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vendredi 12 avril 2024

Le loup des Ardents de Noémie Adenis

 


1561, Sologne. L'hiver s'abat sur Ardeloup. Nuit et jour la neige tombe, transformant implacablement le village en prison. Puis un mal mystérieux se répand parmi les habitants. Certains ont des hallucinations terrifiantes, d'autres hurlent qu'ils brûlent alors qu'ils sont glacés. Cette maladie qui imprime sa marque noire sur le corps des mourants est-elle l'œuvre d'un démon ou celle d'un assassin ?
Bientôt, la superstition embrase les esprits. Il faut un coupable avant qu'il ne reste plus personne pour enterrer les morts...



Ne voyant pas revenir Silvain, le charretier, un groupe d'hommes du village d'Ardeloup part à sa recherche malgré un brouillard dense et des chutes de neige. Il le retrouve chez le bûcheron ayant été retenu par une forte fièvre et soigné par un médecin de passage qui se rendait à Romorantin.

Deux jours plus tard Silvain se met à hurler se plaignant que ses jambes le brûlent. Le médecin, venu avec eux au village, diagnostique le Mal des Ardents. Très rapidement une épidémie se propage dans le village, certains deviennent fou d'autres ont la gangrène.


Ce que ne comprend pas le lecteur à la lecture de ce roman c'est qu'il a reçu le Grand Prix des Enquêteurs. Pas d'enquête, pas de représentant du seigneur local pour rechercher les causes de l'épidémie. Non rien, de rien.


Dans ce récit hormis le médecin qui se trouve sur le devant de la scène, on suit plus particulièrement Loïse, une orpheline, une enfant qui sert de servante à la femme du laboureur. Une enfant mal considérée par tous les habitants du village sans qu'elle en connaisse les raisons.


Dans la deuxième partie du roman l'on découvre que c'est une vengeance qui est mise en place et le pourquoi de cette vengeance. Toujours pas l'ombre de la moindre enquête !!!


On est clairement dans un roman historique, il n'y a pas le moindre élément de thriller !!!


La première de couverture annonçant le prix est trompeuse, et malgré un récit qui n'est pas inintéressant, le lecteur amateur de policier et de thriller est grossièrement floué !!!




mercredi 20 octobre 2021

La muraille des damnés de Sean McFarrel

 


Curieuse troupe que ces troubadours, jongleurs, faiseurs de tours qui, la nuit venue, deviennent voleurs ou assassins. Ils errent au long des routes, chantant, dansant... volant, pillant. Hélas, à force de mener la sarabande aux frontières du crime, il arrive qu'on se heurte à plus redoutable que soi.
Or nos baladins commettent l'erreur de planter leurs tréteaux dans une cité en proie à la superstition, et qui vit dans la terreur d'un loup-garou éventreur de bergères.
Mais qui est-il réellement, ce criminel monté des abîmes ?



La petite bande a quittée la Bretagne pour se rendre dans le sud. Les fonds et les vivres sont au plus bas et ils faut qu'ils trouvent un mauvais coup à faire. Ils se dirigent vers la seigneurie de Mornas, mais Ninon n'ose pas révéler à ses compagnons qu'elle a fait un rêve prémonitoire où elle se promenait au milieu d'un champ de cadavres et qu'elle y trouvait leurs corps. Ils arrivent à Mornas en pleine fête des Fous, mais en pleine nuit alors qu'ils se trouvent dans le donjon, le village est incendié et la plupart des villageois sont massacrés. L'armée d'Orange met le siège devant la forteresse.


Le synopsis du récit est construit de la même manière que les tomes précédents, à savoir un seigneur qui cache quelque chose, et dont les multiples épouses décèdent de manière tragique ou disparaissent sans laisser de traces. Une intrigue assez simple.


Le petit groupe en recherchant un trésor éventuel va s'évertuer à résoudre le mystère qui frappe la seigneurie.


Un récit comme le précédent coupé en deux tomes qui se révèle simple mais plaisant à lire. Les personnages évoluent peu par rapport aux volumes précédents. Cette première partie est une longue mise en place qui fait monter une atmosphère oppressante.




dimanche 10 octobre 2021

Le souffle de la Bête de Sean McFarrel



Curieuse troupe que ces troubadours, jongleurs, faiseurs de tours qui, la nuit venue, deviennent voleurs ou assassins. Ils errent au long des a routes, chantant, dansant... volant, pillant. Hélas, à force de mener la sarabande aux frontières du crime, il arrive qu'on se heurte à plus redoutable que soi. Or nos baladins commettent l'erreur de planter leurs tréteaux dans une cité en proie à la superstition, et qui vit dans la terreur d'un loup-garou éventreur de bergères. Mais qui est-il réellement, ce criminel monté des abîmes ?


Comme le premier volume a été coupé en deux tomes dans la présente édition, le récit reprend exactement où on l'avait laissé.


Thibaud décide de se lancer dans la recherche de la Bête, avec comme on l'a vu à la fin du tome précédent de forts soupçons concernant le maître des lieux. Il parvient non sans difficultés à s'adjoindre une partie de la petite troupe. Il est toujours en butte aux railleries du maître des lieux et de ses chevaliers mais il se révèle moins hésitant et parvient à s'affirmer et à faire preuve de courage.


L'auteur nous offre un récit plaisant avec de fausses pistes qui continue de faire monter la tension ainsi que de nouvelles victimes.


Comme au tome précédent les références à l'Histoire sont inexistantes. Le récit se centre uniquement sur les personnages de premier plan. On aurait aimé que l'histoire s'intéresse à la vie des petites gens ce qui aurait donné plus de densité à la toile de fond.


Au final un bon roman d'aventure historique, simple et efficace. 



 

lundi 4 octobre 2021

Le masque de la bête de Sean McFarrel

 



Parce qu'il a fui au combat, abandonnant Jehan de Kermarec, son maître, Thibault s'est condamné - il ne sera jamais chevalier. Pris de remords, il est revenu sur ses pas et a trouvé la dépouille du guerrier. Cédant à une impulsion, il a endossé l'armure du défunt et usurpé son identité dans l'espoir de monnayer ses services et de mener l'existence des soldats de fortune. Las, il a croisé la route de brigands qui, sous les masques souriants de bateleurs, l'ont percé à jour. Le jeune homme devient le faire-valoir et le parfait alibi de ces malandrins, qui s'introduisent dans les villages et les châteaux pour en visiter les coffres.



Thibault, un jeune écuyer qui a fuit lors d'une attaque de routiers au lieu d'aider son chevalier, revient de nuit égorger les assassins de son maître alors qu'ils dorment, s'empare des possessions du chevalier et de son identité. Alors qu'il assure la protection d'un convoi de marchands, ceux-ci sont tués par ruse et sa supercherie percée à jour par la petite bande de truands qu'il est forcé d'accompagner. Arrivés à la petite cité de Montcontour ils sont accueillis par des statues de saints décapitées et une tête d'homme remplace le chef de l'une d'elles.


Avec pour postulat de départ un monstre qui terrorise la petite cité et ses environs faisant beaucoup de victimes l'intrigue est assez simple mais traitée de façon magistrale par l'auteur qui joue avec les croyances anciennes, la part que l'église dans ces croyances, et fait monter crescendo la tension.


Le moyen-âge sert de toile de fond au récit mais hormis une seule référence réelle au passé, le côté historique est peu développé, et on se situe plus dans une aventure historique que dans un roman historique, du justement par ce manque de références.


Pour un roman d'aventure les personnages sont plutôt bien fouillés, on s'attache facilement à ce jeune adulte fébrile qui évolue dans un monde qu'il maîtrise très peu, celui de la chevalerie.


Un premier tome qui s'avère intéressant mais qui ne présente que la première partie de l'intrigue, le roman original ayant été coupé en deux parties dans la présente édition.




mardi 7 septembre 2021

La traque de l'aigle de Simon Scarrow

 


Bretagne, 44 après Jésus-Christ.

Cato, jeune officier de l'armée romaine et son supérieur, le centurion Macro, ne sont que des pions dans la soif de conquête de Rome en Bretagne.
Au cours d'un hiver glacial, les deux hommes et leur légion affrontent les barbares natifs de l'île dans des batailles au corps à corps qui hantent Cato des jours durant.
Mais parmi tous leurs ennemis, les plus redoutables sont les druides de la Lune sombre.

Des êtres violents, sans pitié, qui ont capturé la famille du général Plautius en personne. Macro et Cato se voient donc confier l'une des missions les plus dangereuses de leur carrière : s'enfoncer en territoire ennemi et libérer les otages.

S'ils échouent, le sort de l'armée romaine pourrait bien être en jeu...



Avec une pause dans l'avancée des légions romaines due aux conditions hivernales le récit s'avère plus dense sur le fond. En effet avec la femme et les enfants du général en chef enlevés par les druides de la lune sombre ce troisième opus développe une intrigue qui va mettre en avant l'optio Cato.

On retrouve également le personnage de Boadicée et celui de son cousin le prince Icéne qui vont jouer des rôles de premier plan.

Moins de batailles et si le récit perd un peu en dynamique il gagne en profondeur et en suspense.

Un troisième tome un ton au-dessus des deux premiers.

Espérons que la maison d'édition fera cette fois-ci exception à ses mauvaises habitudes et se décidera à nous livrer les autres tomes de cette très bonne série d'aventure historique.






lundi 6 septembre 2021

La conquête de l'aigle de Simon Scarrow

 



43 après Jésus-Christ.

Lorsque le centurion Macro et son jeune optio Cato débarquent sur les côtes de Bretagne pour prendre part à l'invasion de l'empereur Claude, Macro sait que les Romains largement surpassés en nombre auront à livrer l'une de leurs campagnes les plus difficiles. D'autant qu'une sinistre organisation trahit en secret les légionnaires...


Quand des rumeurs d'assassinat coïncident avec l'annonce de la venue de l'empereur, les soldats comprennent qu'ils doivent affronter une force bien plus impitoyable que les Bretons. Il ne leur reste plus beaucoup de temps s'ils tiennent à éviter que la glorieuse victoire de Claude ne tourne au désastre...



Les légions romaines poursuivent leur avancée en terre Bretonne. Ce deuxième tome met en avant de nombreux combats et batailles. Au niveau des intrigues secondaires on retrouve les complots et les machinations que vont s'efforcer de déjouer nos deux personnages de premier plan.

Si le personnage de l'optio Cato évolue dans ce deuxième tome, celui de Macro stagne un peu.

L’écriture est simple et fluide, et avec les nombreuses phases d'action cela donne une excellente dynamique de lecture.

Un deuxième tome dans la continuité du premier qui poursuit une bonne série d'aventure historique.









samedi 28 août 2021

L'aigle de la légion de Simon Scarrow

 


Germanie, 42 après J.-C.

Rude, brutale et impitoyable : c’est la vie que découvre Cato, recrue de fraîche date de la deuxième légion romaine. Et malgré ses relations en haut lieu, il aurait bien besoin d’un allié parmi ses camarades – car il a été promu au-dessus de ses pairs sur ordre de l’Empereur, ce qui lui vaut l’inimitié de ses compagnons d’armes. Or il gagne vite le respect de son centurion, Macro, un soldat aguerri, aussi fruste que Cato est vif d’esprit et cultivé. Tout les sépare, pourtant ils comprennent bientôt qu’ils ont beaucoup à apprendre l’un de l’autre.

Pour ces deux hommes, la campagne de Bretagne – une terre où règne alors une extrême barbarie – marque le début d’une amitié durable. Mais tandis qu’ils entreprennent une dangereuse mission pour déjouer un complot contre l’Empereur, ils se retrouvent entraînés dans une lutte désespérée pour leur survie...



Après un prologue qui nous montre une poignée de romains en fuite devant l'ennemi et qui avant d'embarquer coule un chariot qu'ils protégeaient dans un marais le récit fait un bond en avant de cent ans. Ce prologue s'éclaircira plus tard dans le développement et donnera lieu à une intrigue.


Le récit nous immerge ensuite au cœur de la II ème légion romaine basée en Germanie et qui s'apprête à envahir la Bretagne.

Des intrigues plutôt simples avec espions, complots mais qui sont bien traitées et s’enchaînent logiquement dans un récit rythmé après une mise en place un peu lente.


Dans ce récit l'on suit principalement deux personnages : Macro un centurion aguerri et un peu frustre qui va prendre sous son aile une jeune recrue, Cato un jeune affranchi recommandé au légat Vespasien par l'empereur Claude lui-même. Les deux personnages centraux sont sympathiques avec leurs défauts et leurs qualités bien que ces personnages tout comme les personnages secondaires se révèlent un tantinet caricaturaux.


La plume de l'auteur se révèle plutôt fluide et directe pour un premier tome introductif.


Un premier tome qui pose les bases d'intrigues qui vont suivre avec certains des personnages secondaires très ambitieux qui menacent la position de l'Empereur en place.





dimanche 8 novembre 2015

Le secret du moine, Renaud Chantefable.



1244 : Montségur est tombée. Floriane, la petite rescapée détentrice d'un secret qu'elle doit transmettre aux cathares de Lombardie, a enfin reconnu son amour pour Thierry, le chevalier français à la peau blanche qui la poursuit depuis le village martyr. Mais la maladie la menace gravement et le chevalier, croyant qu'il en est responsable, a perdu l'esprit. Il met la région à feu et à sang, tandis que Floriane est recueillie par un proscrit, surnommé " Judas ", qui se prend d'amitié pour elle.
Victime de son amour, Floriane se rend à Crémone, à la recherche du secret de sa naissance. Grâce aux indications de judas, retrouvera-t-elle la piste des mystérieuses reliques qu'elle croyait détruites, et qui rattachent sa famille à une tradition millénaire ? Mais n'est-ce pas un nouveau piège qui lui est tendu, avec pour toile de fond les rivalités politiques des cités lombardes ?
La nouvelle quête de Floriane sera pleine de périls...


Floriane et ses compagnons emmenés par les troupes de l'Inquisition vers Carcassonne sont mystérieusement sauvés par une meute de loups qui aux dires des cathares seraient les âmes réincarnées des suppliciés de Montségur. Tandis que la jeune fille, enceinte, reprend la route de Montaillou, Peytavi repart vers Crémone informer l'évêque l'informé des faits. Malgré l'étau qui se ressert, Floriane parviendra-t-elle à découvrir sa véritable identité.

Dès les premières pages de ce troisième volet, le rythme change du tout au tout par rapport aux deux tomes précédents, les changements et retournements de situation s'enchaînent, l'auteur a clairement choisi de se concentrer sur le secret de la jeune fille. Les questionnements théologiques et les questionnements des personnages sur eux même ne dirigent plus le récit et le synoptique du présent tome entraîne le lecteur dans un thriller historique. L'histoire qui s'enlisait dans le deuxième tome s’accélère considérablement, l'intrigue principale et ses diverses ramifications se développent de fort belle manière et la lecture requiert toute l'attention du lecteur.

Les tentatives d'assassinats et assassinats sur les différents membres de la branche lombarde, avertis par l’évêque de Crémone de l'identité de la jeune fille s’enchaînent à un rythme frénétique tout comme la dynamique de l'histoire et même si le lecteur s'interroge encore on sent dès le premiers tiers du roman que le temps des révélations est enfin arrivé.

Dans la deuxième partie du récit, on apprend la véritable filiation de la jeune fille : révélation qui n'est pas totalement une surprise mais qui s'avère plutôt logique si l'on considère les faits historiques réels de cette époque. Le côté historique délaissé dans les deux premiers tomes est plus cohérent avec la vérité.

Ce n'est que dans le dernier tiers du roman que les voiles se lèvent. Premièrement on découvre l'identité de l'assassin des personnalités lombardes, là encore pas de surprise car depuis le milieu du roman celle-ci paraissait évidente. L 'acharnement et les motivations du cistercien se font jour dans un final plutôt déroutant qui surprendra totalement le lecteur, et si l'histoire de Floriane est terminée, un questionnement persiste sur les théories avancées par l'auteur, in vérifiables mais qui remet en question bien des choses sur les religions. Une dernière partie quelque peu matinée d'un fond de thriller ésotérique.

Un dernier tome qui se termine magistralement, mais une trilogie plutôt décevante dans son ensemble qui n'aura eu comme point positif celui de distraire le lecteur. On regrettera que le côté historique du roman n’apparaisse que dans l'ultime tome ; la théologie ayant dans les deux premiers tome pris la place sur le récit proprement dit.






samedi 7 novembre 2015

Le chevalier dément, Renaud Chantefable




1244 : Montségur est tombée. Floriane, la petite rescapée détentrice d'un secret qu'elle doit transmettre aux cathares de Lombardie, a enfin reconnu son amour pour Thierry, le chevalier français à la peau blanche qui la poursuit depuis le village martyr. Mais la maladie la menace gravement et le chevalier, croyant qu'il en est responsable, a perdu l'esprit. Il met la région à feu et à sang, tandis que Floriane est recueillie par un proscrit surnommé judas, qui se prend d'amitié pour elle.
Victime de son amour, Floriane se rend à Crémone, à la recherche du secret de sa naissance. Grâce aux indications de judas, retrouvera-t-elle la piste des mystérieuses reliques qu'elle croyait détruites, et qui rattachent sa famille à une tradition millénaire ? Mais n'est-ce pas un nouveau piège qui lui est tendu, avec pour toile de fond les rivalités politiques des cités lombardes ?
La nouvelle quête de Floriane sera pleine de périls...


Alors que Floriane malade avait laissé partir ses compagnons de route, elle est rejointe par le chevalier français et le moine franciscain. Le chevalier pris soudain de folie, la jeune fille parvient à s'enfuir et elle est recueillie et soignée par le traître qui les avaient dénoncés. Mais le Cistercien n'a pas dit son dernier mot...

Comme dans le premier volet, l'histoire est essentiellement centrée sur la jeune fille et son secret, et l'on peut déplorer que les côtés cathares et historiques soient délaissés, tout comme les descriptions insuffisantes qui ne permettent pas de découvrir la région dans laquelle évoluent les protagonistes. Seule, dans la deuxième partie du récit, la ville de Crémone et son gouvernement sont présentés, uniquement pour servir l'introduction d'un nouveau personnage.

L' héroïne n'évolue que très peut, pour ne pas dire pas du tout, la jeune fille n'apparaît pas plus mature malgré les épreuves qui l'ont frappé. Quand aux protagonistes principaux qui accompagnaient la jeune fille lors de sa fuite, ils sont totalement abandonnés par l’auteur et ce n'est, encore une fois de plus dans la deuxième partie, qu'une phrase quelque peu anodine nous apprendra la réussite de leur mission. Quand au Cistercien, il n'en est nullement fait mention. Du fait que seule la protagoniste principale intéresse l'auteur, la lecture s'avère plate et l'histoire de vient de moins en moins intéressante. Certes des rebondissements sont présents, mais ils s'avèrent au final prévisibles, l'auteur ne parvient pas à nous surprendre et l'histoire se révèle linéaire. Ce n'est que dans le dernier chapitre que l'on retrouve les protagonistes réunis, l'auteur emploi un synoptique stéréotypé puisque l'on retrouve les mêmes schéma que précédemment, on est clairement dans un manque d'originalité certain, hormis la répétition, il n'arrive pas à diversifier son récit.


La plume de l'auteur est fluide, simple, même un peu simpliste parfois et ce deuxième volet ne présente guère d’intérêt historiquement parlant et l'on se retrouve dans une histoire, certes divertissante, mais banale. Le lecteur ne parvient pas à se familiariser avec le style de l'auteur essentiellement axé sur le côté spirituel et psychique des personnages, ce qui amène maintes répétitions qui alourdissent considérablement la lecture et ne donne qu'une envie au lecteur, celle de sauter des paragraphes.







dimanche 1 novembre 2015

La pierre de Montsègur, Renaud Chantefable



Montségur, 1244. Les cathares assiégés ont négocié une trêve. La veille de leur reddition, quatre Bons Hommes s'enfuient secrètement pour apporter à leurs disciples de Lombardie le maigre trésor qu'ils ont pu sauver et un volumineux traité résumant leur pensée. Mais pourquoi l'un d'eux s'est-il sacrifié pour permettre à une jeune fille de quitter le village ? Que représente pour eux cette petite Floriane dont on ne connaît pas même le père ? Et quels objets mystérieux emporte-t-elle comme des reliques ? Un moine qui semble connaître depuis longtemps Floriane et ses reliques est aussitôt à leurs trousses avec un jeune chevalier français troublé par la beauté de la jeune fille. Déchirée entre l'espoir de percer le secret de sa naissance, le chagrin d'avoir laissé sa mère sur le bûcher de Montségur, et les troubles sentiments qu'elle sent naître en elle pour le chevalier ennemi, la voilà partie vers Crémone avec quelques Bons Hommes bien décidés à parfaire son instruction. Mais frère Henri et le chevalier Thierry, lancés à leur poursuite, ont eux aussi leur secret...


Ce roman historique nous plonge au cœur de deuxième Croisade contre les Albigeois, l'avant dernière forteresse des Cathares est prête à tomber, les défenseurs obtiennent une trêve de quinze qui leur sera nécessaire pour terminer le Codex contenant leurs préceptes. La veille de l'assaut final ou de la reddition, il est décidé qu'une jeune fille prendra la place du seigneur du château au sein des quatre Parfaits qui doivent emmener le Codex à Crémone et évacuer leur trésor. Qui est réellement la fille de la bibliothécaire ? Quel lourd secret cache-t-elle ?


Le postulat de départ de l'histoire s'avère plutôt basique. En effet dans ce genre de littérature, il plane très souvent un secret autour d'une personne qui n'est pas vraiment celui ou celle que l'on croit , et ici l'auteur ne déroge pas à la règle.

Dans les premiers chapitres, l'auteur nous distille quelques informations sur la religion cathare et plus particulièrement sur les Parfaits, mais c'est informations sont plutôt sommaire pour un lecteur connaissant quelque peu le sujet. Le récit s'articule plus principalement sur la fuite de la jeune fille et des compagnons, on est clairement plus dans un roman d'aventure plutôt que réellement que dans un roman historique.

L'aventure en elle même est un récit facile à lire, l'auteur ayant un style fluide malgré plusieurs longueurs notamment quand les personnages font des introspections sur eux-mêmes, ou lorsque l'un des personnages essaye d'inculquer quelques principes à la jeune fille, plutôt en doute sur elle même. Le suspense est présent et l'auteur le maintient tout au long du récit, parfois de manière un peu mécanique.

L'écriture de l'auteur est simple, accessible à tous, mais on aurait aimé que celui-ci colle plus à la période dans la quelle se situe le récit, l'arrière-plan n'est pas assez présent, on ne ressent pas assez la vie au moyen-âge et le vocabulaire est actuel, pas de termes spécifiques à l'époque qui auraient ajouté à la véracité du récit.


Au final, on est dans une lecture divertissante et en ne connaissant pas le secret de naissance de la jeune fille, le récit pourrait être transposé à une autre époque. On espère que le récit se recentre un peu plus sur la religion cathare.





mercredi 21 octobre 2015

L'épée et la lumière, Joseph Colomba



L épée et la lumière symbolisent la quête chevaleresque et spirituelle de Hugo de Bonnefond, Frère Chevalier de l Ordre Hospitalier de Saint Jean de Jérusalem. Au cours de ses aventures qui l’entraînèrent, des deux côtés de la Méditerranée, de situations périlleuses en terribles combats, il découvre, au prix d une profonde recherche initiatique, que son pire ennemi n est autre que lui-même. Il nous fait partager la vie sans concessions de ces Moines Soldats qui prêtent serment sur Dieu, la Vierge Marie et Saint Jean Baptiste. Ils vivent dans la droiture et en obéissance à l Ordre Souverain, renonçant à tous biens terrestres et consacrant leur vie à la défense des faibles et des opprimés, autant qu'au service des malades et des démunis. Mais ce roman nous entraîne aussi dans le monde du rêve, car c est bien de cela qu il s agit à travers l Histoire du passé et en particulier celle de la Chevalerie et de ce monde moyenâgeux où foisonnent intrigues et mystères


Nous faisons la connaissance du héros, une jeune chevalier de l'Ordre des Hospitaliers, alors qu'il revient d'une mission mandatée par son père Commandeur de l'Ordre pour la région de Haute-Provence. Fêté en héros pour avoir maté un baron renégat, il apprend peu après son retour qu'il doit suivre une formation spirituelle qui doit lui attribuer au sein de l'Ordre le rang d'Initié.

Si l'arrière fond de la trame est assez peu classique en roman historique,à savoir les Hospitaliers – on est plus habitué à pléthore de romans parlant des Templiers, le postulat de départ se révèle lui plutôt basique, il s'agit pour le jeune homme de suivre une quête initiatique qui doit le conduire vers la Sagesse et la Connaissance. Dès le début du roman nous assistons donc à la formation du jeune par un mystique de l'ordre et l'auteur aborde de multiples sujets tels que l'ère pré-chrétienne, l'osmose avec la nature et la sagesse druidique, le passé des hommes, le nombre d'or... Dans cette partie l'auteur démontre sa grande érudition, le lecteur moyen est un peu perdu par l'énumération de ces divers sujets pas assez développés pour que le moyen des mortels puisse en tirer un quelconque bénéfice s'il n'a pas au préalable acquis quelques bases. Une partie qui est composée de nombreuses longueurs et qui ne nous apporte pas vraiment d'éclaircissements sur les règles de l'Ordre.

Hormis cette partie plutôt courte, le récit est majoritairement tourné vers le conflit qui oppose l'Ordre qui maintient la paix et la sauvegarde des populations face aux exactions d'un baron qui sème la terreur dans la région. On est dans une partie plutôt conforme aux romans de chevalerie mettent en premier plan les prouesses guerrières de ces ordres de moines-guerriers. Les combats sont plutôt courts, d'une part pas assez visuels pour que le lecteur puisse pleinement s'y immerger, d'autre part parfaitement cohérents avec le rythme du récit et parfaitement adaptés aux chapitres très courts. L'auteur a choisi ici de privilégier la dynamique.

Le récit s'effectue en vieux français et bien qu'un lexique explicite en fin de roman les termes les plus spécifiques, l'auteur ne s'est pas totalement mis au niveau du lecteur néophyte en la matière car moult termes ne figurant pas au-dit lexique entrave quelque peu la rythmique de la lecture. Hormis le côté conflit, la vie quotidienne de l'Ordre est peu abordé et c'est d'autant plus dommageable que le lecteur espérait découvrir ce quotidien. Le point fort du roman c'est le côté moyenâgeux qui est bien abordé et qui nous fait découvrir des termes spécifiques de l'époque et apporte une connaissance intéressante au lecteur pour des lectures ultérieures..

Une lecture divertissante, malgré une première partie quelque peu soporifique, manquant un peu de profondeur quand au sujet principal, à savoir les Hospitaliers en général, on en apprend peu sur l'Ordre en lui-même.





vendredi 14 février 2014

LE PRINCE DU GRAAL - NANCY MCKENZIE


Aux Editions France Loisirs


Tome 1

Avant de mourir, le roi Arthur a demandé à Galaad, fils de Lancelot, de partir à la recherche des trésors inestimables : une épée, une lance et le Graal, censés garantir l'unité et la stabilité de la Bretagne. Galaad, accompagné de son cousin Perceval, met son bras au service de son souverain et accepte la mission.

La route est longue, semée d'embûches, et le jeune chevalier ne cesse de penser à son enfance : il essaie de percer les secrets qui ont bercé sa jeunesse et de comprendre la trahison de son père. Il se rappelle aussi la prophétie de la Dame du Lac que seul un homme au cœur pur pourra réaliser.

Et si c'était lui ? S'il était l'élu ? 


TOME 2

Galaad poursuit la quête que lui a confiée le roi Arthur avant de mourir. Luttant de toutes ses forces pour l'avenir de la Bretagne, aveuglé par ses ambitions et par une soif de vengeance ci
difficile à maîtriser, le jeune chevalier est toujours hanté par son passé.

De tous les adversaires qui se dressent contre lui, le plus dangereux n'est autre que lui même.
C'est en affrontant ses peurs et en écoutant son cœur qu'il va expier ses fautes et découvrir la vérité sur ceux qu'il a tour à tour adulés et haïs. Et c'est l'amour, l'ultime épreuve, qui le sauvera de l'ignorance.
Le Graal n'est peut-être pas si loin....  




L'auteur a le mérite de ne pas écrire une énième quête du Graal centrée uniquement sur Arthur et ses principaux compagnons, mais plutôt de s'attarder sur un personnage secondaire et dont on a peu de récit.

Les Dames du Lac de Marion Zimmer Bradley débutait avec l'évocation spirituelle de la Fée Morgane, Le prince du Graal s'ouvre avec l'invocation magique de Viviane, La Dame du Lac.


Ainsi l'a prédit la Dame du Lac, et ses funestes présages désormais s'accomplissent. La mort a frappé le roi Arthur, son fils et héritier Mordred, ainsi que tous les héros de la Table Ronde. Seul survit Lancelot, un homme brisé, qui a tourné le dos à la Bretagne et à son amour interdit pour la reine Guenièvre. Pourtant, sur ces vestiges, se dresse bientôt un jeune chevalier, à peine plus âgé qu'un enfant, Galaad, le fils de Lancelot.


Avant sa mort, Arthur lui a fait jurer d'entreprendre une quête : retrouver les trésors éparpillés d'un ancien roi. De ces précieuses reliques - une épée, une lance et le Graal - dépend l'avenir de la Bretagne en ruine. Cependant, le jeune homme ne peut oublier ni pardonner la trahison de son père. Pas plus qu'il ne peut bannir de son esprit le souvenir de la séduisante sœur de son ami Perceval. Comment, dans ces conditions, pourrait-il accomplir la difficile mission qui lui a été impartie puisque seul un homme au cœur pur sera apte à réaliser la prophétie de la Dame du Lac ? 

Le Prince du Graal est un roman construit d'une façon particulière, évitant l'ennui, grâce a de nombreux flashs-back concernant différentes époques. On passe de l'âge adulte de Galaad, après la mort du roi Arthur, à son enfance, en passant par quelques épisodes-clés de la construction de sa personnalité tourmentée. On vit avec Galaad, on l'aime, on le déteste... on le voit se construire, faire des erreurs... D'une histoire très connue, Nancy McKenzie propose une interprétation très originale. La psychologie des personnages est très poussée, plus encore que dans Guenievre. Il n'y a aucun manichéisme, tous les personnages ont leur part d'Ombre et de Lumière...

Malgré quelques longueurs, Nancy Mc Kenzie signe encore un excellent roman sur le thème de la légende arthurienne où elle nous dépeint une époque rêvée où les strates du légendaire se superposent jusqu'à occulter la vraie histoire formelle.




dimanche 8 décembre 2013

GUENIEVRE NANCY MCKENZIE

L'AUTEUR


Nancy McKenzie est née aux États-Unis en 1948.
Passionnée par le Légende Arthurienne , elle en offre une nouvelle version romanesque dans Guenièvre l'enfant reine et Guenièvre la reine de Bretagne, journal intime de celle qui provoqua la chute du souverain de Camaalot.  




Dès sa naissance, Guenièvre, fille du seigneur Léodagan, porte le poids d'une terrible prophétie : elle deviendra la plus grande dame de Bretagne, mais trahira son roi, puis sera elle-même trahie...

Après la mort de son père, Guenièvre est élevée dans le royaume de Gwynedd, auprès de sa cousine Elaine. En grandissant, les deux jeunes filles s’enflamment pour les exploits d'Arthur, le fils d'Uther Pendtagon, mais le roi n'est encore qu'une figure lointaine...




La prophétie faite à la naissance de la reine Guenièvre s'est accomplie. Celle-ci règne sur la Bretagne, puissante et confiante, aux côtés de son époux bien-aimé, Arthur. Ensemble, ils ont forgé un royaume légendaire dont la renommée sera éternelle. Mais la prophétie comportait aussi une face obscure, et l'ombre du destin plane sur la reine...

Découvrant qu'elles est stérile, Guenièvre accepte courageusement son sort. Mais Arthur doit avoir un héritier...  



Le mythe Arthurien, peut-être considéré comme une approche très lointaine de la Fantasy. En effet la Geste de Bretagne qui remonte à la Proto-histoire avec nos ancêtres les Celtes -les Gaulois étant un peuple celte de Petite Bretagne- n'en déplaise à certains, qui se présente de nos jours sous l'aspect de la BD avec les aventures d'Astérix et son Druide Panoramix, sans oublier son Barde Assurancetourix, deux personnages que l'on retrouve dans la fantasy Arthurienne. C'est par le barde Taliesin qu’apparaît la première notion de mythologie celtique source d'inspiration de nombreux auteurs de fantasy. Une notion identitaire renforcée par la présence d'un druide ou d'un barde dans de romans actuels, comme Olivier Peru avec son one-shot Druide et sa saga Les Hauts-Conteurs, mais on peut citer également Vincent F. B. avec sa série policiéro-fantasy. Des protagonistes que l'on retrouve dans de nombreux livre de fantasy, la liste est longue et il serait trop fastidieux de tous le énumérer.

C'est d'une manière différente que l'auteur aborde le sujet, non pas la vision d'Arthur, ni celle
de Merlin, mais retracée par la reine Guenièvre. Une reine très différente de celle décrite par Marion Zimmer Bradley dans Les Dames du Lac. C'est à travers les yeux d'une reine très attachante, que Nancy McKenzie nous plonge dans une version féminisée et très riche en détails dans l légende arthurienne. Une vision plus poétique et très différente de celles des nombreux auteurs qui sont engouffrés dans la geste de Bretagne, de Chrétien de Troyes et Robert de Boron à Marion Zimmer Bradley, en passant par l'historien Jean Markale. Les amateurs de légende arthurienne ainsi que ceux du roman historiques, seront ravis par cette très bonne fresque légendaire qui nous berce et chante à nos oreilles.
Fantasy Arthurienne ou roman historique à vous de décider, car la porte qui sépare ces deux genres est très mince.