la hauteur mais ici elle influe un peu moins, les non sens et les fautes d'orthographes étant nettement moins nombreux.


Au final un roman policier honnête qui permet de passer un bon moment de détente malgré le petit point noir de la traduction. Mais comme le roman en ebook est gratuit on y attache moins d'importance.


mercredi 28 novembre 2018

Rouge vertical de Pierre Léauté


Lecture dans le cadre du challenge :



La mort vous libère de tout.
Sauf de vos démons intérieurs.
Après une vie de trahisons, d'aventures et de défis, les flammes de l'enfer lui sont interdites.
Condamnée à errer sur Terre, Charlotte Backson va réapprendre son humanité et laisser derrière elle sa dernière incarnation, Milady de Winter.
Du moins, c'est ce qu'elle croit…


Dans cette Uchronie l'on suit le personnage de Charlotte Backson, une immortelle, condamnée à errer sur terre. On la suit donc au fil des siècles et l'auteur en profite pour faire de nombreuses incursions dans notre Histoire.

L'auteur au début du récit rend hommage à Alexandre Dumas car dés les premiers chapitres on assiste à la rencontre de Charlotte Backson avec le Comte de la Fére qui au vu de sa marque d’infamie la condamne à mort à l'instar de Milady de Winter. Mais la ressemblance s’arrête là puisque Charlotte va vivre par la suite une aventure différente et toute personnelle.

Avec deux confréries qui se combattent, la première l'Analekta dirigée par les plus anciens des Immortels, et celle de l'Horloge qui regroupe des dissidents qui ne veulent pas se soumettent aux dogmes établis par les Anciens, l'intrigue se veut très dense et très complexe. Mais si les complots et les trahisons se succèdent le développement du récit se veut inégal dans ses différents parties. En effet l'approche historique qui se déroule sur plusieurs siècles et présente une belle cohérence avec la vie de Charlotte et l'Histoire, il n'en est pas de même pour la partie fantastique qui se révèle quelque confuse et le lecteur en partie à l'instar de l'héroïne se sent quelque peu perdu.

Le style de l'auteur empreint d'une touche poétique retrace de belle manière les différentes époques de l'Histoire et les chapitres s’enchaînent très facilement. Malgré de nombreuses questions sur les différents confréries l'osmose se fait entre les deux parties et le récit possède une bonne dynamique malgré quelques petites longueurs qui émaillent le récit.

Le personnage central est intéressant à suivre mais au vu de ses agissements l'on a beaucoup de mal à s'attacher à elle malgré un coté psychologique très bien développés. Les personnages de second plan sont nombreux et l'on a un peu de mal à comprendre qui est qui.


Au final l'auteur use de beaucoup d'imagination pour traiter la thématique de l'Immortalité, la mythologie développée s’avère fort intéressante, l'héroïne présente un fort caractère qui s'imbrique bien dans le récit... mais une partie de l'histoire manque de précisions et la dernière page refermée le lecteur se pose beaucoup trop de questions pour envisager de lire la suite.


samedi 17 novembre 2018

Mort d'une héroïne rouge de Qiu Xiaolong


Lecture dans le cadre du challenge :





Mai 1990, au bord des eaux boueuses du canal Baili, à moins de trente kilomètres à l'ouest de Shangai. Pour deux vieux copains de lycée, la partie de pêche va donner lieu à une découverte morbide, celle du cadavre d'une très belle jeune femme. La petite fête que donne chez lui l'inspecteur principal Chen Cao va en être troublée. Et le cher policier, poète à ses heures, va marcher sur des charbons ardents lorsqu'il découvrira que la victime, Guan Hongying, est une héroïne rouge, une "travailleuse de la nation", égérie de l'empire communiste. L'affaire est extrêmement sensible, donc, et il s'avérera dangereux de fouiller un peu trop loin...




Deux amis qui ne s'étaient pas vu depuis trente ans partent pêcher à l'ouest de Shangaï où les canaux sont moins pollués. Au cours de leur séance de pêche l'hélice du bateau est coincée par quelque chose. En la dégageant ils découvrent le corps d'une femme nue dans un sac plastique. L'inspecteur Yu seul enquêteur disponible se rend sur place. La victime est une égérie du système communiste, une travailleuse modèle. Vu la sensibilité de l'affaire l'enquête est confiée à la Section des Affaires Spéciales dirigée par l’inspecteur principal Chen.

Derrière une enquête dans son déroulement tout ce qu'il y a de plus classique c'est une Chine de fin de siècle en pleine mutation que nous fait découvrir l'auteur. C'est une Chine qui s'ouvre sur le capitalisme, mais une ouverture qui est en opposition à un Parti Communiste qui veut empêcher tout changement politique. Les enquêteurs dans le processus d'enquête vont être confrontés à cette politique qui veut préserver l'image des anciens cadres politiques et celle de leur progéniture. Pour cette raison l'enquête, bien orchestrée, avance très lentement.

Le lecteur a l'impression d'être lui-même projeté dans un Shanghai des années 90 et de vivre le quotidien de la population. Un quotidien très difficile pour les classes défavorisées ou en bas de l'échelle sociale très codifiée : vivre à plusieurs générations dans une seule pièce et qui ont du mal à survivre face à la montée des prix des marchés libres en pleine expansion.

Les personnages de premier plan, tout comme les personnages secondaires, sont très intéressants à suivre car ils évoluent tout au long du récit.

Le style de l'auteur, bien que trop émaillé de poésie, rend de belle manière le contexte dans lequel doivent évoluer les enquêteurs qui doivent aussi composer avec la présence d'un commissaire politique un tantinet pointilleux, mais aussi avec un coupable dont le père est un dignitaire du parti et qui n'hésite pas à faire appel aux relations de celui-ci pour tenter de faire classer l'affaire.

Une enquête bien menée, une atmosphère très bien rendue avec une description bien dosée de la société chinoise communiste mais un avec toutefois un petit bémol sur l'érudition de certains personnage qui prend un peu trop de place et n'est pas tout à fait en phase avec le reste du récit.



dimanche 11 novembre 2018

Keleana, l'héritière du feu de Sarah J Maas


Lecture dans le cadre du challenge :




Keleana a finalement découvert qui elle était vraiment : une Fae, héritière de pouvoirs qu'elle peine à contrôler.

Loin de l'homme qu'elle aime, l'assassineuse doit partir en mission. Mais Keleana refuse d'être à nouveau la marionnette du roi. Alors qu'elle cherche un moyen de se soustraire à ses griffes, elle est approchée par le très mystérieux Rowan, Fae comme elle, lui aussi chargé d'une mission : amener Keleana auprès de sa reine, la redoutable Maeve, à n'importe quel prix.

Keleana sait que les intentions de Maeve sont troubles. Mais auprès d'elle, elle pourra apprendre à maîtriser ses pouvoirs.


A la fin du tome précédant on avait quitté l'héroïne alors qu'elle embarquait sur un navire en direction du royaume de Wendlyn où, à la demande du roi Ardalan elle devait tuer les membres de la famille royale.

Comme à son habitude l'autrice prend un raccourcit puisqu'on retrouve l'héroïne perchée sur un toit de la capitale dudit royaume. On avait avec ce voyage la possibilité de découvrir un univers étoffé mais une fois de plus il n'en est rien. Certes on découvre tout de même de nouveaux lieux avec un fort avancé, le château de la reine des Faé, et les montagnes avec plusieurs clans de sorcières. Mais ces nouveaux lieux sont à peine esquissés.

Malgré que l'on évite de longues descriptions, le début du roman s'avère lent et malgré des intrigues multiples il ne se passe que peu de choses tout au long du roman : l'action est quasi-inexistante. On est clairement dans un tome intermédiaire qui prépare la suite de la série. Une suite que l'on ne pourra pas suivre, car comme c'est la fâcheuse habitude avec les maisons d'édition la suite ne sera pas traduite.

Le récit alterne entre les différents personnages et l'on suit Keleana qui s'entraîne à développer ses nouvelles capacités en compagnie d'un prince Faé, Aédion son cousin qui prépare avec l'aide du prince Dorian et du capitaine Chaol à un soulèvement en vue de porter atteinte aux manigances du roi Ardalan, et les sorcières qui s'entraîne en vue d'apporter leur aide au roi Ardalan à chevaucher des wyverns. Le récit est donc centré sur les personnages, et l'autrice ne développe que leurs faits et gestes sans que le lecteur sache ce qui se passe ailleurs dans le monde.

Au début du livre on retrouve la même carte qu'au deux volumes précédents et l'on ne peut suivre les déplacements de la protagoniste principale car la carte des endroits qu'elle visite ou évolue ne nous est pas fournie. Cette carte ne sert donc quasiment à rien car l'histoire se déroule dans des lieux bien précis qui ne sont ni situés et ni décrits.

Les personnages sont plus nombreux et l'histoire moins intimiste, ce qui permet de développer un récit moins linéaire que précédemment. Il est à noter qu'au point de vue des personnages il sont plus développés. On en apprends beaucoup plus sur la protagoniste principale et son passé.

On échappe également à l'habituelle romance qui donnait dans les deux récits précédents un côté un peu trop guimauve.

Au final l'autrice progresse dans certains domaines de l'histoire et sa plume est plus agréable à suivre. Et si ce tome réponds en partie aux questions que se posait le lecteur il reste de nombreuses zones d'ombres notamment sur le passé.



jeudi 1 novembre 2018

SEPTEMBRE & OCTOBRE 2018


ACHATS MENSUELS SEPTEMBRE  & OCTOBRE  2018

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mercredi 31 octobre 2018

Stavros de Sophia Mavroudis


Lecture dans le cadre d'un partenariat avec : 





Athènes, à l'aube... Un morceau de La frise du Parthénon a disparu et le cadavre d'un archéologue gît au pied de l'Acropole. Le passé du commissaire Stavros Nikopolidis vient de ressurgir violemment ! En effet, quelques années auparavant, sa femme Elena - alors responsable des fouilles archéologiques - disparaissait mystérieusement au même endroit. Depuis, Stavros n'est plus que l'ombre de lui-même... Mais aujourd'hui les signes sont là. Rodolphe, le probable meurtrier, son ennemi de toujours, est revenu. Stavros, véritable électron libre, impulsif, joueur invétéré de tavli et buveur impénitent, n'a plus que la vengeance en tête ! Flanqué de ses plus fidèles collègues - Dora, ancienne des forces spéciales, Eugène le hacker et Nikos l'Albanais -, soutenu par son amie Matoula, tenancière de bar au passé obscur, et malgré l'étrange inspecteur Livanos, Stavros va enfin faire sortir de l'ombre ceux qui depuis tant d'années pourrissent sa ville ! Mais la vie révèle parfois bien des surprises...




Avant de parler du roman je remercie Babelio et les éditions Jigal de m'avoir gentiment fait parvenir ce roman.
Avec son premier roman l'auteure nous entraîne dans une histoire qui oscille entre roman policier et roman noir. Certes il y a bien une enquête mais ce n'est pas elle qui occupe le devant de la scène, l'auteure ayant fait le choix de privilégier le cadre dans lequel elle se déroule.


L'auteur nous dépeint une Grèce qui a du mal à se remettre de l'endettement. Une Grèce où les administrations et notamment la police doivent faire de leur mieux face aux moyens qu'ils possèdent pour assurer la continuité du service. Une société où seule la population a subit les conséquences de la crise et se remet difficilement de l'humiliation à laquelle elle a été soumise.


Certes la société va un peux mieux mais elle ne fait plus confiance aux hommes politiques pour la plupart corrompus. Mais aussi un pays qui a longtemps été pillé de ses œuvres d'art et qui ne commence qu'à seulement prendre conscience de ses richesses.
L'auteure nous entraîne dans les quartiers glauques de la capitale où se trame les pires affaires. Un terrain privilégié pour les truands qui se sont associés à la mafia Russe pour des trafics en tous genres mais surtout de celui des œuvres d'arts.
Un cadre très noir, très sombre qui est le point fort du roman.


L'auteure s'attarde également sur son personnage central , un ex-flic de premier plan qui a sombré depuis dix ans dans l'alcool, la dépression depuis que son épouse est morte dans une affaire en tout point similaire à celle qui lui est confiée aujourd'hui. Elle nous dépeint, peut être un peu trop longuement, sa vie personnelle et les stades par lesquels il passe. Pour quoi faut-il que les auteurs nous offre toujours des personnages de policiers torturés dans leurs vies personnelles ? Surtout que dans le cas présent l'auteure elle n'épargne pas le lecteur avec certains clichés dans le reste de l'équipe. L'on a également droit à certains longueurs supplémentaires quand le commissaire enseigne à son jeune fils l'art d'un jeu de stratégie et les différentes manières de le pratiquer.


Ces différentes parties du roman laissent peu de place à l'enquête : on connaît dés la lecture de la quatrième de couverture le coupable et l'enquête consiste simplement à le localiser ce qui laisse peu de place au suspense. A décharge il faut tout de même préciser que l’auteure nous livre un dénouement qui nous réserve tout de même une surprise.


Au final un cadre très bien dépeint mais une enquête qui occupe peu de place dans un roman déjà assez court. Certes c'est bien écrit mais ça laisse le lecteur sur sa faim. On est presque plus dans un roman de société que dans un véritable polar.




mardi 23 octobre 2018

Le dit de l'eau de Pamela Freeman


Lecture dans le cadre du challenge :




En usant d'une magie ancestrale, Ronce trouve un moyen de voyager dans le passé ; elle y découvrira que l'histoire de son pays n'est pas aussi manichéenne qu'elle a bien voulu le croire jusqu'ici. Frêne, de son côté, va chercher à comprendre pourquoi son père ne lui a jamais enseigné les chansons secrètes des Voyageurs. Mais, pendant ce temps, les morts se lèvent, de plus en plus nombreux, et détruisent tout sur leur passage, accomplissant la vengeance macabre d'Epervier, le noir enchanteur. Pour l'arrêter, Ronce et Frêne doivent impérativement trouver les réponses à leurs questions - des réponses cachées dans les eaux tumultueuses du fleuve du temps...


On reprend l'histoire exactement là où nous avions quitté les personnages au tome précédent. Tandis que l’Épervier poursuit sa quête de vengeance à l'encontre du peuple d'Acton qui un millénaire plus tôt à contraint son peuple à se lancer sur les routes, Ronce est envoyée par les Dieux pour retrouver les ossements d4acton et mettre fin aux exactions de l’Épervier qui est responsable de la mort de sa sœur.

Ronce est plongée dans le coma et revit l'histoire d'Acton de sa jeunesse jusqu'à l'invasion des terres de son peuple et de la création des onze domaines.
L'univers s'étoffe, mais cette plongée dans le passé n'est pas sans créer de nombreuses longueurs et le rythme de lecture s'en ressent terriblement. De surcroît, l'auteure rajoute un narrateur supplémentaire à l'histoire en la personne de Leof ce qui n'est pas pour améliorer la dynamique du récit.
Si le lecteur a une meilleure vision du cadre du récit et des us et coutumes des deux peuples, cela se fait malheureusement au détriment des personnages qui restent superficiellement développés, et l'intérêt du lecteur pour eux s'en trouve amoindri. L'intrigue au départ simple piétine, le récit est long, lent et s'avère au final pu intéressant.
Il faut de plus ajouter le fait que le troisième volume n'a pas été traduit et sachant cela le lecteur qui ne connaîtra jamais la fin perd tout intérêt pour l'histoire et finit de décrocher totalement


samedi 13 octobre 2018

Le dit du sang de Pamela Freeman


Lecture dans le cadre du challenge :




Voilà mille ans, le peuple d'Acton conquit les Onze Domaines, dont il tua ou chassa les habitants légitimes. Ceux qui ne périrent pas survécurent péniblement sur les routes, livrés à la faim, au froid et à la haine des occupants. On les appela les Voyageurs. Aujourd'hui, les Domaines sont gouvernés d'une main de fer par les seigneurs de guerre d'Acton. Certaines choses échappent cependant à leur contrôle et menacent leur autorité : les esprits, la magie des éléments, des forces qui dépassent l'entendement... et parfois des êtres humains, lointains descendants des Voyageurs. Comme Ronce, cette jeune fille qui doit fuir les siens pour un crime qu'elle n'a pas commis ; comme Frêne, un apprenti garde du corps contraint de tuer pour le compte d'un employeur tyrannique; comme Epervier, le noir enchanteur qui a juré vengeance pour son peuple. Jamais les pierres n'auraient pu prédire qu'un lien puissant unirait un jour leurs trois destins. Un lien de sang venu du fond des âges...

Dans ce premier tome du diptyque «Le langage des pierres» l'auteure choisi tout en posant les bases de son histoire de nous faire découvrir ses trois personnages principaux en alternant chapitre par chapitre chacun des trois «Voyageurs».


Les «Voyageurs» ce sont les descendants des survivants qui suite à la conquête de leur pays il y a plus d'un millénaire, et depuis rejetés par le peuple descendant des hordes conquérantes, se voient contraints, pour la plupart, obligés de partir sur les routes pour gagner leur vies en représentations à l'instar des ménestrels du Moyen-âge.

Mais les trois personnages que l'on découvre se retrouvent eux obligés de prendre la route pour d'autres raisons : soient pour deux des personnages de sauver leur vie menacées, ou pour le troisième par esprit de vengeance envers le peuple conquérant. Des postulats simples certes mais qui nous changent des prophéties ou des quêtes d'artefacts.

Bien qu'il ny ait pas d'elfes, de nains... ou encore moins de monstres, l'auteure nous présente une fantasy classique, plutôt intimiste, où la magie est omniprésente. Soit par le langage des pierres qui prédisent l'avenir comme l'indique le titre de la série, ou par la ranimation des morts pour leur permettre de passer dans l'autre monde, ou par une nécromancie qui permet de faire inter-agir les fantômes ou les corps ensevelis depuis plus d'un millénaire.

Après chaque chapitre où l'on suit les personnages centraux, l'auteure intercale de petits chapitres intitulés «le dit de...» qui nous présente une courte histoire de la vie de chacun des personnages secondaires que l'on croise au fil des pérégrinations des trois personnages de premier plan.

Le roman est riche en détails avec de nombreuses descriptions qui sont savamment distillées tout au long du récit de manière à ne pas donner l'impression de longueurs. En plus de la magie précédemment explicitée les Dieux sont eux aussi omniprésents et accompagnent souvent les personnages dans leur quotidien.

L'écriture de l'auteure tout en étant simple est agréable à lire malgré un côté intimiste peut être un petit peu trop présent ne laissant que peu de place aux moments d'action.

On attend de découvrir le tome suivant qui va voir les personnages principaux se rejoindre mais aussi de découvrir les résolutions des intrigues esquissées dans ce premier tome. 




lundi 8 octobre 2018

Une heure de ténèbres de Michèle Rowe


Lecture dans le cadre du challenge :




Nuit noire sur le Cap. Le monde entier se mobilise contre le réchauffement climatique en éteignant les lumières pendant une heure. à la faveur de l’obscurité, une vague de violence déferle aux abords de la ville. Une mère et son bébé sont portés disparus. Prise d’otages ? Règlement de comptes ? Banale délinquance ? Chargée de l’enquête, Persy Jonas, inspectrice native des townships, fait alliance avec Marge Labuschagne, psychologue et ex-profileuse issue des quartiers blancs sécurisés, dont tout, pourtant, la sépare. Ensemble, elles vont devoir élucider une affaire aux ramifications beaucoup plus complexes qu’il n’y paraît. Terres confisquées par les Afrikaaners, promoteurs véreux, gangs criminels et politiciens corrompus : après Les Enfants du Cap, couronné par le prestigieux Debut Dagger Award, Michéle Rowe poursuit sa plongée saisissante au cœur d’un pays rongé par des années d’apartheid. Face à la violence, au sexisme, et à une discrimination toujours active, l’inspectrice Persy Jonas se hisse au rang des grandes héroïnes du polar.





Pour lutter contre le réchauffement climatique la ville du Cap a proposé à ses habitants d'éteindre, une fois par mois, toutes les lumières de la ville. C'est pendant cette heure d'obscurité presque totale que deux individus cagoulés pénètrent dans une villa et enlèvent une femme et son bébé.

L'enquête est confiée à l'inspecteur Tucker assisté de l'inspectrice Perséphone Jonas, une métisse que l'on a déjà rencontré dans le premier roman de l'auteure.

Persy est également contacté par la psychologue Marge Labuschagne qui l'avait assisté dans son enquête précédente car dans le même laps de temps une jeune fille d'une villa voisine des Petroussis à également disparue. Affaire que va dirigée l'enquêtrice.


A l'instar du précédent roman, la trame policière reste classique et évoque encore un développement immobilier qui ne tient pas compte de la préservation de l'environnement, l'auteure s'attache à nous faire découvrir plus en profondeur les clivages sociaux qui perdurent malgré la fin de l'apartheid et le désir des dirigeants et des institutions qui s'attachent à niveler ces inégalités en fixant des quotas sur les places réservées aux gens issus des quartiers pauvres. Sur ce dernier point elle insiste tout particulièrement en faisant ressortir le racisme des blancs de second plan qui ont l'impression d'être lésés.

Les personnages sont intéressants à suivre ayant chacun leur propre histoire, leurs propres soucis... On pourrait toutefois regretter qu'à certains moments leurs traits de caractères, au moins pour certains d'eux, soient poussés à la limite. On est parfois proche de la caricature et l'on n'échappe pas à certains clichés sur la police même si c'est moins prononcé que dans certains des romans du genre. Le personnage central a été réaffectée et l'on a malheureusement une relation avec son collègue qui est également le mari de la capitaine.

Le point fort de ce roman c'est la tension qui s'en dégage : on est souvent à la limite de la rupture entre racisme latent, politiciens véreux, trafics en tous genres et quartiers répartis en fonction des richesses ou tout simplement en fonction de la couleur de la peau.


Même si l'on peut reprocher quelques défauts l'auteure parvient d'assez belle manière à nous immerger dans son pays et à nous faire adhérer à sa thématique de prédilection, à savoir l'écologie.