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dimanche 1 juillet 2018

Lame noire de Miles Cameron


Lecture dans le cadre du challenge :



La loyauté coûte cher. La trahison, elle, est gratuite.
Lorsque l'empereur de Morée est pris en otage, le Chevalier rouge et ses hommes sont soudain très demandés...et voient leurs ennemis se multiplier. Le pays est plongé dans la révolte, la capitale assiégée, et la moindre victoire devra être chèrement conquise. Cependant, le Chevalier rouge a un plan, et une arme secrète. Saura-t-il l'emporter tout à la fois sur les Champs de bataille de la politique, de la magie, de la guerre et de l'amour ?


Quelques semaines après leur victoire sur les troupes du Monde Sauvage réunies par Thorn, le Chevalier Rouge et sa compagnie se rendent en Morée à la demande de l'Empereur de ce lointain pays. Alors qu'il s'approche de ce pays, ils sont avertis que l'Empereur a été enlevé par le chef de ses armées grâce à la complicité du Magister de l'empereur.

Si le postulat de départ de ce présent tome se révèle assez classique et plutôt simple avec une conspiration contre un empereur jugé incompétent, l'histoire qui va se déroulait est elle beaucoup plus complexe car en plus des personnages rencontrés dans le premier opus l'auteur va en introduire de nouveaux. Un récit où chaque personnage développe sa propre intrigue secondaire avec en premier lieu Thorn qui n'a pas renoncé à conquérir le monde connu.


L'enchaînement des chapitres qui alternent en leur sein même différentes histoires qui semblent au départ sans véritable lien entre elles nous livrent une intrigue bien plus complexe que nous le laissait entendre la quatrième de couverture où toutes les pièces finissant par s'imbriquer. Mais les multiples visées de chacun des personnages n'est pas sans créer de nombreuses longueurs où l'on a un peu de mal à garder en tête qui sont les personnages et le rapport qu'elles ont avec les autres.

Si les personnages sont nombreux ce n'est pas au détriment des autres points du récit, car l'histoire ne se cantonne plus à l'Alba mais nous présente de nouvelles contrées. Des contrées qui sont soit d'inspiration nordique soit d'inspiration orientale. L'on a droit donc à la géopolitique de ces différents, un peu aux us et coutumes de ses habitants, à leurs échanges commerciaux qu'ils entretiennent même avec le Monde Sauvage. Avec cet univers très développé on ne peut s'empêcher de noter certaines analogies avec le monde médiéval que l'on connaît ou avec des épopées narrées précédemment. L'auteur a bien su se réapproprier ces textes pour en faire un récit qui tient la route.

Si les batailles sont toujours décrites de manière détaillée, elles sont moins nombreuses. L'auteur, ici, s'attache plus à nous décrire dans tous les détails le quotidien d'une compagnie de mercenaires en campagne n'hésitant pas a employer quelques termes spécifiques au matériel ou à la vie courante. Il développe également son bestiaire, nous fait découvrir de nouvelles créatures mais aussi de nouvelles peuplades et dans le même temps développe en profondeur celles déjà rencontrées lors du siège de Lissen Carak.

Si tous ces détails qui fourmillent donnent une dynamique de lecture plutôt lente, heureusement dans la dernière partie l'histoire s’accélère un peu pour arriver proche du dénouement dans un récit vif où il se passe de nombreux renversements de situation.

Une histoire plus complexe que dans le premier opus qui n'est certes pas inintéressante mais où l'on a du mal à suivre tous les personnages notamment lorsqu'ils sont peu présents dans le récit ; un univers complexe très détaillé parfois même un peu trop pour des lecteurs qui privilégient l'action ; des passages qui ne semblent avoir aucun rapport avec les points les plus importants...

Dans ce deuxième tome que l'on pourrait qualifier d’intermédiaire si l'intrigue principale n'y trouvait pas son dénouement, le récit s'avère légèrement en deçà du tome précédent : on aurait souhaité plus d'action !




samedi 1 octobre 2016

Korbrekan, la malédiction des princes-sorciers tome 2, Valérie Jacquet-Betmalle


Lecture dans le cadre du challenge :


Malgré sa première victoire sur le Prince-Sorcier de Brokaar, l'étau se resserre autour du chevalier Jehan de Brisé. Ses ennemis se dévoilent et menacent maintenant tous ceux qu'il aime. La quête de la vérité s'avère être une tâche à l'ampleur insoupçonnée.


L' on avait quitté le jeune héros alors qu'il venait d'apprendre sa véritable identité et qu'il s’apprêtait à partir à la recherche de sa mère la reine déchue Isabeau.

Mais ses ennemis bien décidés à ce qu'il ne révèle pas cette information vont s'acharner sur le jeune homme et les tentatives d’assassinats vont se multiplier. Des personnages du complot qui s'était dérouler dix-huit ans plus tôt que l'on n'avait peu vu dans le premier opus vont se découvrir, les raisons qui les ont motivées vont s'éclaircir. L'entrée en jeu de personnages que l'on soupçonnait déjà et la multiplication des actes pour supprimer le jeune homme vont de se faire donner encore plus de rythme à la lecture.

Mais si la lecture est aisée, addictive, l’intrigue principale, à savoir l'Oracle n'avance guère et le récit ne prend pas réellement d'ampleur, l'on est clairement dans un tome de transition cherchant à faire monter le suspense. Si dans un sens cela est plus tôt réussi au niveau de l'intensité du récit l'auteure se sert des mêmes ficelles que précédemment et l'on dénote que cette histoire est destinée aux adolescents. On attend avec impatience le dénouement qui devrait, on l'espère, apporter plus de profondeur au récit.

L'univers se développe peu, l'on continue à suivre sur la carte les déplacements du jeune homme et de ses amis, mais l'on déplore que son incursion en Grégorie n'ai pas été l'occasion de découvrit plus en profondeur ce royaume voisin, hormis l'entrevue avec le roi il n'y a eu aucune découverte géographique ni géopolitique de ce royaume.

L'action est présente du début à la fin du roman, ce qui est le point fort de cette trilogie, mais l'on aurait aimé que l'auteur développe un peu plus l'arrière trame de son récit.

Passé la mise en place des bases dur récit, le style de l'auteure se veut plus incisif, plus direct, et l'on ne ressent plus le mêmes impressions que précédemment. Ce deuxième tome, bien que très divertissant se démarque moins des fantasy médiévistes habituelles.

Un bon deuxième opus, entraînant mais qui reste dans ses bases trop classique. Mais l'histoire reste très addictive et l'on attend avec impatiente la conclusion de cette histoire. Mais malheureusement comme la maison d'édition n'existe plus, on espère qu'il y a très peu de chances de connaître la suite. A moins que l'auteure l'édite en ebook et impression à la demande.  



Korbrekan, la malédiction des princes-sorciers tome 1, Valérie Jacquet-Betmalle


Lecture dans le cadre du challenge :


Lorsque, en l’an 1384 du calendrier Organdien, le futur chevalier Jehan de Brisé sauve la très belle Aliénor de Morfil, il est loin de se douter que cette rencontre va l’entraîner dans des aventures où il risquera son honneur et sa vie. Mais au-delà de sa propre survie, c’est l’avenir même du royaume d’Organdie qui dépendra de sa lutte contre les Princes-Sorciers.

Actions, amours, intrigues se mêlent dans cet univers imaginaire où foisonnent les allusions à la France des XIVe et XVe siècles. Extrêmement documentée, fruit d’un long travail de recherches, l’histoire de Korbrekan est un roman de chevalerie dans la pure tradition des récits épiques, patiné d’une pointe de fantastique. Il passionnera aussi bien les adultes que les ados.


L'histoire s'ouvre sur un prologue où l'on assiste au scellement par sorcellerie d'une crypte renfermant un Oracle et de l'assassinat de son gardien. Puis l'on est projeté quatre cents plus tard en plein complot monté de toutes pièces visant à écarter la reine du trône en l'accusant d'adultère. Le prétendu amant, la reine et son fils, comme l'exige les lois de l'époque, sont condamnés à mort.

L 'auteure pose brièvement le déroulement du procès, pour nous projeter dix-huit ans plus tard où l'on découvre le jeune protagoniste principal qui doit être adoubé par le roi pour lui avoir sauvé la vie lots de la guerre opposant le royaume à une royaume voisin.

Avec pour bases du récit un Oracle qui ne peut plus servir, un jeune héros qui sans le savoir n'est pas celui qu'il croit être et pour toile de fond des intrigues de cour, l'histoire proposée par l'auteure s'avère des plus classiques avec des ingrédients courants du genre.

Comme l'on s'en doute, c'est dans un univers médiéviste classique que l'on se trouve projeté. Si l'univers s'avère classique, il est bien brossé par l'auteur tant géographiquement que géopolitique, l'on n'a aucun mal à s'y projeter avec de surcroît en début d'ouvrage une carte bien renseignée qui permet de suivre les déplacements des protagonistes principaux. Avec l'emploi de termes spécifiques à l'époque et un travail certain, l'univers présenté est très crédible et proche de ce que l'on connaît de par notre propre moyen-âge.

Si l'intrigue s'avère classique, l'histoire est rondement menée avec de nombreuses tentatives d'assassinat envers le jeune héros, mais aussi des suppositions qui laisse douter de la véritable identité du héros délivrées par petites doses au fil des chapitres qui font monter le suspense crescendo. Le synopsis est construit un peu à la manière d'un thriller, le lecteur n'a pas le temps de s'ennuyer car il se passe toujours quelque chose. Les descriptions sont dans l'ensemble bien dosées, ni trop courtes ni trop longues, jusque ce qu'il faut pour que le lecteur puisse apprécier le décorum. Un petit bémol toutefois les aficionados de la fantasy épique auraient appréciés que les combats lors du tournoi organisé lors de l'adoubement du jeune héros et la bataille entre les troupes du roi et celles du prince-sorcier soient plus travaillées. En effet, l'auteure centre essentiellement ces parties sur le prouesses du héros et ne nous donne pas une vue d'ensemble malgré l'évocation brève des autres protagonistes. La Vieille Magie dont il est fait mention à plusieurs reprises n'est pas présente dans le récit, mais l'on gage que celle-ci devrait être plus exploitée dans le volume suivant.

Les personnages sont bien brossés, la psychologie est bien travaillée et l'on n'a aucun mal à s'attacher au jeune héros et à ses compagnons de route. Les protagonistes secondaires sont eux également bien définis m^me si l'on regrette que l'on ne les voit qu'évoluer en présence du personnage principal. On peut tout de même reprocher qu'un petit côté manichéen soit présent dans leurs manières d'agir.

Avec les nombreuses péripéties qui arrivent au personnage principal et la plume fluide mais travaillée de l'auteure, la dynamique de lecture est excellente. Le style de l'auteure n'est pas sans rappeler ceux de certains contes ou encore la légende arthurienne avec un certain respect des codes d’honneur de la chevalerie.

Au final, bien que classique dans la majorité des domaines l'histoire parvient à happer le lecteur du début à la fin. Une lecture à conseiller à un lectorat jeune adulte qui aime les fantasy bien ficelée et un héros divisé entre ses nombreux atermoiements pour la gente féminine. Les différentes romances sont elles aussi bien dosées car elle ne prennent pas le dessus sur l'histoire principale.




mardi 5 avril 2016

Le Chevalier Rouge, Miles Cameron


Lecture dans le cadre des challenges :




Pour diriger une bande de mercenaires sans foi ni loi, mieux vaut réunir les atouts de la naissance, d’une adresse certaine à l’épée et d’une chance diabolique.
Le Chevalier rouge a les trois, la jeunesse en plus, et il sait déjà en tirer profit. De retour en Alba après une campagne militaire lointaine, ses mercenaires sont recrutés pour défendre un couvent fortifié ayant fait l’objet de raids sanguinaires. Mais comme le Chevalier et ses hommes vont le découvrir sans tarder, ce contrat implique des pièges insoupçonnés, les entraînant de batailles en traquenards à l’orée d’une véritable guerre... dans laquelle le Chevalier lui-même a bien plus à perdre que prévu. Car celui qui envoie les créatures du Monde Sauvage décimer les humains pourrait bien connaître son secret le plus sombre...



A la demande de l’Abbesse de Lissen-Carak une troupe de quarante lances se dirige vers le couvent fortifié. A la tête de cette troupe de mercenaires un jeune capitaine qui se fait appeler le Chevalier Rouge. Sur leur chemin l'on assiste à la découverte d'un massacre commis dans une ferme appartenant à l'Abbaye. Si à première vue la scène laisse à penser que cette atrocité a été commise par une bête venue du Monde Sauvage, certains indices permettent au Capitaine de penser que ce massacre a été commandité et qu'un traître figurait parmi les résidents de la ferme.
L'intrigue met du temps à prendre de l'ampleur, l'auteur prenant le temps de faire monter la crainte voir la peur au fil des rencontres avec les créatures sauvages. En effet, dans la première partie du roman le lecteur a un peu de mal à faire le lien entre la compagnie de mercenaires, ce qui se déroule au palais royal, la venue d'un groupe armé venu de l'est et les Jacks des hommes alliés aux créatures du Monde Sauvage.

On a l'impression qu'il ne se passe pas grand chose, l'histoire est très longue et l'auteur s'attache à nous décrire de manière très technique le siège mit en place ainsi que l'organisation du groupe de mercenaires, les événements importants qui se déroule en marge de l'abbaye, le quotidien à l'intérieur et les rapports entre les mercenaires et les abbesses, ainsi que les réfugiés. A l'instar de la guerre, la magie est omniprésente, elle se présente sous deux formes : la première, l'Hermétisme, une doctrine ésotérique proche de l'alchimie qui nous vient de l'époque gréco-romaine, la seconde plus proche de la nature, la Magie Verte plus tellurique à l'instar des Druides Celtes. Des magies qui ne présentent pas d'innovation en la matière, mais qui sont exploitées de fort belle manière. Les grandes batailles et les combats moins importants en nombre d'antagonistes sont très visuels, le lecteur n' a aucun mal à s'y trouver partie prenante.
L'atmosphère de peur, d'insécurité qui plane sur l'abbaye et ses habitants est très bien rendue donnant au récit une touche Dark-Fantasy voire parfois de Sword and Sorcery .
Après nous avoir placé de manière soignée le conteste de l'intrigue et présentait succinctement une partie de la troupe, l'auteur commence à nous fait découvrir le monde dans lequel vont évoluer le Capitaine et sa troupe. L'on a une première vision des monstres qui vivent au-du Mur qui sépare le pays du Monde Sauvage. Un mur certes en partie endommagé, mais qui ne peut pas nous empêcher de relever une certaine similitude avec le Trône de Fer et quelques autres ouvrages de Fantasy. Le royaume d'Albe avec son mur et les guerriers venus de l'Est à une connotation qui rappelle l'Albion et le Mur d'Hadrien, protégeant les romains des tribus sauvages telles que les Pictes. On notera une fois de plus la concordance du mode de vie entre les Pictes et celui des Outremurains. L'univers, malgré un bestiaire très développé mais en grande partie déjà rencontré au préalable, s'avère plutôt classique. La vie des gens au Moyen-âge nous est rapportée de manière très précise, avec des références très crédibles avec l'Histoire on sent le côté historien de l'auteur.
Les personnages sont très nombreux et l'auteur multiplie les points de vue, et si l'intérêt du lecteur s'avère bien réel pour les protagonistes principaux, il a plus de mal à suivre des protagonistes de second plan. E t de ce fait celui-ci a tendance de survoler les passages qui leur sont attribués. Dans l'ensemble la psychologie des personnages principaux est bien travaillée. Mais malgré le mystère qui les entoure, ils s'avèrent parfois un peu trop caractéristiques dans leurs rôles. On aurait aimé que certains personnages de second plan soient plus mis en valeur.


L'écriture est simple, directe et si on a parfois l'impression avec les passages descriptifs. Cette impression vient à l'origine des chapitres relativement très longs, alternant dans le même chapitre plusieurs points de vue et des situations également très différentes. Certes les passages épiques et les dialogues percutants non dénués d'humour... noir atténue en partie cette impression, mais la dynamique de lecture n'est pas aussi bonne que l'on pouvait s'y attendre d'une telle fantasy.
Le dénouement nous est livré quarante pages environ avant la fin, et si la dernière partie qui en résulte nous propose une ouverture intéressante sur le deuxième opus force est tout de même de constater que celle-ci paraît trop longue et sans trop de relations avec la mission qui se prépare pour la troupe de mercenaires.

En conclusion, le lecteur est plongé dans une fantasy épique sombre, violente mais très réaliste de ce qui se passait à l'époque médiéviste, nous décrivant un univers de guerre très proche de la réalité dans le déplacement et la vie d'une troupe se rendant à la guerre ou confronté au quotidien des bivouacs. Toutefois l'histoire aurait peut être gagnée en intérêt si le récit avait été moins long, certains passages notamment introspectifs auraient pu être condensés.












lundi 28 mars 2016

Bérakhels, Matthieu Bobin



Lecture dans le cadre des challenges :




La mise à l'épreuve est terminée, la véritable mission commence. Farëanor est devenu alsarath. Il doit seconder le commandement du seigneur Sabraël pour une mission d'une extrême importance. Comble d'étonnement pour le chevalier de bronze, Méléanna est aussi membre de cet arklan, elle qu'il avait quittée abruptement. Et, parmi les arkels, on compte sur Tunk, Mécifal et même Fravalgar. Ils sont venus avec armes et bagages pour traverser Guéden G'Bar la sauvage. Mais tandis que le groupe de Farëanor monte vers le Nord, le roi Féasîn et l'Armée de l'Agneau d'Or descendent au sud. Une guerre frontale est sur le point de s'ouvrir avec les royaumes sudarions. Les généraux s'inquiètent du peu d'hommes qui descendent au front. On aurait bien besoin du retour d'Andugal. Mais le chevalier à la Volonté de Mithril tarde à revenir...



Ayant accepté l'offre de Maërwan, l'apothicaire, Farënor, Tunk, Fravalgar forme un nouvel Arklan sous les ordres du Chevalier d'Or Sabraël. Aux hommes sélectionnés par Ebanestal , le roi de Gandogast leur a adjoint, à la grande surprise de Farëanor, Méléanna, Mécifal et une elfe dénommée Azure. Sous les ordres de leur Bérakhel Sabraël, le nouvel Arklan a pris la route du Nord, tandis que les troupes du roi d'Ebanestal celle du Sud pour affronter la coalition formée par les troupes de Bragast et de Debguil.

Avec la guerre déclarée ce quatrième tome présente un côté plus épique que ses prédécesseurs. L'histoire qui alterne entre les deux Arklan d 'Andugal et de Sabraël, ainsi que sur les batailles s'avère moins linéaire. Mais l'auteur malgré l'action omniprésente ne peut s'empêcher de couper les moments cruciaux pour nous véhiculer ses valeurs : le Bien qu'il nous assène à coups de masse depuis le début du cycle, et plus particulièrement ici l'acceptation de la différence avec les différentes races composant l'Arklan de Sabraël, mais aussi l'humilité avec le roi d'Ebanestal lavant les pieds de son général ou encore habillant le dernier de ses soldats. Des scènes clichés qui font très Église Catholique Romaine et en complète contradiction avec les valeurs qu'il nous prône. En effet il suffit de se référer à la Croisade des Albigeois et de la célèbre phrase «  Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens » ou encore de nos jours la pédophilie des prêtres pour se rendre que l’Église Catholique Romaine n'est surtout pas l'exemple à prendre pour inculquer des valeurs d'humanité.

Si l'on fait abstraction de ce passage et du lavage de cerveau, le récit se veut dynamique avec plus d'action, de retournements de situations. Le récit qui alterne entre la guerre et les Arklans se veut moins linéaire, mais il permet aussi d'approfondir l'univers créé par l'auteur, géographiquement la Chaîne Protectrice bien qu'au niveau des paysages cela soit plutôt réduit. Mais avec la mission de l'Arklan de Farëanor l'on découvre sur un nouveau jour la culture Orkéliate. Comme certains des personnages on a un peu de mal à se faire à l'idée d'une vie paisible.

Les personnages introduits au tome précédent se développe, on commence à découvrir leurs psychologies. Quelques personnages secondaires font également leur apparition, et l'on retrouve également des personnages que l'on avait rencontré à l'Académie.

Le style de l'auteur n'a pas vraiment changé, mais le rythme de lecture se veut plus rapide avec des combats plutôt bien orchestrés, qu'ils soient de masse ou individuels. Les erreurs d'impressions se veulent moins nombreuses, ce qui également permet aussi une meilleure dynamique.

L' amorce de géopolitique entreprise dans les ultimes chapitres n'est malheureusement pas assez développée, on espère due dans les tomes à paraître ce côté de l'histoire occupe une place plus prépondérante dans le récit.

Un quatrième tome plus rythmé, où les parties lentes d'introspections se font moins présentes à la grande satisfaction du lectorat. Le final nous laisse entendre que la quête de Farënor et de son Arklan n'est pas terminée ce qui devrait nous donner une suite encore plus épique.






L'Arklan, Matthieu Bobin


Lecture dans le cadre des challenges :





Farëanor, chevalier du royaume d'Ebanestal, poursuit sa quête du Bien. Avec Méléanna, jeune femme au caractère bien trempé, il anéantit une horde malfaisante et parvient à la cité des rois-bûcherons où il retrouve Fravalgar, son frère tant aimé qu'il croyait perdu. S'il a surmonté le mal qui rongeait son âme, peut-il accepter sa destinée et poursuivre sa mission avec Maerwan l'apothicaire et Tunk le compagnon d'armes... sans abandonner Méléanna ? Le chemin est long, difficile, les horizons souvent trompeurs... Farëanor tiendra-t-il ses promesses... sur tous les fronts ?


Nous avions, à la fin du tome précédent, quitté Farëanor après qu'un Archéliate lui ait révélé comment étaient morts ses parents biologiques et qui l'avait d'une certaine manière un peu rassuré sur la malédiction que pesait depuis des siècles sur sa famille. A son arrivée à Gandagost alors qu'il se rendait chez l'apothicaire, comme le lui avait suggéré le roi d'Ebanestal, il découvrait que son frère qu'il croyait mort était bien vivant.

Dans ce troisième tome l'auteur alterne en début de livre, l'histoire entre la quête d'Andugal et les débuts de l'insertion de Farëanor dans le milieu social nobiliaire de Gandagost. Mais le récit ne se porte plus que sur le personnage central, ses sentiments et ressentiments, ainsi que ceux de personnages qui l'entourent. Un tome qui se veut plus intimiste centré sur ce que le jeune protagoniste a vécu depuis le départ de son frère, mais également l'aventure de Fravalgar. Un récit qui occupe une bonne partie du livre, avec bien entendu encore les introspections des personnages sur eux-mêmes, mais aussi pour l'auteur une occasion encore de nous marteler la nécessité du Bien.

Un récit qui n'est pas sans comporter de nombreuses longueurs, mais certes intéressant puisqu'il nous permet de mieux appréhender le personnage de Méléanna, de son idylle qui prend plus d'ampleur avec le héros principal, mais également ceux des protagonistes secondaires.

La rencontre avec l'apothicaire vient donner un peu de piment à ce récit qui faut bien l'avouer est en grande partie linéaire. Cette rencontre tiraille une fois de plus Farëanor qui ne veut pas s'engager dans une voie que le priverait de sa liberté naissante et donc il quitte la cité-royaume en ayant accepté la mission qui lui confiait Maërwan l'apothicaire.

Une deuxième partie de roman un peu plus animée que la première avec la mission du protagoniste principal et de nouveaux personnages hauts en couleurs, notamment Tunk, le nain, nouveau compagnon de route de Farëanor, l'archétype même du guerrier nain, bourru mais au grand cœur. Si la description qu'en fait l'auteur se veut quelque peut caricaturale, on s'attache très vite à ce personnage au franc parler. On apprécie également le personnage de Maërwan, l'apothicaire qui se veut plus complexe, mystérieux que l'on peut le voir dans ce tome.

Dans la dernière partie, et alors que la guerre est imminente, l’auteur sur l'Arklan d'Andugal que l'on trouve abattu ce qui n'est pas son habitude, c'est surtout l'occasion pour l'auteur d'ajouter une nouvelle introspection. Une de plus....

Même si les combats sont décrits de manière un peu brève, ils s’avèrent tout de même assez visuels pour que l'on puisse s'y immerger.

Au final un tome qui laisse une impression plutôt mitigée avec un début trop long, comportant de nombreuses longueurs pour la plupart inutiles et qui n'apportent rien au récit principal en lui même. La deuxième partie nettement plus intéressante arrive en partie à gommer cette impression avec une dynamique de lecture excellente. Tout comme avec l'opus deux l'on se retrouve dans un tome transitoire.





Bénédiction, Matthieu Bobin


Lecture dans le cadre des challenges :




La vie n'a pas épargné Farëanor, dernier survivant de sa famille, mais elle lui a donné de pouvoir se former dans la plus illustre institution d'Ebanestal : l'Académie militaire. Et déjà, par ses faits d'armes, il peut se considérer comme guerrier à part entière. Pourtant la vie emporte loin de lui son père d'armes pour une mission de longue haleine. Farëanor doit affronter seul la poursuite de sa formation. Et le fils d'armes d'Andugal apprend la raison de son immense deuil : une grande malédiction a frappé sa famille. A chaque génération, chevaliers et dames guerrières meurent car la vengeance a empoisonné leur coeur. Farëanor pourra-t-il jamais offrir son épée au roi comme juste chevalier au service du Bien.


A la fin du tome précédent nous avions quitté Farëanor alors qu'il venait d'apprendre que Rebecca et Archibald n'étaient que ses parents adoptif Qu'il était en réalité le fils d'un Chevalier d'Or et d'une Dame Guerrière du Zénith, eux aussi décédés. Andugal qui devait s'absenter plusieurs années lui avait également apprit qu'une malédiction pesait sur la famille de sa mère depuis plusieurs siècles.

C'est donc Farëanor un peu désemparé qui reprend sa formation, mais tout ne risque d'être aussi facile pour lui. En effet, son nouveau Maître avait une dent contre son frère décédé, mais aussi n'apprécie pas son mentor.

Si la troisième année de formation des acades occupe quelques chapitres, en revanche les années qui suivent sont résumées en quelques lignes seulement, et avec le départ de Farëanor à l'aventure d, le récit se tourne de manière plus profonde vers le côté épique. En effet dans son aventure, il sera confronté à l'attaque d'un convoi dont il portera assistance. L'auteur porte son attention plus sur la poursuite qui s'engage que sur les combats en même qui auraient gagnés à plus être développés.

L'auteur continue donc à développer son univers par le biais des études des acades : formation à la stratégie en groupe restreint, survie en milieu hostile,... L'on découvre plus profondément le système de « Magie » : son nouveau Maître de l'Etial lui décrivant plus profondément son emploi : la puissance et les formes d'action des altans, la manipulation et les sources du tilith, et quelques lois sur l'étil. L'auteur nous fait également découvrir une autre race semi-intelligente de son univers : les gnolls.

On aurait été à même de penser que le voyage de Farëanor vers l'Est nous aurait permis de mieux percevoir géographiquement et d'approfondir le côté géopolitique, malheureusement l'auteur qui démontre une forte prédilection pour les forêts, fait éviter à son héros les villes. Au terme de leur périple le groupe arrive à Gandagost que l'auteur nous fait découvrir que succinctement.

Le personnage de Farëanor se développe, gagnant en maturité , devenant plus posé, mais aussi tiraillé par son passé, mais aussi par la volonté de faire le Bien. Chaque erreur est pour lui source d'anxiété, et le lecteur est confronté à ses introspections qui sont sources de quelques petites longueurs. De nouveaux personnages apparaissent, certes intéressant mais l'auteur se sent obligé d'entamer une romance entre l'acadesse et le jeune héros.

Pas de changement notable dans le style de l'auteur si ce n'est avec plus d'action une meilleure dynamique de lecture.

Au final, plus d'action dans ce tome qui n'évite toutefois pas certaines ornières mineures. Un héros qui a gagné en profondeur. L'auteur se sent le besoin d'un peu trop insister sur les vraies valeurs de la vie, le coté moralisateur est parfois un peu trop répétitif.







mercredi 23 mars 2016

Fils d'armes, Matthieu Bobin


Lecture dans le cadre des challenges :




Farëanor est le fils d'une famille de paysans. Il mène, à l'orée de la vaste forêt de Barberelle, une vie paisible, loin au nord de la cité royale d'Ebanestal. L'attaque de son village par des créatures maléfiques va bouleverser sa vie. Isolé après la disparition de ses parents et le départ mystérieux de son frère aîné Fravalgar, Farëanor reçoit un mystérieux personnage emprunt de bonté et de puissance : Andugal est son nom, servir son royaume dans la chevalerie sa raison d'être. Farëanor ne résistera pas longtemps... rien ne le retient plus et il part à l'aventure avec ce chevalier qui lui propose de l'initier au métier des armes.


A peine avons nous le temps de découvrir le jeune protagoniste et son frère que le paisible village subit une attaque d'orcs. Les rares survivants du village sont évacués par la milice dans un village plus proche de la capitale. Quatre ans plus tard, alors que sa mère est décédée quelques jours plus tôt et que son frère aîné devenu militaire est au loin, le jeune adolescent, désormais seul, fait la connaissance d'Andugal, un chevalier, ancien grand capitaine de l'armée royale, qui connaissait ses parents, qui lui propose d'intégrer l’Académie Militaire pour devenir soldat ou chevalier. En souvenir du passé, il lui propose de payer ses études.

Avec pour ligne conductrice un parcours initiatique le postulat de départ se révèle tout ce qu'il y a de plus classique.

Le chevalier inculque à l'adolescent quelques préceptes de bases sur le combat et la mise en forme physique. Ensuite pas de surprises au niveau du récit puisque l'auteur s'attache à nous présenter la formation du jeune. Nous suivons les deux premières années de formation du jeune homme et de ces compagnons, la

deuxième année de formation voit lever le voile sur « l'étil » la forme de magie décrite par l'auteur basée sur le fait que tout le monde le possède en soi une sorte de pouvoir le « tilith » qui permet d'utiliser la magie. Mais pour pouvoir lancer des sortes de sorts il faut suivre une formation particulière. Le récit est somme toute assez linéaire puisque l'action, malgré un exploit du jeune homme, est quasiment absente. Les termes spécifiques à l'art militaire sont explicités dans un lexique en fin de livre. Tout au au long du récit l'auteur véhicule les valeurs qui doivent régir la vie d'un homme de guerre en insistant tout particulièrement sur le Bien.

Les descriptions sont bien détaillées, pas trop longues, mais juste ce qu'il faut pour s'imprégner du monde dans lequel évolue le jeune homme. Le monde est géographiquement peu décrit puisque nous ne suivons pas les déplacements du chevalier Andugal, le récit étant centré uniquement sur le personnage principal, ce n'est que dans les rares récits du chevalier que sont évoqués les différentes régions du royaume. Une carte figure en fin de livre permet au lecteur de situer les endroits évoqués. L'univers, malgré quelques monstres que l'on découvre pour la première fois, se révèle de facture plutôt classique avec au début du récit des Orcs, mais aussi l’évocation brève de l'existence des Nains et des Elfes .

Le personnage du protagoniste principal, tout comme ceux de ses compagnons, sont tout ce qu'il y a de plus habituels dans ce genre de récit médiéval-fantastique. Le personnage du chevalier se révèle énigmatique à souhait, tout comme ceux de ses anciens compagnons.

L' écriture et le style de l'auteur sont fluide, à la fois simple, bien que certains termes médiévaux rehaussent le niveau du vocabulaire.

Malgré que la formation des jeunes acades occupent la majeure partie du roman l'on ne ressent pas de lourdeurs malgré certaines longueurs., le récit nous semble enlevé.

Fils d'armes nous introduit dans un monde de chevalerie tout ce qu'il y a de plus classique. Hormis le système de « magie » rien ne le différencie d'autres récits du même genre.








lundi 22 février 2016

La geste du chevalier Rom, Alain Bérard


Lecture dans le cadre du challenge MortSûre :





La quête d'un jeune chevalier à la recherche d'une plante magique, censée sauver une belle princesse de ses démons intérieurs. Slovan, un jeune Rom, est adoubé chevalier car apparaissant le seul capable de sauver la princesse Laudine, sa bien-aimée victime d'un mal étrange.
Il demandera conseil à Sigisse le magicien, combattra un terrible dragon, s'encombrera en chemin d'une voleuse de poules, Orlane, une sauvageonne qui vit seule. S'encombrer est le mot qui lui paraît juste en effet, car tous deux sont comme chien et chat, semblent se détester cordialement. Pourtant, Orlane lui tire plus d'une fois une sérieuse épine du pied, car il n'est pas le seul lancé à la recherche de la plante et doit faire face à la malversation d'autres chevaliers. Il traversera des contrées étranges dans lesquelles la magie règne en maître, des landes hantées par Thomas le faiseur de rimes qui leur fait entendre son chant funèbre. Un chant qui tue tous ceux qui l'entendent…
Il arrivera enfin au pays des mille lacs. Mais où trouver le bon, sur les rives duquel pousse la plante miraculeuse ? Une curieuse créature consentira à l'aider. Un Nibelungen, enfant de la brume et qui n'est fait que d'eau et de vent. Une aide qui n'est pas sans contrepartie. Il devra lutter contre un artefact magique, aussi bien que s'accommoder de l'esprit versatile du Nibelungen, un jour ami, le lendemain ennemi.
De retour au château de la princesse et en possession de sa plante, une amère déception l'attend. Guérie, la princesse se détache de lui. La mort dans l'âme, il repart pour de nouvelles aventures, accompagné par Orlane qui est secrètement amoureuse de lui, bien qu'elle s'en défende…


Frappé d'une malédiction pour ne pas avoir succombé au charme d'un sorcier, la fille du seigneurs Gauvain s'éteint lentement comme vidée de son sang par un vampire imaginaire, un rêve récurrent qui peuple ses nuits et l'affaiblit de jour en jour. Un chamane, venu des terres froides du nord, déclare que seule une plantes poussant au pays des mille lacs pourra la sauver. Un jeune bohémien, amoureux d'elle, part en quête de la plante.

Avec pour postulat de départ une quête et un récit façon Chanson de Geste moyenâgeuse, c'est dans une fantasy des plus classiques que l'auteur nous entraîne.

L'univers quoique basique est bien décrit, l'auteur s'appuyant sur des légendes Celtes, Bretonnes, Grecques, Germaniques, Irlandaises... Malgré qu'il n'y ait pas d'innovations dans le monde décrit par l'auteur, il est bien réussi : le mélange des différentes légendes est cohérent. Le bestiaire et les races , elles aussi, s'annoncent basiques : dragon, banshees, nibelungen, leprechaum,...

L'action et les revirements de situation sont présents tout au long du récit, toutefois les combats sont plutôt courts et manquent de ce fait de visuel. Le lecteur n'a pas le temps de s'y immerger qu'ils sont déjà terminés.

La magie est également présente par petites doses tout au long du récit de manière plus suggestive que visuelle, et là non plus il ne faut pas s'attendre à trouver des nouveautés, l'auteur se cantonne à des registres connus.


Les personnages sont bien travaillés au niveau psychologique, l'humour émaillant les interactions entre le jeune chevalier et l’adolescente apportent une note de fraîcheur au récit. L'auteur fait un clin d’œil à Ellen Kushner en faisant apparaître lors d'une scène le personnages de Thomas le Rimeur.

La plume de l'auteur est fluide, agréable, et les phrases plutôt courtes offrent une très bonne dynamique de lecture. Le vocabulaire est plutôt recherché, l'auteur incluant des termes du moyen-âge qui enrichissent le texte mais qui n'apportent pas de difficultés au lecteur car plutôt courants et un lexique figure en fin de volume.

Au final : le récit simple parvient à captiver le lecteur car fort divertissant. Bien qu'il ne soit pas édité depuis des lustres, on a tout de même l'impression de se trouver dans une fantasy qui date. A conseiller à des lecteurs qui désirerait découvrir le genre, mais le roman se révèle aussi une bonne base pour découvrir les légendes de divers horizons.





lundi 29 juin 2015

Vif-argent, Hugues Delalande


Lecture dans le cadre du challenge :




Dans un monde très réaliste, proche du moyen âge réel, les Ordres de Chevaliers Noirs sont devenus la main dans l’ombre qui gouverne bien des trônes.
Vif-argent : un royaume dans les montagnes, dont s’est emparé le Duc Darius.
Darius a juré de reprendre le duché de son père. Il est prêt ; il va pouvoir frapper ; il fourbit ses armes depuis 9 ans. Mais d’abord il doit éliminer la rébellion qui se cache dans les montagnes, rébellion menée par l’héritier légitime du trône, qui lui a échappé jadis.
Alors un chevalier noir arrive aux portes de Vif-argent. Il bafoue la coutume ancestrale, laissant la population en émoi. Les gardes viennent l’arrêter ; il se débarrasse d'eux. Or l’ancienne Prophétie met bien en garde : personne ne doit entrer en ville à l’heure des morts. Et si c’était lui, l’homme de la Prophétie ?
À moins qu’un terrible plan, conçu des années auparavant, ne parvienne à maturité dans l’ombre…
Un compte à rebours commence, entre littérature policière et roman historique, où s’enchaînent complots, manipulations et actions d’éclat dans une intrigue nerveuse et serrée.


Vif-argent est le premier tome d'une série de romans qui se déroulent dans un univers médiéval-fantastique avec un côté médiéviste d'un réalisme historique plus que crédible. L'auteur ne se contente pas de nous faire partager l'univers de ses héros, il décrit également la vie qui les entoure en nous faisant partager la vie quotidienne des différentes classes de la société au moyen-âge.

Dés les premières pages du roman le lecteur entre directement dans le vif de l'action avec une scène de poursuite équestre rondement menée, ainsi qu'ensuite une arrivée dans un duché plutôt mouvementée. Mais ensuite la dynamique du récit se fait moins bonne l'auteur nous entraînant dans un long, très long dialogue donnant éclaircissements sur les ordres de chevaliers noirs. S'il est certes intéressant de découvrit la genèse de ces ordres et leurs modes de fonctionnement trop d'informations sont fournies sans qu'il y ait la moindre once d'action et le lecteur est gagné par l'envie de sauter quelques paragraphes.

L'auteur nous entraîne dans un système féodal qui succède à une période impériale de type post romain. On a donc un univers plutôt classique dans lequel, pour seule originalité, l'auteur s'est simplement contenté de parsemer son récit de noms issus de multiples civilisations.

Le postulat de départ s'avère simple puisqu'il consiste à se venger d'un usurpateur en tentant de reprendre par la force le royaume qu'il a usurpé en assassinant le père du Duc Darius l'un des principaux protagonistes du récit. Les autres directions que prend l'intrigue se base exactement sur le même postulat à savoir la vengeance, donc rien de très original car c'est un thème récurrent dans le genre.

Les scènes d'actions sont fort bien réalisées, décrites avec minutie, le lecteur a l'impression de faire partie intégrante du récit, d'être plus un acteur de l'histoire qu'un simple spectateur. En effet les descriptions sont très précises, très visuelles, tout est décrit dans le moindre détail. Si le lecteur n'a aucun mal à s'immerger totalement dans le monde médiéviste décrit par l'auteur, mais l'intensité du récit à parfois tendance à souffrir de ces descriptifs. Le lecteur a tendance à trop s'en tenir aux faits délaissant un peu trop la psychologie des personnages, mais l'auteur parvient toutefois à nous transporter de manière irrésistible dans son univers dont on comprend rapidement que les richesses et les subtilités ne nous seront dévoilées que par de petites touches successives.


On relève tout au long du récit quelques fautes d'impressions : répétitions d'articles, de verbes qui gênent quelque peu le lecteur et qui ont le don de l'irriter. Il est vraiment dommage que vu le prix du roman il ne lui soit par apporté plus d'attention, le tome deux n'étant publié qu'en e-book on peut craindre que ce point soit plus accentué.

Au final Chevaliers Noirs s'avèrent plus, notamment pour ce premier tome, comme un roman d'aventure moyenâgeuse que comme un roman de fantasy car on n'y trouve aucune once de magie ni de créatures particulières. Ce premier s'avère plutôt décevant, rien de surnaturel, pas de magie, on est nettement plus dans un genre de roman de cape et d'épées que dans une fantasy.

Et de surcroît...

Chevaliers Noirs 2 n'est pas comme il est suggéré par la présentation effectuée le deuxième tome de la série mais la deuxième édition en version e-book du tome un Vif-argent. Cette manière de procéder changer le nom et le résumé dans le but de vendre le même opus en faisant croire à l'acheteur qu'il est en fait le deuxième volume est inadmissible de la part de l'auteur, c'est de l'arnaque pure et simple. Comment faire confiance à un auteur qui emploie un tel procédé. On a vraiment pas l'envie de poursuivre la suite des aventures ni de lire un autre ouvrage de l'auteur !!!