lundi 28 mars 2016

L'Arklan, Matthieu Bobin


Lecture dans le cadre des challenges :





Farëanor, chevalier du royaume d'Ebanestal, poursuit sa quête du Bien. Avec Méléanna, jeune femme au caractère bien trempé, il anéantit une horde malfaisante et parvient à la cité des rois-bûcherons où il retrouve Fravalgar, son frère tant aimé qu'il croyait perdu. S'il a surmonté le mal qui rongeait son âme, peut-il accepter sa destinée et poursuivre sa mission avec Maerwan l'apothicaire et Tunk le compagnon d'armes... sans abandonner Méléanna ? Le chemin est long, difficile, les horizons souvent trompeurs... Farëanor tiendra-t-il ses promesses... sur tous les fronts ?


Nous avions, à la fin du tome précédent, quitté Farëanor après qu'un Archéliate lui ait révélé comment étaient morts ses parents biologiques et qui l'avait d'une certaine manière un peu rassuré sur la malédiction que pesait depuis des siècles sur sa famille. A son arrivée à Gandagost alors qu'il se rendait chez l'apothicaire, comme le lui avait suggéré le roi d'Ebanestal, il découvrait que son frère qu'il croyait mort était bien vivant.

Dans ce troisième tome l'auteur alterne en début de livre, l'histoire entre la quête d'Andugal et les débuts de l'insertion de Farëanor dans le milieu social nobiliaire de Gandagost. Mais le récit ne se porte plus que sur le personnage central, ses sentiments et ressentiments, ainsi que ceux de personnages qui l'entourent. Un tome qui se veut plus intimiste centré sur ce que le jeune protagoniste a vécu depuis le départ de son frère, mais également l'aventure de Fravalgar. Un récit qui occupe une bonne partie du livre, avec bien entendu encore les introspections des personnages sur eux-mêmes, mais aussi pour l'auteur une occasion encore de nous marteler la nécessité du Bien.

Un récit qui n'est pas sans comporter de nombreuses longueurs, mais certes intéressant puisqu'il nous permet de mieux appréhender le personnage de Méléanna, de son idylle qui prend plus d'ampleur avec le héros principal, mais également ceux des protagonistes secondaires.

La rencontre avec l'apothicaire vient donner un peu de piment à ce récit qui faut bien l'avouer est en grande partie linéaire. Cette rencontre tiraille une fois de plus Farëanor qui ne veut pas s'engager dans une voie que le priverait de sa liberté naissante et donc il quitte la cité-royaume en ayant accepté la mission qui lui confiait Maërwan l'apothicaire.

Une deuxième partie de roman un peu plus animée que la première avec la mission du protagoniste principal et de nouveaux personnages hauts en couleurs, notamment Tunk, le nain, nouveau compagnon de route de Farëanor, l'archétype même du guerrier nain, bourru mais au grand cœur. Si la description qu'en fait l'auteur se veut quelque peut caricaturale, on s'attache très vite à ce personnage au franc parler. On apprécie également le personnage de Maërwan, l'apothicaire qui se veut plus complexe, mystérieux que l'on peut le voir dans ce tome.

Dans la dernière partie, et alors que la guerre est imminente, l’auteur sur l'Arklan d'Andugal que l'on trouve abattu ce qui n'est pas son habitude, c'est surtout l'occasion pour l'auteur d'ajouter une nouvelle introspection. Une de plus....

Même si les combats sont décrits de manière un peu brève, ils s’avèrent tout de même assez visuels pour que l'on puisse s'y immerger.

Au final un tome qui laisse une impression plutôt mitigée avec un début trop long, comportant de nombreuses longueurs pour la plupart inutiles et qui n'apportent rien au récit principal en lui même. La deuxième partie nettement plus intéressante arrive en partie à gommer cette impression avec une dynamique de lecture excellente. Tout comme avec l'opus deux l'on se retrouve dans un tome transitoire.





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