jeudi 13 mai 2021

Dark secrets de Hjorth & Rosenfeldt

 


Västerås, petite ville de Suède. Un homme jette un cadavre dans un étang. Le lendemain, Lena Eriksson prévient la police que son fils Roger, un adolescent de 16 ans, n’est pas rentré depuis la veille au soir. Comme le commissaire local tarde à prendre l’affaire au sérieux, car il pense à une simple fugue, le chef de la crim’ lui adjoint les services d’une brigade de la police nationale. Le corps du jeune homme est retrouvé, le cœur arraché à coups de couteau. Entre-temps, Sebastian Bergman, un psychologue et profiler solitaire depuis la mort accidentelle de sa femme et de sa fille, revient à Västerås pour régler la succession de sa mère. Dans de vieux dossiers enfouis dans la maison, il découvre une lettre laissant entendre qu’il serait peut-être le père de l’enfant d’une ancienne maîtresse, Anna Eriksson, de la famille de l’adolescent disparu. Bergman demande alors à rejoindre l’équipe enquêtant sur cette affaire. Intelligent et intuitif mais mal accueilli par la brigade car il est considéré comme égocentrique et arrogant, aux prises avec ses anciens démons et une addiction au sexe, Bergman se lance dans une course contre la montre pour éviter que d’autres meurtres ne se produisent, tout en espérant trouver une réponse à ses questions personnelles.



En tout début de week-end Lena Eriksson contacte la police de Vasteras pour signaler que son fils Roger âgé de seize n'est pas rentré de la nuit. Mais le personnel de garde ne fait rien et ce n'est que le lundi midi que l'inspecteur Haraldsson prend connaissance des faits, et convaincu lui aussi qu'il s'agit d'une fugue il se contente de ré-interroger la mère. Il lance tardivement les recherches et lorsque l'adolescent est retrouvé dans une mare le corps criblé de coups de couteau par de jeunes scouts l'inspecteur brille par son absence occupé par une affaire toute personnelle. Dépassée par une affaire mal embarquée sa supérieure fait alors appel à la Crim' de Stockholm.



L'enquête débute très, très lentement, les auteurs ayant choisi de s'attacher tout d'abord aux personnages. Alors qu'il n'a pas encore intégré l'enquête ils s'attardent trop longuement sur la vie personnelle de Sebastian Bergman un psychologue profiler venu àVasteras pour régler une affaire de succession et qui va s'immiscer dans l'enquête pour une raison toute personnelle. On a également droit à la vie d'autres membres de l'équipe et notamment à des histoires de coucheries d'une inspectrice avec le chef de la Crim'. Une partie assez longue qui ne présente aucun intérêt dans un policier.



Ce n'est que dans le dernier tiers du roman que se développe réellement l'enquête, les indices se succédant enfin à un bon rythme pour donner un récit intéressant et une enquête bien maîtrisée.



Malgré une grosse première partie qui repose, une fois de plus, sur le passif du personnage central assez tragique, la plume des auteurs s'avère plutôt fluide, et directe en fin de récit.



Au final on a tout de même un bon roman policier auquel il aurait fallu ôter une bonne cinquantaine de pages pour qu'il soit agréable dans toute sa longueur.







mercredi 12 mai 2021

La malédiction de l'épée de Margaret Weis & Tracy Hickman

 


Joram est orphelin, mais sa mère lui a toujours affirmé qu'il est de naissance noble. Après avoir forgé la Noire Epée, il fuit à travers les royaumes magiques avec ses trois compagnons : Saryon le catalyste, Mosiah le magicien et Simkin, nouvelle incarnation de Loki, à la fois comique et fascinant : on ne sait jamais dans quel camp il se trouve. Joram voudrait bien savoir d'où il vient ; en attendant, sa quête le conduit à la fille de ses rêves. Il rencontre aussi la guérisseuse qui a accouché sa mère, et qui lui donne une piste : il n'est pas celui qu'il croit. Serait-ce à dire qu'il a pour père un plébéien ? Comment après cela oserait-il demander la main de sa bien-aimée à ses nobles parents ? A ce problème, il y a plusieurs solutions. Mais le temps presse. L'évêque Vanya n'a pas oublié la prophétie : Il naîtra dans la Maison royale un enfant qui sera mort et qui pourtant vivra, qui re-mourra et renaîtra. Et quand il reviendra, il tiendra dans la main la destruction du monde. Qui peut bien être cet enfant mort, et que tiendra-t-il dans la main ? L'évêque Vanya se le demande. Il doit faire échec à la prophétie. Coûte que coûte.



Joram a tué le sorcier Blacloch infiltré parmi les rebelles et à la solde de l’évêque Vanya. Ce dernier veut que Saryon le catalyste le lui ramène ainsi que l'épée noires pour mettre fin à la prophétie qui annonce un danger pour le monde créé par les magiciens. Pour fuir les gardes de feu le sorcier les quatre hommes fuient dans le Nulle Part mais Joram, au grand dam de Saryon, veut à tout prix se rendre à Merilon pour réclamer son héritage.


L'univers se développe un peu avec la découverte de la capitale créée de toute pièce par la magie. A l'instar du premier tome ce second opus ne nous livre aucune information sur le passé ni sur les technologies avancées qui y étaient employées.


Le récit s'avère un peu plus sombre et met bien en place les enjeux. Les points d'interrogation pour le lecteur commencent à s’éclaircir. La première partie du récit se centre essentiellement sur les personnages. Joram ne transparaît qu'au travers des autres personnages par la manière dont ils le perçoivent. Saryon quand à lui il est déchiré entre son devoir envers l’Église et son attachement à Joram et aux Arts Noirs. Hormis l’Évêque Vanya, le grand méchant qui n'a pas encore révélé tous ses secrets, les autres personnages sont moins mis en valeur.


Encore une fois le manque d'action et d'événements rend le style des autrices un peu lourd. Malgré des passages humoristiques dus à Simkin, et un peu plus de dialogues la dynamique de lecture est encore assez lente.


Au final une fantaisie intéressante mais qui a plutôt mal vieillie.






vendredi 7 mai 2021

La prophétie de Cécile Baousson

 


Les contrées de Hadlyn, protégées par la Guilde des Sorciers, vivent dans la paix depuis vingt-cinq ans. Une grande menace, révélée par une très vieille prophétie? vient assombrir les pensées de Gueldon, le grand sorcier. Mélagan, le pire ennemi de Gaspéran le roi de Khellian, s'apprête à envahir le royaume, aidé par le malfaisant Dozka, ancien disciple de la guilde. Effrayé par la menace qui pèse sur son royaume, le souverain rassemble son armée afin de repousser l'envahisseur... Deux êtres que rien ne devait réunir, Gwendan, chevalier de l'armée de Khellian et Gaëlie, l'unique sorcière du royaume, vont se retrouver plongés dans un conflit où s'affronteront les forces opposées. Malgré sa profonde aversion pour la magie, son courage et surtout son amour pour Gaèlie, Gwendan se verra contraint d'affronter ses plus grands cauchemars. La jeune femme, que la prophétie désigne comme le bras armé du royaume devra faire face à une magie interdite par les Dieux, oubliée depuis des millénaires !



La sphère qui permet de contrôler la barrière magique installée il y a vingt-cinq ans pour empêcher l'invasion des troupes de Barth Och se rallume. Mais cette lueur présente en son centre une anomalie, un sorcier aurait-il trahi le Sanctuaire. Le grand sorcier avertit le roi d'une invasion probable des troupes du roi Mélagan mais lui parle aussi d'une prophétie qui affirme que le pays sera sauvé par une sorcière toute puissante.


Les postulats de départ, à savoir une invasion et une prophétie, se révèlent assez classiques du genre.


L'univers médiéviste se révèle lui aussi classique sur le fond mais il est bien travaillé par l'auteure et est très complet.


Le récit est agréable à suivre malgré une mise en contexte qui prend une grande partie du roman où l'auteure place les enjeux, les forces en présence en nous faisant découvrir ses personnages. Sur le fond rien de surprenant on se trouve dans un récit tout ce qu'il y a de prévisible.


Les personnages sont travaillés en profondeur avec une psychologie qui se développe au fil des chapitres et des interventions de chacun.


Avec un style simple et de l'action dans sa deuxième partie, le récit présente une bonne dynamique.


Au final un premier tome plutôt préparatoire qui révèle un récit intéressant à suivre même si l'on peut reprocher un classicisme avéré du genre.






jeudi 6 mai 2021

Le serment du désert de Oliver Bowden

 


Égypte, en l’an 70 avant notre ère. Un impitoyable assassin sévit. Sa mission : trouver et tuer les derniers membres d’un ordre ancien, les Medjaÿ, et mettre un terme définitif à la lignée.

Dans la paisible Siwa, le départ précipité du protecteur local laisse son jeune fils, Bayek, avec des questions sans réponse concernant son propre avenir et le sentiment qu’il a un devoir à accomplir. Bayek part à son tour en quête de réponses. Son périple le conduit sur les rives du Nil, à la découverte d’une Égypte en ébullition. Il emprunte sans le savoir la voie des Medjaÿ, une voie périlleuse et truffée de mystères...




L'Ordre, une société dont les membres sont désireux de voir naître une Égypte moderne, envoie un tueur éradiquer les derniers Medjaÿ les protecteurs et garants d'une Égypte traditionaliste.

Alors que son père part précipitamment, après la visite d'un messager, Bayek, encore en formation sous la férule de son père protecteur de l'oasis de Siwa, part sur ses traces bientôt rejoint par son amie Aya.

Dans ce roman nous assistons à une course de vitesse entre les deux partis.


Au vu de la quatrième de couverture ce tome doit permettre de comprendre les origines de la confrérie des assassins mais aucun indice ne le permet pour le lecteur qui ne pratique pas le jeu vidéo.


Même si l'on peut se faire une idée de l’Égypte de l'époque, l'univers est peu développé, les descriptions étant sporadiques l'on a beaucoup de mal à se représenter les lieux traversés par les différents protagonistes.


Les chapitres alternent entre Bayek et les siens, Bion le tueur et Raia le commanditaire ce qui permet au lecteur de bien appréhender les enjeux et de mieux cerner les idéologies des personnages. Toutefois le récit à l'instar du postulat de départ s'avère plutôt simple.


Les personnages sont intéressants à suivre mais ils auraient mérités d'être plus explorés en profondeur.


La plume de l'auteur est fluide et facile à suivre, avec un style simple, avec de l'action et de nombreux dialogues donc la dynamique de lecture est très bonne.


Avec des rebondissements prévisibles, et un dénouement qui arrive un peu tôt, cet opus de licence se révèle un ton en-dessous de la Croisade Secrète à l'instar de l'opus Renaissance.






samedi 1 mai 2021

Les chevaliers d'épées de Anne Robillard

 


Il existe sur la Terre des centaines de sociétés secrètes. Certaines ont dû mettre fin à leurs activités, mais d'autres poursuivent leur travail occulte malgré les efforts de leurs ennemis pour les faire disparaître.
À quatre-vingt-seize ans, le docteur Charles Mulligan s'accroche à la vie en Colombie-Britannique : qu'est-il arrivé à Thomas, son fils adoptif, disparu depuis presque quarante ans ?
Cloué dans son fauteuil roulant, il se rappelle sa rencontre avec la mère de Thomas, leurs séjours à l'étranger où il était appelé à travailler, ses efforts pour le soustraire à la guerre, le jour enfin où, à Londres, il a présenté Thomas au docteur George West, un pionnier de la génétique, pour qu'il le prenne sous son aile.
Charles ignorait que le docteur West recruterait également Thomas dans ce qui n'était autre que la nouvelle incarnation des Chevaliers du Temple, éradiqués au XIVe siècle.

C'est ainsi que Thomas devint Chevalier d'Épées et que débuta cette étrange aventure...



Thomas, un jeune médecin, qui travaille pour un généticien londonien est recruté par celui-ci pour intégrer une société secrète descendante des Templiers qui lutte contre le Mal.


Dans ce roman on suit le parcours initiatique de Thomas pour devenir le garde du corps de son ami lé généticien qui lui sera chargé au sein de la même confrérie de négocier la paix.


Lorsque Thomas est envoyé dans le sud de la France pour découvrir l'identité des cinq membres d'une autre société secrète qui a pour but de régner sur le monde par tous les moyens et qui ont infiltrés leurs rangs tout ne va pas se passer comme prévu.


En parallèle de la vie de Thomas et de son parcours, l'on suit également les inquiétudes de son beau-père adoptif qui n'a plus de nouvelles de lui depuis plus de trente ans.


Si l'histoire est un peu déroutante au début avec de nombreux changements de temporalité le récit se fait ensuite captivant lorsque ces changements de temps se font moins nombreux. La part de fantasy ou plutôt de fantastique puisque l'on est dans notre monde dans les années cinquante se traduit par des apparitions d'êtres éthérés venant d'un autre monde. Mais cette part de surnaturel va se révéler assez ténue.


Le côté désespéré du beau-père qui recherche son fils alors que celui-ci ne peut plus le contacter pour des raisons de sécurité s'avère très poignant.


Le dénouement avec au programme la réincarnation est bien trouvé même si l'on peut tout de même émettre quelques objections sur l'impact des médiums dans ce final.


La plume de l'auteure est toujours aussi agréable à suivre, fluide et simple.


Au final un très bon roman qui aurait pu générer une suite.





 

jeudi 29 avril 2021

Mars & Avril 2021

 

ACHATS MENSUELS MARS & AVRIL 2021

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dimanche 25 avril 2021

Le serment du crépuscule de David Madrox

 


« Sur des pierres gravées dans des ruines perdues de l’Ancien Monde, on peut lire les fragments de légendes oubliées. Comment ce monde d’aujourd’hui ne serait qu’une fraction de ce qu’il était lorsque les Dieux-Dragons s’en disputaient la suzeraineté lors d’un tournoi. Le Magistère enseigne que c’est sur ces ruines que l’Empire d’Az-Ghan est né et que les mortels ont succédé à la nation d’immortels, les Anciens.

Dans l’ombre des luttes qui couvent entre les huit clans sous l’oeil attentif de l’Empereur Méasor, les destins s’entremêlent...l’Apatride, hanté par ses actes passés, suit le chemin tracé par un serment, tandis que l’ambitieuse Kaosth nourrit des désirs de vengeance. Dans la tour de l’ordre des Lithomanciens, Leïstanos se met en quête d’un artefact, alors que Danael, un jeune garçon du clan du Griffon se rêve chevalier. Ailleurs, H’Ken et Darkhan, seigneurs de guerre sans pitié, se préparent pour la guerre qui s’annonce...

Existe-t-il un lien entre ces personnages et les phénomènes qui se produisent sur le continent et que des prêtres, les Robes, semblent vouloir cacher ? Ils seront entraînés, comme d’autres, dans les troubles à venir, ou peut-être en seront les catalyseurs... »


Pas de récit continu dans ce premier tome, et même si l'on commence à voir certains liens au travers des histoires personnelles des personnages car c'est au travers de chacune de ces histoires que se développe le récit on ne voit pas à la lecture où veut nous emmener l'auteur.

Le premier chapitre est entièrement consacré aux bases de l'univers et nous plonge dans le passé historique du continent, dans ses particularités géographiques et ethniques avec un nombre très importantes de races différentes, et d'un peu de géopolitique.

L'ébauche d'une première intrigue se fait rapidement sans que l'on sache réellement à quoi elle correspond. Mais on est à même de penser qu'elle à un rapport avec la machination qui se met en œuvre quelques pages plus tard, à savoir créer un conflit entre plusieurs clans en vue de renverser l'Empereur. Si les intrigues qui se dévoilent paraissent assez simples leur développement est complexe et ardu à ingérer.

L'auteur a fait le choix de développer son récit par le biais des faits et gestes de chacun de ses personnages, de leur histoire personnelle. Mais il est difficile de rentrer dans l'histoire car dans la majorité des cas les liens entre les divers personnages ne sont pas évidents. Il est évident au vu du récit que l'on peut qualifier de décousu que l'histoire prendra une logique dans les tomes ultérieurs.

De nombreuses races dont certaines inédites dans le genre et une magie fort présente dans l'histoire donnent un univers fort complet avec des descriptions très détaillées. Peut être un peu trop des fois si l'on se réfère au chapitre 4 où lors d'une réunion de dirigeants d'une famille de marchands l'auteur détaille le physique de chaque membre, mais aussi par le menu détail leurs vêtements ; des longueurs inutiles pour le fond du récit qui vont se répéter à plusieurs reprises.

Du fait de nombreuses descriptions, de passages d'action insuffisamment exploités, le style de l'auteur se veut lourd et lent, et même à certains moments quelque rébarbatif.

La dernière page tournée, on a uniquement l'impression d'avoir été plongé dans une longue, très longue, trop longue mise en place qui n'a pas réussi à obtenir l'adhésion du lecteur.





mercredi 21 avril 2021

Pays rouge de Joe Abercrombie

 


Farouche Sud aurait aimé oublier son passé une fois pour toutes.
Mais lorsque son frère et sa sœur sont enlevés et sa ferme réduite en cendres par une bande de hors-la-loi, il est temps pour elle de reprendre ses anciennes habitudes. En compagnie du vieux Nordique qui l’a adoptée, un homme lui aussi marqué par ses démons, Farouche entame un long voyage à travers les plaines désertiques. Un voyage qui les emmène jusqu’aux bas-fonds d’une ville cauchemardesque, frappée par la ruée vers l’or, puis dans les montages inexplorées, qu’on dit hantées. Sur leur chemin, règlements de compte, alliances douteuses et trahisons amères se succèdent à la vitesse d’une flèche de barbare.
Car même lorsqu’on croit avoir tout perdu, au Pays Lointain le passé ne reste jamais enterré…



Alors qu'ils s'en reviennent d'avoir livré du grain à la ville, Farouche Sud et Placide son père adoptif découvrent leur ferme incendiée. Gully le vieil employé a été pendu et son corps criblé de flèches, et les enfants ont disparus. Malgré le nombre important de traces de chevaux ils décident de se lancer sur les traces des ravisseurs de la sœur et du frère de Farouche.


L'intrigue comme dans les deux opus précédents s'avère très simple.


Avec pour toile de fond une ruée vers l'or à l’ouest le récit se développe à la manière d'un western. Avec un récit qui se déroule sur de nouveaux territoires on aurait été à même de penser que l'univers de la trilogie se développerait mais il n'en est rien.


Dans le développement du récit l'on suit la vie d'un convoi de pionniers auquel se sont les deux personnages de premier plan, mais hormis le quotidien il ne se passe pas grand chose et le récit manque d'action. Le récit poursuit également la lutte entre l'Union et l'Empire avec une forte présence de l'Inquisition qui traque les rebelles.


Les personnages sont peu développés au départ mais prennent de la consistance au fil des chapitres mais sans parvenir à convaincre le lecteur du fait de manque d'événements importants.


La plume de l'auteur est émaillé de nombreuses tranches d'humour dans les interactions verbales entre les personnages qui pallient en partie le manque de dynamique.


Au final un troisième tome encore plus lent que les deux premiers avec une seconde partie complètement linéaire.




samedi 17 avril 2021

Sacrifices de Ellison Cooper

 


Neuroscientifique, spécialiste du comportement des psychopathes, Sayer Altair est appelée d'urgence par le FBI. On vient de retrouver des ossements humains dans une grotte perdue du parc national de Shenandoah. Un tueur semble y déposer ses victimes depuis des décennies. Lorsque l'affaire est reliée à la disparition inquiétante d'une femme et de sa petite fille quelques mois auparavant, une course contre la montre s'engage pour les retrouver avant l'issue fatale.
Alors que l'enquête semble au point mort, un psychopathe anonyme dont Sayer étudie le profil, le Sujet 037, lui propose son aide. Mais peut-elle vraiment lui faire confiance ?



Alors qu'il promène sa chienne spécialisée dans la recherche de corps dans la forêt de la Senandoah, l'agent du FBI Maxwell Cho tombe dans une petite crevasse dont le fond est tapissé d'ossements humains.

La direction de l'enquête est confiée à l'agent spécial Sayer Alter mais suite aux événements qui se sont déroulés quelques mois auparavant au sein du FBI elle devra procéder avec une équipe réduite.

Alors qu'elle se trouve au fond de la fosse avec la médecin-légiste quelqu’un tente de les brûler en les aspergeant d'essence. En plus des ossements datant de plus d'une dizaine d'années deux corps récents sont retrouvés.


L'intrigue se révèle très simple, mais le déroulement de l'enquête est bien maîtrisé on suit pas à pas la recherche d'indices et les hypothèses des liens que peuvent avoir les victimes du passé et celles plus récentes entre elles. L'auteure fait monter la tension au fil des pages avec de nouveaux événements bien répartis tout au long du récit.


Toutefois la vie personnelle, en lien avec aussi l'affaire précédente occupe un peu trop de place et l'auteure y revient un peu trop souvent et de ce fait on ne parvient pas à entrer en osmose avec le personnage principal. Les personnages sont cependant bien ciselés avec une psychologie travaillée et propre à chacun d'eux.


L'alternance des points de vues victimes/enquêteurs, des chapitres courts et une plume dynamique donnent un très bon rythme à l'histoire.


Un bon roman policier classique avec des thématiques intéressantes mais une présence de la vie personnelle du personnage central et de l'affaire précédente qui viennent un peu gâcher le plaisir.  





jeudi 15 avril 2021

La dame en noir de Susan Hill

 


Angleterre, début du XXe siècle. Par un mois de novembre froid et brumeux, Arthur Kipps, jeune avoué londonien, est dépêché dans le nord du pays pour assister aux funérailles d'Alice Drablow, 87 ans, puis trier ses papiers en vue d'organiser sa succession.
À Crythin Gifford, village où Kipps pose ses valises, les habitants lui battent froid dès qu'il prononce le nom de feue Mme Drablow, unique occupante du Manoir des Marais, demeure isolée, battue par les vents et située sur une presqu'île uniquement accessible à marée basse.
Lors de l'inhumation, dans une église quasi déserte, Arthur remarque la présence, un peu en retrait, d'une femme tout de noir vêtue, le visage émacié, comme rongée par une terrible maladie. Il l'aperçoit ensuite dans le cimetière, mais elle s'éclipse avant qu'il ait le temps de lui parler...
Cette femme en noir, Arthur la verra de nouveau aux abords du manoir, une fois qu'il s'y sera installé pour commencer son travail. Mais se produisent alors nombre de phénomènes mystérieux qui ébranleront le jeune homme et feront vaciller sa raison...
Comme il l'apprendra peu à peu, une malédiction plane sur ces lieux...



Alors que toute la famille est réunie pour une veillée de Noël les beaux-fils d'Arthur Kipps décident de raconter des histoires de fantômes. Alors qu'arrive son tour Arthur sort précipitamment, sans explication, cette ambiance faisant ressurgir des événements douloureux de son passé.


Quelques décennies plus tôt alors âgé de 23 ans il est expédié par le notaire chez qui il travaille au Nord de l'Angleterre à Crythin Gifford pour représenter l'étude notariale lors de l'enterrement de Madame Drablow qui vivait au Manoir du Marais accessible seulement à marée basse. Il est également chargé de faire des recherches au manoir quand à la succession de la dame.


Nous suivons son histoire alors qu'il la couche sur le papier.


Au début du roman l'auteure nous plante le décor, les explications sont très visuelles, mais cette mise en contexte est très longue pour un si court roman. En effet il faut attendre plus du tiers du roman pour que la dame en noir nous apparaisse.


L'ambiance au début qui se veut lourde et plutôt glauque ne monte pas assez en intensité par la suite, les événements qui se déroulent dans la maison sont plutôt simples, pas assez exploités, et l'auteure ne travaille pas assez les sentiments ressentis par Arthur lors des phases qui devraient être plus angoissantes.


L'auteure aurait pu aussi se servir des villageois pour faire monter la peur au contraire ils se montrent trop fuyants bien qu'on en comprenne au dénouement la cause.


La plume de l'auteure est bien adaptée à ce récit, et elle parvient malgré les remarques ci-dessus à bien nous plonger dans l'époque.


Une impression mitigée pour ce trop court roman où il manque de l'action, où les descriptions sont parfois un tantinet répétitives, et où le côté psychologique du personnage central aurait pu être plus profondément exploité.






mardi 13 avril 2021

Jusqu'à ce que mort s'ensuive de Irène Chauvy

 


Un journaliste à la mauvaise réputation et un député proche de Napoléon III sont retrouvés morts, tués d’un coup d’épée dans le cœur à une dizaine de jours d’intervalle. Rien ne les rapproche si ce n’est d’avoir été assassiné dans des conditions identiques.

Hadrien Allonfleur, lieutenant dans l’escadron des cent-gardes, est chargé par l’Empereur de démêler cette affaire peu banale. Aidé d’Amboise Martefon, un ancien inspecteur de la brigade de Sûreté parisienne, bougon et moralisateur, Allonfleur aura besoin de se fier à son intuition pour mener son enquête d’autant plus qu’il devra faire face à une jeune femme au caractère affirmé qui se révélera un témoin clé, mais récalcitrant.



Le Lieutenant Allonfleur de l'escadron des cent-gardes est convoqué au château de Compiègne à la demande de l'Empereur. L'Empereur le charge d'enquêter discrètement sur les morts d'un journaliste sulfureux et d'un député proche de sa personne. Les deux hommes ont été tués d'un coup d'épée dans le cœur , or les duels sont proscrits.

Le lieutenant sera secondé durant l'enquête par un inspecteur en retraite envoyé par la Sûreté.


Aucune arme n'a été retrouvée sur place, et l'autopsie du député va démontrer des coupures sur les mains et les bras prouvant ainsi qu'il n'avait pas d'armes.


Pour un policier historique l'enquête est bien menée. L'inspecteur effectuant principalement le travail de base et Allonfleur cherchant des pistes et forgeant des théories au fur et à mesure de la découverte des indices. Indices que fournit l'auteur tout au long du récit en même temps qu'elle brouille les pistes.


L'arrière-plan, à savoir le Paris de 1862 est bien décrit, juste ce qu'il faut pour s'imprégner de l'atmosphère de l'époque.


Le duo de personnages, malgré de gentilles divergences d'opinion sur la manière de faire, fonctionne très bien et l'on n'a aucun mal à s'attacher à eux.


La plume de l'auteure est fluide mâtinée d'une petite pointe de nonchalance ce qui donne une dynamique de lecture agréable et de très bonne qualité.


Un premier tome de série de très bonne facture.





dimanche 11 avril 2021

Les anges de New-York de R. J. Ellory

 


Malgré l’avis de sa hiérarchie, Frank Parish, inspecteur au NYPD, s'entête à enquêter sur le meurtre d'une adolescente, victime, pense-t-il, d’un tueur en série. Contraint de consulter une psychothérapeute après la mort de son partenaire, Frank va lui livrer l'histoire de son père, figure éminente des Anges de New York, ces flics d'élite qui, dans les années 1980, ont nettoyé Manhattan de la pègre et des gangs. Une histoire bien différente de la légende communément admise. À travers la police de New York, Ellory s'attaque de nouveau à la mythologie américaine. Avec ce récit d'une rare profondeur, il nous offre un thriller au suspense omniprésent et le portrait déchirant d'un homme en quête de justice et de rédemption.



Un jeune junkie et dealer est retrouvé dans une ruelle peu fréquentée exécuté d'une balle de petit calibre. A première vue tout porte à croire qu'il s'agit d'un règlement de comptes entre trafiquants. Mais en perquisitionnant son appartement l'inspecteur Frank Parish y découvre le cadavre de sa jeune sœur de seize ans, la jeune fille est morte étranglée. L'autopsie des cadavres révélera que l'adolescente a été tuée avant son frère.

L'enquête bien que classique est intéressante à suivre le travail des enquêteurs est minutieusement rapporté et l'inspecteur va rapidement découvrir qu'il y a d'autres jeunes filles mortes dans des circonstances similaires. Ils vont également découvrir le point commun entre toutes les filles. Frank Parish est assez rapidement persuadé connaître le coupable mais il ne détient pas de preuves, il va tout mettre en œuvre pour faire tomber le serial-killer n'hésitant pas à franchir une fois de plus les limites de la légalité.

En parallèle de l'enquête l'on suit les séances de Parish chez une psychothérapeute. Des séances qui au début vont entraîner le lecteur dans les années 60-70 où Parish nous parle d'une section spéciale de la police du même nom que le titre du roman. Une section qui luttait contre le crime organisé et qui d’après Parish son père qui en faisait partie, malgré toutes les décorations qu'il a reçues était en mèche avec la mafia. Une partie au début intéressante mais qui perd finalement de l’intérêt par la suite et qui génère certaines longueurs.

Le récit repose essentiellement sur les personnages mais malheureusement on a une fois de plus affaire à un flic border-line, divorcé, alcoolique et déjà sanctionné par sa hiérarchie. Un flic certes brillant dans ses enquêtes mais qui n'en fait qu'à sa tête et qui rencontre des difficultés avec ses partenaires tout comme avec ses enfants.

La plume de l'auteur en dehors des passages chez la psychothérapeute s'avère plutôt fluide.

Au final une enquête fort simple où l'on découvre un peu trop rapidement l'identité du sérial-killer. Des coïncidences qui se révèlent un peu trop faciles à découvrir. Un policer somme toute en demi-teinte avec la vie personnelle du personnage central qui prend trop de place.