jeudi 23 avril 2015

La voie du sang, Hervé Gagnon



Vingt ans se sont écoulés depuis qu'Anneline, Jeanne et François ont percé le secret du dernier roi mérovingien et échappé au sort funeste que leur réservaient Louis XIII, le cardinal de Richelieu et l'inquisiteur Guy de Maussac.
En 1659, le clan Dujardin vit paisiblement en Bretagne, jusqu'à ce que son passé le rattrape. Guy de Maussac est libéré de la Bastille et reprend la chasse. L descendance de Childéric III reste crainte par les uns et convoité par les autres. Certains puissants du royaume, nostalgiques de la Fronde, voudraient mettre la main sur le secret des Dujardin pour détrôner le jeune Louis XIV.
Ainsi, malgré eux, Anneline et les siens devront à nouveau affronter l'inquisition et le cardinal de Mazarin pour trouver l'ultime legs d'Arégonde. 


Après La voie du livre et La voie royale, deux tomes pour ma part en demi teintes car le sexe prenait trop le pas sur l'intrigue, j'ai finalement décidé de lire cet ultime tome de la trilogie.

L’inquisiteur Guy de Maussac, qui avait été embastillé avec la complicité du Capitaine des mousquetaires le comte de Tréville, est libéré et n'a qu'un désir se venger. Anneline qui vivait paisiblement en Bretagne avec tout sa fille vont être rattrapés par l'histoire. D'un autre côté les nostalgiques de la Fronde veulent mettre la main sur le secret des Dujardin pour détrôner le jeune roi Louis XIV. Anneline et les siens sont une nouvelle fois en danger car nombreux sont ceux qui veulent percer leurs secrets…mais il reste encore un élément à découvrir.

Avec le dernier élément à trouver l'intrigue est relancée avec une histoire que l'auteur arrive à rendre historiquement plausible mais la répétition des faits devient parfois lassant. En effet l'auteur utilise à plusieurs reprises les mêmes procédés pour relancer et donner du rythme à l'histoire. Si cette manière de procéder à l'avantage de donner une bonne dynamique au récit la répétition des mêmes procédés finissent par lasser le lecteur qui à tendance à sauter des lignes pour trouver quelque chose de neuf. On a parfois l'impression d'avoir un brin de remplissage alors que le lecteur préférerait qu'on aille à l’essentiel. Toutefois la rencontre avec des personnages de l'Histoire (avec un grand H) est très intéressante, la crédibilité de l'histoire n'est est que renforcée.

Les personnages des Dujardin manquent quelque peu de nuances, on ne trouve que peu de différences au niveau psychologiques notamment du côté féminin où la petite fille ressemble par trop à sa mère et à sa grand-mère. On a parfois l'impression de copier-collé. D'un autre côté même l'auteur à tendance à un peu trop insister sur la méchanceté des antagonistes.


L'auteur a voulu bien faire ressortir l'atmosphère qui régnait à l'époque de l'Inquisition sur le peuple mais il a tendance parfois a trop pousser au paroxysme cette cruauté, à manquer un peu de retenue et le lecteur à l'impression que hormis les Dujardin tout le monde est atteint des pires vices.

Certes c'est bien rédigé, il y a de l'action, tout est sa place, rien n'est laissé au hasard mais le côté prévisible de certains faits fait perdre auprès du lecteur de l'intérêt. On aurait préféré par moments que l'auteur nous envoie sur de multiples fausses pistes ce qui aurait permis au lecteur d'être immergé d'une aura de mystère qui n'est pas assez prononcée. On aurait également aimé que l'auteur, à l'instar des Damnés nous sorte un final venu de nulle part, dès la moitié dur roman la fin étant malheureusement connue du lecteur.

Au final, le postulat de départ de la trilogie était intéressant, mais le récit par trop prévisible, et dans les premiers volumes trop axé sur le sexe, nous donne une série certes divertissantes mais manquant quelque peu d’intérêt. On espère retrouver l'auteur dans une autre histoire plus addictive.



dimanche 19 avril 2015

Abyme, Matthieu Gaborit


Dans le cadre du challenge :



Enclave au sein des royaume crépusculaires, Abyme est un havre cosmopolite, haut lieu de la diplomatie, une cité phare majestueuse où dangers et guet-apens sont monnaie courante pour le farfadet Maspalio, c'est "sa" ville, qu'il connaît à la perfection pour en avoir exploré chaque sombre recoin, pour en avoir inlassablement arpenté chaque travée, place ou canal aussi paraît-il le mieux placé pour retrouver un démon qui a échappé aux abysses et rôde désormais dans les ombres. A vrai dire, il n'a pas le choix : Vladitch, un Advocatus diaboli, le tient sous sa coupe. Mais quand de surcroît un assassin se met a décimer ses proches, vivre en Abyme se révèle bien périlleux, même pour un ancien prince-voleur..


Avec ce roman l'on retrouve l'univers déjà rencontré dans les chroniques des Crépusculaires. Un univers à la fois poétique et nostalgique où l'on retrouve la magie rencontrée dans les chroniques avec les Danseurs et les Accordés.

L'auteur nous entraîne dans à la découverte des tréfonds de cette mégalopole dans les pas d'un ancien prince des voleurs et farfadet qui enquête sur la disparition d'un démon mais aussi sur le meurtre de l'un de ses amis dont il est accusé. Avec ce thriller fantasy l'auteur nous entraîne dans une intrigue passionnante malgré une dernière partie qui change de narration et ralenti le déroulement de l'histoire. La tension baisse au lieu d'atteindre son paroxysme, le récit s'essouffle et c'est dommage.

Même si l'histoire se déroule intégralement dans la ville à la fois baroque et intrigante d'Abyme, l'univers de l’auteur déjà rencontré dans les chroniques des Crépusculaires acquiert avec ce second livre une richesses impressionnante. Les idées fusent, se mélangent, pour créer un univers particulier que l'on ne retrouve dans aucun des nombreux romans de fantasy. Avec, à l'époque une magie innovante et originale, l'auteur nous gratifie d'un univers à la fois beau et fragile, sombre et enchanteur, et tout particulièrement attractif. On retrouve comme dans les Crépusculaires un côté jeu de rôle notamment avec la présence de nombreuses guildes.

Les personnages, bien que manquant d'originalité, sont correctement traités et réalistes. Le personnage principal, prince voleur à la retraite, farfadet au milieu d’un monde peuplé d’humains, démons, sirènes et autres créatures, est attachant et à travers ses yeux on découvre la cité à laquelle il est viscéralement attaché. Un personnage principal qui a le mérite de nous faire éviter le poncif de l'adolescent naïf et courageux. On regrettera toutefois que certains des personnages n'aient pas été plus développés, notamment du point de vue psychologiques.

Tout comme dans les chroniques des Crépusculaires, l'écriture est fluide, ciselée, poétique qui ajoute un plus au récit.

Au final, une intrigue bien menée, tout a fait au niveau d'un bon polar qui aurait lieu dans un cadre plus conventionnel, mais surtout un univers particulièrement réussi, avec une cité qui semble réellement vivante et qui s'impose comme le personnage principal du roman.  




mardi 14 avril 2015

Le sang des 7 rois Livre V, Régis Goddyn


Lecture dans le cadre du challenge :





Rosa marchait les yeux fermés pour mieux sentir la nuit, la fraîcheur et le vent sur son visage. Sous le sable, un puissant fleuve souterrain se frayait un passage au sein du relief tourmenté d’un plateau englouti. Un jour, Delwynn la tuerait, elle en était certaine. Il l’avait déjà attaquée, faiblement, comme n’importe quel bébé tente d’en imposer aux adultes par petites touches, pour voir jusqu’où aller sans subir leur courroux. S’il lui avait infligé ce dont il était capable, elle aurait sans nul doute été réduite en cendres.


Orville a sauvé Aldémon des griffes des hommes de Lothar capturé lors de l’assaut du Goulet. Abord d'un petit voilier les deux hommes sont à la dérive sur la mer extérieure. Sylvan en route par le nord a pris le contrôle d'un vaisseau. Extraite de la vallée de la mort, Rouault attend d'accoucher dans la ferme élevage de Lothar. Lothar, à la tête de ses troupes, s'apprête à affronter les forces du quatrième royaume. Aléïde va se lancer à la recherche de ses fils.

Un cinquième opus qui poursuit la saga dans la même veine que le tome précédent, les défauts rencontrés dans les premiers tomes sont ici, comme dans le précédent, en partie gommée. Les amateurs de fantasy pleine d'action seront encore une fois déçus, mais les amateurs de fantasy complexe et détaillée y trouveront leur bonheur. Qui dit fantasy détaillée dit inévitablement longueurs ce qui est encore le cas dans cet opus.

La tendance à un récit plus structuré qui apparaissait au tome précédent prend ici de l'ampleur, les fils narratifs commencent à se rejoindre pour donner une certaine cohérence à l'histoire. L'envers du décor commence à se préciser, la partie SF avec la mise à jour de certaines révélations. Le voile qui entourait les trois étranges personnages s'éclaircit enfin et oriente le récit qui prend une nouvelle orientation vers la space-fantasy. Une évolution qui enrichit l'univers créé par l'auteur lui donnant plus d'envergure mais qui suscite de la part du lecteur de nouvelles questions.

Les personnages continuent à prendre de l'ampleur. Le personnage d'Orville, comme précédemment reste aussi déroutant et n'arrive toujours pas à attirer l'empathie du lecteur. Tout comme dans le tome précédant le personnage de Rosa est plus en retrait, ce qui est dommage car elle se révélait être le plus intéressant de l'histoire.

Si certains côtés de l'histoire se font moins nébuleux, le lecteur se pose encore de nombreuses questions, les deux tomes restants devraient donc fournir de nombreuses révélations. Un sentiment renforcé par les événements des derniers chapitres qui vont indéniablement changer la perception du monde des sept royaumes.

Un cinquième opus plutôt sympathique où les différentes pièces du puzzle se mettent en place pour fournir une lecture attractive. Le lectorat à hâte de découvrir les derniers volumes.



vendredi 10 avril 2015

lundi 6 avril 2015

Le sang des 7 rois Livre IV, Régis Goddyn


Lecture dans le cadre du challenge :



Alors qu'il se sauvait à toutes jambes, l'incompréhensible brasier le suivait dans sa fuite, explosant la montagne en milliers d'éclairs. Celui qui l'attaquait ne pouvait être qu'un mage surpuissant ! Orville réfléchit aussi vite qu'il bondissait pour échapper au déluge de feu. Bon sang ! Mais que ferait un mage dans une telle situation, sinon brûler comme une poignée d'herbes sèches dans les feux de l'enfer ? 


Après trois tomes en demi-teintes, le fond du récit n'étant toutefois pas inintéressant, j'ai décidé de poursuivre la lecture du cycle en espérant que les petits travers de l'auteur soient gommés ou tout au moins partiellement. Si j'avais apprécié le côté historique de la trame de fond je n'étais pas parvenu à rentrer en symbiose avec le protagoniste principal, ce n'est pas tant son côté mystérieux qui n'avait gêné, mais plutôt la trop grande facilité à se sortir de situations délicates grâce à ses pouvoirs. En revanche j'avais adhérer pleinement au personnage de Rosa, l'empathie avait immédiatement fonctionné. Une des raisons, avec l'univers médiéval presque historique reproduisant de façon crédible l’ambiance de cette période féodale.

Après son combat truqué, Sylvan s'est engagé comme garde d'un convoi qui se rend à la capitale du cinquième royaume. Puis il poursuit son périple vers le nord. Dans ce tome, Orville qui a terminé sa formation de mage auprès d'Oldarik s'en retourne auprès de ses amis pour libérer le marquis de Vallade. Braseline est missionnée pour protéger le convoi qui ramène les restes de Kradath à Gradlyn. Rosa et les réfugiés se voient offrir l'hospitalité par la société matriarcale au sang bleu dans une oasis. Aléïde poursuit sa vengeance et met au point un poison capable de tuer les sangs bleus. Rouault s'infiltre dans la crête afin d'aider la Compagnie du Verrou. Et Lothar sent que son plan ne se déroule pas comme prévu et il décide d'accélérer les choses.

Après deux tomes plutôt lents, ce quatrième opus donne du rythme à l'histoire avec beaucoup d'actions. Ce qui a été esquissé auparavant prend forme, l'intrigue avance, même parfois un peu trop vite car il y a beaucoup de choses à intégrer avec des personnages qui font leur réapparition. Les différentes pièces du puzzle commencent à s'imbriquer, le lecteur commence à entrevoir le final.

Les maladresses des tomes précédents sont en partie gommées et l'on sent la transition qui s'opère dans l'histoire bien qu'il subsiste encore quelques longueurs. Il est également, une fois de plus qu'Orville parviennent trop facilement à se défaire de ses adversaires. Dans la première partie du récit, il lui suffit de lever la main pour arrêter les flèches qui lui étaient destinées et de trois coups d'épées pour annihiler une escouade de sang bleu. Une magie trop simple et un super-héros ; cela enlève une part de crédibilité au récit.

L'univers est riche et ne cesse de se complexifier de tome en tome même si nous ne rencontrons plus de nouveaux personnages. Le moyen-âge, comme dans les tomes précédents est ici exploité en profondeur ne se limitant pas uniquement au côté épique du récit.

Ce qui pouvait paraître long à se mettre en place apparaît au vu de cet opus plus clair au lecteur, l'auteur à pris son temps pour poser son décor c'est somme tout logique, puisqu'Orville à quitter Hauteterre depuis trois ans et il fallait laisser le temps aux choses de se mettre en place pour voir les desseins de chaque personnage. Tout est maintenant structuré et la suite du récit devrait s'accélérer.

Un petit bémol toutefois, l'auteur nous gratifie d'une bataille qui se déroule sur plusieurs fronts mais il est difficile au lecteur de la suivre et de s'en imprégner. Il aurait peut être plus développé pour en saisir tous les tenants et aboutissants.

Beaucoup de questions ont été posées et l'on peut craindre toutefois qu'elles ne trouvent pas toutes de réponses dans les trois tome à venir. Les histoires se rejoignent et l'on commence à entrevoir le synopsis final.

L'auteur a pris de l'assurance dans son style, même si ce quatrième opus est aussi dense que les précédents, la lecture s'avère plus fluide et plus agréable.

Ce quatrième opus tient enfin ses promesses, l'auteur s'affirme, même si tout n'est pas parfait , on sent plus de maturité, l'auteur a trouvé sa vitesse de croisière et l'on ne peut espérer qu'une suite au fil des tomes à venir. En effet , ce tome démontre que pour un premier roman choisir une heptalogie n'est somme toute pas insurmontable.



dimanche 5 avril 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? Semaine 15 2015 (37).




Bonjour tout le monde !

C'est LUNDI, que lisez-vous ? est un rendez-vous quotidien où l'on réponds à 3 questions :

1. Qu'ai je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je entrain de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

Le RDV est coordonné par GALLEANE.


Ce que j'ai lu en Mars.

   

 

Ce que je suis en train de lire.

 


Ce que je vais lire ensuite.



BONNES SEMAINES LITTÉRAIRES A TOUS 




ET RENDEZ-VOUS DÉBUT MAI