samedi 26 janvier 2019

Bran dents de loup de Rémy Gratier de Saint-Louis


Lecture dans le cadre du challenge :



Dominé par des montagnes aux sommets vertigineux, le Grand Nord est, depuis la nuit des temps, une terre hostile où peu osent s'aventurer. Abritant jadis les plus florissants des royaumes nains, ces contrées sauvages aux interminables hivers sont devenues le territoire des belliqueux barbares storns qui y règnent en maîtres. Par un curieux caprice du destin, la furie des hommes amènera un enfant, venu au monde ne lisière de cette farouche contrée, à être recueilli dès sa naissance par une meute de grands loups. Devenu membre à part entière d'un clan de redoutables prédateurs wargas, l'enfant sauvage finira par faire une rencontre qui bouleversera sa vie. Celle de Korn,le légendaire champion storn. Arrivé au crépuscule de sa vie et privé de descendance, le vieux guerrier verra dans ce fils qu'il n'espérait plus une faveur de Kahina, la déesse de la Terre.


Lors de l'attaque d'une caravane de marchands par les barbares Snors, une jeune femme enceinte et blessée parvient a semer ses poursuivants en se réfugiant dans le tronc d'un arbre couché. Dans ce lieu s'est également réfugiée une louve qui doit mettre bas. La femme accouche et meurt de ses blessures, la louve qui a donné naissance à quatre petits dont trois morts-nés adopte le petit humain.


Dans les premiers chapitres l'on suit les jeunes années de l'enfant au milieu de la meute jusqu'à ce que incident arrive à ce dernier. Tombé dans une fosse creusé par les humains et réchappant de peu aux pieux de ce piège, il est alors recueilli à l'âge de onze par un champion Snor. Commence pour l'enfant sauvage une nouvelle vie.

L'on suit alors le parcours initiatique du presque adolescent jusqu’au rituel de passage à l'âge adulte. Le récit est principalement centré sur le protagoniste principal.

L'univers du roman est tout ce qu'il y a de plus classique et n'apporte rien de novateur au roman. Et si ce n'est que l'on a ici affaire à des barbares au us et coutumes proches des vikings, dans les grandes lignes on est assez proche de ce qu'il a été initié par Tolkien avec une historique où les elfes et les nains ont disparus, et les orcs prédominent au côté des humains.

Le récit certes plaisant à suivre est dans l'ensemble assez basique et s'adresse plus spécialement à un lectorat jeune et peu habitué du genre.

L'écriture de l'auteur est fluide, directe apportant une facilité de lecture même si le début du roman, comme dans tout tome introductif, manque très légèrement de rythme. Dans la deuxième partie du roman les actions se multiplient, le rythme s’accélère avec une description des combats et de bataille très visuels qui s’avèrent être le point fort du roman.

Les personnages ont bien fouillés et dans l'ensemble servent surtout à mettre en avant le protagoniste principal on émettra toutefois une petite réserve concernant les adolescents qui participe conjointement à l'épreuve de passage à l'âge adulte.

La carte sise en début de roman nous présente sommairement le monde général dans lequel vont se dérouler les récits mais l'on peut toutefois regretter qu'elle manque de précision pour suivre le périple du personnage lors de son épreuve. Plusieurs lieux sont décrits mais ils ne figurent pas sur la carte trop simple.

L'auteur nous gratifie d'une héroïc-fantasy agréable à lire mais qui manque un peu de profondeur pour séduire pleinement un lectorat adulte habitué du genre.    



vendredi 25 janvier 2019

La marque du tueur de Chris Carter


Lecture dans le cadre du challenge :



À L.A. un ange de plus s'en est allé... Une jeune femme a été retrouvée assassinée, le visage arraché. Mais pour le détective Rob Hunter, le fait le plus marquant se trouve sur la nuque de la victime : un morbide emblème taillé dans ses chairs... La marque du Tueur au double crucifix, arrêté deux ans plus tôt. 
Hunter repart en chasse. La première pour son nouveau coéquipier. Et peut-être la dernière s'ils ne trouvent pas le lien entre les victimes...


L'inspecteur Hunter reçoit un coup de fil du serial-killer qu'il traque et qui lui demande s'il a reçu des nouvelles de son équipier et l'envoie dans les sous-sols d'une blanchisserie. Arrivé sur place il trouve son coéquipier cloué sur une croix et enfermé dans une cage reliée à des explosifs.


Puis le récit reprend dés le début de l'enquête, les victimes se suivent, et le tueur que l'on croyait mort en prison est de retour. Dés le début du roman le lecteur est entraîné dans une enquête prenante avec de nombreux rebondissements et à l'instar des enquêteurs lorsque l'on croit détenir une piste des nouveaux indices apparaissent et remette en cause les déductions élaborées.

Les crimes commis sont particulièrement horribles mais l'auteur a su doser les scènes et les informations qui nous parviennent évitant ainsi le morbide. Le suspense quand à lui est maintenu du début à la fin et le final est à la hauteur.

Les personnages ont une psychologie bien fouillée, ils sont simplement humains dans leurs réactions mêm si l'on peut reprocher chez certains des traits de caractère un peu trop profondément brossés.

Le style de l'auteur est fluide, les chapitres sont courts et parfaitement adaptés au genre, les descriptions sont bien dosées juste visuelles pour que le lecteur puissent s'imprégner des informations.

Tous les ingrédients sont réunis pour donner un très bon thriller. L'auteur a un gros potentiel et si le présent roman ne laisse pas un souvenir impérissable, le lecteur ne peut avoir l'envie de lire le deuxième thriller de l'auteur.


mardi 22 janvier 2019

Les yeux du mal de Sandrine Pialat


Lecture dans le cadre du challenge : 




Psychiatre dans le sud-est de Londres, Eleanor Rise se retrouve impliquée dans une enquête de police sur l’assassinat d’un homme dont le corps, retrouvé au milieu d’un parc, soulève bien des questions. Un corps mutilé, des indices déroutants, un nouveau cadavre et une vieille affaire qui refait surface… 
Quel lien existe-t-il entre les victimes ? Pourquoi une telle cruauté ? À quel genre de tueur ont-ils vraiment affaire ? 
Appelée par l’inspecteur-chef Lewis pour dresser le profil psychologique du tueur, Eleanor guidera la police à travers les méandres d’un esprit malin et cruel. Ce sera alors le début d'une enquête haletante pour le duo ainsi formé, les menant peu à peu sur les traces d’un tueur en série des plus machiavéliques.


Alors qu'elle se rend à son cabinet, une psychiatre voit un attroupement de badauds dans un parc situé au sud-est de Londres. Poussée par la curiosité, elle décide de s'en approcher pour découvrir une scène de crime. Au vu de la victime sur lequel le meurtrier s'est particulièrement acharné elle décide de proposer ses services à l'inspecteur-chef qui se trouve sur place.


Les deux enquêteurs mènent conjointement l’enquête et vont vite s'apercevoir, à la découverte d'un deuxième cadavre, qu'ils ont affaire à un tueur en sérié particulièrement retors et intelligent.

On suit pas à pas l'avancée des deux enquêteurs qui exploite toutes les pistes, font parler tous les indices en étroite collaboration avec les service médico-légaux, dresse un profil du tueur qui s'affine au fur et à mesure des indices obtenus.

On n'est certes pas dans un thriller de premier plan mais l'histoire se révèle prenante avec un suspense qui montre crescendo et un dénouement particulièrement soigné. L'enquête est entrecoupée de quelques scènes où l'on peut voir opérer l'assassin qui multiplie les meurtres.

Les protagonistes principaux et secondaires sont bien campés. Et si l'on sent poindre une future romance entre les deux protagonistes principaux, l'auteure ne tombe pas dans le piège et nous évite le côté mièvre trop fréquent dans bon nombre de policiers. En espérant que l'on n'y aura pas droit dans la deuxième enquête d'Eleanor Rise.

La plume de l'auteure est fluide et limpide, et le rythme prend forme rapidement même si l'on est pas dans un page-turner. L'ensemble est cohérent, l'auteure a su réunir tous les ingrédients pour nous délivrer un thriller de bonne facture. 



jeudi 17 janvier 2019

Le flambeau des rancunes de Gav Thorpe



Le roi des nains Throndin Pierrecoeur de Zhufbar est mort, victime d'une traîtrise perpétrée sur le champ de bataille... En lui succédant sur le trône, drapé de l'hermine royale, son fils Barundin ne doit pas faillir à l'honneur mais jurer vengeance par les mânes de tous ses aïeux ! Dans un palpitant récit dont le souffle épique traverse les siècles, Le Flambeau des Rancunes suit les belliqueux progrès de Barundin qui lance une offensive tout azimut contre ses ennemis dans sa quête effrénée de vengeance, déterminé à faire payer très cher les torts causés à son père, tout en livrant de front une terrible guerre à outrance contre les sombres forces du Chaos...



Le roi Throndin Pierrecoeur trahi par un baron qui lui avait demandé de l'aide pour combattre les peaux vertes est mort sur le champ de bataille alors que son allié et ses troupes fuyaient. Son fils Barudin monte sur le trône et veut se venger du traître mais ses thanes veulent d'abord qu'il fasse ses preuves en résolvant des Rancunes plus anciennes.

Au travers de huit chapitres correspondant chacun à une Rancune l'on suit en même temps la vie sociétale naine et celle plus particulière du roi Barundin. Le récit découpé un peu à la manière de nouvelles s'étend sur plusieurs siècles, la résolution de chacune des Rancunes peuvent s'espacer de quelques années, de quelques dizaines d'années voir de siècle. Ces chapitres de la vie du roi ne sont pas de même qualité, certaines se révélant fort simples presque simplistes.

Les points forts de ce roman reste la découverte du peuple nain et plus particulièrement pour les novices du JDR, et les descriptions de bataille d'ensemble. On découvre d'une part les us et coutumes des nains, le fonctionnement de leur société en clans, leurs manières de penser et d'agir. Mais l'auteur s'attarde surtout les batailles qu'ils mènent et comme il n'y a pas vraiment de transition entre les différents chapitres on a parfois l'impression que ce livre ne vaut que pour voir du nain frapper.

Les personnages qu'ils soient secondaires ou de premier plan sont fades, ils manquent de charisme et le lecteur ne parvient pas à s'attacher à eux. Le seul personnage qui sort un peu du lot c'est celui du nain blanc qui se présente d'une manière un peu plus complexe.

Le style de l'auteur manque lui aussi de finesse, certes le livre de manière facile mais manque de profondeur sur plusieurs points et plus particulièrement sur les intrigues assez linéaires, sur la vie courante des citadelles naines le récit étant centré sur le conseil proche du roi et l'on voit peu la vie du nain lambda : ni guerrier ni artisan.

Certes comme il est énoncé plus haut les batailles s’avèrent visuelles mais avec le manque de transitions on a à certains moments l'impression de faire des revues des effectifs et de lire un codex sur l'art de la guerre.

Même si l'on ne s’ennuie pas le livre donne l'impression d'être quelque peu bâclé, il aurait gagner à être plus fouillé : on manque d'informations et si l'on n'est pas un joueur chevronné l'on a du mal à placer les actions par rapport à l'historique de l'univers du jeu.




lundi 14 janvier 2019

Canicule de Jane Harper


Lecture dans le cadre du challenge :




Kiewarra. Petite communauté rurale du sud-est de l’Australie. Écrasée par le soleil, terrassée par une sécheresse sans précédent. Son bétail émacié. Ses fermiers désespérés. Désespérés au point de tuer femme et enfant, et de retourner l’arme contre soi-même  ? C’est ce qui est arrivé à Luke Hadler, et Aaron Falk, son ami d’enfance, n’a aucune raison d’en douter. S’il n’y avait pas ces quelques mots reçus par la poste : Luke a menti. Tu as menti. Sois présent aux funérailles... Les blessures de son départ précipité de Kiewarra sont encore à vif, mais Aaron a une dette, et quelqu’un a décidé que le moment est venu de la payer


Agent fédéral des services financiers de Melbourne, Aaron Falk revient dans sa ville natale pour assister à l'enterrement d'un ami d'enfance. Sa femme et son fils ont été tués à coups de fusil et la police régionale a conclu à un geste désespéré suite à la sécheresse qui sévit de l'homme qui s'est ensuite suicidé. A la demande des parents de son ami Falk accepte d'étudier les comptes de la famille. Quand le policier local lui fait part de ses doutes quand au suicide et aux exécutions il décide de rester et de lui apporté son aide. Suite à une mort survenue vingt 0ns plus tôt l'enquête va rapidement d’orienter vers un acte de vengeance.


Si l'auteure dépeint à merveille les paysages desséchés du bush, la vie difficile de cette petite ville de l'Australie profonde, les vieilles rancunes qui subsistent, l'alcoolisme des fermiers devant cette canicule sans fin, on ne peut que constater que l'enquête en elle même est presque reléguée au second plan.

Une enquête double avec des flash-back sur la mort irrésolue de la jeune fille du groupe d'amis qu'ils formaient il y a vingt ans.

L'histoire au début peine à se mettre en place, le lecteur navigue entre un passé lourd et un présent surchauffé qui met à vif les nerfs des protagonistes, la véritable action ne se déroulant que dans les trente dernières pages.

Les personnages sont tous très développés, ont les découvrent petit à petit au fil des chapitres lorsque l'auteure décide de nous lâcher quelques informations, et surtout au travers des flash-back qui retrace leurs relations passées.

Du début à la fin du roman à l'instar du protagoniste principal, le lecteur se pose de multiples questions et fait le lien entre les différents événements présents et ceux du passé. Et si l'auteure maintient le suspense jusqu'à la fin c'est un point de détail anodin qui permet aux deux enquêteurs de résoudre l'enquête.

La plume simple de l'auteure permet au lecteur de s’immerger pleinement dans cet agréable polar même s'il manque un peu d'action et de rebondissements. 


lundi 7 janvier 2019

L'essence des ténèbres de Tom Clearlake


Lecture dans le cadre du challenge :





La petite ville de St. Marys est frappée par des disparitions d'enfants inexpliquées. Cinq au total, en l'espace de quatre mois. Bien qu'aucun indice formel n'ait été relevé par les forces de police, tout porte à croire qu'il s'agit d'enlèvements. Le FBI est chargé du dossier.
L'agent spécial Eliott Cooper est envoyé sur place pour enquêter.
Peu à peu, il va être confronté à des faits qui ne relèveront plus de ses compétences d'agent, mais de sa capacité à lutter contre un mal obscur qui semble s'être emparé des forêts alentour de la ville... et ça n'est que le début de son enquête. 


Spécialiste d'enquête en milieu rural, l'agent spécial Eliott Cooper est envoyé dans une petite ville de Pennsylvanie pour enquêter sur la disparition de cinq enfants âgés de trois à cinq ans. Le point commun qui semble regrouper ces disparitions l’amène à enquêter dans la forêt qui entoure la ville.

Une enquête qui démarre le plus classiquement possible. Rien de spécial... si ce n'est qu'il trouve la forêt anormalement silencieuse !

Mais d'un triller présenté comme ésotérique, le récit change très rapidement de direction, et le lecteur se retrouve malgré lui dans une histoire horrifico-fantastique additionné d'une pointe de SF.

S'ensuit dés lors une conspiration à l'échelle mondiale incluant des créatures ancestrales qui seraient à l'origine de tout vie sur terre, des savants fous, des confréries secrètes et une troisième guerre mondiale pour asseoir sur les hommes le pouvoir de ces créatures venues d'un très lointain passé. Plus rien de vraiment en corrélation avec la quatrième de couverture .

Cetres l'auteur nous entraîne dans une intrigue fantastique pleine de rebondissements, construite de fort belle manière et machiavélique à souhait... mais malheureusement il en fait trop !!! On croirait se retrouver dans une fiction de série B où le sensationnel est l'élément majeur. Le lecteur peu friand de ce genre de récit se retrouve dépassé par l'ampleur de ce qui se passe, à chaque chapitre l'auteur en rajoute et c'est une escalade dans la violence, dans le gore et l'irréel. Le sujet aurait pu être à la portée de tous les lecteurs si l'auteur avait procédé avec finesse et subtilité.

Malgré est une histoire où l'on n'accroche pas il faut pour de même reconnaître que la plume fluide est plaisante, et le style simple et direct conviennent parfaitement à ce type de récit où le suspense est entretenu de bout en bout malgré quelques longueurs.

Les personnages sont mal équilibrés et ont tendance à verser dans le caricatural bien que l'on puisse admettre que dans ce genre de récit il s'apparente à de super héros.

Au final le roman présente un scénario catastrophe au rythme trépidant, aux réactions en cascade qui devrait plaire aux amateurs de romans d'actions mêlant les genres.   



vendredi 4 janvier 2019

Intrusions de Alexis Arend



Après des mois d’une traque sans pitié, Alyssa Connelly, psychiatre réputée, profiler et puissante médium, permet à la police criminelle de Portland, dans l’Oregon, de mettre un terme aux agissements d’un monstrueux tueur en série surnommé par la presse « L’Écorcheur »...
Profondément ébranlée par cette affaire sordide, Alyssa emménage en Alaska avec sa sœur jumelle Madison.
Pour elles débute une toute nouvelle vie, après les atrocités de Portland.
Jusqu’à ce que les rêves épouvantables d’Alyssa reprennent, nuit après nuit…
Jusqu’à ce que des cadavres soient tirés des eaux glacées et que des meurtres odieux se multiplient, suivant Alyssa comme des ombres funestes…
Jusqu’à ce que l’effroi et la mort se répandent sur cette région alors paisible de l’archipel Alexandre…




Alyssa Connely psychiatre et médium a permit à la police de Portland d’arrêter un criminel abject qui s'en prenait aux enfants. Mais l’Écorcheur n'était autre que son petit ami. Profondément ébranlée par cette affaire Alyssa emménage en Alaska avec sa sœur jumelle. Pour elles débute une nouvelle vies, mais rapidement pour Alyssa les cauchemars reprennent et les cadavres d'adolescentes retirées des eaux glacées se multiplient.

Nous suivons dans ce thriller un récit sous plusieurs formes. Tout d'abord on suit avec la police de Petersburg l'enquête. Une enquête qui malgré la récolte d'indices n'aboutit à aucun résultat probant. Ensuite les chapitres sont intercalés avec les mémoires d'Alyssa que l'on suit depuis sa plus tendre enfance jusqu'à ce qui se passe dans le présent. On apprend le drame qui a changé sa vie, son besoin de lutter contre le crime, et sa relation particulière avec sa jumelle.

Et lorsque grâce aux visions d'Alyssa les criminels sont mis au d'état de nuire d'une manière que l'on un peu de mal à comprendre le récit ne s’arrête pas là. Le lecteur est plongé dans le surnaturel, l'auteur dévoile in-extremis une vérité masquée depuis le début du roman et qui permet de mieux comprendre les mystères non élucidés, d'une part sur l'affaire de Portland et d'autre part de celle de Pétersburg. Une vérité qui conclue de fort belle manière ce récit.

Les personnages sont bien dressés et le récit doté d'une plume âpre et incisive rend l’histoire très addictive d'un bout à l'autre du roman.

Au final un thriller mâtiné d'une petite pointe de fantastique dans son final de très bonne facture.



lundi 31 décembre 2018

BILAN LECTURE 4éme TRIMESTRE 2018


Livres lus

&

Chroniques effectuées au Quatrième trimestre 2018.


Coups de Cœur :


J'ai aimé :
Tyrion & Téclis - William King
La voix du sang - Steve Robinson
Le dit du sang - Pamela Freeman
Mort d'une héroïne rouge - Qiu Xialong




J'ai moyennement aimé :
Le masque du fou - Molly Katz
Habillé pour tuer - Jonathan Kellerman
La naissance de l'épée - Margaret Weiss & Tracy Hickman
Une heure de ténèbres - Michèle Rowe
Le dit de l'eau - Pamela Freeman
Stavros - Sophia Mavroudis
Keleana; l'héritière du feu - Sarah J Maas 
Rouge vertical - Pierre Léauté
Avant qu'il ne tue - Blake Pierce
Renégat Tome 3 L'ombre du dragon - Miles Cameron

Je n'ai pas aimé :
Genèse et conquêtes -Momi M'Buze Noogwani Ataye Mieko

L'ombre du dragon de Miles Cameron


Lecture dans le cadre du challenge :




Le Chevalier rouge a combattu des armées entières. Le voici confronté à un nouveau défi : un tournoi, événement éminemment politique durant lequel la fine fleur de la noblesse croise le fer pour gagner la faveur du roi. Mais l’enjeu est encore plus élevé... Une dangereuse faction menée par un chevalier sanguinaire a infiltré la cour albaine. Cet adversaire se bat pour s’asseoir sur le trône d’Alba. Le chaos qui menace de toutes parts profitera-t-il aux créatures du Monde Sauvage, parmi lesquelles les énigmatiques dragons ?


C'est avec plaisir que l'on retrouve les personnages rencontrés dans les tomes précédents. Thorn n'a pas renoncé à soulever le Monde Sauvage mais cette fois çi allié malgré lui à une entité primaire. Si le postulat principal reste le même, en début de roman l'auteur nous gratifie d'une intrigue secondaire avec les Galliens qui fomentent un complot contre la reine d'Alba afin de s'emparer, à la demande de leur roi, de ce royaume.

Si ces intrigues laissent augurer de l'action, ce n'est pas le cas dans le début du roman, la mise en contexte s'avère des plus lentes et les rappels des événements précédents ne font qu'accentuer ce ressenti. Passé les cent cinquante pages le rythme s'accélère et le lecteur est plongé dans un récit qui nous offre de beaux combats.

Le style de l'auteur qui jusqu'à présent était agréable à suivre se veut plus lourd, surchargé des descriptions. C'est assez maladroit et pas en osmose avec le côté épique du récit.

Concernant la narration l'auteur centre plus son récit sur la personne du chevalier rouge, les points de vue sont moins nombreux ce qui est un plus indéniable par rapport aux tomes précédents.

Côté personnages l'auteur présente toujours des seconds rôles intéressants mais il a une forte propension à les faire disparaître lors des combats et le lecteur, qui risque un peu de perdre ses repères, n'est pas sans se poser des questions pour la suite du récit. Certes ces disparitions ajoutent au côté épique du récit. Et l'auteur maîtrise à la perfection le côté stratégique des batailles.


Au final l'on pourra regretter une mauvaise gestion du rythme du récit mais néanmoins l'action et la quelité des personnages permet d'atténuer un peu ce point noir. Cinq tomes c'est peut être un peu trop, l'auteur aurait du opter pour une trilogie.


mardi 11 décembre 2018

Genèse et conquêtes de Momi M'Buze Noogwani Ataye Mieko


Lecture dans le cadre du challenge : 



Cette trilogie conte l'histoire d'un empire qui sera bouleversé par la volonté de jeunes princes issus de l'aristocratie de ce même royaume voulant impulser des changements à l'intérieur de ce dernier en déposant le souverain impérial régnant avec l'aide de forces extérieurs. Dans cette lutte au pouvoir, une jeune femme se distinguera par son courage mais surtout par une sorte de prédestination divine la conduisant de la maison de son père à la tête de l'empire en passant par des batailles par l'épée mais aussi par l'esprit qu'elle mènera contre les ennemis extérieurs et intérieurs à l'empire, à sa famille et à son propre être. 


Dans « Les chroniques de l'empire N'Tu » l'auteur retrace l'histoire d'un Empire imaginaire du 16ème siècle. Dans le premier tome l'auteur narre l'émergence de l'empire depuis la création du premier homme par le Dieu Léopard jusqu'au soulèvement de jeunes nobles pour prendre le pouvoir.

L'histoire est racontée de manière linéaire dans une tonalité narrative assez lourde. Dans la première partie l'auteur relate les événements et les différentes phases de l'ascension de l'empire faits de conflits entre royaumes, tribus ou clans. L'affrontement permanent et les guerres dominent mais le récit manque de punch car les moments d'action ne sont pas assez décrits et c'est dommage car cela aurait pu donner du rythme au récit. La deuxième partie qui concerne le soulèvement de quatre jeunes nobles est certes intéressante mais là encore le récit manque de punch. En effet, tout au long de l'histoire l'auteur s'est attaché à axer son récit sur ses personnages, leurs filiations, leurs qualités,... au détriment de l'univers qui se révèle assez abstrait. L'auteur parle de plusieurs ethnies mais l'on ne sait rien de leurs us et coutumes, de leurs dialectes, de leurs différences, de leurs échanges,...

Les personnages sont nombreux et leurs noms sont plutôt complexes à retenir et l'on aurait pu craindre de la difficulté à les relier les uns aux autres mais l'auteur nous donne en fin de romans une partie explicative qui permet de mieux les appréhender. Dans ce lexique il apporte également des précisions sur les différents territoires cités.

Le style de l'auteur manque de fluidité et la lecture s'en ressent. A ce petit problème il faut malheureusement ajouter les nombreuse fautes d’orthographes, de fautes de français, de mots manquants au sein de phrases, de confusions de termes qui donnent du non-sens à quelques phrases. L’auteur semble avoir été un peu dépassé par son texte et il aurait été nettement plus confortable pour le lecteur qu'une relecture sérieuse ait été effectuée.


Au final il est certes très intéressant de découvrir une fantasy africaine mais le lecteur à hâte d'arriver au terme du tome car la magie, les combats, les dialogues ne sont pas assez présents... tout ce qui aurait pu donner du rythme et un côté épique au récit. On a plus l'impression d'être dans un côté légendes que fantasy. Il n'y a plus qu'à espérer que ces nombreux points cruciaux aient été corrigés dans le tome suivant. 



mardi 4 décembre 2018

Avant qu'il ne tue de Blake Pierce


Lecture dans le cadre du challenge :



Une femme est retrouvée assassinée dans un champ de maïs du Nebraska, attachée à un poteau, victime d'un tueur cinglé. Il ne faut pas longtemps à la police pour se rendre compte qu'ils ont affaire à un tueur en série et que sa folie meurtrière ne fait que commencer. La détective Mackenzie White, jeune, coriace et plus futée que la plupart de ses collègues machos et vieillissants, est appelée à contrecoeur sur l'affaire. Bien que les autres officiers ne veuillent pas l'admettre, ils ont besoin de son esprit jeune et brillant qui avait déjà permis de résoudre des affaires qui les avaient laissés perplexes. Cependant, même pour Mackenzie, cette enquête se révèle être une énigme impossible à résoudre, quelque chose que ni elle ni ses collègues n'avaient jamais vu auparavant. Le FBI est appelé en renfort et une intense chasse à l'homme s'ensuit. Mackenzie, sous le choc de son propre passé obscur, de ses relations amoureuses ratées et de son attirance indéniable pour le nouvel agent du FBI, se retrouve à lutter contre ses propres démons quand sa poursuite du tueur l'emmène jusqu'aux recoins les plus sombres de son esprit. Alors qu'elle se plonge dans l'esprit du tueur, obsédée par sa psychologie de tordu, elle découvre que le mal existe vraiment. Alors que toute sa vie s'écroule autour d'elle, elle espère juste pouvoir s'en extirper à temps. Alors que les cadavres continuent à apparaître et qu'une course effrénée contre le temps s'ensuit, il n'y a pas d'autre issue que de trouver ce monstre avant qu'il ne tue à nouveau.



Dans le prologue l'on assiste au calvaire d'une femme attachée à un poteau et fouettée à mort par un psychopathe qui croit qu'il est investit par Dieu d'une mission.

Puis l'on découvre le personnage central de l'histoire, une jeune enquêtrice et là comme il est fréquent dans les romans de l'auteure on n'échappe pas aux sempiternels clichés. En effet on la découvre dans un commissariat entourée de machos et de misogynes, et pour parfaire le tout rien ne va dans son couple. L'enquêtrice principale, hormis les rares apparitions du tueur, est le seul personnage à être bien développée, ses collègues masculins n’étant là que pour la mettre en valeur.

Si l'intrigue n'a rien de novatrice, et que le fond du roman, présenté comme un thriller, manque de punch, le scénario est tout de même plutôt bien maîtrisé, tout s'enchaîne de manière logique et malgré quelques impasses l'enquête progresse sans incohérences. Les passages de la vie personnelle de l'enquêtrice sont plutôt bien dosés et ne prennent pas le pas sur l'enquête tout en maintenant l'ambiance délétère qui règne dans le commissariat.

Le style de l'auteure est fluide, direct et correspond bien à ce genre de policier de facture classique. Mais comme dans « Raison de tuer », une autre série de l'autrice on regrette que la traduction ne soit pas à la hauteur mais ici elle influe un peu moins, les non sens et les fautes d'orthographes étant nettement moins nombreux.


Au final un roman policier honnête qui permet de passer un bon moment de détente malgré le petit point noir de la traduction. Mais comme le roman en ebook est gratuit on y attache moins d'importance.


mercredi 28 novembre 2018

Rouge vertical de Pierre Léauté


Lecture dans le cadre du challenge :



La mort vous libère de tout.
Sauf de vos démons intérieurs.
Après une vie de trahisons, d'aventures et de défis, les flammes de l'enfer lui sont interdites.
Condamnée à errer sur Terre, Charlotte Backson va réapprendre son humanité et laisser derrière elle sa dernière incarnation, Milady de Winter.
Du moins, c'est ce qu'elle croit…


Dans cette Uchronie l'on suit le personnage de Charlotte Backson, une immortelle, condamnée à errer sur terre. On la suit donc au fil des siècles et l'auteur en profite pour faire de nombreuses incursions dans notre Histoire.

L'auteur au début du récit rend hommage à Alexandre Dumas car dés les premiers chapitres on assiste à la rencontre de Charlotte Backson avec le Comte de la Fére qui au vu de sa marque d’infamie la condamne à mort à l'instar de Milady de Winter. Mais la ressemblance s’arrête là puisque Charlotte va vivre par la suite une aventure différente et toute personnelle.

Avec deux confréries qui se combattent, la première l'Analekta dirigée par les plus anciens des Immortels, et celle de l'Horloge qui regroupe des dissidents qui ne veulent pas se soumettent aux dogmes établis par les Anciens, l'intrigue se veut très dense et très complexe. Mais si les complots et les trahisons se succèdent le développement du récit se veut inégal dans ses différents parties. En effet l'approche historique qui se déroule sur plusieurs siècles et présente une belle cohérence avec la vie de Charlotte et l'Histoire, il n'en est pas de même pour la partie fantastique qui se révèle quelque confuse et le lecteur en partie à l'instar de l'héroïne se sent quelque peu perdu.

Le style de l'auteur empreint d'une touche poétique retrace de belle manière les différentes époques de l'Histoire et les chapitres s’enchaînent très facilement. Malgré de nombreuses questions sur les différents confréries l'osmose se fait entre les deux parties et le récit possède une bonne dynamique malgré quelques petites longueurs qui émaillent le récit.

Le personnage central est intéressant à suivre mais au vu de ses agissements l'on a beaucoup de mal à s'attacher à elle malgré un coté psychologique très bien développés. Les personnages de second plan sont nombreux et l'on a un peu de mal à comprendre qui est qui.


Au final l'auteur use de beaucoup d'imagination pour traiter la thématique de l'Immortalité, la mythologie développée s’avère fort intéressante, l'héroïne présente un fort caractère qui s'imbrique bien dans le récit... mais une partie de l'histoire manque de précisions et la dernière page refermée le lecteur se pose beaucoup trop de questions pour envisager de lire la suite.


mardi 27 novembre 2018

L'écarlate de Venise de Maria-Luisa Minarelli


Lecture dans le cadre du challenge :



Venise, 1752. Par une glaciale nuit de décembre, un homme est retrouvé étranglé dans une ruelle. Il est la première victime d’une série de meurtres auxquels Marco Pisani, haut magistrat de la République de Venise, se trouve mêlé.
Idéaliste et passionné, Pisani est un précurseur des Lumières qui a compris depuis longtemps que ce qui est légal n’est pas toujours juste. Amoureux de sa ville, il la voit avec tristesse sombrer dans la décadence. Ses enquêtes ne font que renforcer ce sentiment en levant définitivement le voile sur la part d’ombre d’une société en proie aux conflits familiaux, aux rumeurs destructrices et au vice.
Aidé de son ami avocat Zen, de Nani le gondolier sans scrupule et de la belle et indépendante Chiara, Pisani mène l’enquête sans relâche, des chantiers de l'Arsenal aux prisons du palais des Doges, en passant par les maisons de jeux et les palais de la noblesse… Jusqu’à découvrir la vérité, aussi amère que surprenante.



Alors qu'il se rend à son travail un jeune homme trébuche sur un corps. Seul sur les lieux du crime à cette heure matinale le jeune homme est accusé du meurtre et jeté en prison par les sbires. L'affaire arrive sur le bureau de l'advocateur Pisani, aux méthodes peu conventionnelles pour l'époque. Aidé d'un ami avocat et de son gondolier, Pisani enquête mais tout ce complique lorsque l'on retrouve le corps d'un riche noble, un crime commis dans les mêmes circonstances que le précédent. Tout porte à croire que les deux victimes se connaissaient et pour une raison in déterminée quelqu'un leur en veut. Mais qui ?

Si l'enquête est agréable à suivre et que le contexte dans laquelle elle se déroule est plaisante, on ne peut s'empêcher de souligner quelques petits défauts. En premier lieu, l'auteure prend son temps pour planter le décor et le rythme du récit s'en ressent ce qui donne une histoire tout ce qu'il y a de plus classique mais qui manque de dynamisme.

La plume agréable de l'auteure permet de s'immerger pleinement dans le récit. Elle nous décrit avec force de détails les habitudes des habitants de Venise avec une noblesse qui n'a pas su pour la plupart évoluer avec l'époque en transition, les mœurs et le mode de vie de l'époque en pleine mutation. Mais là encore on relève un petit bémol à savoir quantité de mots en italien. Il existe bien un lexique en fin de livre, mais il ne sert pas à grand chose pour une lecture en ebook car nécessitant trop de manipulations ce qui a pour effet de casser le rythme de lecture déjà lent.

Les personnages sont certes intéressants à suivre car très bien travaillés mais on ne peut malheureusement échapper à une romance qui prend un peu trop de place et qui vient trop vite dans le récit.

Le dénouement n'apporte rien d’époustouflant mais il tient la route, l'auteure ayant su préserver le suspense de bout en bout.

On aurait également aimer que l'auteure tienne un langage plus en osmose avec l'époque. Le langage actuel n'étant pas toujours en adéquation avec certains termes légèrement choquant employé par les personnages et notamment les serviteurs.


A part ces petits défauts l'auteure nous offre une belle ballade dans Venise et une enquête que l'on suit avec plaisir.