samedi 13 octobre 2018

Le dit du sang de Pamela Freeman


Lecture dans le cadre du challenge :




Voilà mille ans, le peuple d'Acton conquit les Onze Domaines, dont il tua ou chassa les habitants légitimes. Ceux qui ne périrent pas survécurent péniblement sur les routes, livrés à la faim, au froid et à la haine des occupants. On les appela les Voyageurs. Aujourd'hui, les Domaines sont gouvernés d'une main de fer par les seigneurs de guerre d'Acton. Certaines choses échappent cependant à leur contrôle et menacent leur autorité : les esprits, la magie des éléments, des forces qui dépassent l'entendement... et parfois des êtres humains, lointains descendants des Voyageurs. Comme Ronce, cette jeune fille qui doit fuir les siens pour un crime qu'elle n'a pas commis ; comme Frêne, un apprenti garde du corps contraint de tuer pour le compte d'un employeur tyrannique; comme Epervier, le noir enchanteur qui a juré vengeance pour son peuple. Jamais les pierres n'auraient pu prédire qu'un lien puissant unirait un jour leurs trois destins. Un lien de sang venu du fond des âges...

Dans ce premier tome du diptyque «Le langage des pierres» l'auteure choisi tout en posant les bases de son histoire de nous faire découvrir ses trois personnages principaux en alternant chapitre par chapitre chacun des trois «Voyageurs».


Les «Voyageurs» ce sont les descendants des survivants qui suite à la conquête de leur pays il y a plus d'un millénaire, et depuis rejetés par le peuple descendant des hordes conquérantes, se voient contraints, pour la plupart, obligés de partir sur les routes pour gagner leur vies en représentations à l'instar des ménestrels du Moyen-âge.

Mais les trois personnages que l'on découvre se retrouvent eux obligés de prendre la route pour d'autres raisons : soient pour deux des personnages de sauver leur vie menacées, ou pour le troisième par esprit de vengeance envers le peuple conquérant. Des postulats simples certes mais qui nous changent des prophéties ou des quêtes d'artefacts.

Bien qu'il ny ait pas d'elfes, de nains... ou encore moins de monstres, l'auteure nous présente une fantasy classique, plutôt intimiste, où la magie est omniprésente. Soit par le langage des pierres qui prédisent l'avenir comme l'indique le titre de la série, ou par la ranimation des morts pour leur permettre de passer dans l'autre monde, ou par une nécromancie qui permet de faire inter-agir les fantômes ou les corps ensevelis depuis plus d'un millénaire.

Après chaque chapitre où l'on suit les personnages centraux, l'auteure intercale de petits chapitres intitulés «le dit de...» qui nous présente une courte histoire de la vie de chacun des personnages secondaires que l'on croise au fil des pérégrinations des trois personnages de premier plan.

Le roman est riche en détails avec de nombreuses descriptions qui sont savamment distillées tout au long du récit de manière à ne pas donner l'impression de longueurs. En plus de la magie précédemment explicitée les Dieux sont eux aussi omniprésents et accompagnent souvent les personnages dans leur quotidien.

L'écriture de l'auteure tout en étant simple est agréable à lire malgré un côté intimiste peut être un petit peu trop présent ne laissant que peu de place aux moments d'action.

On attend de découvrir le tome suivant qui va voir les personnages principaux se rejoindre mais aussi de découvrir les résolutions des intrigues esquissées dans ce premier tome. 




lundi 8 octobre 2018

Une heure de ténèbres de Michèle Rowe


Lecture dans le cadre du challenge :




Nuit noire sur le Cap. Le monde entier se mobilise contre le réchauffement climatique en éteignant les lumières pendant une heure. à la faveur de l’obscurité, une vague de violence déferle aux abords de la ville. Une mère et son bébé sont portés disparus. Prise d’otages ? Règlement de comptes ? Banale délinquance ? Chargée de l’enquête, Persy Jonas, inspectrice native des townships, fait alliance avec Marge Labuschagne, psychologue et ex-profileuse issue des quartiers blancs sécurisés, dont tout, pourtant, la sépare. Ensemble, elles vont devoir élucider une affaire aux ramifications beaucoup plus complexes qu’il n’y paraît. Terres confisquées par les Afrikaaners, promoteurs véreux, gangs criminels et politiciens corrompus : après Les Enfants du Cap, couronné par le prestigieux Debut Dagger Award, Michéle Rowe poursuit sa plongée saisissante au cœur d’un pays rongé par des années d’apartheid. Face à la violence, au sexisme, et à une discrimination toujours active, l’inspectrice Persy Jonas se hisse au rang des grandes héroïnes du polar.





Pour lutter contre le réchauffement climatique la ville du Cap a proposé à ses habitants d'éteindre, une fois par mois, toutes les lumières de la ville. C'est pendant cette heure d'obscurité presque totale que deux individus cagoulés pénètrent dans une villa et enlèvent une femme et son bébé.

L'enquête est confiée à l'inspecteur Tucker assisté de l'inspectrice Perséphone Jonas, une métisse que l'on a déjà rencontré dans le premier roman de l'auteure.

Persy est également contacté par la psychologue Marge Labuschagne qui l'avait assisté dans son enquête précédente car dans le même laps de temps une jeune fille d'une villa voisine des Petroussis à également disparue. Affaire que va dirigée l'enquêtrice.


A l'instar du précédent roman, la trame policière reste classique et évoque encore un développement immobilier qui ne tient pas compte de la préservation de l'environnement, l'auteure s'attache à nous faire découvrir plus en profondeur les clivages sociaux qui perdurent malgré la fin de l'apartheid et le désir des dirigeants et des institutions qui s'attachent à niveler ces inégalités en fixant des quotas sur les places réservées aux gens issus des quartiers pauvres. Sur ce dernier point elle insiste tout particulièrement en faisant ressortir le racisme des blancs de second plan qui ont l'impression d'être lésés.

Les personnages sont intéressants à suivre ayant chacun leur propre histoire, leurs propres soucis... On pourrait toutefois regretter qu'à certains moments leurs traits de caractères, au moins pour certains d'eux, soient poussés à la limite. On est parfois proche de la caricature et l'on n'échappe pas à certains clichés sur la police même si c'est moins prononcé que dans certains des romans du genre. Le personnage central a été réaffectée et l'on a malheureusement une relation avec son collègue qui est également le mari de la capitaine.

Le point fort de ce roman c'est la tension qui s'en dégage : on est souvent à la limite de la rupture entre racisme latent, politiciens véreux, trafics en tous genres et quartiers répartis en fonction des richesses ou tout simplement en fonction de la couleur de la peau.


Même si l'on peut reprocher quelques défauts l'auteure parvient d'assez belle manière à nous immerger dans son pays et à nous faire adhérer à sa thématique de prédilection, à savoir l'écologie.



lundi 1 octobre 2018

La voix du sang de Steve Robinson


Lecture dans le cadre du challenge :



Il y a deux cents ans, une famille loyaliste fuyait en Angleterre pour échapper à la guerre d'Indépendance américaine, avant de disparaître, semble-t-il corps et biens.
Généalogiste américain chevronné, Jefferson Tayte est engagé par les descendants pour découvrir ce qu’il est advenu de leurs ancêtres. Mais en se lançant, à travers la Cournouailles, sur les traces de la lignée Fairborne, Tayte est loin d’imaginer la terrible vérité que ses recherches vont révéler : le destin tragique d’une jeune fille, un coffret énigmatique recelant un sombre secret, et une longue série de crimes perpétrés par-delà l'Atlantique et le temps.
Tayte n’est cependant pas le seul à enquêter : quelqu’un d'autre cherche les mêmes réponses et ne reculera devant rien pour les trouver. Quand on exhume l'histoire d'une famille, on réveille fatalement les liens du sang...

A la demande d'un riche client américain, enquête sur les ancêtres de l'épouse de son client. James Fairborne et sa famille ont quitté l'Amérique pour l'Angleterre à la fin de la guerre d'Indépendance. Sur l'insistance de son riche client, Tayte est contraint de se rendre en Angleterre malgré sa peur viscérale de l'avion. Arrivé sur place, il découvre que sauf sur le père il n'y a aucune trace du reste de la famille ni sur le bateau où ils avaient embarqué. Il pousse plus avant ses investigations, mais un mystérieux tueur est également sur la piste.

Après un court prologue qui se déroule en 1803 et dans lequel on ascite en direct au meurtre d'un homme, l'auteur nous présente son personnage principal et pose les bases de son histoire ainsi que celles de la généalogie. Le début du roman est un peu lent et il faut attendre quelques chapitres avant d'entrer pleinement dans le vif du sujet.

En parallèle du généalogiste qui avance pas à pas, l'auteur nous fait suivre le périple de la famille depuis leur départ de l'Amérique mais sans nous exposer ce qui est réellement arrivé. On voit le père avec sa nouvelle famille mais ce n'est que dans les ultimes chapitres que l'on découvre le fin mot de l'histoire. Plus on avance dans la lecture plus le récit gagne en intensité et le suspense monte crescendo. Plus Tayte avance dans son enquête plus le meurtrier se fait pressant ce qui donne une excellente ambiance et une très bonne dynamique de lecture.

Le personnage de Tayte et ses méthodes de travail sont intéressantes à suivre. Mais sur le protagoniste principal on notera un petit bémol. On a un personnage qui n'a pas au contraire de sa réussite professionnelle pleinement réussi sa vie privée. Comme il est de plus en plus fréquent dans les thrillers, on n'échappe pas à l'ébauche d'une idylle.

La conduite du scénario est maîtrisé de bout en bout et l'alternance entre le passé et le présent est bien dosée. Certes le lecteur a un peu d'avance sur le généalogiste mais à chaque fois l'auteur nous fait découvrir le passé sans trop en révéler à la fois : ce qui permet un bon équilibre.

Tous les critères sont réunis pour donner une excellente lecture.



dimanche 23 septembre 2018

La naissance de l'épée de Margaret Weiss & Tracy Hickman


Lecture dans le cadre du challenge :




Des magiciens persécutés se sont enfuis sur un autre monde où les simples êtres humains sont appelés les Morts - ceux qui ne sont pas éveillés -, à bien distinguer des morts - ceux qui se sont endormis pour toujours. Cependant une prophétie proclame "Il naîtra dans la Maison Royale un enfant qui sera mort et qui pourtant vivra, qui re-mourra et renaîtra. Et quand il reviendra, il tiendra dans la main la destruction du monde." L'évêque Vanya va tester le fils nouveau-né de l'empereur ; n'ayant aucun don, il est déclaré Mort et emmené par le catalyste Saryon à l'épreuve qui fera de lui un mort. Peu après arrivent dans un village une jeune femme, Anja, et son bébé Joram. Ils y vivent pauvrement, Anja enseignant à Joram des tours de prestidigitation qui lui permettent de dissimuler qu'il est mort. Mais quand Joram atteint sa dix-septième année, le chef du village le somme de prouver qu'il a le don. Il s'enfuit jusqu'à un village de sorciers qui pratiquent l'art interdit de la technologie... C'est là que Joram devenu adulte sera reconnu pour ce qu'il est réellement et forgera lui même son épée




Avec pour postulat de départ une prophétie qui annonce que la destinée du monde sera menacée par la naissance dans la maison de l'empereur d'un fils Mort mais vivant, cette tétralogie s'annonce, somme toute, assez classique.

Dans ce premier volume d'introduction, l'on suit principalement les destins croisés de deux personnages. Joram au début du récit est un bébé né Mort : dépourvu de tout don pour la magie. Un enfant que sa mère, une magicienne noble, a su préserver de l'élimination en lui enseignant la prestidigitation qui permet de faire illusion. Mais à l'âge de seize ans tout bascule lorsque le surveillant du petit village où ils vivent s'aperçoit de sa véritable nature. Saryon est un Catalyste, un diacre magicien qui a le pouvoir de donner la Vie à d'autres mages pour qu'il aient plus de puissance. Ayant plus jeune fauté en voulant lire les livres interdits il est sous la coupe de l’évêque Vanya qui l’envoi pour ramener Joram à la capitale.

L'univers est assez intéressant, avec un monde créé par les magiciens en fuit de leur monde d'origine où ils étaient pourchassés. Un monde où le don de magie est obligatoire pour pouvoir vivre. Un monde rétrograde de type médiéviste où toute forme de Technologie est bannie, et où tout est façonnée par la magie. En parallèle l'on découvre dans la deuxième partie du livre le Nulle Part, un monde plus habituel en fantasy où l'on rencontre des créatures fantastiques, plus évoquées que dépeintes, mais aussi les parias de la société qui on parvenu à échapper à une sorte d'Inquisition, et bien entendu les Sorciers : ceux qui détiennent le pouvoir des Arts Noirs c'est à dire une certaine forme de technologie.

Si l'univers est dans l'ensemble plutôt bien travaillé il existe une certaine ambiguïté car dans ce tome purement introductif on ne sait pas toujours qui est avec qui ni même clairement qui sont les camps en présence. Il existe de nombreux mystères à éclaircir et il faudra au lecteur patienter pour que tout se mette bien en place dans son esprit. Si les descriptions des différents types de magie sont bien traités et que les bases de l'univers sont bien posées l'on ne sait rien du royaume adjacent ni quelles sont les interactions avec le monde décrit ni avec le Nulle Part qui lui est peu décrit aussi. On en sait également peu sur les guerres passées, les technologies très avancées utilisées qui ont amener ce monde rétrograde.

Les personnages sont dans l'ensemble bien dépeints, leur psychologie est mise en place même si sur ce point on eusse préférer que pour certains elle soit un peut plus travaillée. On s'attache facilement à Saryon qui apparaît faible et désorienté par ce qu'il luit arrive mais on a un peu plus de mal avec celui de Joram qui au commencement est très froid, même glacial et qui ne commence à s'humaniser qu'à la toute fin du présent tome. Les méchants sont parfois un peu caricaturés mais on fini par les détester ce qui est l'essentiel. On a un même droit à un personnage qu'il est difficile à catégoriser et qui apporte la petite touche d'humour mais qui se révèle pour le lecteur assez énervant.

Au final on a une fantasy qui date un peu puisque écrite vers la fin des années quatre-vingt mais assez plaisante à lire malgré un manque cruel d'action.








mardi 18 septembre 2018

Habillé pour tuer de Jonathan Kellerman



Une jeune femme tombe en panne sur une route déserte et disparaît dans la nuit. Une enseignante à la retraite est poignardée en plein jour sur le pas de sa porte. Mobile apparent: aucun. Indice: une petite tache de sang sur un fauteuil en cuir crème. C'est peu. Pour Alex Delaware et Milo Sturgis, le tandem d'enquêteurs le plus détonnant de la côte Ouest, l'enquête ressemble à un puzzle mal dessiné. Orné d'un leitmotiv: une silhouette au sexe indéfini, mutante et insaisissable. Des quartiers huppés aux bas-fonds des banlieues, ils sillonnent Los Angeles dans l'ombre d'un meurtrier qui laisse derrière lui la mort et des témoins hébétés...



Un propriétaire des quartiers chics de L.A. Retrouve sa voiture volée avec une tache de sang sur un siège, une jeune femme qui disparaît et une vieille dame assassinée sur le pas de sa porte par un homme déguisé qui conduit une voiture de luxe... Quels sont les rapports entre ses trois faits apparemment sans liens entre eux, c'est ce que vont devoir découvrir un inspecteur gay de la criminelle et un psychologue.

Il n'est pas évident de débuter une série par un énième volume car l'on peut craindre des références non explicitées du passé de deux enquêteurs. Heureusement ici ce n'est pas le cas, le roman est exclusivement centré sur l'enquête en cours sans retour sur le passé des deux hommes.

Quoique plutôt banale, l'enquête est assez bien conduite, avec des interrogatoires bien menés, la recherche de similitude de meurtres antérieurs,... mais l'on pourra regretter que le dénouement arrive sans réelle déduction. Pas de longues descriptions et de nombreux personnages ce qui permet de maintenir un certain suspense. Mais plus de psychologie aurait pu améliorer l'addiction au roman : avec comme enquêteur un psychologue on s'attendait à quelque chose de plus travaillé.

Le duo d’enquêteurs malgré des dialogues qui font ressortir une longue complicité ne parvient pas à susciter la pleine adhésion du lecteur.

Le style de l'auteur est simple, direct, ce qui permet une très bonne dynamique de lecture.

Au final, malgré quelques défauts on est plongé dans un policier sympathique à lire mais qui ne se démarque pas du lot de nombreux romans du genre. On est dans ce qu'il y a de plus simple : à lire si l'on veut une lecture sans prise de tête.



samedi 15 septembre 2018

Le masque du fou de Molly Katz


Lecture dans le cadre du challenge :





Mais qui pourrait croire Caron, sa femme, lorsque celle-ci se présente au commissariat afin de porter plainte contre le bel Harry, qui a bien failli faire passer son propre fils de vie à trépas ? Manipulateur d'autant plus dangereux qu'il opère en toute impunité, protégé par son statut de star qui lui permet de bénéficier d'une véritable immunité cathodique, Harry Kravitz a tôt fait d'utiliser son formidable pouvoir médiatique pour organiser contre son accusatrice une redoutable machination. Il faudra toute la ténacité et le cran de Caron pour réussir à faire sortir de leur mutisme effaré les nombreuses victimes du passé de ce monstre aux multiples facettes.



Dans le prologue l'on fait connaissance avec les protagonistes principaux lors de la première rencontre entre Harry Kravitz, une vedette du petit écran et le docteur Caron Alvarez. Harry a emmené Josh son fils de onze ans car ce dernier a le nez cassé.

Deux ans plus tard alors qu'ils sont mariés, Caron découvre que c'est Harry qui a cassé le nez de son fils dans un accès de colère. Lorsqu'elle lui demande des explications, il rentre dans une rage folle, la tabasse et la viole. Elle parvient à fuir avec son beau-fils, elle porte plainte mais personne ne veut la croire car tout le monde est en admiration devant la star du petit écran.

Dans ce thriller rythmé le récit alterne entre Harry qui multiplie les apparitions à la télévision pour attirer encore plus la sympathie des gens, retrouver les fugitifs en faisant croire que Caron atteinte d'une maladie est devenue folle, Caron qui enquête, avec l'aide d'un journaliste, sur le passé de son mari, et les tueurs lancés à leurs trousses.

Plus Caron retrouve les victimes du passé et plonge dans l'horreur, plus Harry plonge de plus en plus dans une colère hystérique.

Si les thématiques de la violence faite aux femmes et la pédophilie ne sont guère originales, le récit est développé de manière assez intéressante mettant en parallèle les mauvaises actions du mari, les victimes résignées depuis longtemps et qui n'ose parler au vu de la popularité du coupable. Il est intéressant de suivre tous les moyens mis en œuvre et l’acharnement qu'il met en exergue la seule chose qui compte pour lui préserver sa carrière publique.

Le Masque du Fou est un thriller sans prétentions mais plutôt efficace de par les différents aspects humains abordés, l'emballement du public et le rôle des médias dans la société. L'auteure a su de belle manière faire ressortir les émotions. Le suspense et les rebondissements sont bien présents. Sans être au sommet du genres, les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment de lecture.



jeudi 13 septembre 2018

Juillet & Août 2018


ACHATS MENSUELS JUILLET & AOÛT 2018


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lundi 10 septembre 2018

Tyrion et Teclis de William King


Lecture dans le cadre du challenge :




Les jumeaux Tyrion et Teclis, descendants du légendaire Aenarion, sont encore jeunes lorsqu'ils se retrouvent forcés de quitter la Chrace sauvage pour être initiés aux arts de la guerre et aux secrets de la magie. Ils devront apprendre les subtilités de la vie à la cour du roi Phénix, affronter des démons, échapper aux assassins, déjouer les complots des traîtres, rechercher l'épée mythique du grand Caledor, défendre Ulthuan contre les elfes noirs de Naggaroth, protéger la reine éternelle des forêts d'Averlorn,.. Mais surtout, survivre suffisamment longtemps pour accomplir leur destinée et devenir les plus grands héros de tous les temps.


Après un long prologue décrivant l'ultime combat d'Aenarion contre le chaos nous découvrons quelques uns de ses descendants. En effet, car contrairement à ce que croyait Aenaerion les enfants qu'il eut avec la Reine Éternelle ont survécus cachés pour échapper à la Reine Morathi et à son fils Malékith le Roi-Sorcier de Naggaroth.

On découvre les deux futurs adolescents quand leur tante vient les chercher pour les présenter au Roi Phénix et découvrir s'ils n'ont pas en eux les traces chaotiques qu'ils auraient génétiquement hériter de leur lointain aïeul.

Le début dur roman commence sur une tonalité plutôt calme et bien loin de ce que l'on pouvait attendre de l'atmosphère habituelle de Warhammer. L'on suit leur formation et ce n'est que tout à la fin de la première partie que l'on pénètre dans l'atmosphère attendue. L'auteur prend le temps de poser son intrigue, de la faire évoluer à un rythme lent ce qui permet de bien installer les protagonistes, qu'ils soient de premier plan ou secondaires.

Le postulat de départ s'avère assez simple : l'on a un démon emprisonné depuis des millénaires dans un vortex qui veut se venger des descendants du premier Roi-Phénix qui l'an emprisonné avec l'aide d'un puissant magicien, Caledor.

Dans cette première partie qui correspond au premier tome on n'apprend que peu de choses sur des événements passés du monde de Warhammer, l'histoire se concentrant essentiellement sur les personnages.

Les deux personnages principaux, Tyrion et Teclis ne sont pas sans rappeler des autres jumeaux tout aussi célèbres du genre et eux aussi issus de l'univers d'un autre Jeu de Rôle, Dungeons and Dragons. En effet, l'on a d'un côté un jeune et puissant guerrier, et de l'autre un jeune elfe souffreteux affligé d'une grave maladie qui le rend presque impuissant.

La deuxième partie qui commence une centaine d'années plus tard nous offre un scénario bien loin de celui de la première partie. L'on est de suite plongé dans l'atmosphère très sombre du JDR. Les deux jumeaux sont en pleine jungle à la recherche d'une cité perdue Slann à la recherche de la première épée magique d'Aenarion avant qu'il ne s’empare de celle maudite de Khaine. Si au début les deux frères doivent affronter les multiples dangers de la jungle, ce n'est rien par rapport à ce qui les attend par la suite où c'est aux prises avec les Elfes Noirs de Malekith.

Ici encore le postulat de départ s'avère classique avec un grand méchant qui veut s'emparer d'Ulthuan, le territoire des Hauts Elfes. Mais c'est la conduite du scénario qui se déroule à l'opposé de la première sur un rythme soutenu où le lecteur n'a pas le temps de s'ennuyer.

L'auteur dans cette deuxième partie se libère en partie de l'univers de Warhammer et le rend plus cohérent avec le récit qui se déroule mais sans omettre de respecter l'ambiance du JDR. Cette manière de procéder pourrait être l'introduction à une nouvelle ère.

Dans la troisième perte l'on voi Caledor, mort depuis des millénaires, jouer aux échecs avec la Mort le destin des deux jumeaux, de la nouvelle Reine Éternelle. Des destins qui sont étroitement liés a celui du Roi-Sorcier et d'un démon majeur qu'il a lié. Un démon majeur que les deux frères avaient réussi à repousser dans la première partie.

On a ici comme dans la seconde partie de nombreux dialogues qui donnent beaucoup de rythme à l'histoire.

Dans cette trilogie les combats s'avèrent plutôt visuels, même si à certains moments l'on aurait souhaité qu'ils se prolongent un peu plus . En effet l'on peut reprocher que nos deux héros soient trop puissants et que cela manque un peu de réalisme, mais c'est souvent le cas pour les romans sous licence.

Le style de l'auteur est agréable à lire, et se présente hormis peut être à certains passages de la première partie, fluide et épuré mais sans toutefois être trop simple.

Si cette intégrale est plaisant à lire, on aurait aimé en apprendre plus sur les Hauts Elfes et leurs sombres cousins.

Sans atteindre les sommets de la fantasy, l'auteur nous gratifie d'un roman agréable qui aurait gagné en qualité si le final avait été un peu plus développé.





vendredi 31 août 2018

Le palais adamantin de Stephen Deas


Lecture dans le cadre du challenge :




Le Palais Adamantin se dresse au cœur d’un empire né sur les cendres d’un monde autrefois dominé par les dragons. La race des hommes faillit bien disparaître sous les crocs de ces êtres tyranniques, mais ils découvrirent un jour un procédé alchimique grâce auquel ils soumirent leurs prédateurs. 
Les terribles créatures de jadis servent aujourd’hui de montures aux chevaliers impériaux et de monnaie d’échange dans le jeu de pouvoir auquel se livrent les grandes maisons aristocratiques. L’empire a prospéré, attirant bien des convoitises, comme celle de cet homme qui rêve de le diriger. Un homme prêt à empoisonner l’empereur comme il a empoisonné son propre père. Un homme prêt à assassiner sa maîtresse et à coucher avec la fille de cette dernière. 
Mais, bien qu’il l’ignore encore, des flammes vont lui barrer la route du pouvoir. Un dragon s’est échappé. Or, un dragon insoumis retrouve ses pleines capacités intellectuelles, toute sa fureur… À lui seul, il pourrait déjà bien causer la perte de l’empire. 
Et il n’est pas seul…



Dans une société médiéviste où règne des rois-dragons cette histoire de fait se révèle tout ce qu'il y a de plus classique dans le genre. Les royaumes sont petits, les dirigeants nombreux et leur puissance est basée sur le nombre de dragons dont ils disposent.

Après avoir assisté, dans le prologue, à l'assassinat d'une des reines par le prince Jehal qui vise sous de sombres desseins à assurer une place primordiale dans la hiérarchie et devenir dans le futur plus éloigné l'un des Orateurs.

La reine Shezira qui espère devenir la prochaine Oratrice avance savamment ses pions et cherche à s'assurer des alliances marie l'une de ses filles au prince Jehal. Les dragons étant le meilleur moyen de s'assurer des alliances elle lui destine un dragon blanc immaculé. Mais suite à une attaque inconnue sur le convoi la dragonne parvient à s'échapper et à prendre sa liberté en retrouvant tous ses moyens psychiques.

Le récit alterne entre les intrigues de cour et les faits de la dragonne qui n'étant plus sous emprise veut se venger de l'asservissement de sa race. Une histoire très simple au demeurant, peut être un peu trop simple ! Une histoire proche de celles de Robin Hobb dans le registre.

Dans ce roman l'histoire prend largement le pas sur les bases : l'univers n'est pas assez développé, le côté médiéviste reste tout ce qu'il y a de plus sommaire, quand aux personnages s'ils se révèlent complexes dans leurs manigances le côté psychologique du quotidien manque quelque peu de relief.

L'écriture dans l'ensemble est plutôt sympathique mais les fins de chapitres sont trop accrocheuses. On a l'impression que l'auteur force mécaniquement le lecteur à poursuivre sa lecture et à la longue cette manière de procéder fini par devenir agaçante. L'auteur fait régulièrement des intermèdes sur la manière d'élever des dragons : c'est certes intéressant mais ça casse le rythme de l'intrigue et heureusement que celle-ci est très simple pour ne pas dire simpliste.

On est clairement dans un tome introductif basé uniquement sur les querelles intestines et sur les règlements de compte personnels. L'histoire manque un peu de profondeur : on ne sait rien des royaumes, de leurs interactions, de la vie de la population,... et ne devrait plaire qu'aux lecteurs passionnés par les dragons. Une fantasy simple, trop classique plutôt destinée aux adolescents et aux novices du genre.






vendredi 24 août 2018

Challenge de la licorne session 5




LES RÈGLES


Niveau Elfes psychopathes (3 livres de chaque catégorie = 6 au total)
Niveau Dragons sanguinaires  (+3 livres de chaque catégorie = 12 au total)
Niveau Trolls tueurs fous (+3 livres de chaque catégorie = 18 au total)
pour arriver au BALLROG IMMORTEL qui compte aussi comme un niveau supplémentaire cette année. (+3 livres de chaque catégorie = 24 au total)


LES NOUVEAUTES - BIEN LIRE

Vous avez l’année entière pour lire des livres sur ces 2 thèmes, chaque livre lu rapporte 1 Point, 

ci après, une liste d'options qui donnent des points supplémentaires et sont facultatives.

POUR LE T/P et par NIVEAU si vous lisez 3 livres soit :
-1 policier/ Thriller dont la nationalité de l’auteur est européenne
-1 policier/ Thriller dont la nationalité de l’auteur est Américaine
-1 policier/ Thriller dont la nationalité de l’auteur est Asie ou Afrique ou Oceanie, 
vous aurez 10 points supplémentaires, en plus du point pour chaque lecture

POUR LA SFFF  et par NIVEAU si vous lisez 3 livres soit :
-1 SFFF dont la nationalité de l’auteur est européenne
-1 SFFF dont la nationalité de l’auteur est Américaine
-1 SFFF dont la nationalité de l’auteur est Asie ou Afrique ou Oceanie, 
vous aurez 10 points supplémentaires.

pour rajouter encore des points ...

Il y aura 1 PT supplémentaire pour les auteurs français T/P ou SFFF
Je conserve la possibilité de faire des lectures communes avec des copinautes étant dans le même niveau ou non,
il y aura 5 PT supplémentaire sur la lecture en question pour chaque participant.

Suppression de l'alternance. Il n' y aura plus de PT supplémentaire pour l'alternance des lectures T/P ou SFFF


Mes lectures et points : 
Niveau Elfes psychopathes
P/T
Le masque du fou - Molly Katz : Amérique : USA 1 point
La voix du sang - Steve Robinson : Europe : Angleterre 1 point
Une heure de ténèbres - Michèle Rowe : Afrique : Afrique du sud 1 point
SFFF
Tyrion et Teclis - William King : Europe : Ecosse - 1 point
La naissance de l'épée - Margaret Weis & Tracy Hickman : Amérique : Usa - 1 point
Le dit du sang - Pamela Freeman : Océanie : Australie - 1 point

Niveau Dragons sanguinaires
P/T

SFFF

Niveau Trolls tueurs fous
P/T

SFFF

BALLROG IMMORTEL
P/T

SFFF

Total des points : 26