samedi 23 octobre 2021

La trilogie du roi Kelson de Kathrine Kurtz

 


La guerre est finie, mais la trahison couve au royaume de Gwynedd et Kelson va devoir reprendre les armes pour défendre sa couronne. Il peut compter sur deux Derynis : Morgan le magicien et Duncan le futur évêque. Mais ses ennemis sont innombrables et prêts à tout : l'ex-primat de Gwynedd, emprisonné pour haute trahison ; les nobles de Méara qui réclament l'indépendance. Chacun voit en l'autre un hérétique à brûler, un tueur à abattre. La lutte sera âpre et sans pitié. Pour que Gwynedd survive, pour que les races restent en paix, le roi Kelson doit encaisser les coups... et les rendre.



Dans cette troisième intégrale on retrouve le roi Kelson qu'on avait découvert dans la Trilogie des Magiciens et après quelques années de règne il doit de nouveau partir en guerre pour remettre Méara qui veut son indépendance dans le droitchemin et va devoir aussi se pencher sur les complots qui couvent du côté de Torenth. Pour ce faire il peut comptait sur Morgan le magicien et Duncan, futur évêque. Mais ses ennemis sont innombrables, la lutte sera âpre et Kelson doit rendre coup pour coup.


Les retournements de situation et les rebondissements sont nombreux et lorsque que l'on croit que le calme est revenu et que tout va bien se finir surgit un nouveau complot. On baigne toujours dans une atmosphère baignée de Christianisme mais un peu moins que les autres trilogies. On découvre de nouvelles cultures notamment avec Torenth et sa religion Orthodoxe qui permet de voir les choses sous un univers oriental. L'auteur en profite pour nous rappeler que les haines entre les peuples viennent plus d'a-priori et méconnaissance, et que toutes les personnes d'un peuple n'ont pas à souffrir des actes de certains individus isolés.

La deuxième partie est plus dynamique avec pleins de bataille et de complots déjoués. On notera toutefois que comme pour les trilogies précédentes un petit bémol à savoir la manie de l'auteure à se perdre en digressions et descriptions pas toujours utiles à la conduite des intrigues.


Si Kelson prend de l'ampleur, du charisme et surtout de la maturité, Morgan et Duncan ne sont pas en reste, même si je trouve Duncan beaucoup plus effacé dans cette trilogie et l'on en découvre de nouveaux dont l’intégration au récit est réalisée sans noyer le lecteur et brossé de belle manière chacun possédant sa véritable histoire et son propre vécu.

Les femmes ont dans le récit un véritable rôle à jouer, elles ne sont pas là que pour le décor. Certaines fomentant même des complots plus complexe que ceux des hommes mais malheureusement en ayant tendance à rester dans l'ombre.

Un petit bémol toutefois au niveau des personnages on ne sait pas grand chose de Saint Camber et cela reste assez frustrant sachant que cette précédente trilogie dans l’œuvre de l'auteure se place en toute fin de chronologie.


Une excellente œuvre d'hight-fantasy à découvrir.




vendredi 22 octobre 2021

La trilogie des rois de Katherine Kurtz

 


Deux cents ans avant la naissance de Kelson Haldane, Gwynedd tremble sous la folie du roi Imre Festyl, héritier d'une famille de Derynis qui a mis fin au règne des Haldane. Camber MacRorie, comte de Culdi, sait qu'il ne pourra servir Imre, comme il a servi ses prédécesseurs. Car il est deryni, un puissant, et sait que les abus du nouveau roi rendent sa race haïssable aux humains.

Mais la dynastie des Haldane n'est peut-être pas éteinte. S'il y a un héritier, il faut le retrouver, lui donner le pouvoir de reprendre le trône. Camber ne cessera de lutter pour instaurer une vraie paix entre les Derynis et les humains. Complots, intrigues, assassinats, le royaume de Gwynedd subira tous les outrages pendant des décennies jusqu'à ce que le trône soit de nouveau occupé par le digne descendant de saint Camber.



Cette trilogie se déroule avant celle des magiciens mais elle est parue après. On suit ici la vie de Camber MacRorie, comte de Culdi dans ses choix et ses erreurs. On est sous le règne de la maison Festil qui règne depuis deux siècles après un coup d'état qui a chassé les humains du pouvoir, mais le présent roi se monte moins diplomate et plus impulsif que ses prédécesseurs. Au vu des brimades que subissent et la grogne qui monte chez certains des Derynis au sortit des décrets de plus en plus injustes, le comte Culdi préfère quitter son poste de conseiller du roi.


L'univers se passe toujours dans une époque moyenâgeuse assez semblable à celle de l'époque de l'Europe médiévale. L'univers brossé par l'auteure emprunte, en effet, beaucoup à notre Histoire . On sent les influences des rois de la dynastie des Carolingiens mais aussi celle de l’Église Catholique Romaine. Et on retrouve non sans plaisir les us et coutumes de l'époque ainsi que le mode de vie particulièrement rude.


Si l'intrigue est assez simple elle offre beaucoup de rebondissements à défaut d'une dynamique effrénée. Il se passe certes beaucoup de choses mais le côté épique est assez moindre.


Comme dans la trilogie précédente la plume de l'auteure est fluide malgré les nombreux termes moyenâgeux employés.




mercredi 20 octobre 2021

La muraille des damnés de Sean McFarrel

 


Curieuse troupe que ces troubadours, jongleurs, faiseurs de tours qui, la nuit venue, deviennent voleurs ou assassins. Ils errent au long des routes, chantant, dansant... volant, pillant. Hélas, à force de mener la sarabande aux frontières du crime, il arrive qu'on se heurte à plus redoutable que soi.
Or nos baladins commettent l'erreur de planter leurs tréteaux dans une cité en proie à la superstition, et qui vit dans la terreur d'un loup-garou éventreur de bergères.
Mais qui est-il réellement, ce criminel monté des abîmes ?



La petite bande a quittée la Bretagne pour se rendre dans le sud. Les fonds et les vivres sont au plus bas et ils faut qu'ils trouvent un mauvais coup à faire. Ils se dirigent vers la seigneurie de Mornas, mais Ninon n'ose pas révéler à ses compagnons qu'elle a fait un rêve prémonitoire où elle se promenait au milieu d'un champ de cadavres et qu'elle y trouvait leurs corps. Ils arrivent à Mornas en pleine fête des Fous, mais en pleine nuit alors qu'ils se trouvent dans le donjon, le village est incendié et la plupart des villageois sont massacrés. L'armée d'Orange met le siège devant la forteresse.


Le synopsis du récit est construit de la même manière que les tomes précédents, à savoir un seigneur qui cache quelque chose, et dont les multiples épouses décèdent de manière tragique ou disparaissent sans laisser de traces. Une intrigue assez simple.


Le petit groupe en recherchant un trésor éventuel va s'évertuer à résoudre le mystère qui frappe la seigneurie.


Un récit comme le précédent coupé en deux tomes qui se révèle simple mais plaisant à lire. Les personnages évoluent peu par rapport aux volumes précédents. Cette première partie est une longue mise en place qui fait monter une atmosphère oppressante.




dimanche 17 octobre 2021

Les proies du lac de Kate Watterson

 



Venu prendre quelques jours de vacances dans le Wisconsin pour se remettre de son divorce, Bryce Grantham fait la connaissance d'une jeune étudiante qu'il raccompagne chez elle. Mais le lendemain, il découvre des traces de sang au domicile de cette dernière, qui semble bel et bien avoir disparu. C'est la panique. D'autant qu'il s'agit de la quatrième disparition de ce genre en dix-huit mois... Tandis que la détective Ellie MacIntosh se lance aux trousses d'un serial killer potentiel, Bryce devient le suspect n°1. Un suspect contre qui les preuves ne cessent de s'accumuler. Quelques jours plus tard, Bryce retrouve le corps d'une précédente victime au bord d'un lac. Comble de malchance, culpabilité, complot ? Ce qui est certain, c'est que le temps ne joue pas en sa faveur...



Alors qu'il rapporte son portable à la jeune étudiante avec laquelle il avait sympathisé la veille et qu'il avait du reconduire suite à la panne de sa voiture, Bryce Grantham découvre à l'extérieur du chalet l'une de ses chaussures et des traces de sang. Il avertit la police et se retrouve de fait le principal suspect dans une affaire de disparitions qui secoue la régien depuis dix-sept mois. Mais sa situation se complique encore, lorsque lors d'une partie de pêche, il découvre le corps d'une des disparues.


Si l'intrigue se révèle assez classique dans sa formulation, l'enquête est très bien maîtrisée par l'auteure car l'on suit pas à pas le travail des policiers. Le suspense est maintenu du début du roman jusqu'à son dénouement. Les choses s'accélèrent petit à petit et plus le récit avance plus le lecteur a du mal à se faire une idée sur la situation de Bryce.


A chaque début de chapitre un paragraphe est consacré au tueur qui se définit comme un Chasseur. On le suit dans ses réflexions mais aussi dans l'escalade de la violence qui le motive.


L'histoire se déroule dans une région de l'Amérique profonde en plein début d'hiver ce qui ajoute un plus à l'atmosphère déjà oppressante. Les habitants sont peu nombreux dans cette région à l'époque de l'année, et le lecteur a vite fait de suspecter n'importe laquelle des personnes rencontrées. On se méfie de tout le monde du shérif au patron de bar, surtout que sur le peu de personnes rencontrées elles sont nombreuses à posséder une casier judiciaire, la plupart pour des délits mineurs.


Les personnages, et notamment l'enquêtrice principale, nous apparaissent en début de roman plutôt froids, mais ce n'est pas trop gênant puisque le lecteur se focalise de ce fait sur les moindres détails.


La plume de l'auteure est fluide, tout s'enchaîne naturellement. Les descriptions du cadre sont bien dosées, juste ce qu'il faut pour s'imprégner des lieux et de l'atmosphère.


Un excellent premier policier qui donne envie de lire les autres romans de la série.





samedi 16 octobre 2021

Golem, le tueur de Londres de Peter Ackroyd

 


Londres 1880. Un assassin insaisissable, invisible, opère dans le quartier de Limehouse. Le peuple, la presse, la police l'ont surnommé le Golem, du nom de cette créature de la mystique juive, démon sanguinaire fait d'argile, capable de se défaire et de se reconstituer à volonté.
Le journal intime d'un certain John Cree révèle qu'il serait le mystérieux Golem, décrit ce qu'il appelle son oeuvre d'artiste, le massacre minutieux et jubilatoire de deux prostituées, d'un vieux sage et d'une famille entière. Mais sa femme, Elizabeth Cree, une ex-chanteuse de music-hall, semble elle aussi dissimuler bien des secrets.
Le chemin de ces êtres énigmatiques croise et recroise celui de personnages historiques, l'écrivain George Gissing, Karl Marx et Dan Leno, "L'homme le plus drôle du monde", la star du théâtre populaire à cette époque. Tous se rencontrent sans se connaître, dans la salle de lecture du British Museum ou au théâtre. Tous seront soupçonnés par la police dans sa traque du Golem.



A Londres, en 1880, des meurtres sont commis dans l'East End en quelques jours. Les cadavres sont exposés de manière particulièrement horrible. L'une des mises en scène va par le biais de la presse donner un nom au tueur : le Golem.


On s'attendait à suivre l'enquête de la police, malheureusement il n'en est rien. L'auteur après nous avoir décrit rapidement les meurtres va revenir sur ceux-ci, on suit le tueur dans les repérages de ses futures victimes, ses meurtres et ses jubilations face à la perfection de son art. On le suit également dans sa vie quotidienne plutôt désœuvrée.


On découvre également la vie de son épouse depuis son adolescence malheureuse, sa vie en tant qu'actrice de music-hall au moment de la rencontre avec son mari qui exerçait alors le métier de journaliste.


L'enquête est donc inexistante et laisse place à des tranches de vie d'une famille plutôt aisée mais également des tranches de vie des gens et plus particulièrement des pauvres gens vu le quartier où se déroulent les crimes.


Le peu d'enquête qui va être révélée au lecteur va concerner, non pas le serial-killer, mais son épouse accusée de l'avoir empoisonné.


Un roman très particulier dans lequel le lecteur n'arrive pas à entrer et qui repose intégralement sur l'atmosphère et non sur le côté policier.





mercredi 13 octobre 2021

La renaissance de l'épée de Margaret Weis & Tracy Hickman

 


Voilà vingt ans que le Monde Magique du Thimhallan a été détruit par la malédiction de l'épée ; la magie " libérée " s'est diluée dans tout l'univers et n'a pratiquement plus de pouvoir. Les survivants de la catastrophe ont gagné la Terre, où beaucoup s'entassent encore dans de mornes camps de transit, en deuil de la magie, en deuil de l'espoir, proscrits très loin de leur antique patrie. Certes, il y a la seconde épée noire, fabriquée entre-temps par Joram, qui est resté seul dans le Thimhallan ravagé par sa faute. Un espoir ? Oui, pour celui qui s'emparera de cette arme destructrice. Car la secte des Technomanciens, alliée à une race extra-humaine, songe à l'utiliser pour conquérir l'Autre-Monde et anéantir l'espèce humaine. Seulement le Père Saryon, qui vit maintenant à Oxford, se laisse persuader de retourner au Monde Magique (ou ce qu'il en reste) pour convaincre Joram de lui livrer sa nouvelle épée. Dès lors s'engage un bras de fer pour contrôler l'instrument. Enjeu : la maîtrise de l'univers. Un univers où il n'y a plus de magie... Sauf si la seconde épée noire est réellement magique.



aryon a quitté le camp de réfugiés du Thimhallan et vit paisiblement à Oxford où il effectue des recherches en mathématiques. Mais sa quiétude est troublée par la visite de Mosiah devenu Vigile et qui lui annonce la future visite de dirigeants de la planète qui vont lui demander d'intercéder auprès de Joram pour qu'il leur remette la nouvelle épée noire qu'il a forgée. Bien que peu désireux de troubler la vie paisible de Joram il finit par accepter devant leur insistance, l'épée leur permettant de sauver le peuple face à l'invasion imminente d'extra-terrestres. Il part pour le Thimhallan mais il est suivi par les Technomanciens, descendants des quatre ordres de magie noire écartés lors de la scission, et dont le but final est d'asservir les peuples.


Bien que la nouvelle épée soit l'enjeu du récit, Joram qui était le lien de la série est peu présent dans ce quatrième tome. Si le récit débute simplement par la suite les auteures vont présenter deux vues différentes qui vont embrouiller les lecteurs pendant une bonne partie du roman, et ceci est du au fait de la magie résiduelle du Thimhallan.


Un récit qui aurait pu être intéressant s'il avait été les prémices d'une nouvelle trilogie en prenant pour personnage central la fille de Joram. Mais ce seul tome qui n'apporte aucun plus à la trilogie précédente s'avère peu convaincant.



 



dimanche 10 octobre 2021

Le souffle de la Bête de Sean McFarrel



Curieuse troupe que ces troubadours, jongleurs, faiseurs de tours qui, la nuit venue, deviennent voleurs ou assassins. Ils errent au long des a routes, chantant, dansant... volant, pillant. Hélas, à force de mener la sarabande aux frontières du crime, il arrive qu'on se heurte à plus redoutable que soi. Or nos baladins commettent l'erreur de planter leurs tréteaux dans une cité en proie à la superstition, et qui vit dans la terreur d'un loup-garou éventreur de bergères. Mais qui est-il réellement, ce criminel monté des abîmes ?


Comme le premier volume a été coupé en deux tomes dans la présente édition, le récit reprend exactement où on l'avait laissé.


Thibaud décide de se lancer dans la recherche de la Bête, avec comme on l'a vu à la fin du tome précédent de forts soupçons concernant le maître des lieux. Il parvient non sans difficultés à s'adjoindre une partie de la petite troupe. Il est toujours en butte aux railleries du maître des lieux et de ses chevaliers mais il se révèle moins hésitant et parvient à s'affirmer et à faire preuve de courage.


L'auteur nous offre un récit plaisant avec de fausses pistes qui continue de faire monter la tension ainsi que de nouvelles victimes.


Comme au tome précédent les références à l'Histoire sont inexistantes. Le récit se centre uniquement sur les personnages de premier plan. On aurait aimé que l'histoire s'intéresse à la vie des petites gens ce qui aurait donné plus de densité à la toile de fond.


Au final un bon roman d'aventure historique, simple et efficace. 



 

samedi 9 octobre 2021

La trilogie des magiciens de Katherine Kurtz

 


Tout commence lors d'une partie de chasse, quand Brion Haldane, le roi de Gwynedd, meurt d'une crise cardiaque, provoquée par une puissante magicienne derynie. Kelson, encore adolescent, succède à son père. Alaric Morgan, l'un des rares Derynis de Gwynedd qui ose afficher ses origines et ses pouvoirs, sait comment transmettre à Kelson les pouvoirs magiques inhérents à la charge royale dans la dynastie des Haldanes. Kelson en aura grand besoin: révoltes localisées, complots de certains nobles, emprise croissante de la hiérarchie religieuse... Mais au Conseil de Régence, Jehana, la veuve de Brion veut faire condamner Morgan comme traître et hérétique, afin que son fils ne perde pas son âme en étant corrompu par la magie derynie... 



Le roi Brion de Gwynned participe à une chasse à courre lorsqu'il s'effondre sur sa selle apparemment terrassé par une crise cardiaque, ce que tout le monde croit. Mais en réalité terrassé par la magie Derynie de Charissa la Maîtresse de l'Ombre. Comme son père lui avait conseillé le jeune prince Kelson fait rappeler Morgan le super-intendant des armées à ses côtés, mais la reine Jehana et le conseil de régence veulent écarter le demi-Deryni en le condamnant à mort pour trahison et hérésie. Mais le jeune prince a un plan en tête et faisant preuve de maturité pour son jeune âge sauve la têt du général. Un rituel va permettre au prince Kelson de bénéficier des même pouvoirs que son père pour mieux faire face aux multiples complots qui visent à l'éliminer et lors de la cérémonie d'investiture affronter la redoutable Maîtresse de l'Ombre.


Un univers qui ressemble fortement à notre Moyen-Âge avec une omniprésence de la religion qui a tendance à l’extrémisme.


Ici la trilogie pose les bases de la série ce qui n'est pas sans générer quelques longueurs, certaines pas toujours utiles comme notamment les longues descriptions vestimentaires.


Au niveau du personnage de Kelson on a un avis mitigé car premièrement il n'est pas assez présent, et deuxièmement surtout parce qu'il se révèle selon les moments trop jeune ou trop mature sans qu'il y ait de juste milieu.

Le personnage central à savoir Morgan est très plaisant à suivre avec sa manière particulière de voir les choses. On apprécie également celui du père Duncan qui sort du lot des ecclésiastes.


Les Derynis qui ressemble à s'y méprendre an presque tous points aux humains sont le point central de la série, ils possèdent de considérables pouvoirs qui suscitent à la fois la peur et l'envie. Ils ont fait quelques décennies auparavant l'objet d'une véritable chasse aux sorcières conduite par les détenteurs de la sainte morale, et vivent pour la plupart cachés ou ignorant comment utiliser leurs pouvoirs.


Comme la grande partie du récit se passe dans les villes, les palais ou les forteresses et tournent autour des complots et des alliances on n'a pas une vue étendue de l'univers malgré la carte jointe.


Un récit qui n'est pas inintéressant à suivre même si parfois l'auteure à trop tendance à sombrer dans le mélodramatique.




mardi 5 octobre 2021

La bête du marais de Xavier-Marie Bonnot

 


William Steinert, industriel allemand amoureux de la Provence, a disparu. Persuadée qu'il a été assassiné, sa riche épouse Ingrid sollicite les services de Michel De Palma, alias le Baron, commandant à la brigade criminelle de Marseille. Au repos forcé depuis qu'il a été grièvement blessé, le Baron accepte de jouer les privés. Banale affaire d'enlèvement et de séquestration ?


Pas vraiment, puisque le cadavre de Steinert est repêché dans un marais et que, peu après, plusieurs autres corps sont retrouvés dans les eaux saumâtres de Camargue sauvagement mutilés par de gigantesques mâchoires. De Palma n'a qu'un seul indice – une plume de spatule blanche, oiseau rarissime – et une certitude : les liens de Steinert avec la Provence remontent à l'Occupation.


Dans les marais de Camargue, la nuit, une étrange voix chante l'hymne des chevaliers de la Tarasque, monstre mythique dont le folklore provençal s'est emparé. Le début d'une affaire ténébreuse qui va mener De Palma aux frontières du réel...



Alors qu'il se remet lentement des blessures reçues lors de sa dernière enquête le commandant De Palma est contacté par un avocat qui lui demande de rechercher William Steinert un riche industriel allemand. Il refuse d'abord mais lorsque c'est l'épouse elle même qui vient le trouver il finit par accepter. Mais le corps du riche industriel est retrouvé dans les marais et que la police de Tarascon conclut à une noyade accidentelle, il ne croît pas que la victime ait pu se noyer dans vingt centimètres d'eau et poursuit les recherches mettant une nouvelle fois sa vie en danger.


En parallèle des recherches effectuées par De Palma son adjointe est amenée à enquêter sur des meurtres qui se succèdent dans le milieu de la pègre. Deux enquêtes liées entre elles.


L'intrigue est très bien maîtrisée par l'auteur avec de nombreux rebondissements et une grosse affaire mettant en jeu des moyens financiers considérables dans laquelle le grand banditisme est partie prenante.


Comme dans l'enquête précédente l'auteur nous dépeint de manière profonde la Provence chère à Mistral avec ses us et coutumes, ses particularités, ses légendes, son parler chantant avec une petite pointe de poésie.


On apprécie beaucoup le personnage de De Palma, un flic à l'ancienne, fidèle dans ses amitiés, et qui a des rapports particuliers avec la pègre qui le respecte.


La plume de l'auteur est riche imagée mais se révèle un tantinet difficile à appréhender pour les lecteurs qui ne sont pas familiarisés aux particularités de la région et à son patois qui émaille un peu le récit. Pour le glossaire explicatif il eut été préférable qu'il soit en bas de page.


Tout comme le premier volume de la série, l'auteur nous livre un roman policier plaisant à lire avec une toile de fond travaillée.





lundi 4 octobre 2021

Le masque de la bête de Sean McFarrel

 



Parce qu'il a fui au combat, abandonnant Jehan de Kermarec, son maître, Thibault s'est condamné - il ne sera jamais chevalier. Pris de remords, il est revenu sur ses pas et a trouvé la dépouille du guerrier. Cédant à une impulsion, il a endossé l'armure du défunt et usurpé son identité dans l'espoir de monnayer ses services et de mener l'existence des soldats de fortune. Las, il a croisé la route de brigands qui, sous les masques souriants de bateleurs, l'ont percé à jour. Le jeune homme devient le faire-valoir et le parfait alibi de ces malandrins, qui s'introduisent dans les villages et les châteaux pour en visiter les coffres.



Thibault, un jeune écuyer qui a fuit lors d'une attaque de routiers au lieu d'aider son chevalier, revient de nuit égorger les assassins de son maître alors qu'ils dorment, s'empare des possessions du chevalier et de son identité. Alors qu'il assure la protection d'un convoi de marchands, ceux-ci sont tués par ruse et sa supercherie percée à jour par la petite bande de truands qu'il est forcé d'accompagner. Arrivés à la petite cité de Montcontour ils sont accueillis par des statues de saints décapitées et une tête d'homme remplace le chef de l'une d'elles.


Avec pour postulat de départ un monstre qui terrorise la petite cité et ses environs faisant beaucoup de victimes l'intrigue est assez simple mais traitée de façon magistrale par l'auteur qui joue avec les croyances anciennes, la part que l'église dans ces croyances, et fait monter crescendo la tension.


Le moyen-âge sert de toile de fond au récit mais hormis une seule référence réelle au passé, le côté historique est peu développé, et on se situe plus dans une aventure historique que dans un roman historique, du justement par ce manque de références.


Pour un roman d'aventure les personnages sont plutôt bien fouillés, on s'attache facilement à ce jeune adulte fébrile qui évolue dans un monde qu'il maîtrise très peu, celui de la chevalerie.


Un premier tome qui s'avère intéressant mais qui ne présente que la première partie de l'intrigue, le roman original ayant été coupé en deux parties dans la présente édition.




dimanche 3 octobre 2021

L'homme chauve-souris de Jo Nesbo

 


Une jeune Norvégienne est retrouvée morte au pied d'une falaise en Australie. L'inspecteur Harry Hole est envoyé sur place par sa hiérarchie, soucieuse de l'éloigner suite à un événement tragique, pour assurer la liaison entre Oslo et la police locale. Plongé dans la culture aborigène alors qu'il est prié de rester en retrait de l'enquête, il tombe sous le charme d'une Suédoise et lui dévoile peu à peu son passé. Mais les meurtres sauvages se multiplient jusqu'à toucher Harry de près. Impliqué personnellement dans cette affaire, il se lance dans une traque acharnée, au risque de sombrer.



Harry Hole, un flic alcoolique en rémission depuis qu'il a tué son équipier dans un accident de voiture, est envoyé en Australie pour assure la liaison avec la police locale qui enquête sur le meurtre d'une jeune norvégienne. La jeune femme a été retrouvée violée et étranglée, et jetée en bas d'une falaise.


Une enquête qui va se révéler plus complexe qu'il n'y paraît de prime abord, et qui dans le récit est reléguée au second plan. En effet l'auteur s'attache plus à planter le décor avec une présentation de l'Australie, des facettes de Sydney avec la drogue et la prostitution, ainsi que d'autres traits typiques de cette société : quartiers gays, et la cohabitation entre les blancs et les aborigènes.


L'alternance entre les descriptions, l'action et l'enquête peine à maintenir l'attention du lecteur sur l'intrigue tellement l'on a droit à de nombreuses longueurs qui marque des pauses trop longues pour que l'on se souvienne des indices et des éléments pour la partie policière du récit.


Au départ du récit le personnage d'Harry Hole est intéressant à suivre présentant une image de trentenaires jovial mais rapidement il sombre dans l'alcool ce qui finit par rebuter le lecteur.


Un avis plutôt mitigé qui malgré une enquête complexe n'a pas réussi à convaincre le lecteur noyé dans le flot d'informations, et qui ne donne pas envie de lire les autres romans de la série.




samedi 2 octobre 2021

Le sang de l'alliance de James Rollins & Rebecca Cantrell

 


La montagne tremble. Le sol s'ouvre. Les touristes, venus en Israël contempler les ruines de la forteresse de Massada, succombent aux émanations toxiques. Seul Tommy, atteint d'un cancer incurable, en réchappe, miraculeusement guéri.
Convoquée par l'armée, l'archéologue Erin Granger doit superviser l'exploration des crevasses aux côtés du sergent Stone et d'un étrange prêtre, Rhun Korza. Ils découvrent un sarcophage ouvert et une fillette crucifiée par des carreaux d'arbalète. Mais l'Évangile de Sang, le livre écrit de la main du Christ et tant recherché, a disparu.
Cependant, ils ne sont pas les seuls à tenter de le retrouver....
Tout porte à croire que le Chevalier du Christ, le Guerrier et l'Érudite annoncés par la prophétie sont réunis...



Alors qu'Erin Granger, une archéologue, dirige un champ de fouilles à Césarée en Israël et qu'ils viennent de découvrir le squelette d'un enfant datant de plus de deux mille ans, le sol se met à trembler. L'un de ses élèves est grièvement blessé à la tête par un cheval affolé. Peu de temps après un hélicoptère militaire se pose et l'officier qui commande la petite troupe sans lui fournir d'explications demande à Erin de le suivre. Dans l'hélicoptère qui emmène aussi le blessé elle découvre un très étrange prêtre. Après un détour sur le site de Massada où rien n'est découvert d'important elle est conduite à Jérusalem où un cardinal lui demande son aide pour retrouver un livre ancien l’Évangile de Sang écrit par Jésus lui-même. Commence alors pour la jeune femme une aventure des plus étrange et des plus dangereuse.


Avec pour postulat de départ un document qui pourrait remettre en cause les fondements de l’Église Romaine ce roman débute de manière classique mais le côté ésotérique annoncé va rapidement prendre une autre orientation mêlant une grande part de fantastique qui va prendre le devant du récit.


Si le récit se déroule sur un rythme très élevé certains passages plus calmes permettent de mieux appréhender les personnages de premier plan et de mieux apprécier leur histoire même si l'on est très sceptique sur l'intriguant prêtre, ses collègues et leur histoires.


Les auteurs nous entraîne dans un monde très étrange où le récit nous réserve pleins de surprises et un final explosif.


Un premier tome très intéressant pour les amateurs d’univers étranges et fantastiques mais avec lequel on a eu du mal à rentrer en osmose du fait que le côté ésotérique qui avait amener ce choix de lecture est quasiment absent.




jeudi 30 septembre 2021

Le triomphe de l'épée de Margaret Weis & Tracy Hickman

 


Jadis les sorciers ont fui l'Outre-Monde, où ils étaient persécutés, pour fonder les royaumes magiques. Joram s'est justement replié dans l'Outre-Monde où il vient de passer dix ans en compagnie de la belle Gwendolyn qui, devenue folle, ne parle plus qu'aux morts. Le moment est venu pour lui de retourner là où il est né. Mais peut-il franchir, sans l'endommager, le bouclier magique protégeant les royaumes ? Peut-il empêcher les Technologistes d'Outre-Monde de s'engouffrer dans la brèche et les sorciers de lever contre l'envahisseur l'étendard de la résistance ? Peut-il ramener ces acharnés à la raison ? A-t-il seulement une chance de rendre la raison à Gwendolyn, cette femme qu'il aime et qui est folle ? Il est revenu... et il tient entre ses mains la destruction du monde. Comme l'avait prédit la prophétie.



Après dix ans passés dans l'Outre-Monde Joram est de retour au Thymhallan, il retrouve Saryon enfermé dans la pierre qu'il délivre de sa prison grâce à l’Épée Noire. Au Thymallhan une seule année s'est écoulée. Mais son retour ouvre une brèche dans la barrière magique et un corps expéditionnaire venu d'Outre-Monde, envoyé pour coloniser la planète, attaque alors que Sharakan et Mérilon étaient en conflit armé selon la tradition de l'échiquier. Un sorcier exilé venu avec les envahisseurs veut éradiquer les mages pour détenir seul le pouvoir.


Avec de nombreux combats et un récit moins centré sur les personnages ce troisième tome s'avère de meilleurs qualité que les deux premiers offrant une dynamique de lecture bien meilleure.


Si les personnages de premier plan sont moins présents un personnage secondaire vient sur le devant de la scène. On a toujours autant de mal à appréhender le personnage de Simkin très agaçant et qui perturbe la lecture.


Bien que la plume des autrices n'ait pas changé elle paraît ici plus fluide due à une action omniprésente.


Avec le dénouement on se serait attendu à ce que la série prenne fin et on craint un manque d’intérêt pour le quatrième volume.


Au final un tome nettement plus intéressant que les deux premiers.




dimanche 19 septembre 2021

Evangelium de Gilbert Laporte

 



Galilée, bataille de Hattin, juillet 1187. Un chevalier hospitalier mourant confie à un jeune moine l’existence d’évangiles dont le contenu remettrait en cause l’image traditionnelle du Christ. Près de neuf siècles plus tard, le lieutenant Martin Delpech enquête sur une série d’assassinats qui ont pour mobile le vol de manuscrits anciens. Il devra suivre la piste d’un psychopathe intégriste qui semble ressusciter et sera confronté à une compétition sauvage entre hommes de main du Vatican, extrémistes religieux et une très ancienne secte messianique. La lutte entre les belligérants sera sanglante. Cauchemardesque. Et le policier n’échappera pas à cette violence. Il y participera même, pour sauver ses proches.



Le corps d'un maghrébin qui prônait un Islam libéral est retrouvé égorgé dans un chantier des bords de Seine. L'homme a été torturé et sur son front marqué au fer rouges est inscrit 666. Pour l'équipe du commandant Contassot il s'agit d'un meurtre en tous points identique à ceux perpétrés il y a peu par un individu qu'ils ont mis hors d'état de nuire en l'abattant.


En parallèle de l'enquête l'on suit, en plus des meurtriers, plusieurs personnes. En premier lieu, un historien qui a découvert des documents qui pourraient remettre en cause les fondements de l’Église, et son épouse dépressive après avoir été détenue par le premier meurtrier. Puis un agent secret envoyé par le Vatican pour récupérer les documents. Et pour finir une tueuse à gages appartenant à une Organisation de type mafieux échappée depuis peu d'une prison tuant une gardienne.


Avec des documents pouvant remettre en cause les fondements de l’Église Romaine le postulat de départ s'avère tout ce qu'il y a de plus classique. Le sujet est peu développé puisque l'auteur n'avance aucun hypothèse quant au contenu des documents, on sait que des documents anciens existent mais ça s'arrête là.


L'enquête policière est assez bien menée avec de nombreux rebondissements mais toutefois en l'absence de fausses pistes elle s'avère plutôt linéaire. Les personnages policiers sont bien fouillés mais l'auteur appuie trop sur certaines de leurs caractéristiques et le résultat est qu'on n'échappe pas aux clichés. D'autres personnages ne sont pas assez présents notamment les membres de la secte qui n'apparaissent que dans les scènes de tortures. Le côté ésotérique qui fait la richesse de ce genre de thriller est quasiment absent.


Les hypothèses avancées par l'historien sur la vie de Jésus et sur les contradictions entre les différents évangiles sont intéressants.


La plume de l'auteur est directe et entraînante toutefois les nombreuses coquilles dues au moment de l'impression finissent par agacer le lecteur.


Un thriller vif mais qui sur certaines phases manque de profondeur un peu à l'image du Da Vinci Code on privilégie l'action plutôt que le fond de l'histoire.




vendredi 17 septembre 2021

L'allumeur de réverbères de Anthony O'Neill

 


Par une nuit de brume, à Édimbourg, une petite orpheline est enlevée et torturée par les membres d'une société secrète.
 
Vingt ans plus tard, deux meurtres sauvages, la profanation d'une tombe et la disparition en mer d'un gardien de phare, sèment la terreur dans la ville, tandis qu'une jeune fille tourmentée prétend avoir vu en rêve tous ces crimes.

L'enquête, menée d'un côté par un inspecteur de police local, de l'autre par un professeur d'université et son ami gardien de cimetière, nous fera découvrir le secret de cette énigme, et arriver jusqu'aux portes de l'Enfer.



Dans le prologue l'on suit Evelyn, une fillette, qui est sortie d'un institut pour filles indigentes par un homme qui se dit son père. Elle est conduite dans un manoir isolé et bien qu'enfermée dans une chambre elle est d'apparence bien traitée.

Puis le récit fait un bond de vingt six ans en avant, où en l'absence du spécialiste des affaires criminelles, l'inspecteur Groves est envoyé sur le meurtre d'un professeur d'université. Un meurtre horrible, le corps déchiqueté en plusieurs parties est disséminé dans plusieurs ruelles comme s'il avait été attaqué par une bête féroce ou un monstre.

Le récit débute comme un policier classique mais d’autres faits et meurtres étranges vont rapidement conduire l'enquêteur vers l’irrationnel d'autant plus qu'une jeune femme Evelyn Todd se présente et déclare avoir vu les meurtres dans ses rêves.

En parallèle de l'enquête policière, l'on suit un professeur de philosophie de l'université qui s'intéresse à la jeune femme persuadé que les meurtres sont liés à l'état psychique de celle-ci. Des chapitres orientés réflexions philosophales, spirituelles et phénomènes diaboliques. Des passages bien documentés et pas inintéressants, mais qui génèrent dans le récit une très forte impression de lourdeur.

Un thriller où le côté policier et le côté fantastique sont inégalement dosés. Le professeur prend le devant sur le policier et c'est un peu dommage.






mardi 14 septembre 2021

L' armée des masques de Chris Wooding

 


La guerre déchire Saramyr. Les Tisserands ont pris le pouvoir et contrôlent grâce à leurs Masques des armées de créatures sanguinaires. Kaiku sait qu'elle devra percer leur secret et affronter les ténèbres pour sauver l'Empire. Lucia, chef des rebelles et fille de l'Impératrice, sera à ses côtés tout comme l'Ordre rouge. Mais le sacrifice qui les attend est terrifiant...
Un combat de magie hors du commun se prépare !



Dans ce troisième tome le récit reprends quatre ans après la fin du tome précédent. Devant l'avancée de l'armée des monstres envoyée par les Tisserands l'Empire ne détient plus que les cités des provinces du sud de Saramyr.


Le récit débute sur l'attaque d'une de ces cités mais la bataille est peu décrite et peu visuelle. Il faudra attendre la fin du volume pour trouver des combats bien mis en scène. Entre temps le récit est essentiellement consacré aux ressentis des personnages et des relations entre eux. Une partie très longue qui présente peu d'intérêt pour le développement de l'intrigue principale où les longueurs succèdent aux longueurs. Des longueurs successives qui finissent par lasser le lecteur.


Si quelques uns des personnages par viennent à tirer leur épingle du jeu dans leur ensemble les personnages n'évoluent pratiquement plus.


Le récit mettant essentiellement en avant les sentiments des personnages et leurs réactions on a l'impression d'une lourdeur dans la plume de l'auteur.


Au final la série manque de dynamisme malgré la lutte de pouvoirs perpétuelle entre les différentes factions et ne parvient pas à convaincre le lecteur du fait de trop nombreuses longueurs.




dimanche 12 septembre 2021

La pierre du remords de Arnaldur Indridason

 


Une femme est assassinée chez elle. Sur son bureau, on retrouve le numéro de téléphone de Konrad, ancien policer. L’enquête révèle rapidement qu’elle l’avait contacté récemment pour lui demander de retrouver l’enfant qu’elle avait mis au monde cinquante ans plus tôt, et qu’elle avait abandonné juste après sa naissance. Maintenant désolé de lui avoir refusé son aide, Konrad s’emploie à réparer son erreur. Il retrouve les membres d’un mouvement religieux contre l’avortement et reconstruit l’histoire d’une jeune fille violée dans le bar où elle travaillait. Il retrouve aussi un clochard équivoque, des trafiquants de drogue et même des fragments de l’histoire de la mort violente de son père.
Lorsqu’il retrouvera l’enfant, il mesurera l’ampleur de la tragédie dans laquelle son intuition et son entêtement l’ont plongé.
Konrad se révèle un enquêteur sensible à la souffrance des autres, d’une humanité touchante.



Suite à un coup de fil anonyme la police découvre le corps d'une sexagénaire étouffée par un sac plastique. Au vu de l'état de l'appartement il s'agit d'un cambriolage qui a mal tourné. L'enquêtrice qui dirige l'enquête trouve pour seul indice le numéro de téléphone de Konrad un ancien collègue à elle. Interrogé Konrad lui révèle que Valborg voulait qu'il retrouve l'enfant qu'elle avait abandonné à sa naissance mais qu'il avait refusé.

Pris de remords il se lance dans une enquête pour retrouver l'enfant mais aussi le meurtrier de la sexagénaire.

Si l'on suit de loin en loin le travail de la police le récit est presque exclusivement centré sur l'enquête menée par Konrad.

Une enquête, comme il est d'habitude chez l'auteur, qui se déroule sur un rythme très lent, d'autant plus qu'en parallèle le personnage central enquête sur la mort de son père assassiné et sur les multiples méfaits qu'avait commis ce dernier.

Malgré un rythme d'enquête lent le style de l'auteur est vif et fluide, et les chapitres courts permettent une lecture aisée. L' récit comme le premier opus alterne présent et passé changeant de narrateur en fonction des situations.

Toutefois ce récit s'avère de qualité inférieure au premier opus de la série.