vendredi 17 septembre 2021

L'allumeur de réverbères de Anthony O'Neill

 


Par une nuit de brume, à Édimbourg, une petite orpheline est enlevée et torturée par les membres d'une société secrète.
 
Vingt ans plus tard, deux meurtres sauvages, la profanation d'une tombe et la disparition en mer d'un gardien de phare, sèment la terreur dans la ville, tandis qu'une jeune fille tourmentée prétend avoir vu en rêve tous ces crimes.

L'enquête, menée d'un côté par un inspecteur de police local, de l'autre par un professeur d'université et son ami gardien de cimetière, nous fera découvrir le secret de cette énigme, et arriver jusqu'aux portes de l'Enfer.



Dans le prologue l'on suit Evelyn, une fillette, qui est sortie d'un institut pour filles indigentes par un homme qui se dit son père. Elle est conduite dans un manoir isolé et bien qu'enfermée dans une chambre elle est d'apparence bien traitée.

Puis le récit fait un bond de vingt six ans en avant, où en l'absence du spécialiste des affaires criminelles, l'inspecteur Groves est envoyé sur le meurtre d'un professeur d'université. Un meurtre horrible, le corps déchiqueté en plusieurs parties est disséminé dans plusieurs ruelles comme s'il avait été attaqué par une bête féroce ou un monstre.

Le récit débute comme un policier classique mais d’autres faits et meurtres étranges vont rapidement conduire l'enquêteur vers l’irrationnel d'autant plus qu'une jeune femme Evelyn Todd se présente et déclare avoir vu les meurtres dans ses rêves.

En parallèle de l'enquête policière, l'on suit un professeur de philosophie de l'université qui s'intéresse à la jeune femme persuadé que les meurtres sont liés à l'état psychique de celle-ci. Des chapitres orientés réflexions philosophales, spirituelles et phénomènes diaboliques. Des passages bien documentés et pas inintéressants, mais qui génèrent dans le récit une très forte impression de lourdeur.

Un thriller où le côté policier et le côté fantastique sont inégalement dosés. Le professeur prend le devant sur le policier et c'est un peu dommage.






mardi 14 septembre 2021

L' armée des masques de Chris Wooding

 


La guerre déchire Saramyr. Les Tisserands ont pris le pouvoir et contrôlent grâce à leurs Masques des armées de créatures sanguinaires. Kaiku sait qu'elle devra percer leur secret et affronter les ténèbres pour sauver l'Empire. Lucia, chef des rebelles et fille de l'Impératrice, sera à ses côtés tout comme l'Ordre rouge. Mais le sacrifice qui les attend est terrifiant...
Un combat de magie hors du commun se prépare !



Dans ce troisième tome le récit reprends quatre ans après la fin du tome précédent. Devant l'avancée de l'armée des monstres envoyée par les Tisserands l'Empire ne détient plus que les cités des provinces du sud de Saramyr.


Le récit débute sur l'attaque d'une de ces cités mais la bataille est peu décrite et peu visuelle. Il faudra attendre la fin du volume pour trouver des combats bien mis en scène. Entre temps le récit est essentiellement consacré aux ressentis des personnages et des relations entre eux. Une partie très longue qui présente peu d'intérêt pour le développement de l'intrigue principale où les longueurs succèdent aux longueurs. Des longueurs successives qui finissent par lasser le lecteur.


Si quelques uns des personnages par viennent à tirer leur épingle du jeu dans leur ensemble les personnages n'évoluent pratiquement plus.


Le récit mettant essentiellement en avant les sentiments des personnages et leurs réactions on a l'impression d'une lourdeur dans la plume de l'auteur.


Au final la série manque de dynamisme malgré la lutte de pouvoirs perpétuelle entre les différentes factions et ne parvient pas à convaincre le lecteur du fait de trop nombreuses longueurs.




dimanche 12 septembre 2021

La pierre du remords de Arnaldur Indridason

 


Une femme est assassinée chez elle. Sur son bureau, on retrouve le numéro de téléphone de Konrad, ancien policer. L’enquête révèle rapidement qu’elle l’avait contacté récemment pour lui demander de retrouver l’enfant qu’elle avait mis au monde cinquante ans plus tôt, et qu’elle avait abandonné juste après sa naissance. Maintenant désolé de lui avoir refusé son aide, Konrad s’emploie à réparer son erreur. Il retrouve les membres d’un mouvement religieux contre l’avortement et reconstruit l’histoire d’une jeune fille violée dans le bar où elle travaillait. Il retrouve aussi un clochard équivoque, des trafiquants de drogue et même des fragments de l’histoire de la mort violente de son père.
Lorsqu’il retrouvera l’enfant, il mesurera l’ampleur de la tragédie dans laquelle son intuition et son entêtement l’ont plongé.
Konrad se révèle un enquêteur sensible à la souffrance des autres, d’une humanité touchante.



Suite à un coup de fil anonyme la police découvre le corps d'une sexagénaire étouffée par un sac plastique. Au vu de l'état de l'appartement il s'agit d'un cambriolage qui a mal tourné. L'enquêtrice qui dirige l'enquête trouve pour seul indice le numéro de téléphone de Konrad un ancien collègue à elle. Interrogé Konrad lui révèle que Valborg voulait qu'il retrouve l'enfant qu'elle avait abandonné à sa naissance mais qu'il avait refusé.

Pris de remords il se lance dans une enquête pour retrouver l'enfant mais aussi le meurtrier de la sexagénaire.

Si l'on suit de loin en loin le travail de la police le récit est presque exclusivement centré sur l'enquête menée par Konrad.

Une enquête, comme il est d'habitude chez l'auteur, qui se déroule sur un rythme très lent, d'autant plus qu'en parallèle le personnage central enquête sur la mort de son père assassiné et sur les multiples méfaits qu'avait commis ce dernier.

Malgré un rythme d'enquête lent le style de l'auteur est vif et fluide, et les chapitres courts permettent une lecture aisée. L' récit comme le premier opus alterne présent et passé changeant de narrateur en fonction des situations.

Toutefois ce récit s'avère de qualité inférieure au premier opus de la série.






jeudi 9 septembre 2021

Le sang de nos pères de Guy Morant

 


Suite à la mort de son mentor, une journaliste de webtélé devient lanceuse d’alerte. Pour elle, c’est le début d’une descente aux enfers, dans un monde où elle ne peut plus compter sur personne.


Deux semaines plus tard, un député et sa femme sont assassinés à Chevreuse, et leurs enfants ont disparu. Des éléments relient cette affaire au capitaine Alaric Autier, de la crim’ de Versailles. Son groupe se lance alors dans une course contre la montre pour retrouver les enfants du couple, entre un suspect aux propos énigmatiques et des gendarmes peu coopératifs.


Une femme en fuite, des enfants disparus : deux drames apparemment sans rapport. Et pourtant…



Karine Duval une journaliste de webtélé découvre l'un des cofondateurs du journal dans un état critique. Alors qu'elle attend les secours un policier s'empare de l'ordinateur de son mentor et disparaît sans lui avoir adressé un mot. Elle annonce ce fait en direct lors du journal de sa chaîne et est immédiatement licenciée par son rédacteur en chef, commence alors pour elle une véritable descente en enfer traqué par des policiers et injuriée sur le net.


Alaric Autier de la Crim' de Versailles est mis en relation avec la gendarmerie en charge d'élucider les meurtres d'un député et sa femme. Dans la bouche de cette dernière un article de journal en relation avec une ancienne affaire où la police avait enquêté. A sa demande la juge d'instruction le co-saisi de l'affaire pour retrouver les enfants du couple disparus.


L'intrigue est bien menée, avec des thématiques de notre époque, beaucoup de rythme, des fausses pistes et des rebondissements.


L'enquête est assez complexe pour l'équipe d'Autier d'autant plus que la gendarmerie leur met des bâtons dans les roues et que dans l'ombre des personnalités interviennent pour que l'affaire n'aille pas à son terme.


Le récit alterne entre les deux parties de l'intrigue, la partie avec la journaliste prenant un peu trop de place dans le récit, et ce n'est qu'au cinquantième chapitres que l'on voit enfin le lien qui les unit.


Les personnages de premier plan sont intéressants à suivre, dans leur ensemble assez bien construits.


Le style de l'auteur se révèle plutôt fluide malgré une enquête qui avance doucement.


Un bon roman policier avec une intrigue bien construite, mais quelque peu desservi par la guéguerre entre la police et la gendarmerie.






mardi 7 septembre 2021

La traque de l'aigle de Simon Scarrow

 


Bretagne, 44 après Jésus-Christ.

Cato, jeune officier de l'armée romaine et son supérieur, le centurion Macro, ne sont que des pions dans la soif de conquête de Rome en Bretagne.
Au cours d'un hiver glacial, les deux hommes et leur légion affrontent les barbares natifs de l'île dans des batailles au corps à corps qui hantent Cato des jours durant.
Mais parmi tous leurs ennemis, les plus redoutables sont les druides de la Lune sombre.

Des êtres violents, sans pitié, qui ont capturé la famille du général Plautius en personne. Macro et Cato se voient donc confier l'une des missions les plus dangereuses de leur carrière : s'enfoncer en territoire ennemi et libérer les otages.

S'ils échouent, le sort de l'armée romaine pourrait bien être en jeu...



Avec une pause dans l'avancée des légions romaines due aux conditions hivernales le récit s'avère plus dense sur le fond. En effet avec la femme et les enfants du général en chef enlevés par les druides de la lune sombre ce troisième opus développe une intrigue qui va mettre en avant l'optio Cato.

On retrouve également le personnage de Boadicée et celui de son cousin le prince Icéne qui vont jouer des rôles de premier plan.

Moins de batailles et si le récit perd un peu en dynamique il gagne en profondeur et en suspense.

Un troisième tome un ton au-dessus des deux premiers.

Espérons que la maison d'édition fera cette fois-ci exception à ses mauvaises habitudes et se décidera à nous livrer les autres tomes de cette très bonne série d'aventure historique.






lundi 6 septembre 2021

La conquête de l'aigle de Simon Scarrow

 



43 après Jésus-Christ.

Lorsque le centurion Macro et son jeune optio Cato débarquent sur les côtes de Bretagne pour prendre part à l'invasion de l'empereur Claude, Macro sait que les Romains largement surpassés en nombre auront à livrer l'une de leurs campagnes les plus difficiles. D'autant qu'une sinistre organisation trahit en secret les légionnaires...


Quand des rumeurs d'assassinat coïncident avec l'annonce de la venue de l'empereur, les soldats comprennent qu'ils doivent affronter une force bien plus impitoyable que les Bretons. Il ne leur reste plus beaucoup de temps s'ils tiennent à éviter que la glorieuse victoire de Claude ne tourne au désastre...



Les légions romaines poursuivent leur avancée en terre Bretonne. Ce deuxième tome met en avant de nombreux combats et batailles. Au niveau des intrigues secondaires on retrouve les complots et les machinations que vont s'efforcer de déjouer nos deux personnages de premier plan.

Si le personnage de l'optio Cato évolue dans ce deuxième tome, celui de Macro stagne un peu.

L’écriture est simple et fluide, et avec les nombreuses phases d'action cela donne une excellente dynamique de lecture.

Un deuxième tome dans la continuité du premier qui poursuit une bonne série d'aventure historique.









jeudi 2 septembre 2021

La première empreinte de Xavier-Marie Bonnot

 


Le commandant De Palma, alias le Baron, se trouve au cœur d'une enquête sans précédent dans les annales de la police marseillaise : une professeur de préhistoire retrouvée noyée dans une calanque, un tueur barbare qui signe ses meurtres d'une main en négatif, une étoile filante du milieu marseillais retrouvée, elle aussi, flottant entre deux eaux dans la même calanque... Le lien entre tout ça ? Il se trouve dans une caverne préhistorique dont l'entrée se fait par 38 mètres de fond, dans le ventre des grandes falaises blanches qui baignent la Méditerranée. Au début des années 1990, un plongeur téméraire y a découvert des bisons, des chevaux et des mains en négatif, les premières empreintes, et un " homme tué ", la plus ancienne représentation de meurtre dans l'histoire de l'humanité.



Une professeure de préhistoire disparaît et un mois plus tard on retrouve dans une calanque, près de la grotte Le Guen, son corps présumé en grande partie décomposé. L'enquête est confiée au commandant De Palma de la SRPJ de Marseille.


En parallèle la gendarmerie enquête sur les meurtres de femmes sauvagement assassinées et mutilées avec des armes préhistoriques. Rapidement la gendarmerie arrête un psychiatrique passionné de chamanisme préhistorique, mais pour le commandant De Palma ce n'est pas le coupable et les deux affaires sont liées.


L'enquête est bien menée avec des rebondissements bien dosés, de fausses pistes, avec toutefois une guerre entre la police et la gendarmerie un peu gênante et qui empiète légèrement sur l'enquête.


Avec la grotte Le Guen et comme thématique de fond le récit s'avère intéressant et bien documenté. De plus le livre est truffé d'expressions typiquement marseillaises qui donnent un côté plus authentique au récit.


Le commandant est très attachant utilisant des méthodes de la vieille école qui ne plaisent à ses collègues.


Avec ce premier roman l'auteur nous livre un policier plaisant, original et de bonne qualité.






lundi 30 août 2021

JUILLET & AOUT 2021

 

ACHATS MENSUELS Juillet & Août 2021

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samedi 28 août 2021

L'aigle de la légion de Simon Scarrow

 


Germanie, 42 après J.-C.

Rude, brutale et impitoyable : c’est la vie que découvre Cato, recrue de fraîche date de la deuxième légion romaine. Et malgré ses relations en haut lieu, il aurait bien besoin d’un allié parmi ses camarades – car il a été promu au-dessus de ses pairs sur ordre de l’Empereur, ce qui lui vaut l’inimitié de ses compagnons d’armes. Or il gagne vite le respect de son centurion, Macro, un soldat aguerri, aussi fruste que Cato est vif d’esprit et cultivé. Tout les sépare, pourtant ils comprennent bientôt qu’ils ont beaucoup à apprendre l’un de l’autre.

Pour ces deux hommes, la campagne de Bretagne – une terre où règne alors une extrême barbarie – marque le début d’une amitié durable. Mais tandis qu’ils entreprennent une dangereuse mission pour déjouer un complot contre l’Empereur, ils se retrouvent entraînés dans une lutte désespérée pour leur survie...



Après un prologue qui nous montre une poignée de romains en fuite devant l'ennemi et qui avant d'embarquer coule un chariot qu'ils protégeaient dans un marais le récit fait un bond en avant de cent ans. Ce prologue s'éclaircira plus tard dans le développement et donnera lieu à une intrigue.


Le récit nous immerge ensuite au cœur de la II ème légion romaine basée en Germanie et qui s'apprête à envahir la Bretagne.

Des intrigues plutôt simples avec espions, complots mais qui sont bien traitées et s’enchaînent logiquement dans un récit rythmé après une mise en place un peu lente.


Dans ce récit l'on suit principalement deux personnages : Macro un centurion aguerri et un peu frustre qui va prendre sous son aile une jeune recrue, Cato un jeune affranchi recommandé au légat Vespasien par l'empereur Claude lui-même. Les deux personnages centraux sont sympathiques avec leurs défauts et leurs qualités bien que ces personnages tout comme les personnages secondaires se révèlent un tantinet caricaturaux.


La plume de l'auteur se révèle plutôt fluide et directe pour un premier tome introductif.


Un premier tome qui pose les bases d'intrigues qui vont suivre avec certains des personnages secondaires très ambitieux qui menacent la position de l'Empereur en place.





vendredi 27 août 2021

Le seigneur maudit de Julien Schneider

 


La Lame et le Sang” est une trilogie de romans se déroulant dans un Japon médiéval fantastique où samouraïs, kamis et yokaïs se côtoient, où de puissants daïmyos intriguent dans l’ombre et où pourtant l’amour peut fleurir.

Takeshi est le détenteur d’un étrange sabre maudit qui l’incite à verser toujours plus de sang. Devant lutter contre cette soif contre-nature, il cherche un moyen pour se libérer de ce fardeau.
Il croise la route de son ancien frère d’armes, Akira, un samouraï en manque d’aventure devenu le yojimbo de Mariko, une mystérieuse jeune noble dépossédée de ses terres qui cherche à les récupérer. Akira demande alors à son ancien condisciple de les aider.
Et quand la jeune fille lui propose des informations concernant son sabre, Takeshi accepte la mission.
Sans le savoir, il va participer à combattre un seigneur qui a toutes les armes en main pour renverser l’Empereur du Japon.



Après un combat contre des bandits qui présente le personnage central et sa lame assoiffée de sang on découvre l'intrigue. Une lame qui n'est pas sans rappeler Stormbringer.


Une jeune femme a engagé un puissant guerrier pour l'aider à récupérer son fief aux mains de son oncle qui selon elle l'a spoliée. Arrêtés dans une auberge pour la nuit, ils ne doivent leur salut face aux brigands qui tiennent l'auberge par l'arrivée de Takeshi et sa lame démoniaque formé par le même maître d'armes que le guerrier.


Un postulat de départ assez simple et récurrent en fantasy puisqu'il s'agit de renverser un grand méchant. Mais une intrigue qui va tout de même révéler quelques surprises.


Le récit nous plonge dans un univers médiéviste japonisant où se côtoient samouraïs et sorciers. Tout en conservant des termes purement japonais – souvent répétitifs- et sans que l'ensemble se ressente dans le récit l'auteur tente de nous expliquer de manière simple les codes de l'époque.


Même si la psychologie des personnages est plutôt bien explorée ils ne présentent pas d'originalité et s’avèrent sur le fond archétypaux.


Malgré un récit somme tout classique, des personnages quelque peu caricaturaux, le récit présente une assez bonne introduction au japon médiéval fantasy.