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lundi 1 janvier 2018

Le mage de la montagne d'or de Alexandre Lévine


Lecture dans le cadre du challenge :



Un étrange mage du nom de Wärsani se rend à la cour d’Yssourak, le souverain du vaste royaume du Tourpana, où, usant de ses pouvoirs magiques, il enlève la favorite du roi. Quelques jours plus tard, une jeune fille à la sublime beauté se présente. Elle dit s’appeler Astarya et être la fille du mage. D’après elle, Wärsani a acquis l’immortalité, et tant de pouvoirs que les dieux eux-mêmes ne sauraient le vaincre. Il est devenu le Seigneur des Ténèbres. Astarya propose néanmoins de protéger Yssourak 


Le mage Warsani se présente à la cour du roi de Tourpana et arguant qu'un terrible danger menace le Royaume demande que le roi lui cède sa favorite. Le roi refuse ce marché de dupes mais la jeune femme est enlevée le soi même au sein du palais malgré les précautions mises en place. Quelques jours plus tard une jeune femme se présente au palais royal, propose son aide prétendant qu'elle être la fille du mage et pouvoir contrecarrer les sombres desseins de son père. Malgré une offre plutôt alléchante le roi doute de sa sincérité.

Avec pour postulat de départ un grand méchant qui veut s'emparer du trône le récit se veut plus complexe avec pour toile de fond les réactions de personnages dont on ne sait pas clairement quel est vraiment leur but. Le début de l'histoire tarde à se mettre en place puis ensuite les événements s’enchaînent sur un rythme trop rapide ce qui n'est pas sans influer sur le réalisme de l'histoire. De plus avec une jeune femme capable de lire l'avenir le récit manque de réelles surprises, le lecteur sachant toujours plus ou moins longtemps à l'avance ce qui va se dérouler. L'histoire qui débutait sur un conflit entre le mage et le roi aurait pu être intéressant mais le récit change de direction pour tourner à un conflit de famille qui lui n'apporte pas le côté sombre que l'on pouvait espérer. Les interactions entre les personnages de ce fait deviennent ambiguës et le récit devient par moments pas très clair.

L'univers proche des Contes des Mille et une Nuits ne manque pas d'exotisme et l'auteur s'est bien approprier des parcelles de la mythologie avec au passage quelques clins d’œil fort intéressants... mais. Mais on ne peut que constater que le fait qu'il n'y ait pas de cartes ne permet pas de s’immiscer totalement dans cet univers et les descriptions de certains lieux extérieurs ne sont aussi fouillées que l'on aurait pu espérer.

Les personnages de manière générale sont peu intéressants : le roi se laisse complètement manipuler par la fille du mage et laisse à celle-ci prendre toutes les décisions à sa place et cette dernière le choix d'un personnage central froid et distant ne permet pas au lecteur de ressentir la moindre empathie pour celle-ci. Même si les autres personnages parviennent a attirer la sympathie ou le rejet du lecteur, les personnages sont le gros point faible de se roman.

Le style de l'auteur est riche, poétique mais parfois ampoulé. Si l'auteur est un excellent conteur et qu'ils décrit de belle manière certains lieux, le style est par trop descriptif, le récit manque de dynamisme : on a l'impression que les personnages ne vivent pas. Les interactions orales entre les personnages elles aussi ne donnent pas envies au lecteur de se rapprocher des personnages car elles ne sont pas toujours en cohérence avec le récit et par moments se révèlent presque infantiles ou mêles déplacées.

Au final dans ce roman plus proche des contes populaires que dans la fantasy elle même presque tous les points sont sujets à des critiques et quand certains points se révèlent intéressants ils n'ont pas été assez travaillés. Avec le fond de l'histoire on aurait pu avoir quelque chose de très intéressant malgré le côté simpliste du postulat de départ mais au lieu de voyager on est resté sur le quai.





samedi 10 septembre 2016

Le cinquième élément, F. H. Eiffel (Franck Lourit)




Les souvenirs s’effacent au même rythme que la vie, le passé et l’avenir sont désormais suspendus au présent.

Nicolas ne se reconnaît plus, son frère, Alexis, est possédé par la Trinité Inversée et hante son esprit. Leej et Urielle, les gardiennes des mondes oniriques, sont en grand danger.

Il est temps pour la petite troupe de rassembler ses dernières forces pour retrouver le dernier fragment de la Pierre d’Émeraude, détenu par Lilith, la fille de la sorcière Tituba.

Va-t-elle rejoindre leur cause pour les aider, elle, leur grande ennemie ?

Ils devront également convaincre Cagliostro, un des plus grands exorcistes, de sauver Alexis. Pour cela, ils devront le retrouver avant sa dernière régénération, en 1791, pendant la Révolution française.

Un retour dans le passé qui sera décisif, car une fois le Septième tableau achevé, le sort de l’humanité tout entière sera scellé.


Le récit reprend exactement là où on l'avait laissé au tome précédent. On retrouve les deux frères, dont l'un très mal en point, et les sorcières dans le château à une époque indéterminée. Pour retrouver rapidement le plus jeune en pleine révolte des Marseillais afin de convaincre le célèbre mage et alchimiste Cagliostro, afin de la convaincre de désenvoûter son frère habité par Lilith.

Le postulat de départ reste inchangé puisqu’on est toujours dans la sempiternelle lutte entre le Bien et le Mal : la lutte continue contre la Trinité Inversé qui veut éradiquer toute trace de l'homme sur la Terre.

L'univers est peu détaillé car l' Armageddon annoncé n'est perçu qu'au travers des dommages causés au château des sorcières et de la révolte des Marseillais vécu uniquement dans les Palais des Papes à Avignon.

Avec l'introduction du personnage de Cagliostro l'on pouvait espérer que le récit soit dopé d'une pointe d'ésotérisme, mais l'on ne découvre le personnage qu'au travers des échanges verbaux échangés avec les personnages centraux de la série.

L'action est externe aux personnages du récit proprement dit, ils ne sont la plupart du temps que spectateurs ce qui donne d'une part une dynamique de lecture lente, et d'autre part écarte le lecteur qui n'arrive pas à s'immiscer dans le récit. Une lecteur qui n'a qu'une hâte : celle de tourner la dernière page.

Une fois de plus les dialogues occupent une place trop importante par rapport à l'action et à l'intrigue qui piétine. Le ressenti des personnages et leurs atermoiements cassent tout intérêt pour l'histoire.

Une plume souvent très dense, un style empesé et pompeux et un vocabulaire qui n'est pas toujours à la portée du commun des lecteurs.




Un final sans surprise, bien trop en décalage par rapport au contenu des trois opus : ils se marièrent eurent beaucoup d'enfants et vécurent heureux. Juste du niveau conte de fées pour petits enfants sages, totalement à l'opposé de la gravité de ce qu'à voulu nous faire découvrir l'auteur dans on histoire.

En conclusion de bonnes idées, mal développées et noyée dans la masse, un univers parfois intéressant avec le procès des sorcières, et les passages situés en Égypte et à Rome, une plume trop, trop, trop lourde, et un dernier tome encore plus décevant que les précédents qui laisse une très mauvaise impression, impression encore renforcée par nombre de coquilles ;


Suite du Royaume de Choldée : réédition sous pseudo et nouveau titre de série : déplorable !!!




mardi 23 août 2016

La pierre d'émeraude, Franck Lourit




Tabatha accourt en criant : Nous nous sommes trompées de frère ! Les dernières Sorcières de Salem se regardent complètement désorientées. Tout est à refaire et le temps manque. La Prophétie a été mal interprétée. Rébecca réagit immédiatement : Alexis, il est temps de dire la vérité sur les origines de Nicolas ! Chacun a sa mission qui lui est destinée. L un doit retrouver la Pierre d Émeraude, la clef des plus grandes énigmes de tous les temps en Égypte pharaonique. L autre doit affronter la Rome antique pour sauver le chaînon primordial. L Histoire ne dépend pas seulement du passé ; elle peut être influencée par le futur. Les Sorcières savent qu une erreur infime, plongera le monde dans le chaos pour toujours. Envoyer deux profanes est plus que risqué. Elles en ont conscience, mais ont-elles le choix ? La Trinité Inversée, leur éternelle ennemie, convoite également cet il de Lucifer en agissant dans l ombre de Satan. Dans ce second tome, Tituba reste une énigme à comprendre et à surveiller. Découvrez les éléments de cette intrigue ésotérique pour lever le voile de la Vérité sur la magie et la sorcellerie.


On avait, au tome précédent, quitté les deux frères de retour dans leur réalité, après un séjour dans un univers rappelant le notre à ses débuts avec ses dinosaures. On reprend l'histoire exactement là où on l'avait quitté car les sorcières ont besoin, selon la prophétie de leur aide.

Donc un postulat de départ des plus simples avec une prophétie et un semblant de lutte du Bien contre le Mal, si l'on peut dire car on se demande où est le Bien.

Aux côtés de deux frères l'on se retrouve projetés à deux époques du passé de notre Terre. Accompagnant l'un dans l'Egypte des Pharaons à l’amorce de son déclin, le deuxième dans la Rome de Néron à l'époque de la chasse aux Chrétiens. Deux mondes différents intéressants, mais tout de même relativement bien connus des lecteurs qui s'intéresse à l'Histoire. Le fond est solide, l'auteur s'est bien documenté, mais malgré un univers des plus intéressant on a un peu de mal à s'immiscer dans le récit. En effet si tous les ingrédients sont réunis pour faire un bon roman, l'auteur peine parfois à greffer son histoire dans ces univers et l'on ne parvient pas toujours à se laisser entraîner par l'intrigue. Si certains passages s'avèrent fort intéressants d'autres sont plus laborieux malgré des chapitres plutôt courts, on n'arrive pas à accrocher et l'on a souvent envie de sauter des paragraphes malgré ce nombreux rebondissements et une action plus présente qu'au premier tome.

Des errements certainement dus à un style irrégulier, parfois lourd et pompeux. Certains passages complexes ne sont pas faciles à digérer par le lecteur. Les théories philosophiques et théologiques abordées par l'auteur utilisent un vocabulaire qui est parfois difficile à déchiffrer par les néophytes en ces domaines, et les recherches qu'il faut faire parfois cassent le rythme de lecture renforçant l'impression de récit haché et pas complètement fini des chapitres courts pas toujours appropriés. Et comme au premier opus on peut également regretter des dialogues souvent très longs. Il faut de surcroît ajouter un grand nombre de coquilles qui sont la marque de fabrique de la maison d'édition et qui une fois de plus finissent par agacer et à desservir l'auteur.

Au final, un univers intéressant et bien travaillé, une histoire cohérente mais parfois difficile à en saisir tous les aboutissants, une intrigue dans son ensemble plutôt bien menée. Des points qui donnent envie d'en connaître le final malgré une lecture assez laborieuse.



mardi 9 août 2016

Le grimoire, Franck Lourit



En ce temps-là... la suprématie d un dogme rétrograde est à l apogée de sa tyrannie. Et pourtant, seules quelques Sorcières osent affronter les diktats. L’inquisition, loin d imaginer qu au lieu de les anéantir définitivement, va les élever à un degré jamais atteint et par un paradoxe vont en faire leurs mères fondatrices. Venus du présent, deux jeunes garçons vont se lancer dans une folle course contre la montre, où ils ne devront altérer à aucun prix la ligne temporelle. Ils vont être confrontés aux mystères des origines. Entraînés dans une lutte entre deux forces opposées, à travers une odyssée à mi-chemin entre les mythes et la réalité, à aucun moment la race humaine n aura été aussi proche du véritable secret de la création.


Alexis, un jeune étudiant passionné de civilisations anciennes part dans les collines à la recherche d'indices. Bientôt rejoint par son jeune frère, ils décident de passer la nuit dans une grotte ; une superbe apparition, gardienne des lieux, leur recommande de ne pas aller plus avant dans les galeries. Ils n'en font rien, coincés dans une salle ils déclenchement avec leur torche une explosion... et se retrouvent projetés dans un autre lieu, dans un autre temps,... au royaume de Choldée. Puis sans liaison apparente l'auteur nous projette à Salem où l'on assiste à une chasse aux sorcières et a leur procès.

Au début du roman l'on a un peu de mal à situer où veut nous emmener l'auteur, puis l'on est brutalement projeté en pleine chasse aux sorcières et l'on ne voit pas quels peuvent être les rapports entre ces deux récits. L'auteur a le souci du détail, et si le procès des sorcières s’avère être le point fort du récit, l'utilisation du grimoire un peu plus tard dans le récit donne lieu à des passages à la fois complexes et indigestes pour les néophytes en sciences.

Au niveau du monde l'auteur nous projette aux origines du monde, l'on assiste à l'arrivée des deux jeunes hommes qui rencontrent les sorcières arrivées depuis fort longtemps, et c'est là que le lecteur est un peu déstabilisé, il aurait été plus judicieux de procéder inversement pour une meilleure compréhension. Le monde décrit est un mélange de diverses époques, de divers univers, l'osmose malheureusement ne se fait pas entre les dinosaures, l'époque médiéviste avec les demeures des deux clans de sorcières, le nain, le géant,...

Le postulat de départ à savoir la projection dans des mondes différents est quand à lui par trop classique, c'est un thème maintes et maintes fois utilisé en littérature, donc on ne peut pas parler à priori d'originalité.

Les personnages sont assez bien fouillés au niveau de la psychologie, même s'ils sont quelque peu caricaturaux. De ce fait on a du mal a ressentir des émotions et l'on n'arrive pas à entrer pleinement dans le récit.

Bien que le style d’écriture soit agréable, certains passages sont pompeux et les dialogues sont trop nombreux et souvent trop longs prenant trop de place sur les passages descriptifs. Ces interactions manquent parfois de profondeur ce qui créent des situations parfois un tantinet trop expéditives.

Au final l'on est dans un tome introductif et cela se ressent. L'univers n'est pas assez développé malgré de bons passages. On ne peut espérer que dans le tome suivant le dosage entres les parties descriptives et les parties narratives soit plus équilibrées. On est sur un sentiment mitigé, le final paraissant un peu tronqué.



samedi 23 avril 2016

Le dernier Roi des Elfes, Sylvie Huguet


Lecture dans le cadre du challenge :


Lindyll, jeune humain recueilli par le souverain des elfes, Ilgaël, auquel le lie désormais une amitié étroite, semble avoir tout oublié de ses propres origines. Devenu un vaillant guerrier, il défend son peuple d'adoption contre la soif de pouvoir et de conquête des hommes. Mais d'année en année, les territoires elfiques s'amenuisent. Lindyll, méprisé par les hommes et incompris des elfes, saura-t-il convaincre ses frères de sang de conclure une paix juste avec le peuple des forêts ?


Dans le prologue, l'auteur nous introduit le récit en émettant l'hypothèse d'une découverte d'un manuscrit à Thulé (en Islande) qui concluait à l’existence réelle

Comme il est de règle en général, l'histoire débute sur la sempiternelle guerre fit rage entre ces deux et qui vit l'extinction de la race Elfique. Une guerre qui aurait débutée sur le principe que les chrétiens assimilaient alors les Elfes à des êtres démoniaques. Donc un postulat de départ somme tout ce qu'il y a de plus classique.

Le récit débute sur l'attaque d'un village fortifié par les troupes du roi elfe Ilgaël. Lors de cette attaque, la mère, d'un jeune enfant blond de deux ans, a supplié le roi de lui laisser la vie sauve. L'enfant fut ramené dans la forêt elfique et confié aux femmes. L'on suit assez brièvement la jeunesse de l'enfant, un passage relativement court du fait du nombre de pages de cette novella.

Puis l'auteur revient à plusieurs reprises sur le conflit et les méfaits qu'il occasionne à la nature. Batailles sont au départ intéressantes mais elles manquent de profondeur l'auteure n'approfondit pas au sein de celles-ci les combats individuels des protagonistes principaux, elle s'intéresse plus à la nature dont les descriptions sont plutôt longues on est plus dans un hymne à la nature que dans une fantasy elfique.


Elle nous offre une vision des humains qui ne sont pas dépeints sous leur meilleur jour. En effet, situant le récit dans un époque moyenâgeuse, où la croyance monothéiste a supplanté les croyances ancestrales , ils nous ont présentés aveuglés par le pouvoir et leurs visions , traquant et éliminant ceux qui n’adhèrent pas a leurs critères. Une vison des hommes qui n'est pas sans rappeler l’Église Catholique Romaine et ses exactions.

L'univers, comme il fallait s'y attendre au vu de l'épaisseur du volume est peu développé, on aurait aimé qu'elle s'attarde plus sur la vie quotidienne des Elfes, mais malheureusement ce qu'elle avance n'apporte rien de plus à ce que l'on connaît de leur vie. Hormis quelques références à la mythologie nordique l'auteur ne s'attarde pas sur le monde dans lequel évoluent les protagonistes.


Les deux protagonistes principaux sont bien construits psychiquement. Et collent parfaitement au cadre dans lequel ils évoluent.
L'auteure s'intéresse également plus aux messages qu'elle veut faire passer plus qu'au récit en lui-même notamment pour exemple lors de la rencontre avec d'autres tribus elfes le jeune homme est rejeté alors que dans sa tribu il est bien intégré. Elle nous démontre a quel point les jugements que l'on porte sur les autres seraient moins sévères si nous étions plus curieux d'esprit.

La plume poétique de l'auteure nous offre un récit poignant sur les origines et les derniers instants des elfes. Mais malgré

Dans un récit à l'ambiance sombre mais qui manque d'intensité, avec notamment dans la description des batailles pas assez approfondies et un synopsis quelque peu linéaire, l'auteure parvient à nous offrir un récit poignant. Il manque toutefois plusieurs centaines de pages pour que puisse adhérer pleinement à ce récit.








vendredi 17 janvier 2014

LA DERNIÈRE FLÈCHE - JÉRÔME NOIREZ


Lecture dans le cadre du défi : 




De son père, celui qui incarna la légende de Robin des Bois quelques années plus tôt, Diane de Loxley, a hérité le caractère fougueux et un refus catégorique de l'injustice.
La grouillante et cosmopolite Londres de 1212, où elle se rend à ses côtés, va lui offrir un terrain de jeux à la mesure de son goût pour l'aventure. Mais les ennemis de son père, eux ne jouent pas, et Diane se retrouve à son corps défendant au cœur d'une conspiration mortelle. Pour sauver sa vie et celle de Robin, la jeune femme va devoir se confronter à la plus sombre des réalités.


Heureusement, elle n'est pas seule... 


L'auteur

Né en 1969 à Paris, Jérome Noirez a d'abord été professeur dans une école de musique, puis en maternelle. Il s'intéresse au fantastique de puis sa prime jeunesse, il a été marqué par plusieurs auteurs généralistes : Céline, Rabelais et Witold.

Outre l'écriture, son autre activité principale est la musique médiévale. Il est également rôliste et co-auteur de jeux de rôle.

Mais lorsqu'il écrit, il trempe ses plumes dans un goudron dans un goudron poisseux. L'auteur revendique son goût pour des auteurs comme Jean Ray, Lovecraft, Brussolo... du coup sa fantasy n'est parfois pas loin de l'horreur.

Ses nouvelles publiées à partir de 2003 frappent par leur sens de l'étrange et du gothique décalé.

Féerie pour les ténèbres, publié en 2005, développe sur trois volumes une fantasy urbaine dévoyée. Il a également rédigé en 2005, une amusante Encyclopédie des fantômes et des fantasmes.

Leçons du monde fluctuant, en 2007,est un voyage au pays des horreurs, un roman sombre et drôle à la fois, plus accessible au grand public.

En 2009, il publie le premier volume du Shogûn de l'ombre.


La fille de Robin des Bois nous entraîne dans une aventure dans un Londres, médiéval, sombre où vivent les mendiants et leur roi. Robin et sa Fille Diane y séjournent pour notre plus grand plaisir.

Vous croyez bien connaître Robin ? Que tout vous a déjà été raconté ? Il n'en est rien : laissez l'auteur vous le prouvez.

A la lecture du résumé, on s'attend à une épopée mythique en compagnie de Robin enseignant les rudiments de la filouterie à sa fille. Il n'en n'est rien ! C'est à une réelle plongée mystique dans les rues de Londres et ses souterrains que la jeune Diane de Loxley nous invite à partager.

Avec ce roman, l'auteur signe sa cinquième incursion dans la littérature Jeunesse...
une poursuite du mythe de Robin... très loin des bois.

Si comme le consacre l'expression, "jamais deux sans trois", presque toujours "quatre sans cinq" : avec ses quatre précédents romans jeunesse, l'auteur avait signé un quatuor sans faille. Et on escomptait que ce cinquième office serait un peu, comme le veut l'adage, la cinquième roue branlante de la carriole.
Si par le passé, l'auteur avait brillé en développant son imaginaire sous l'ombre de la tradition Shintô ou en ancrant l'action de son récit dans un contexte historique, le lecteur exigeant que je suis se méfiait du présent sujet. Ici, l'auteur se frotte pour la première fois à un mythe profondément occidental orné de tout un fatras d'adaptations cinématographies plus ou moins réussies, qui pour la plupart n'avaient pas laissé dans ma mémoire un souvenir impérissable. Avec la dernière flèche s'attaque de manière plutôt périlleuse, à un des modèle que l'imaginaire a gravé dans l'esprit du collectif. Tout l'enjeu de cette chronique étant de savoir si la sournoiserie perfide du chroniqueur, sa mesquinerie goguenarde, allaient être récompensée, ou pas...
Dit plus simplement, NOIREZ s'attaquait à du lourd.
Le récit démarre lentement, une charrette, s'achemine paresseusement vers Londres Robin et sa fille Diane, adolescente impertinente, sont pris en filature par l'ancien Shérif de Nottimghan qui dans l'attente extatique du moindre impair de Robin espère abattre sur l'être abhorré le glaive de la justice divine. Peu à peu, les personnages se campent et, pour Robin qui a perdu son épouse Marianne, ce voyage vers Londres est une sorte de pèlerinage nécessaire à l'oubli.
Londres, nos principaux protagonistes y arrivent, et déjà l'imaginaire Noirezien détourne les codes et repères, les balises du mythe original et les transforment vicieusement, les malaxent insidieusement : Robin vieillissant et amorphe, laisse Diane s'aventurer dans les rues sordides et dangereuses de Londres sans se soucier de son sort. La pâte Noirezienne est déjà là : nous installant dans un climat tout particulier entretenu par une oscillation tonale : burlesque, drôlerie / étouffante noirceur, pesante gravité. Il y a plus de malice qu'on ne croit chez cet écrivain...
Mais bien d'autres surprises nous attendent. Car bientôt, un énième personnage se découvre à nos yeux, et non des moindres : Londres.
Un Londres, qui rugit et pue. Un Londres, qui de jour, déverse dans ses rues la lie des quidams en tous genres. Un Londres, qui de nuit se pare de ses hardes maléfiques : les corbeaux prennent formes humaines, d'anciennes entités démoniaques murmurent sous la pierre, la Tamise est jonchée de cranes humains qui vous fixent de leurs orbites évidées. C'est dans ce Londres nocturne, que Diane va découvrir le royaume des rebuts de la société, ainsi que son prince.
Mais ici, et on le comprend vite, il ne sera pas question d'actes de bravoure de la part de notre jeune archère, mais de sauver son propre père sous l'emprise d'un maléfice inexplicable, que la ville chargée de mystères, semble avoir éveillé. Un sortilège qui, à la nuit tombée, infuse dans son esprit une atonie langoureuse.

On est séduit par ce Londres du XIIIè siècle, magnifiquement avec reconstitué avec sa misère, avec le quotidien du petit peuple qui constituait une véritable caste. Un Londres glauque, mal famé et sombre à souhait, rongé par la pauvreté, la maladie,...
Si en ouvrant le mythe aux territoires de l'onirisme, l'auteur n'évite toutefois pas les écueils  en nous dépeignant des personnages secondaires trop caricaturaux, trop stéréotypés, peu fouillés qui se rattachent à l'étiquette Jeunesse du roman.
Si le scénario est plutôt bien construit, la fin est tirée par les cheveux et , il manque des éléments de compréhension dans l'envoûtement de Robin et sur la nature réelle des corbeaux. C'est dommage car la description des liens père et fille sont décrits avec subtilité et humour. Les parents d'adolescents devront bien retrouvés les attitudes et comportements contradictoire pas toujours compréhensible de leurs enfants. Le côté fantastique est lui aussi tiré par les cheveux et la trop grande diversité des créatures rencontrées ne permet pas une cohabitation réussie.