mercredi 13 février 2019

La forteresse de Katombé-Mongè de Momi M'buze Noogwani Ataye Mieko


Lecture dans le cadre du challenge :





Après avoir quitté la Cité-Etat de Nkoza, le cortège des réfugiés conduit par Nehesha finit par atteindre la ville de Mbosi qui était une position stratégique. Les sujets encore loyaux à l'empereur Sawati III se rallièrent Nehesha en se rendant à la forteresse de Katombé-Mongè. Nehesha constitua une armée afin de sécuriser le passage et la montée vers la forteresse, sur le parcours le cortège rencontra beaucoup d'obstacles et des preuves par lesquelles l'héroïsme d'un jeune homme les sauva tous d'une mort certaine. L'armée de l'Alliance qui fit tomber le pouvoir impérial, quant à elle, se préparait aussi à la guerre. Elle était en marche pour la forteresse de Katombé-Mongè forte de plusieurs milliers d'hommes provenant de plusieurs nations liguées contre l'empire Ntu. Deux armées allaient s'entrechoquer dans la plus effroyable des violences, celle des armes physiques et spirituelles. En dépit de la guerre qui arrivait Nehesha avait un tout autre chemin à emprunter, celui vers la Cité Sacrée d'Imboko, lieu de sa consécration comme monarque et chef de guerre. Certains secrets vont lui être révélés et changer à jamais la destinée des individus, des nations et de la Grande-Terre : Katiopa.


A la fin du tome précédent et suite au soulèvement de quatre jeunes nobles l'empereur avait du se réfugier à la forteresse de Katombé-Mongè. Des fidèles de l'empereur tente de s'y réfugier mais la coalition renforcée par des royaumes allié mais également d'envahisseurs ne rend pas la tâche aisée. Et dans ce présent volume l'on va suivre plus précisément une guerrière Nkosa qui à la tête de ses troupes conduit un convoi de réfugiés vers la forteresse.

Dans ce deuxième tome l'auteur développe un peu plus son univers de l'imaginaire africain en nous faisant découvrir son panthéon. On a également en fin du tome, à l'instar du premier opus, une petite touche de magie. Mais l'on peut regretter que l'auteur ne s’attache pas à nous faire découvrir plus en profondeur les us et coutumes des différentes peuplades.

L'auteur ayant essentiellement axé son récit sur la guerrière Nkosa les personnages secondaires ne sont pas assez présents et leur psychologie est complètement délaissée.

Hormis la bataille en fin de volume, les escarmouches et les batailles qui jalonnent le périple ne nous sont rapportés qu'en quelques mots et c'est dommage car le récit aurait pu avoir un peu plus de rythme. Il en est de même pour les dialogues qui sont presque inexistants et de ce fait le récit se traîne en longueur.

Comme dans le premier opus le style de l'auteur est lourd et maladroit, l'auteur se laisse dominer par une langue qu'il maîtrise insuffisamment. Des mots remplacent des noms proches en terme d'écriture et certaines phrases perdent tout leur sens. Les fautes d'orthographes sont légion, rares sont les phrases qui n'en contienne pas.

Cette fantasy africaine aurait pu être intéressant car cet univers n'est pas hormis cette trilogie n'est pas abordée, mais à l'instar de l'auteur le lecteur subit l'histoire sans parvenir à s'y immiscer.



vendredi 8 février 2019

Le ver à soie de Robert Galbraith



Quand l’écrivain Owen Quine disparaît dans la nature, sa femme décide de faire appel au détective privé Cormoran Strike. Au début, pensant qu’il est simplement parti s’isoler quelques jours – comme cela lui est déjà arrivé par le passé –, elle ne demande à Strike qu’une seule chose : qu’il le retrouve et le lui ramène.
Mais, sitôt lancée l’enquête, Strike comprend que la disparition de Quine est bien plus inquiétante que ne le suppose sa femme. Le romancier vient en effet d’achever un manuscrit dans lequel il dresse le portrait au vitriol de presque toutes ses connaissances. Si ce texte venait à être publié, il ruinerait des vies entières. Nombreux sont ceux qui préféreraient voir Quine réduit au silence.
Lorsque ce dernier est retrouvé assassiné dans de mystérieuses circonstances, la course contre la montre est lancée. Pour mettre la main sur le meurtrier – un tueur impitoyable, tel qu’il n’en a encore jamais rencontré dans sa carrière –, Strike va devoir d’abord percer à jour ses motivations profondes.
Roman policier haletant, rythmé par une véritable cascade de coups de théâtre.


L'affaire Lula Landry a permis à Strike d'acquérir une certaine notoriété. Mais à la demande de l'épouse d'un écrivain raté qui lui demande de rechercher son mari il n'hésite pas a accepter de partir à sa recherche malgré le fait que sa cliente n'a pas d'argent. L'homme, coutumier du fait, a disparu depuis une dizaine de jours. Mais le détective comprend vite que cette absence est préoccupante car il travaillait sur un manuscrit sulfureux qui visait tout son entourage. L'enquête va prendre une autre tournure quand il découvre le corps du disparu assassiné d'une manière des plus sordides. Une course contre la montre s'engage pour Strike avant que l'épouse soit incarcérée car tout laisse à croire pour la police qu'elle est coupable.

L'intrigue est plutôt bien ficelée, Strike multiplie les rencontres avec les gens qui gravitaient dans le milieu professionnel et personnel de la victime. L'enquête, au fur et à mesure de l'avancée du détective, nous offre des pistes multiple. A noter que l’histoire est plus original que dans le premier volet avec un univers qui se déroule dans le milieu littéraire. Si au début l'histoire tarde un peu à trouver son rythme de croisière, la fin quant à elle s'avère un peu trop rapide.

Dans ce deuxième volet des aventures de Cormoran Strike on en apprend un peu plus sur son passé. Ses hésitations ses doutes, et même sa fatigue le font paraître plus authentique et donc plus attachant qu'à sa première apparition. Les personnages secondaires sont tous très bien travaillés, leurs caractères sont pensés dans les moindres détails. Au fur et à mesure des interrogations de Strike chacun complète son propre portrait mais aussi celui des autres.

L'auteure aborde, avec la création littéraire une thématique fort intéressante car les interrogations du détective s'appuient sur les détails du manuscrit pour rassembler toutes les pièces du puzzle.

Le style de l'auteure est toujours aussi fluide, et l'on a l'impression que la liste des suspects est plus courte qu'en réalité.


Des personnages complexes, intrigants, une intrigue passionnante, un récit qui nous tient en haleine du début à la fin : tous les éléments sont réunis pour passer un très bon moment de lecture. 



samedi 2 février 2019

Espion de Dieu de Juan Gomez-Jurado


Lecture dans le cadre du challenge :



Rome, 2 avril 2005. Le pape Jean-Paul II vient de mourir. Les fidèles se pressent par milliers sur la place Saint-Pierre et prient pour l'âme du défunt tandis que le conclave se prépare à élire son successeur. Les cardinaux sont logés dans le plus grand secret au Vatican. Pourtant, trois d'entre eux manquent bientôt à l'appel... Leurs cadavres sont retrouvés, mutilés selon un rite bien précis. Les services du Vatican tentent d'étouffer l'affaire, mais une jeune et brillante criminologue italienne, Paola Dicanti, spécialiste des serial killers, mène l'enquête, aidée du mystérieux père Fowler, psychologue et ex-agent de la CIA. Il connaît le suspect et sa haine du péché. Il sait qu'il va encore frapper. Dès lors, comment l'arrêter ?


Alors que les cardinaux sont réunis pour élire un nouveau pape, l'un deux est retrouvé mort dans une église de Rome ; il a été sauvagement torturé. L'affaire est confiée à la criminologue Dicardi qui devra travailler en étroite collaboration avec un commissaire de la sécurité du Vatican. Alors qu’elle vient d'apprendre qu'un premier meurtre avait déjà eu lieu et que le Vatican avait tout fait pour étouffer l'affaire, un prêtre ancien membre de la CIA arrive et leur fournit le nom du meurtrier.
Avec la connaissance de l'identité du tueur, l'enquête consiste à comprendre les motivations du tueur afin de pouvoir l'arrêter. Mais la tâche ne va pas être simple du fait que l'affaire ne doit pas s'ébruiter surtout avec le nombre de journalistes présents pour l'élection du nouveau pape. Tout au long de l'enquête la marge de manœuvre de l'inspectrice sera entraver par les services du Vatican qui veulent à tout prix éviter qu'il y ait des fuites. Mais voulant à tout prix arrêter l'assassin de son équipier, et après avoir été écartée de l'affaire, elle poursuivra l'enquête aidée par l’énigmatique prêtre pour s'apercevoir que le meurtrier a été lui aussi manipulé.
Dans ce thriller somme toute assez classique sur le fond on assiste à quelques scènes particulièrement dures de l'assassin en pleine action.
La thématique de la pédophilie au sein de l'église catholique est bien traitée, l'on voit la manière dont l'église met tout en œuvre pour écarter les fauteurs pour qu'ils n'entachent l'image de l'église. Les mutant de paroisse en paroisse, offrant de fortes sommes d'argent aux parents des victimes, envoyant les coupables dans un centre de soins qui ne consiste qu'a les faire quitter l'église quand les choses vont trop loin. A travers le dossier apporté par le prêtre on a droit à quelques séances entre l'assassin et le personnel de l'institut aux méthodes contestées.

Malgré le fait que l'on connaisse rapidement l'identité du tueur l'intrigue est bien menée et est plutôt captivante. Les interactions entre les personnages et notamment ceux des deux services sont bien exploités. Le style de l'auteur, à la lecture, est agréable et l'ensemble du récit s'avère cohérent malgré quelques petites lourdeurs. Même si l'on est loin d'un best-seller le roman est de qualité : agréable à lire.





samedi 26 janvier 2019

Bran dents de loup de Rémy Gratier de Saint-Louis


Lecture dans le cadre du challenge :



Dominé par des montagnes aux sommets vertigineux, le Grand Nord est, depuis la nuit des temps, une terre hostile où peu osent s'aventurer. Abritant jadis les plus florissants des royaumes nains, ces contrées sauvages aux interminables hivers sont devenues le territoire des belliqueux barbares storns qui y règnent en maîtres. Par un curieux caprice du destin, la furie des hommes amènera un enfant, venu au monde ne lisière de cette farouche contrée, à être recueilli dès sa naissance par une meute de grands loups. Devenu membre à part entière d'un clan de redoutables prédateurs wargas, l'enfant sauvage finira par faire une rencontre qui bouleversera sa vie. Celle de Korn,le légendaire champion storn. Arrivé au crépuscule de sa vie et privé de descendance, le vieux guerrier verra dans ce fils qu'il n'espérait plus une faveur de Kahina, la déesse de la Terre.


Lors de l'attaque d'une caravane de marchands par les barbares Snors, une jeune femme enceinte et blessée parvient a semer ses poursuivants en se réfugiant dans le tronc d'un arbre couché. Dans ce lieu s'est également réfugiée une louve qui doit mettre bas. La femme accouche et meurt de ses blessures, la louve qui a donné naissance à quatre petits dont trois morts-nés adopte le petit humain.


Dans les premiers chapitres l'on suit les jeunes années de l'enfant au milieu de la meute jusqu'à ce que incident arrive à ce dernier. Tombé dans une fosse creusé par les humains et réchappant de peu aux pieux de ce piège, il est alors recueilli à l'âge de onze par un champion Snor. Commence pour l'enfant sauvage une nouvelle vie.

L'on suit alors le parcours initiatique du presque adolescent jusqu’au rituel de passage à l'âge adulte. Le récit est principalement centré sur le protagoniste principal.

L'univers du roman est tout ce qu'il y a de plus classique et n'apporte rien de novateur au roman. Et si ce n'est que l'on a ici affaire à des barbares au us et coutumes proches des vikings, dans les grandes lignes on est assez proche de ce qu'il a été initié par Tolkien avec une historique où les elfes et les nains ont disparus, et les orcs prédominent au côté des humains.

Le récit certes plaisant à suivre est dans l'ensemble assez basique et s'adresse plus spécialement à un lectorat jeune et peu habitué du genre.

L'écriture de l'auteur est fluide, directe apportant une facilité de lecture même si le début du roman, comme dans tout tome introductif, manque très légèrement de rythme. Dans la deuxième partie du roman les actions se multiplient, le rythme s’accélère avec une description des combats et de bataille très visuels qui s’avèrent être le point fort du roman.

Les personnages ont bien fouillés et dans l'ensemble servent surtout à mettre en avant le protagoniste principal on émettra toutefois une petite réserve concernant les adolescents qui participe conjointement à l'épreuve de passage à l'âge adulte.

La carte sise en début de roman nous présente sommairement le monde général dans lequel vont se dérouler les récits mais l'on peut toutefois regretter qu'elle manque de précision pour suivre le périple du personnage lors de son épreuve. Plusieurs lieux sont décrits mais ils ne figurent pas sur la carte trop simple.

L'auteur nous gratifie d'une héroïc-fantasy agréable à lire mais qui manque un peu de profondeur pour séduire pleinement un lectorat adulte habitué du genre.    



vendredi 25 janvier 2019

La marque du tueur de Chris Carter


Lecture dans le cadre du challenge :



À L.A. un ange de plus s'en est allé... Une jeune femme a été retrouvée assassinée, le visage arraché. Mais pour le détective Rob Hunter, le fait le plus marquant se trouve sur la nuque de la victime : un morbide emblème taillé dans ses chairs... La marque du Tueur au double crucifix, arrêté deux ans plus tôt. 
Hunter repart en chasse. La première pour son nouveau coéquipier. Et peut-être la dernière s'ils ne trouvent pas le lien entre les victimes...


L'inspecteur Hunter reçoit un coup de fil du serial-killer qu'il traque et qui lui demande s'il a reçu des nouvelles de son équipier et l'envoie dans les sous-sols d'une blanchisserie. Arrivé sur place il trouve son coéquipier cloué sur une croix et enfermé dans une cage reliée à des explosifs.


Puis le récit reprend dés le début de l'enquête, les victimes se suivent, et le tueur que l'on croyait mort en prison est de retour. Dés le début du roman le lecteur est entraîné dans une enquête prenante avec de nombreux rebondissements et à l'instar des enquêteurs lorsque l'on croit détenir une piste des nouveaux indices apparaissent et remette en cause les déductions élaborées.

Les crimes commis sont particulièrement horribles mais l'auteur a su doser les scènes et les informations qui nous parviennent évitant ainsi le morbide. Le suspense quand à lui est maintenu du début à la fin et le final est à la hauteur.

Les personnages ont une psychologie bien fouillée, ils sont simplement humains dans leurs réactions mêm si l'on peut reprocher chez certains des traits de caractère un peu trop profondément brossés.

Le style de l'auteur est fluide, les chapitres sont courts et parfaitement adaptés au genre, les descriptions sont bien dosées juste visuelles pour que le lecteur puissent s'imprégner des informations.

Tous les ingrédients sont réunis pour donner un très bon thriller. L'auteur a un gros potentiel et si le présent roman ne laisse pas un souvenir impérissable, le lecteur ne peut avoir l'envie de lire le deuxième thriller de l'auteur.


mardi 22 janvier 2019

Les yeux du mal de Sandrine Pialat


Lecture dans le cadre du challenge : 




Psychiatre dans le sud-est de Londres, Eleanor Rise se retrouve impliquée dans une enquête de police sur l’assassinat d’un homme dont le corps, retrouvé au milieu d’un parc, soulève bien des questions. Un corps mutilé, des indices déroutants, un nouveau cadavre et une vieille affaire qui refait surface… 
Quel lien existe-t-il entre les victimes ? Pourquoi une telle cruauté ? À quel genre de tueur ont-ils vraiment affaire ? 
Appelée par l’inspecteur-chef Lewis pour dresser le profil psychologique du tueur, Eleanor guidera la police à travers les méandres d’un esprit malin et cruel. Ce sera alors le début d'une enquête haletante pour le duo ainsi formé, les menant peu à peu sur les traces d’un tueur en série des plus machiavéliques.


Alors qu'elle se rend à son cabinet, une psychiatre voit un attroupement de badauds dans un parc situé au sud-est de Londres. Poussée par la curiosité, elle décide de s'en approcher pour découvrir une scène de crime. Au vu de la victime sur lequel le meurtrier s'est particulièrement acharné elle décide de proposer ses services à l'inspecteur-chef qui se trouve sur place.


Les deux enquêteurs mènent conjointement l’enquête et vont vite s'apercevoir, à la découverte d'un deuxième cadavre, qu'ils ont affaire à un tueur en sérié particulièrement retors et intelligent.

On suit pas à pas l'avancée des deux enquêteurs qui exploite toutes les pistes, font parler tous les indices en étroite collaboration avec les service médico-légaux, dresse un profil du tueur qui s'affine au fur et à mesure des indices obtenus.

On n'est certes pas dans un thriller de premier plan mais l'histoire se révèle prenante avec un suspense qui montre crescendo et un dénouement particulièrement soigné. L'enquête est entrecoupée de quelques scènes où l'on peut voir opérer l'assassin qui multiplie les meurtres.

Les protagonistes principaux et secondaires sont bien campés. Et si l'on sent poindre une future romance entre les deux protagonistes principaux, l'auteure ne tombe pas dans le piège et nous évite le côté mièvre trop fréquent dans bon nombre de policiers. En espérant que l'on n'y aura pas droit dans la deuxième enquête d'Eleanor Rise.

La plume de l'auteure est fluide et limpide, et le rythme prend forme rapidement même si l'on est pas dans un page-turner. L'ensemble est cohérent, l'auteure a su réunir tous les ingrédients pour nous délivrer un thriller de bonne facture. 



jeudi 17 janvier 2019

Le flambeau des rancunes de Gav Thorpe



Le roi des nains Throndin Pierrecoeur de Zhufbar est mort, victime d'une traîtrise perpétrée sur le champ de bataille... En lui succédant sur le trône, drapé de l'hermine royale, son fils Barundin ne doit pas faillir à l'honneur mais jurer vengeance par les mânes de tous ses aïeux ! Dans un palpitant récit dont le souffle épique traverse les siècles, Le Flambeau des Rancunes suit les belliqueux progrès de Barundin qui lance une offensive tout azimut contre ses ennemis dans sa quête effrénée de vengeance, déterminé à faire payer très cher les torts causés à son père, tout en livrant de front une terrible guerre à outrance contre les sombres forces du Chaos...



Le roi Throndin Pierrecoeur trahi par un baron qui lui avait demandé de l'aide pour combattre les peaux vertes est mort sur le champ de bataille alors que son allié et ses troupes fuyaient. Son fils Barudin monte sur le trône et veut se venger du traître mais ses thanes veulent d'abord qu'il fasse ses preuves en résolvant des Rancunes plus anciennes.

Au travers de huit chapitres correspondant chacun à une Rancune l'on suit en même temps la vie sociétale naine et celle plus particulière du roi Barundin. Le récit découpé un peu à la manière de nouvelles s'étend sur plusieurs siècles, la résolution de chacune des Rancunes peuvent s'espacer de quelques années, de quelques dizaines d'années voir de siècle. Ces chapitres de la vie du roi ne sont pas de même qualité, certaines se révélant fort simples presque simplistes.

Les points forts de ce roman reste la découverte du peuple nain et plus particulièrement pour les novices du JDR, et les descriptions de bataille d'ensemble. On découvre d'une part les us et coutumes des nains, le fonctionnement de leur société en clans, leurs manières de penser et d'agir. Mais l'auteur s'attarde surtout les batailles qu'ils mènent et comme il n'y a pas vraiment de transition entre les différents chapitres on a parfois l'impression que ce livre ne vaut que pour voir du nain frapper.

Les personnages qu'ils soient secondaires ou de premier plan sont fades, ils manquent de charisme et le lecteur ne parvient pas à s'attacher à eux. Le seul personnage qui sort un peu du lot c'est celui du nain blanc qui se présente d'une manière un peu plus complexe.

Le style de l'auteur manque lui aussi de finesse, certes le livre de manière facile mais manque de profondeur sur plusieurs points et plus particulièrement sur les intrigues assez linéaires, sur la vie courante des citadelles naines le récit étant centré sur le conseil proche du roi et l'on voit peu la vie du nain lambda : ni guerrier ni artisan.

Certes comme il est énoncé plus haut les batailles s’avèrent visuelles mais avec le manque de transitions on a à certains moments l'impression de faire des revues des effectifs et de lire un codex sur l'art de la guerre.

Même si l'on ne s’ennuie pas le livre donne l'impression d'être quelque peu bâclé, il aurait gagner à être plus fouillé : on manque d'informations et si l'on n'est pas un joueur chevronné l'on a du mal à placer les actions par rapport à l'historique de l'univers du jeu.




lundi 14 janvier 2019

Canicule de Jane Harper


Lecture dans le cadre du challenge :




Kiewarra. Petite communauté rurale du sud-est de l’Australie. Écrasée par le soleil, terrassée par une sécheresse sans précédent. Son bétail émacié. Ses fermiers désespérés. Désespérés au point de tuer femme et enfant, et de retourner l’arme contre soi-même  ? C’est ce qui est arrivé à Luke Hadler, et Aaron Falk, son ami d’enfance, n’a aucune raison d’en douter. S’il n’y avait pas ces quelques mots reçus par la poste : Luke a menti. Tu as menti. Sois présent aux funérailles... Les blessures de son départ précipité de Kiewarra sont encore à vif, mais Aaron a une dette, et quelqu’un a décidé que le moment est venu de la payer


Agent fédéral des services financiers de Melbourne, Aaron Falk revient dans sa ville natale pour assister à l'enterrement d'un ami d'enfance. Sa femme et son fils ont été tués à coups de fusil et la police régionale a conclu à un geste désespéré suite à la sécheresse qui sévit de l'homme qui s'est ensuite suicidé. A la demande des parents de son ami Falk accepte d'étudier les comptes de la famille. Quand le policier local lui fait part de ses doutes quand au suicide et aux exécutions il décide de rester et de lui apporté son aide. Suite à une mort survenue vingt 0ns plus tôt l'enquête va rapidement d’orienter vers un acte de vengeance.


Si l'auteure dépeint à merveille les paysages desséchés du bush, la vie difficile de cette petite ville de l'Australie profonde, les vieilles rancunes qui subsistent, l'alcoolisme des fermiers devant cette canicule sans fin, on ne peut que constater que l'enquête en elle même est presque reléguée au second plan.

Une enquête double avec des flash-back sur la mort irrésolue de la jeune fille du groupe d'amis qu'ils formaient il y a vingt ans.

L'histoire au début peine à se mettre en place, le lecteur navigue entre un passé lourd et un présent surchauffé qui met à vif les nerfs des protagonistes, la véritable action ne se déroulant que dans les trente dernières pages.

Les personnages sont tous très développés, ont les découvrent petit à petit au fil des chapitres lorsque l'auteure décide de nous lâcher quelques informations, et surtout au travers des flash-back qui retrace leurs relations passées.

Du début à la fin du roman à l'instar du protagoniste principal, le lecteur se pose de multiples questions et fait le lien entre les différents événements présents et ceux du passé. Et si l'auteure maintient le suspense jusqu'à la fin c'est un point de détail anodin qui permet aux deux enquêteurs de résoudre l'enquête.

La plume simple de l'auteure permet au lecteur de s’immerger pleinement dans cet agréable polar même s'il manque un peu d'action et de rebondissements. 


lundi 7 janvier 2019

L'essence des ténèbres de Tom Clearlake


Lecture dans le cadre du challenge :





La petite ville de St. Marys est frappée par des disparitions d'enfants inexpliquées. Cinq au total, en l'espace de quatre mois. Bien qu'aucun indice formel n'ait été relevé par les forces de police, tout porte à croire qu'il s'agit d'enlèvements. Le FBI est chargé du dossier.
L'agent spécial Eliott Cooper est envoyé sur place pour enquêter.
Peu à peu, il va être confronté à des faits qui ne relèveront plus de ses compétences d'agent, mais de sa capacité à lutter contre un mal obscur qui semble s'être emparé des forêts alentour de la ville... et ça n'est que le début de son enquête. 


Spécialiste d'enquête en milieu rural, l'agent spécial Eliott Cooper est envoyé dans une petite ville de Pennsylvanie pour enquêter sur la disparition de cinq enfants âgés de trois à cinq ans. Le point commun qui semble regrouper ces disparitions l’amène à enquêter dans la forêt qui entoure la ville.

Une enquête qui démarre le plus classiquement possible. Rien de spécial... si ce n'est qu'il trouve la forêt anormalement silencieuse !

Mais d'un triller présenté comme ésotérique, le récit change très rapidement de direction, et le lecteur se retrouve malgré lui dans une histoire horrifico-fantastique additionné d'une pointe de SF.

S'ensuit dés lors une conspiration à l'échelle mondiale incluant des créatures ancestrales qui seraient à l'origine de tout vie sur terre, des savants fous, des confréries secrètes et une troisième guerre mondiale pour asseoir sur les hommes le pouvoir de ces créatures venues d'un très lointain passé. Plus rien de vraiment en corrélation avec la quatrième de couverture .

Cetres l'auteur nous entraîne dans une intrigue fantastique pleine de rebondissements, construite de fort belle manière et machiavélique à souhait... mais malheureusement il en fait trop !!! On croirait se retrouver dans une fiction de série B où le sensationnel est l'élément majeur. Le lecteur peu friand de ce genre de récit se retrouve dépassé par l'ampleur de ce qui se passe, à chaque chapitre l'auteur en rajoute et c'est une escalade dans la violence, dans le gore et l'irréel. Le sujet aurait pu être à la portée de tous les lecteurs si l'auteur avait procédé avec finesse et subtilité.

Malgré est une histoire où l'on n'accroche pas il faut pour de même reconnaître que la plume fluide est plaisante, et le style simple et direct conviennent parfaitement à ce type de récit où le suspense est entretenu de bout en bout malgré quelques longueurs.

Les personnages sont mal équilibrés et ont tendance à verser dans le caricatural bien que l'on puisse admettre que dans ce genre de récit il s'apparente à de super héros.

Au final le roman présente un scénario catastrophe au rythme trépidant, aux réactions en cascade qui devrait plaire aux amateurs de romans d'actions mêlant les genres.   



vendredi 4 janvier 2019

Intrusions de Alexis Arend



Après des mois d’une traque sans pitié, Alyssa Connelly, psychiatre réputée, profiler et puissante médium, permet à la police criminelle de Portland, dans l’Oregon, de mettre un terme aux agissements d’un monstrueux tueur en série surnommé par la presse « L’Écorcheur »...
Profondément ébranlée par cette affaire sordide, Alyssa emménage en Alaska avec sa sœur jumelle Madison.
Pour elles débute une toute nouvelle vie, après les atrocités de Portland.
Jusqu’à ce que les rêves épouvantables d’Alyssa reprennent, nuit après nuit…
Jusqu’à ce que des cadavres soient tirés des eaux glacées et que des meurtres odieux se multiplient, suivant Alyssa comme des ombres funestes…
Jusqu’à ce que l’effroi et la mort se répandent sur cette région alors paisible de l’archipel Alexandre…




Alyssa Connely psychiatre et médium a permit à la police de Portland d’arrêter un criminel abject qui s'en prenait aux enfants. Mais l’Écorcheur n'était autre que son petit ami. Profondément ébranlée par cette affaire Alyssa emménage en Alaska avec sa sœur jumelle. Pour elles débute une nouvelle vies, mais rapidement pour Alyssa les cauchemars reprennent et les cadavres d'adolescentes retirées des eaux glacées se multiplient.

Nous suivons dans ce thriller un récit sous plusieurs formes. Tout d'abord on suit avec la police de Petersburg l'enquête. Une enquête qui malgré la récolte d'indices n'aboutit à aucun résultat probant. Ensuite les chapitres sont intercalés avec les mémoires d'Alyssa que l'on suit depuis sa plus tendre enfance jusqu'à ce qui se passe dans le présent. On apprend le drame qui a changé sa vie, son besoin de lutter contre le crime, et sa relation particulière avec sa jumelle.

Et lorsque grâce aux visions d'Alyssa les criminels sont mis au d'état de nuire d'une manière que l'on un peu de mal à comprendre le récit ne s’arrête pas là. Le lecteur est plongé dans le surnaturel, l'auteur dévoile in-extremis une vérité masquée depuis le début du roman et qui permet de mieux comprendre les mystères non élucidés, d'une part sur l'affaire de Portland et d'autre part de celle de Pétersburg. Une vérité qui conclue de fort belle manière ce récit.

Les personnages sont bien dressés et le récit doté d'une plume âpre et incisive rend l’histoire très addictive d'un bout à l'autre du roman.

Au final un thriller mâtiné d'une petite pointe de fantastique dans son final de très bonne facture.