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mardi 10 octobre 2023

Le guerrier prophète de R. Scott Bakker

 


La Guerre sainte contre les Fanim, lancée par le prophète Maithanet, poursuit son inexorable marche vers le Sud. Achamian, le sorcier-espion, a enfin retrouvé celle qu'il aime, Esmenet, et tous deux voyagent avec Anasûrimbor Kellhus, le moine aux pouvoirs sur-naturels. Achamian est persuadé que Kellhus est le prince du Néant, celui qui annonce la deuxième Apocalypse. Les projets de Kellhus sont bien sombres : il a envoyé le guerrier Cnaiür assassiner son père et veut contrôler la Guerre sainte. Mais il devra affronter la cabale des sorciers qui sèment chaos, famine et destruction sur leur passage.



Dans ce second tome de la trilogie on assiste à l'arrivée en ordre dispersé des différentes armées de la Guerre Sainte en pays Kian.


Le récit, hormis plusieurs batailles, se concentre sur l'ascension d'Anasûrimbor Khellus, aux desseins pas toujours bien définis, qui devient le leader charismatique au grand dam des Grands Noms qui craignent de se faire voler la renommée. Ce qui donne une intrigue un peu plus élaborée que dans le premier tome.


Si l'on assiste à plusieurs batailles savamment orchestrées qui donnent dans ces passages plus de rythme au récit le reste du roman reste assez lent avec toujours pour dominance des intrigues politiques où le scolasticat des Flèches Rouges occupe le devant de la scène.


Les autres personnages de premier plan, hormis Esmenet qui s'attache à Khellus, sont peu présents dans ce volume alors que la Consulte se fait plus pressante.


Un deuxième tome qui ne parvient pas encore à totalement convaincre le lecteur du à une plume plutôt lourde et des passages où il ne se passe rien ou presque.




mercredi 27 septembre 2023

Autrefois les ténèbres de R. Scott Bakker

 


Une Guerre sainte est en marche dans un monde divisé entre magie et religion. Trois hommes que tout sépare devront inverser le cours des choses pour éviter une nouvelle Apocalypse : Achamian, un sorcier- espion, qui enquête sur le chef suprême des Mil Temples, un ordre religieux puissant, opposé depuis des siècles aux castes des sorciers ; Cnaiür, chef des barbares Scylvendi, d'une violence et d'une brutalité hors du commun, voit son sinistre passé resurgir ; et enfin Anasûrimbor Kellhus, un moine mystérieux, descendant des anciens rois, qui lui, est à la recherche de son père. Face à eux : la Consulte, une étrange créature légendaire œuvrant avec les sorciers au cœur même de la Guerre qui s'annonce.



Dans ce premier tome de la trilogie Le Prince du Néant l'on suit plus particulièrement quatre personnages.


Dans le prologue l'on découvre un adolescent, Anasurimbor Khellus qui avec la suite du roi Ganrelka se réfugient dans la citadelle d'Ishual pour échapper aux Srancs. La peste frappe et le jeune adolescent sera le seul survivant jusqu'à l'arrivée de moines Dunyains qui vont le former.

Adulte, ce descendant d'une ancienne lignée de roi va être appelé par une voix et va prendre la route pour rejoindre Shimeh la cité sainte.


Pus au début du roman, un sorcier-espion, Achamian Drusas envoyé par ses supérieurs du Mandat, un scolastique qui depuis la nuit des temps combat la Consulte, un scolastique voué au Non-Dieu, à Sumna. Il doit être présent pour découvrir contre qui va être dirigé la Guerre Sainte proclamée par Maithanet, le nouveau Shria des Mil-Temples, un chef religieux charismatique.

A Sumna Achamian retrouve son amante Esmenet, une prostituée.


Au chapitre six l'on découvre le dernier des personnages de premier plan, Cnaïur Urs Skiotha, chef des barbares Utemots, lors d'une grande bataille opposant les Scylvendis aux troupes impériales Nansur. Mais la présence des sorciers impériaux va changer la donne et pour la première fois les féroces barbares vont être défaits. Un des rares survivants de sa tribu il va prendre la route du sud accompagnant Anasurimbor.


Avec une guerre qui va opposer plusieurs peuples à leurs voisins du sud les Fanims ce postulat de dé »part s'avère assez classique pour le genre.


Mais l'univers s'avère particulièrement complet, dense et intéressant avec une multitude de peuples, de castes de sorciers et de dirigeants qui veulent tous contrôler la Guerre Sainte pour s'octroyer les futurs mérites et les terres conquises. Tout le monde conspire les uns contre les autres et l'on voit réapparaître un ordre que l'on croyait disparu qui laisse présager des complots encore plus nombreux.


Le récit qui est une longue mise en place pour les deux tomes à venir n'est pas sans contenir de nombreuses longueurs et nombres de noms complexes à retenir. Surtout au niveau des personnages secondaires qui sont nombreux, un lexique en fin de tome explique clairement qui est qui et à quel ordre il appartient.

Si l'on a droit à un affrontement individuel bien réglé, très visuel , il est dommage qu'il n'en soit pas de même avec la grande bataille traitée trop rapidement ce qui aurait pu donner une meilleure dynamique au début du récit.


Un assez bon premier tome introductif qui oscille entre high-fantasy et dark-fantasy mais qui laisse augurer une suite plus sombre encore.




lundi 19 septembre 2022

Le baiser du rasoir de Daniel Polansky

 


Basse-Fosse. La ville du crime.
Les hors-la-loi sont rois, les femmes, fatales. Disparaissez, et les gardes s’assureront que personne ne vous retrouvera jamais.
Prévôt est dealer. Il a été soldat. Il a été agent de la Couronne. Il a tout vu, et même pire. Difficile de trouver âme plus tourmentée.
Il est aussi le plus à même de traquer l’assassin qui sème derrière lui les corps d’enfants horriblement mutilés. Un sinistre jeu de piste, où le chasseur pourrait devenir proie.




Prêvot est un ancien Givre, un agent enquêteur de la Cour, qui s'est vu remercié dans une affaire où apparemment une femme en était le centre. Il vit maintenant à Basse-Fosse, le quartier populeux de la ville où il fait commerce de drogues diverses. Mais quand où toute jeune fille du quartier est enlevée, puis retrouvée sauvagement assassinée il décide de mener l'enquête jugeant ses anciens collègues peu aptes à le faire. Mais alors qu'il est sur le point d'appréhender le coupable, surgit un monstre invoqué du néant qui massacre ce dernier pour l'empêcher de parler.

Qui est le commanditaire de tous ces meurtres d'enfants qui s'enchaînent ?


Avec ce récit l'auteur nous plonge dans une histoire mêlant dark-fantasy et thriller. L'intrigue est maîtrisée de main de maître avec de nombreux événements et retournements de situation.


L'univers dans lequel se déroule l'affaire est lui aussi très bien brossé. L'auteur nous fait bien ressortir la pauvreté de ce quartier de la capitale, ses petits et gros trafics, et la mort qui se trouve au coin de chaque ruelle sombres où les différents groupes de malfrats luttent pour préserver leurs territoires et c'est le cas du personnage central.


L'époque se situe dans un médiéval incertain ou sont connus les obus et les grenades rudimentaires mais pas les armes à feu de poing.


Si le fond de la trame se situe dans un univers proche de la dark-fantasy, pour les personnages on se situerait plus dans de l'héroïc-fantasy, le récit étant essentiellement centré sur le personnage central. Les autres personnages hormis les méchants n’interviennent pas dans l'intrigue et ne sont présents que pour mettre en valeur le héros.


Un excellent récit qui devrait séduire sans peine les lecteurs appréciant les deux genres.




vendredi 27 août 2021

Le seigneur maudit de Julien Schneider

 


La Lame et le Sang” est une trilogie de romans se déroulant dans un Japon médiéval fantastique où samouraïs, kamis et yokaïs se côtoient, où de puissants daïmyos intriguent dans l’ombre et où pourtant l’amour peut fleurir.

Takeshi est le détenteur d’un étrange sabre maudit qui l’incite à verser toujours plus de sang. Devant lutter contre cette soif contre-nature, il cherche un moyen pour se libérer de ce fardeau.
Il croise la route de son ancien frère d’armes, Akira, un samouraï en manque d’aventure devenu le yojimbo de Mariko, une mystérieuse jeune noble dépossédée de ses terres qui cherche à les récupérer. Akira demande alors à son ancien condisciple de les aider.
Et quand la jeune fille lui propose des informations concernant son sabre, Takeshi accepte la mission.
Sans le savoir, il va participer à combattre un seigneur qui a toutes les armes en main pour renverser l’Empereur du Japon.



Après un combat contre des bandits qui présente le personnage central et sa lame assoiffée de sang on découvre l'intrigue. Une lame qui n'est pas sans rappeler Stormbringer.


Une jeune femme a engagé un puissant guerrier pour l'aider à récupérer son fief aux mains de son oncle qui selon elle l'a spoliée. Arrêtés dans une auberge pour la nuit, ils ne doivent leur salut face aux brigands qui tiennent l'auberge par l'arrivée de Takeshi et sa lame démoniaque formé par le même maître d'armes que le guerrier.


Un postulat de départ assez simple et récurrent en fantasy puisqu'il s'agit de renverser un grand méchant. Mais une intrigue qui va tout de même révéler quelques surprises.


Le récit nous plonge dans un univers médiéviste japonisant où se côtoient samouraïs et sorciers. Tout en conservant des termes purement japonais – souvent répétitifs- et sans que l'ensemble se ressente dans le récit l'auteur tente de nous expliquer de manière simple les codes de l'époque.


Même si la psychologie des personnages est plutôt bien explorée ils ne présentent pas d'originalité et s’avèrent sur le fond archétypaux.


Malgré un récit somme tout classique, des personnages quelque peu caricaturaux, le récit présente une assez bonne introduction au japon médiéval fantasy.






mercredi 11 août 2021

La ronde des vies éternelles de Nicolas Cluzeau


 

Alors qu'elle est inconsciente, une guerrière de l'armée de la République se voit entraînée dans une étrange ville par une petite fille au visage familier. Alors qu'il donne un cours à l'Académie de magie, un mage s'évanouit et est assailli par la vision d'un cadavre qui lui annonce sa mort prochaine. Fils d'un homme et d'une fée, Eringvard, victime d'une apparition morbide, aperçoit le mot Corollis s'écrire au coeur des arbres. Une prêtresse du dieu des Morts, Cythèle, rêve de funestes prophéties et de fleurs qui saignent. Quatre êtres aux parcours et idées a priori opposés se rencontrent sur le chemin de la ville de Corollis, mystérieuse et depuis longtemps coupée du monde, au sujet de laquelle courent les plus sombres et angoissantes rumeurs. Lentement mais inexorablement, le piège se referme derrière eux. 



Dans cet univers particulièrement sombre, l'auteur nous fait d'abord la présentation de ses quatre personnages centraux. On découvre par ordre Brytomarte une officière d'un régiment d'élite, Syrmail un archiviste, Eringvard un demi-fée et Cythèle une hiérarche du dieu de la mort.

Ces quatre personnages font tous un rêve étrange qui leur annonce pour dans quelques mois la fin de leur vie. Pour échapper à ce funeste destin, ils doivent se rendre à Corrolis un village perdu dans les Monts d'Effrois.


L'auteur nous offre un univers très détaillé et très complexe dans un roman construit un peu à la manière d'un jeu de rôle. Les descriptions sont très visuelles notamment dans les passages oniriques. Mais on a malheureusement un peu de mal à faire la différence entre le monde du rêve et la réalité. L'auteur excelle dans les descriptions de bataille ou de luttes.


Les personnages sont profonds, bien campés


Certes le style de l'auteur s'avère très riche, peut être un peu trop avec un vocabulaire extrêmement recherché qui ne permet de s'immiscer pleinement dans le récit.


L'univers et l'intrigue sont très complexes et avec un tel style l'on ne parvient au final qu'à un avis mitigé.




vendredi 12 février 2021

La guerre du pavot de R F Kuang

 




Dans un monde médiéval, deux pays s’affrontent depuis des siècles : un immense empire, Nikara, et une petite île, Mugen. Jeune orpheline, Rin décide de tout faire pour échapper au mariage qu’ont arrangé ses parents adoptifs. Aidée d’un bibliothécaire qui s’est pris d’affection pour elle, elle se met à étudier en vue du concours Jeju, qui donne aux enfants les plus brillants du pays accès à l’académie militaire de Sinegard, chargée de former les futures élites de l’empire. Après sa formation, sous l’égide d'un vieux maître fantasque et mystérieux, qui va peu à peu l’éveiller aux pouvoirs chamaniques qui sont les siens, la guerre larvée éclate de nouveau, sous les coups de boutoir de Mugen. L’académie est dissoute et ses membres affectés à l’une des douze divisions des Douze Provinces qui composent l’empire. Rin rejoint les sicaires de l’impératrice. Sous le commandement d’Altan, elle va devoir apprendre à maîtriser la force que lui prêtent les dieux pour tenter de venir à bout de Mugen.



Dans ce roman on suit Rin une jeune orpheline de guerre de 16 ans qui travaille dans l'épicerie de ses parents adoptifs qui sont aussi trafiquants de drogue. Lorsqu'ils décident de la marier à un homme plus âgé, elle décide avec l'aide de son mentor de passer un concours, le Jeju qui donne accès à des études supérieures. Reçue première de tout l'Empire elle accède à l'entrée de la prestigieuse Académie Militaire de Sinegard chargée de former les dirigeants de l'Empire.



La première partie du roman nous entraîne dans le parcours initiatique de la jeune femme, mais à cause de ses origines ses études vont se révéler extrêmement durs. Expulsée des cours de combat pour s'être battue avec le fils d'un Chef de Guerre, elle va suivre les enseignements d'un professeur très étrange et fantasque qui va la former au chamanisme et au domaine des Dieux.



Dans les deuxième et troisième parties l'on va suivre la jeune femme plongée dans la guerre qui oppose l'Empire à un ennemi séculaire Mugen une île surpeuplée qui veut s'étendre.



L'autrice nous plonge dans un univers médiéval d'inspiration asiatique particulièrement soigné. Les décors sont très bien rendus, ainsi que l'atmosphère pesante dans la première partie avec l'imminence d'une guerre. Si la magie avec le chamanisme est très intéressante, il n'en est pas de même pour les combats qui ne sont pas assez exploités et peu visuels ?



Les personnages sont bien brossés, toutefois on a du mal à s'attacher à l’héroïne trop butée qui est obsédée par le pouvoir et qui n'hésite pas à employer des méthodes qu'elle même réprouve.

Le style de l'autrice n'est pas toujours facile à appréhender malgré quelques passages bien dosés.



Une fantasy avec un début tout ce qu'il y a de plus classique et qui évolue par la suite vers la dark-fantasy. Un premier tome qui laisse une impression mitigée.  







samedi 6 février 2021

Le prince des loups de Dave Gross

 


Varian Jeggare, le demi-elfe, et Radovan, son garde du corps aux origines diaboliques, ont appris qu'il ne fallait pas se fier aux apparences. Mais le célèbre duo, connu pour résoudre tant de crimes, n'est pas préparé à ce qu'il va découvrir ! Lors d'une enquête sur la disparition d'un Eclaireur, Varian et Radovan parviendront aux montagnes voilées de brume du très gothique Ustalav. Assaillis de toutes parts par les intrigues des nobles, d'étranges indigènes et de dangereuses créatures de la nuit, Varian et Radovan devront recourir à la magie et aux armes pour remonter le fil d'étranges rumeurs et percer à jour un terrible secret. Lors de leur quête, ils seront aidés par une sinistre meute de loups-garous et une mystérieuse prêtresse muette. Mais il leur faudra résoudre plus qu'une simple énigme pour venir à bout de cette affaire, car un inquiétant personnage a eu vent des recherches des deux hommes, et il est bien décidé à s'assurer qu'aucun d'eux ne quitte l'Ustalav vivant.



Le Prince des Loups est le premier roman à s'inscrire dans l'univers du JdR Pathfinder l'un des multivers de Donjons & Dragons. Et malgré qu'il soit la novelisation d'un jeu, le roman s'avère bien structuré et plutôt plaisant à lire.


Lors d'une enquête sur la disparition d'un Éclaireur, les deux personnages principaux, aidés d'une meute de loup-garous et d'une prêtresse muette, se rendent en Ustalav une contrée peuplée d'étranges indigènes et de dangereuses créatures nocturne.


Un univers très sombre, de type dark-fantasy mâtiné de gothique, très travaillé qui rend le monde dans lesquels évoluent les personnages très vivant et qui plonge le lecteur dans le récit s'y imprégnant totalement.


Les personnages sont fort bien réussis, ils bénéficient d'un traitement psychologique qui leur permet de sortir des archétypes. L'histoire sans être des plus originales s'avère intéressante dans le sens que l'on voit les personnages évoluer, que l'auteur distille des informations sur leur passé tout au long du récit et quel 'histoire nous offre un univers vampirique très bien construit et plutôt rare en fantasy.


Même si le roman souffre de quelques petits défauts de construction et que le style se révèle plutôt médiocre, le roman nous offre une lecture passionnante où l'on n'a pas le temps de s'ennuyer. Plutôt une bonne surprise dans le genre novélisation de JdR.






mercredi 17 juin 2020

Les dents d'Ursun de Graham McNeil



Découvrez la conclusion épique de la série de l'Ambassadeur ! Le général Kaspar von Velten, à la retraite, retourne à la ville enneigée de Kislev pour y reprendre son poste d'ambassadeur à la cour de la tsarine Katarina. Tandis que les hordes du Chaos rassemblées marchent vers la formation rocheuse connue sous le nom des Dents d'Ursun, les armées réunies de l'Empire et de Kislev doivent s'élancer à leur rencontre. Mais alors qu'éclate une épidémie de peste et que les assassinats se succèdent, il devient évident qu'un agent du Chaos opère depuis l'intérieur de la ville, et Kaspar doit déjouer les plans de ses adversaires avant qu'ils n'abattent les défenses de Kislev. Vivez aux côtés de Kaspar von Velten et de Kurt Bremen l'incroyable conclusion de la série de l'Ambassadeur de Graham McNeill !



Dans ce deuxième tome du cycle l'on retrouve l'Ambassadeur et ses chevaliers Panthères à leur retour à Kislev après avoir appréhendé le Boucher. Mais pour Von Velten les ennuis ne sont pas finis car un chasseur de rats a découvert dans les souterrains de la ville un étrange échange, celui d'un cercueil de bronze. Échange effectué entre d'une part un homme et une femme, et d'autre part d'étranges silhouettes encapuchonnées aux mains griffues. Qui est cet agent du Chaos qui œuvre dans l'ombre ?
Ce deuxième tome est agréable à suivre avec une intrigue bien maîtrisée et une atmosphère de Kislev en quasi état de siège glauque à souhait. L'auteur nous entraîne des intrigues de cour aux choses étranges qui se déroulent dans les sous-sols de la ville en passant par la misère des réfugiés encore rendue plus difficile par les prémices de l'hiver.
De nouveaux personnages font leur apparition et à l'instar de ceux du premier tome leur psychologie est assez bien travaillée. Il est intéressant de retenir les rôles importants tenus par des femmes ce qui est assez rare dans ce type de roman.
Au niveau de l'histoire quelques dizaines de pages en plus aurait été souhaitable car plusieurs éléments du scénario ne sont pas assez approfondis.
Au niveau du style un nombre certain de répétitions est à noter et des tournures de phrases laissent à désirer.
Les descriptions sont visuelles et bien dosées notamment la bataille finale qui pour une fois ne dure pas sur plusieurs chapitres. On notera toutefois que certains passages sont un peu trop exagérés.
Malgré quelques défauts typiques aux romans de Warhammer et des romans sous licence, l'auteur nous offre une très bonne histoire dans la continuité du premier tome.




dimanche 31 mai 2020

L'ambassadeur de Graham McNeil



Loin au nord, dans les désolations glacées, une puissante armée des ténèbres se rassemble et s'apprête à descendre vers le sud pour ravager les terres civilisées de l'Empire. En ces temps de péril, le général Kaspar von Velten, retiré de la carrière militaire, est envoyé à Kislev comme ambassadeur auprès de la tzarine Katarina. Étranger aux luttes de pouvoir et aux intrigues de cour, Kaspar doit mobiliser toutes ses capacités et ses ressources afin de survivre dans cette contrée froide et hostile. Alors que l'hiver approche, parviendra-t-il à reforger la fragile alliance entre l'Empire et Kislev et à préparer leurs troupes pour la bataille avant que les hordes du Chaos ne se déversent sur les terres ?



Après un court prologue qui nous décrit les prémices d'une journée de combats des armées coalisées contre les forces barbares du Nord, l'on découvre le personnage central six mois plus tôt.
L'on suit l'arrivée du général Von Velten nommé ambassadeur auprès de la tzarine Catarina lorsqu'il découvre la capitale kislévite.

L'intrigue se veut solide mêlant policier historique à l'univers très sombre de Warhammer avec un complot qui se trame et la recherche d'un mystérieux Boucher qui ensanglante la cité.

L'auteur nous offre une plongée très réaliste dans Kislev avec une excellente description de la ville rongée en interne par les forces du Chaos, gangrenée par la pègre locale et menacée d'invasion par les tribus du Chaos.

L'histoire est originale par rapport aux romans habituels de la série et offre un huis-clos oppressant presque en totalité sur l'ensemble de l'histoire hormis dans le final une sortie dans la toundra. Alors qu'habituellement le récit se résume en une suite de combats ce roman nous offre une autre vision de l'univers.

Le personnage de l'ambassadeur est excellent car il sort des habituels rouages de la politique n'hésitant pas à user de violence, de menaces pour pallier la situation désastreuse laissée par son prédécesseur.

La plume de l'auteur est directe, incise et correspond bien à ce type de scénario.

Un très bon roman sous licence dans cet univers si particulier de Warhammer.




jeudi 23 mai 2019

Les fils d'Ellyrion de Grahan McNeill




Le royaume d'Ulthuan est au bord de la destruction. Le Roi Sorcier de Naggaroth mène ses guerriers contre les défenseurs de Lothern, alors que la sorcière Morathi marche contre Ellyrion à la tête d'une armée d'elfes noirs. Face à ces ténèbres se dressent les plus grands guerriers de leur époque : le Roi Finubar, le Prince Imrik, Tyrion et Teclis... Mais le destin d'Ulthuan repose sur les épaules de deux frères en quête de rédemption et d'une chance de défendre leur patrie. Les flammes de la guerre se répandent sur les terres des elfes, mais les sinistres maîtres de Naggaroth recherchent plus qu'une victoire sur le champ de bataille ce qu'ils désirent au plus profond de leurs coeurs corrompus, c'est l'annihilation complète d'Ulthuan, et des secrets qu'elle renferme.



Après avoir attaqué Teclis et les mages de la tour de Hoeth, Caelir, toujours sous le contrôle de la Sorcière Morathi, prend le chemin d'Avelorn pour aller tuer la Reine Éternelle. Suivi par son frère Eldain et la femme de ce dernier qui vont tenter de faire échouer cette tentative.

Pendant quelques chapitres l'on suit les personnages découverts dans le premier tome de cette duologie. Il ne se passe pas grand chose et l'on a un peu de mal à rentrer dans l'histoire, ce qui est certainement du au style de l'auteur ! Puis après le méfait de Caelir qui parvient à prendre la fuite après avoir retrouvé ses esprits, le récit prends une tournure plus épique. En effet l'on suit les asur confrontés aux druchii et à leurs cruels humains des terres du chaos et ceci presque jusqu'à la fin du roman. Une histoire uniquement centré sur ce thème et bien qu'il y ait beaucoup de rythme le récit se veut linéaire. Certes l'auteur mène son récit tambour battant mais à aucun moment il ne laisse le temps au lecteur de reprendre son souffle, les scènes se font répétitives et les héros légendaires occupent tout le devant de la scène au détriment des personnages créés dans la premier tome. Certains personnages qui n'apparaissent qu'à la fin nous sont présentés à plusieurs reprises sans véritablement avoir d'impact sur le récit et là encore le lecteur subit des répétitions sans intérêt.

Dans ce deuxième tome l'univers n'est pas développé, complètement laissé de côté et de ce fait ce tome n'a pas véritablement d’intérêt pour le lecteur.

Les personnages sont nombreux, peut être un peu trop, ils défilent sous nos yeux sans que l'on puisse s'attacher à aucun d'eux.

Au final un tome trop centré sur les combats, qui n'apporte rien à l'univers de Warhammer. Certes il faut donner du rythme à l'histoire mais trop c'est trop : le tome manque de profondeur et l'épilogue lui aussi présente peu d'intérêt. Une duologie dans son ensemble assez décevante.




jeudi 21 mars 2019

Les défenseurs d'Ulthuan de Graham McNeil



La terre des Hauts Elfes prise dans une lutte épique. Les hauts elfes sont depuis longtemps les protecteurs du monde de Warhammer et leur patrie d'Ulthuan est célèbre pour la puissante magie qui la ceint. En son cœur est sis un vortex magique, dont les créateurs sont piégés au beau milieu d'un espace intemporel, œuvrant sans relâche sur le sortilège qui empêche le monde de devenir un Royaume du Chaos bouillonnant. Alors qu'Ulthuan est assaillie par les forces conjointes du Chaos et des elfes noirs du Roi Sorcier et de Morathi, la Matriarche Suprême, les hauts elfes n'ont plus d'autre choix que de remporter la lutte sous peine de courir au désastre. Les Défenseurs d'Ulthuan est le premier volume d'un récit épique relatant la lutte entre le bien et le mal.


Cette duologie met en scène les Hauts-Elfes et la guerre fratricide qui les opposent au Druchii de puis plusieurs siècles.

Si l'intrigue principale est connu dés le titre, le roman met un peu de temps à la révéler. En effet en début de roman les amorces sont triple :

en premier lieu, on découvre un elfe accroché aux restes d'un navire et qui va s'échouer sur une plage où il sera recueilli par la fille d'un mage. Amnésique due à une magie inconnue pour la mage il sera conduit à la tour de Hoeth,

en second lieu l'on suit brièvement le combat de trois navires elfes contre une Arche Noire du Roi Sorcier,

et pour finir l'on suit un couple d'Elfes qui ne se sont pas pleinement remis de la perte du frère du mari dont la femme était amoureuse.

Bien entendu on s'attend à ce que ces trois intrigues secondaires se rejoignent mais la mise en place est un peu longue, avec au début des sauts dans le temps, et ce n'est qu'au chapitre neuf que l'histoire daigne démarrer.

Comme souvent dans les livres sous licence Warhammer, les batailles sont au cœur de l'intrigue et l'auteur ne déroge pas à cette règle et les plus grands héros d'Ulthuan sont mobilisés pour sa défense. Après la mise en contexte, les confrontations entre les ennemis apportent beaucoup de rythme au récit tout comme quelques petits rebondissement mais la conduite du synopsis reste toute fois assez linéaire.

Pour les novices de jeu le récit se passe bien des années entre la scission entre les Elfes et les Nains – la guerre de la Barbe – et environ deux cents ans après la trilogie Tyrion et Téclis. Et c'est avec plaisir que l'on retrouve ces personnages même s'ils n'apparaissent que brièvement dans ce premier tome l'histoire étant essentiellement centré sur d'autres personnages de premier plan.

Comme il faut s'y attendre dans ce genre de roman, l'histoire n'est pas exceptionnelle mais permet de découvrir une bonne analyse des us et coutumes de deux races et plus particulièrement des Hauts-Elfes, et l'écriture de l'auteur est vraiment plaisante.

Un bouquin de fantasy plutôt orienté pour les joueurs de Warhammer, mais aussi pour les curieux qui seraient tentés de découvrir cet univers malgré un petit manque de précision et de descriptions de certains lieux.





jeudi 17 janvier 2019

Le flambeau des rancunes de Gav Thorpe



Le roi des nains Throndin Pierrecoeur de Zhufbar est mort, victime d'une traîtrise perpétrée sur le champ de bataille... En lui succédant sur le trône, drapé de l'hermine royale, son fils Barundin ne doit pas faillir à l'honneur mais jurer vengeance par les mânes de tous ses aïeux ! Dans un palpitant récit dont le souffle épique traverse les siècles, Le Flambeau des Rancunes suit les belliqueux progrès de Barundin qui lance une offensive tout azimut contre ses ennemis dans sa quête effrénée de vengeance, déterminé à faire payer très cher les torts causés à son père, tout en livrant de front une terrible guerre à outrance contre les sombres forces du Chaos...



Le roi Throndin Pierrecoeur trahi par un baron qui lui avait demandé de l'aide pour combattre les peaux vertes est mort sur le champ de bataille alors que son allié et ses troupes fuyaient. Son fils Barudin monte sur le trône et veut se venger du traître mais ses thanes veulent d'abord qu'il fasse ses preuves en résolvant des Rancunes plus anciennes.

Au travers de huit chapitres correspondant chacun à une Rancune l'on suit en même temps la vie sociétale naine et celle plus particulière du roi Barundin. Le récit découpé un peu à la manière de nouvelles s'étend sur plusieurs siècles, la résolution de chacune des Rancunes peuvent s'espacer de quelques années, de quelques dizaines d'années voir de siècle. Ces chapitres de la vie du roi ne sont pas de même qualité, certaines se révélant fort simples presque simplistes.

Les points forts de ce roman reste la découverte du peuple nain et plus particulièrement pour les novices du JDR, et les descriptions de bataille d'ensemble. On découvre d'une part les us et coutumes des nains, le fonctionnement de leur société en clans, leurs manières de penser et d'agir. Mais l'auteur s'attarde surtout les batailles qu'ils mènent et comme il n'y a pas vraiment de transition entre les différents chapitres on a parfois l'impression que ce livre ne vaut que pour voir du nain frapper.

Les personnages qu'ils soient secondaires ou de premier plan sont fades, ils manquent de charisme et le lecteur ne parvient pas à s'attacher à eux. Le seul personnage qui sort un peu du lot c'est celui du nain blanc qui se présente d'une manière un peu plus complexe.

Le style de l'auteur manque lui aussi de finesse, certes le livre de manière facile mais manque de profondeur sur plusieurs points et plus particulièrement sur les intrigues assez linéaires, sur la vie courante des citadelles naines le récit étant centré sur le conseil proche du roi et l'on voit peu la vie du nain lambda : ni guerrier ni artisan.

Certes comme il est énoncé plus haut les batailles s’avèrent visuelles mais avec le manque de transitions on a à certains moments l'impression de faire des revues des effectifs et de lire un codex sur l'art de la guerre.

Même si l'on ne s’ennuie pas le livre donne l'impression d'être quelque peu bâclé, il aurait gagner à être plus fouillé : on manque d'informations et si l'on n'est pas un joueur chevronné l'on a du mal à placer les actions par rapport à l'historique de l'univers du jeu.




lundi 10 septembre 2018

Tyrion et Teclis de William King


Lecture dans le cadre du challenge :




Les jumeaux Tyrion et Teclis, descendants du légendaire Aenarion, sont encore jeunes lorsqu'ils se retrouvent forcés de quitter la Chrace sauvage pour être initiés aux arts de la guerre et aux secrets de la magie. Ils devront apprendre les subtilités de la vie à la cour du roi Phénix, affronter des démons, échapper aux assassins, déjouer les complots des traîtres, rechercher l'épée mythique du grand Caledor, défendre Ulthuan contre les elfes noirs de Naggaroth, protéger la reine éternelle des forêts d'Averlorn,.. Mais surtout, survivre suffisamment longtemps pour accomplir leur destinée et devenir les plus grands héros de tous les temps.


Après un long prologue décrivant l'ultime combat d'Aenarion contre le chaos nous découvrons quelques uns de ses descendants. En effet, car contrairement à ce que croyait Aenaerion les enfants qu'il eut avec la Reine Éternelle ont survécus cachés pour échapper à la Reine Morathi et à son fils Malékith le Roi-Sorcier de Naggaroth.

On découvre les deux futurs adolescents quand leur tante vient les chercher pour les présenter au Roi Phénix et découvrir s'ils n'ont pas en eux les traces chaotiques qu'ils auraient génétiquement hériter de leur lointain aïeul.

Le début dur roman commence sur une tonalité plutôt calme et bien loin de ce que l'on pouvait attendre de l'atmosphère habituelle de Warhammer. L'on suit leur formation et ce n'est que tout à la fin de la première partie que l'on pénètre dans l'atmosphère attendue. L'auteur prend le temps de poser son intrigue, de la faire évoluer à un rythme lent ce qui permet de bien installer les protagonistes, qu'ils soient de premier plan ou secondaires.

Le postulat de départ s'avère assez simple : l'on a un démon emprisonné depuis des millénaires dans un vortex qui veut se venger des descendants du premier Roi-Phénix qui l'an emprisonné avec l'aide d'un puissant magicien, Caledor.

Dans cette première partie qui correspond au premier tome on n'apprend que peu de choses sur des événements passés du monde de Warhammer, l'histoire se concentrant essentiellement sur les personnages.

Les deux personnages principaux, Tyrion et Teclis ne sont pas sans rappeler des autres jumeaux tout aussi célèbres du genre et eux aussi issus de l'univers d'un autre Jeu de Rôle, Dungeons and Dragons. En effet, l'on a d'un côté un jeune et puissant guerrier, et de l'autre un jeune elfe souffreteux affligé d'une grave maladie qui le rend presque impuissant.

La deuxième partie qui commence une centaine d'années plus tard nous offre un scénario bien loin de celui de la première partie. L'on est de suite plongé dans l'atmosphère très sombre du JDR. Les deux jumeaux sont en pleine jungle à la recherche d'une cité perdue Slann à la recherche de la première épée magique d'Aenarion avant qu'il ne s’empare de celle maudite de Khaine. Si au début les deux frères doivent affronter les multiples dangers de la jungle, ce n'est rien par rapport à ce qui les attend par la suite où c'est aux prises avec les Elfes Noirs de Malekith.

Ici encore le postulat de départ s'avère classique avec un grand méchant qui veut s'emparer d'Ulthuan, le territoire des Hauts Elfes. Mais c'est la conduite du scénario qui se déroule à l'opposé de la première sur un rythme soutenu où le lecteur n'a pas le temps de s'ennuyer.

L'auteur dans cette deuxième partie se libère en partie de l'univers de Warhammer et le rend plus cohérent avec le récit qui se déroule mais sans omettre de respecter l'ambiance du JDR. Cette manière de procéder pourrait être l'introduction à une nouvelle ère.

Dans la troisième perte l'on voi Caledor, mort depuis des millénaires, jouer aux échecs avec la Mort le destin des deux jumeaux, de la nouvelle Reine Éternelle. Des destins qui sont étroitement liés a celui du Roi-Sorcier et d'un démon majeur qu'il a lié. Un démon majeur que les deux frères avaient réussi à repousser dans la première partie.

On a ici comme dans la seconde partie de nombreux dialogues qui donnent beaucoup de rythme à l'histoire.

Dans cette trilogie les combats s'avèrent plutôt visuels, même si à certains moments l'on aurait souhaité qu'ils se prolongent un peu plus . En effet l'on peut reprocher que nos deux héros soient trop puissants et que cela manque un peu de réalisme, mais c'est souvent le cas pour les romans sous licence.

Le style de l'auteur est agréable à lire, et se présente hormis peut être à certains passages de la première partie, fluide et épuré mais sans toutefois être trop simple.

Si cette intégrale est plaisant à lire, on aurait aimé en apprendre plus sur les Hauts Elfes et leurs sombres cousins.

Sans atteindre les sommets de la fantasy, l'auteur nous gratifie d'un roman agréable qui aurait gagné en qualité si le final avait été un peu plus développé.





mercredi 25 juillet 2018

La lance des ombres de Josh Reynolds


Lecture dans le cadre du challenge :


Au commencement était le feu. Et ce feu engendra huit armes au pouvoir terrible, dotées d'un fil meurtrier par les armuriers élus de Khorne. A présent que le fracas de la guerre résonne dans les Royaumes Mortels, les grandes puissances cherchent à s'emparer des huit où qu'elles se trouvent et quel qu'en soit le prix. Dans une ville de prophéties et de secrets, Grungni, le dieu forgeron des duardins, rassemble un groupe de guerriers mortels de toutes origines pour localiser la première des huit armes. Or, ils ne sont pas seuls dans cette quête ; les agents des puissances de la ruine désirent les armes pour leur propre usage. La course s'engage entre hommes, duardins et démons pour s'emparer de la Lance des Ombres...


Alors qu'il est en train de forger, Grungni le Seigneur de toutes les Forges est agressé par un démon sorti des flammes. Tuant le démon de feu, il voit dans les flammes qui dansent des guerres à venir où dansent les Huit Lamentations, des armes forgées par la Gueule des Armes, les forgerons-guerriers de Khorne le Dieu du Sang. Pour s'emparer de l'une d'elle Grungni le Démiurge va, lors de l'attaque d'Excelsis par les Skavens, sauver d'une mort certaine Volker un humain Maître de la Poudre qui va rejoindre un groupe déjà formé d'un Nain Cherche-Mort, d'un chevalier du Bois de Ghyr et d'une mystérieuse aventurière amie des Nains Kharadron. Mais ils ne seront pas les seuls sur les traces de l'arme maléfique car les dieux du chaos ont envoyé leurs Champions tout comme la Reine Neferrata.


Rien de bien original pour l'intrigue qui avec la quête d'une arme magique est des plus basique. Malgré de nombreux rebondissements la conduite de l'histoire s'avère assez linéaire, construite à la manière d'un scénario de jeu de rôle.

L'univers est intéressant à découvrir avec des particularités bien propres à l'atmosphère très glauque de Warhammer. On découvre plus particulièrement les navires étheriques Kharadron , une ville construite sur le dos d'un ver géant, une forêt pleines d'araignées géantes,... On se fait une idée plus précise de la pugnacité des Skavens et de leur hiérarchie et de la manière très particulière pour y gravir les échelons.

Les personnages centraux tout comme les personnages de second plan sont dépeints de belle manière. Pour certains leurs traits de caractères sont poussés à leur maximum et l'on pourrait reprocher qu'ils sont caricaturaux mais ils sont en parfait accord avec l'esprit du JDR.

Les descriptions sont précises, fourmillent de détails ont sent ce dégager l'atmosphère particulière de l'univers très particulier et l'on découvre aussi plus en avant la technologie développée dans le jeu. L 'aventure permet nous permet de rencontrer une grande diversité d'adversaires et les méchants ne sont pas là uniquement pour se faire étriller par les gentils ils permettent aussi de découvrir le vaste univers.

Malgré des descriptions précises la dynamique de lecture se révèle bonne car les combats sont nombreux et très bien décrits. Dans les combats de masse sont également inclus ceux des personnages.

Le présent ouvrage est un élément important pour toute personne désireuse de découvrir plus précisément l'univers particulier de Warhammer m ais ne pourrais guère intéresser les fans de fantasy qui n'évoluent pas dans le jeu.