mercredi 21 octobre 2015

L'épée et la lumière, Joseph Colomba



L épée et la lumière symbolisent la quête chevaleresque et spirituelle de Hugo de Bonnefond, Frère Chevalier de l Ordre Hospitalier de Saint Jean de Jérusalem. Au cours de ses aventures qui l’entraînèrent, des deux côtés de la Méditerranée, de situations périlleuses en terribles combats, il découvre, au prix d une profonde recherche initiatique, que son pire ennemi n est autre que lui-même. Il nous fait partager la vie sans concessions de ces Moines Soldats qui prêtent serment sur Dieu, la Vierge Marie et Saint Jean Baptiste. Ils vivent dans la droiture et en obéissance à l Ordre Souverain, renonçant à tous biens terrestres et consacrant leur vie à la défense des faibles et des opprimés, autant qu'au service des malades et des démunis. Mais ce roman nous entraîne aussi dans le monde du rêve, car c est bien de cela qu il s agit à travers l Histoire du passé et en particulier celle de la Chevalerie et de ce monde moyenâgeux où foisonnent intrigues et mystères


Nous faisons la connaissance du héros, une jeune chevalier de l'Ordre des Hospitaliers, alors qu'il revient d'une mission mandatée par son père Commandeur de l'Ordre pour la région de Haute-Provence. Fêté en héros pour avoir maté un baron renégat, il apprend peu après son retour qu'il doit suivre une formation spirituelle qui doit lui attribuer au sein de l'Ordre le rang d'Initié.

Si l'arrière fond de la trame est assez peu classique en roman historique,à savoir les Hospitaliers – on est plus habitué à pléthore de romans parlant des Templiers, le postulat de départ se révèle lui plutôt basique, il s'agit pour le jeune homme de suivre une quête initiatique qui doit le conduire vers la Sagesse et la Connaissance. Dès le début du roman nous assistons donc à la formation du jeune par un mystique de l'ordre et l'auteur aborde de multiples sujets tels que l'ère pré-chrétienne, l'osmose avec la nature et la sagesse druidique, le passé des hommes, le nombre d'or... Dans cette partie l'auteur démontre sa grande érudition, le lecteur moyen est un peu perdu par l'énumération de ces divers sujets pas assez développés pour que le moyen des mortels puisse en tirer un quelconque bénéfice s'il n'a pas au préalable acquis quelques bases. Une partie qui est composée de nombreuses longueurs et qui ne nous apporte pas vraiment d'éclaircissements sur les règles de l'Ordre.

Hormis cette partie plutôt courte, le récit est majoritairement tourné vers le conflit qui oppose l'Ordre qui maintient la paix et la sauvegarde des populations face aux exactions d'un baron qui sème la terreur dans la région. On est dans une partie plutôt conforme aux romans de chevalerie mettent en premier plan les prouesses guerrières de ces ordres de moines-guerriers. Les combats sont plutôt courts, d'une part pas assez visuels pour que le lecteur puisse pleinement s'y immerger, d'autre part parfaitement cohérents avec le rythme du récit et parfaitement adaptés aux chapitres très courts. L'auteur a choisi ici de privilégier la dynamique.

Le récit s'effectue en vieux français et bien qu'un lexique explicite en fin de roman les termes les plus spécifiques, l'auteur ne s'est pas totalement mis au niveau du lecteur néophyte en la matière car moult termes ne figurant pas au-dit lexique entrave quelque peu la rythmique de la lecture. Hormis le côté conflit, la vie quotidienne de l'Ordre est peu abordé et c'est d'autant plus dommageable que le lecteur espérait découvrir ce quotidien. Le point fort du roman c'est le côté moyenâgeux qui est bien abordé et qui nous fait découvrir des termes spécifiques de l'époque et apporte une connaissance intéressante au lecteur pour des lectures ultérieures..

Une lecture divertissante, malgré une première partie quelque peu soporifique, manquant un peu de profondeur quand au sujet principal, à savoir les Hospitaliers en général, on en apprend peu sur l'Ordre en lui-même.





vendredi 16 octobre 2015

Septembre - Octobre 2015 Challenges


BILAN BI-MENSUEL CHALLENGES MORT-SÛRE

Septembre - Octobre 2015 Challenges

Neverwinter – R A Salvatore - Tome 3 La griffe de Charon
Challenge N° 13

Les chroniques de l'Âge de Fer – Kwamé Maherpa
Challenge N° 4

CHALLENGE N° 3 : MAGIE ET TRANSFORMATION

Challenge terminé pour 2015 poursuite en 2016

CHALLENGE N°4 : MA PAL DOUCEMENT JE VAINCRAIS

Palier 3 : 15 romans

17/15
Challenge terminé pour 2015 – Nouveau challenge en 2016 avec 20 ouvrages

CHALLENGE N° 10 : FRANCOPHONIE

Challenge terminé pour 2015 poursuite en 2016


CHALLENGE N°12  : ET QUE LA GUERRE FUT

Challenge terminé pour 2015 poursuite en 2016

CHALLENGE N° 13 : DE L'ECRAN AU LIVRE

Rang choisi : Passionné du Divertissement 20 romans

20/20


jeudi 15 octobre 2015

La reine de la Baltique, Viveca Sten



Un corps est retrouvé sur une plage de l île de Sandhamn dans l archipel de Stockholm, en pleine saison estivale. L inspecteur Thomas Andreasson de la brigade criminelle de Stockholm est chargé de l enquête. Habitué des lieux, il va se voir proposer une aide inattendue, celle de Nora, son amie d enfance, jeune avocate d une perspicacité redoutable.
L'été vire au cauchemar quand un second cadavre est découvert dans une chambre d hôtel. Et si, désormais, plus personne n était à l abri ?
L inspecteur Andreasson, qui croyait tout savoir de sa petite île paradisiaque, n est pas au bout de ses lugubres découvertes...


Ce premier roman de l'auteur nous fait découvrir le début des aventures de Thomas Andreasson inspecteur de police récemment intégré à la section criminelle de Nacka, transfuge de la police maritime..

Lorsqu'un corps est découvert sur la plage de l'île de Sandham, en plein mois de juillet, période de vacances, la police criminelle dépêche l'inspecteur Adreasson, originaire de cet archipel d'îles du sud-est de la Suède. La noyade de cet homme Krister Berggren semble naturelle. Mais lorsque le corps de Kicki Berggren cousine et seule parente de Krister est retrouvée sans vie sur la plage de l'île, tout change.

Si l'on assiste en tout début de roman à la découverte du premier cadavre, l'intrigue est assez lente à se mettre en place. En effet, à l'instar des auteurs nordiques, l'auteure prend son temps pour poser son décors et présenter ses protagonistes principaux.

Tout de suite, l'ambiance du roman se met en place : au côté tragique de la découverte d'un cadre, l'auteur nous décrit le cadre paradisiaque de cet archipel, ainsi que la qualité de vie de ses habitants permanents affectés par le tourisme de plus en plus tentaculaire.

Puis l'on découvre les protagonistes principaux, d'une part un inspecteur torturé, que la vie n'a pas épargnée : divorcé suite à la mort subite du nourrisson de sa fille à trois mois. Bien qu'il commence doucement à reprendre goût à la vie, c'est un personnage bien nordique que nous offre l'auteure, replié sur lui même, malheureux et ne s'intéressant qu'à son travail, ce qui le rend de suite attachant. Son amie d'enfance, juriste dans une banque, une femme débordée par une vie de famille un peu envahissante, qui se pose beaucoup des questions sur elle-même et sur son rôle dans la société. Un personnage qui se révèle au fil des pages un peu trop énervante avec sa phase existentialiste. Puis on ne peut pas malheureusement éviter la jeune stagiaire énamourée qui n'a que d'yeux pour le beau policier et que bien entendu lui ignore. Même si on peut les trouver quelques peu caricaturaux et un peu creux au début, sans surprises, finalement on les trouve plutôt sympathiques malgré une psychologie qui a un air de déjà vu.

L'enquête est bien construite car l'auteur prend le temps d'intégrer chaque élément aux événements quotidiens de l'île ce qui les rend plus crédibles et au fil des pages plusieurs scénarios possibles se dessinent : affaire de trafics d’alcool ou de drogue, affaires de famille, ou simple coïncidence… Thomas rencontre certaines difficultés par moments et l'enquête piétine parfois du fait que l'on se trouve sur une île et que les gens sont un peu réticents à livrer des secrets à un étranger. La conclusion s'avère toutefois un peu trop rapide par rapport au rythme de l'enquête qui malgré quelques rebondissements est un peu lente. La narration des dernières pages donne l'impression que l'auteure avait hâte d'en terminer.

Le style de l'auteure est un peu trop simple, mais elle parvient à maintenir le suspense grâce à des changements de point de vue et à l'emploi de certaines ellipses narratives qui permettent au lecteur de se forger son opinion entre les scènes cruciales. Les chapitres sont courts ce qui donne malgré la lenteur de l'enquête une dynamique plutôt satisfaisante.


Au final un livre plaisant pour un premier roman même si l'ambiance n'est pas aussi sombre que dans les ouvrages d'autres auteurs nordiques.




vendredi 9 octobre 2015

Chroniques de l'Âge de Fer, Kwamé Maherpa



Les invasions barbares ont submergé l'Empire des Terres de l'Ouest. Son allié, le Haut-Roi du continent Azanien, a été assassiné par trois officiers félons. Ces deux drames précipitent le monde connu dans une sombre période de feu, de sang et de décadence que les poètes, les érudits des temps anciens appelleront l'Âge de Fer. Les huit nouvelles de ces Chroniques, qui narrent l'ascension de l'Architecte du Chaos dissimulé sous les traits bienveillants de l'Être Suprême, sont dominées par un homme d'extraction modeste affrontant les forces d'un destin tragique. Des confins des royaumes Extrême-orientaux ou levantins aux marches du puissant royaume azanien de Khem, tel un héros de légende, Iska transcende sa simple condition de marin-pêcheur pour lutter à armes inégales contre la Philosophie du Mal.


Les Chroniques de l' Âge de Fer est un recueil de huit nouvelles qui nous invite à suivre le destin d'un adolescent devenu gladiateur et qui va devenir le sauveur d'un territoire en perdition. Des nouvelles qui sont présentées comme autant de récits contés à la manière des gestes d'antan par des clercs et des poètes


La mort d'Atlanersa : Dans cette première courte nouvelle, l'auteur narre l'assassinat d'un Haut-Roi par ses généraux qui veulent s'emparer du Heka, le bâton de commandement.

Prophéties d'outre-tombe : On assiste dans cette deuxième courte nouvelle aux visions mystiques d'une poète devenu fou sous la torture prophétisant la chute du tyran qui occupe le trône et au retour du Haut-Roi. Un sauveur rassemblera une armée pour renverser le tyran et ses prophètes adorateurs de l'Antédieu.

Le dernier général : Un général en poste en Francie apprend la chute de l'Empire des Terres de l'Ouest tombé face aux hordes barbares venues de Frise. Suite à cette annonce, le général propose à ses hommes de devenir mercenaires et de former la compagnie Franche.

Trois nouvelles qui place le contexte historique et géopolitique dans lequel vont se dérouler dans l'avenir les nouvelles suivantes. L'auteur c'est largement inspiré de faits réels qui se sont déroulés dans l'histoire véritable de notre civilisation de l’ère porto-historique jusqu'à l’ère médiévale. En effet certaines références se rapportent bien à des grands événements majeurs. Dans la première nouvelle le Haut-Roi peut faire référence à la chute de la civilisation Égyptienne et dans son final à l'assassinat de Jules César. Dans la deuxième nouvelle l'on notera la référence à l'Antédieu, cette notion pourrait faire référence aux Croisades. Dans la troisième il est clairement fait référence à la chute de l'Empire Romain et à la Neuvième Légion qui fut la dernière force des armées romaines à résister sur la Bretagne que l'on peut expliquer par la présence des noms suivants : Orcades, Lutèce,...

Le pêcheur et la princesse : Dans cette première nouvelle consacrée au héros, fil conducteur des nouvelles, nous faisons sa connaissance alors qu'il passe, selon des rites ancestraux, son initiation pour intégrer la caste des pêcheurs. Au cours de ce rituel, l'adolescent à des visions d'un champ de bataille et l'Oracle lui annonce qu'il doit délivrer une princesse prisonnière d'une secte adoratrice de forces démoniaques.

Dans cette nouvelle nous faisons connaissance du héros, de sa rapide ascension dans l'échelle des castes et de sa fuite pour éviter la mort. L'auteur change radicalement les décors dans lesquels se déroule cette nouvelle en nous propulsant dans des paysages luxurieux faits de mangroves, puis subitement on se retrouve dans un sorte de chine mongole. Ce changement déroute le lecteur car on est loin de la scintillation romaine et proto-historique celtique de la mise en contexte.

Les guerriers de Kyodo : Après sa fuite dans la nouvelle précédente, le héros a longtemps dérivé sur son petit bateau et c'est proche de la mort qu'il est recueilli par la jonque amirale de l'empire des Sept Royaumes. Il est sorti des confins éthérés de la mort par le médecin du bord.

Les références Céleste Empire et Pays du Matin Calme laissent à penser que l'action de la présente nouvelle se situe dans le sud de la mer de Chine. On voit toujours pas le rapport entre les trois courtes nouvelles du début du recueil avec ces deux nouvelles mettant en scène le guerrier.

La terre, le vent et le feu : Capturé lors de la chute de Sagapour notre héros est emmené à Kyodo où il est forcé de combattre dans l’arène. Puis un seigneur tuant son ami, afin qu'il veuille se venger, lui fait suivre une formation pour devenir chef de guerre.

Les Franches compagnies : Sa liberté accordée, Iska combat dans les Franches Compagnies. Après la victoire sur l'empire de Khatay, les franc-compagnons sont assassinés sur ordre du roi de Vied. Iska et ses deux amis veulent se venger.

Anuba : Cassius accompagné d'Iska sont de retour sur le continent Azanien, missionnés pour aider le roi de Khem pour retarder l'invasion de son royaume et lui permettre de rassembler une armée en ralentissant la progression de l'ennemi.

Dans cette nouvelle on change une fois de plus d'univers, le continent Azanien peut être comparer à l'Afrique et le royaume de Khem avec ses pyramides à l’Égypte. Mais l'auteur mélange les deux territoires pour n'en former qu'un.

Les descriptions de l'auteur sont fort bien réussies, justement dosées pour que le lecteur puisse s'immerger dans cet univers, mais pas trop longues pour prendre le pas sur les actions, rappelons-le nous sommes ici dans des nouvelles.

Les batailles sont réglées de fort belle manière, le lecteur n'a aucun mal à s'imaginer être en plein cœur de l'action, notamment dans la grande bataille maritime se déroulant dans Les Guerriers de Kyodo.

Avec quelques liaisons entre les différentes nouvelles l'auteur aurait pu en faire un roman, ce qui aurait évité les désagréables coupures qu'engendre ce format à la lecture, le récit n'en aurait été que plus intéressant.

Le style de l’auteur est très fluide, à la fois incisif et plein de détails qui colle à la perfection avec le format des nouvelles épiques. Les récits sont courts et leurs chute inattendue à très surprenante à chaque fois. Les nouvelles sont d'égale qualité, l'ambiance sombre qui se dégage tout au long du recueil sert parfaitement ces récits de guerre. La dynamique de lecture est excellente et on prend plaisir à découvrit l'auteur. Au final une fantasy épique maîtrisée de la première page à la dernière.




OCTOBRE 2015


ACHATS MENSUELS OCTOBRE 2015

FORMAT PAPIER


    


 E-BOOK

Bilan des lectures du troisième trimestre 2015


Livres lus

&

Chroniques effectuées au troisième trimestre 2015.


Coups de Cœur :



J'ai aimé :

Les Impardonnés – Jean-Sébastien Simard - Tome 1 : Le huitième sceau 1° Partie

Les Impardonnés – Jean-Sébastien Simard - Tome 1 : Le huitième sceau 2° Partie

Neverwinter – R. A. Salvatore – Tome 1 : Gauntlgrym

Keleana – Sarah J. Maas – La reine sans couronne

Neverwinter – R. A. Salvatore – Tome 3 : La griffe de Charon

J'ai moyennement aimé :

Neverwinter – R. A. Salvatore – Tome 2 : Neverwinter


Je n'ai pas aimé :

L'Escrit – Ben Galley



jeudi 24 septembre 2015

Darksiders : le caveau des Abominations, Ari Marmell

Lecture dans le cadre du challenge :



Une préquelle inédite du jeu vidéo à succès qui revisite avec brio le mythe des Cavaliers de l’Apocalypse ! Des siècles avant les événements narrés dans Darksiders, deux des Cavaliers de l’Apocalypse, Guerre et Mort, ont eu pour mission de localiser la légendaire Salle des Abominations. Dans ses profondeurs dort un trésor recelant les armes les plus effroyables au monde, capables de mettre fin à la trêve fragile entre le Paradis et l’Enfer… entraînant au passage la destruction totale du monde des vivants.


L'action du roman Le Caveau des Abominations se déroule avant les événements apocalyptiques de jeux vidéos Darksider et Darsiders II.

Le postulat de départ est assez simple : des Anges qui protégeaient l'Eden ont été attaqués par des automates faits de pierre et de cuivre. Mort, l'un des derniers Néphilim est chargé d'enquêter sur cette attaque et ce massacre. Le Conseil Ardent qui veut tout contrôler, en colère de ne pas obtenir les renseignements détenus par Mort, va donner à deux autres Cavaliers la mission d’empêcher la découverte du Caveau des Abominations et de ses secrets, et d'ainsi éviter une guerre qui briserait la trêve entre le Paradis et l'Enfer.

L'histoire nous renvoie donc des milliers d'années avant les jeux pour nous raconter une aventure quelque peu hors-contexte, mettant en présence plusieurs Cavaliers de l'Apocalypse et un secret lié à leurs terribles armes.
Généralement qui dit roman sous licence, dit méfiance... mais dès les premières pages ont est agréablement surpris par une écriture nettement plus riche que dans les autres livre s du même genre. On ressent nettement l'habitude de l'auteur pour les univers sombres et violents et l'on retrouve des thématiques qu'il a déjà abordées dans ses autres romans.

Néanmoins, si la lecture est agréable de bout en bout, on ne peut s'empêcher de voir la faiblesse de l'histoire et le manque d'épaisseur des personnages secondaires. Même les héros deviennent un peu caricaturaux par moments, à force de trop grandes répétitions.
Le récit se révèle toutefois intéressant, émaillé de nombreux complots et retournements de situation parfois quelque peu alambiqués. L'action est omniprésente avec des batailles dantesques, très bien décrites et très visuelles. Les dialogues sont savoureux, teintés d'une bonne dose d'humour cynique. L'auteur distille dans le texte des clins d’œil très intéressants.
A travers les pérégrinations de des Cavaliers de l'Apocalypse, l'auteur nous fait voyager de mondes en mondes. Un univers vaste basé un peu sur celui de la Création comme dans la mythologie nordique.

Une lecture qui peut s'avérer très intéressante pour qui aime ce genre de lecture avec anges et démons, plutôt à réserver aux aficionados du jeu.





mercredi 23 septembre 2015

mardi 22 septembre 2015

La griffe de Charon, R. A. Salvatore



Entraîné par Dahlia dans une nouvelle vengeance à laquelle il ne comprend rien, Drizzt est vite rejoint par son vieil ennemi, Artémis Entreri. Mais le mercenaire n'est-il pas manipulé par la Griffe de Charon, la dangereuse épée pensante ? Face à tous ces questionnements, Drizzt se contente de ce qu'il sait faire : il se bat. Aux côtés de Dahlia, dont les secrets l'intriguent. Aux côtés d'Artémis, dont les secrets l'empoisonnent. Brandissant ses cimeterres, il combat en espérant que dans la fièvre guerrière, il trouvera la vérité...


Le prologue de ce troisième volume nous ramène dans un endroit bien connu des Royaumes Oubliés, la célèbre cité drow de Menzoberrazan. Un prologue qui laissait penser que par la suite on reviendrait une fois de plus sur les aventures passées de Drizzt. Mais que le lecteur se rassure il n'en est rien, on retrouve notre célèbre rôdeur en compagnie de Dalhia qui une fois de plus veut se venger, cette fois-ci d'Herzgo Alegni. Un postulat de départ qui ressemble étrangement à celui du volume précédent.

Le récit débute une fois de plus sur notre héros qui s'interroge sur sa liberté retrouvée, tout en ressassant la disparition de ses fidèles compagnons. Un état de fait qui n'est pas sans créer dés le début du récit quelques longueurs. En effet si les combats sont toujours aussi bien maîtrisés ils sont moins nombreux que dans le tome précédent l'auteur s'attachant plus à la psychologie des personnages par le biais d'échanges verbaux qui n'apportent malheureusement rien à l'intrigue principale qui tarde à se développer. Il se passe beaucoup de choses dans ce roman, l'auteur alterne le récit sur les deux groupes.

Les descriptions, plus nombreuses que dans l'opus deux, nous proposent des décors variés qui donnent souvent lieu à des combats. Et même si l'auteur nous présente des paysages bien décrits, le lecteur n'a pas vraiment l'impression que l'univers se développe car on se retrouve souvent en des lieux familiers.

L'accent principal est mis sur les personnages et le lecteur découvre une nouvelle facette de la personnalité du héros légendaire des Royaumes oubliés. Une personnalité nouvelle pour le héros lui-même qui se découvre en même temps que le lecteur. Les inter-actions entre les trois compagnons apportent un plus à l'intrigue par leur ambiguïté. Si l'on n'échappe pas aux habituels atermoiements du héros, ici, contrairement au tome précédent, ils servent l'intrigue.

Le récit qui se déroule en parallèle avec les drows dans Gontelgrime présente un présente un intérêt moindre et ne sert que peu l'histoire principale, le lecteur a du mal à s'immerger dans cette partie du roman où l'on retrouve l'éternelle rivalité entre les mâles et les prêtresses toutes puissantes de la déesse araignée. On a nettement l'impression que l'auteur ait inséré cette partie uniquement pour faire du remplissage et étoffer son livre.

On se retrouve ici dans un tome transitoire ou l'auteur place peu à peu les éléments qui formeront l'intrigue de l'ultime tome. Tout de même un côté positif pour le présent ouvrage l'auteur renouant avec la stylistique qui avait la Légende de Drizzt : des descriptions précises, presque maniaques, des mises en scènes grandioses dans des plans séquences que ne rechigneraient pas à adapter sur grand ou petit écran. Un troisième tome bien au-dessus de Neverwinter où l'auteur nous offre un univers mental très fouillé avec un côté mélancolique très prononcé. 




mercredi 2 septembre 2015

Le nouvel élu, William Thoral



Le monde d Arstérith est un monde merveilleux, peuplé de créatures extraordinaires qui vivaient en harmonie jusqu à ce que la terrible Légion ténébreuse du continent maudit tente d étendre le Mal et de conquérir le continent humain de Mégaïa.
Personne ne semble pouvoir stopper le démon Arekalion, car, selon la prophétie, seule l épée légendaire de Falconya peut le terrasser.
Abandonné à sa naissance avec cette arme mythique pour seul bagage, Clive, jeune fermier, part en quête de ses origines, accompagné de ses deux amis d enfance, Vahn et Nadia.
Leur périple va radicalement bouleverser la vie de Clive et de ses compagnons. Le jeune fermier du royaume de Nartion devra affronter les affres de la guerre et maints dangers pour accomplir sa destinée : celle du porteur de l épée de légende.


A la lecture du résumé le lecteur se retrouve avec un jeune homme en quête de ses origines et qui doit sauver, grâce à une épée mythique, le monde face à un grand méchant : un postulat de départ des plus classique. Une thématique qui depuis David Eddings et sa Belgariade a été vue, revue maintes fois et qui se base une fois de plus sur le mythe d'Excalibur.

Dans le prologue, l'auteur nous présente succinctement son monde, la création de celui-ci à l'origine des temps et les dieux qui l'ont créé. Un univers à priori largement inspiré des légendes scandinaves et nordiques. Mais par la suite on ne retrouve dans le récit aucune référence à ce prologue, l'auteur nous entraîne dans une fantasy tout ce qu'il y a de plus classique avec des elfes, des orcs, des dragons,...

Si l'univers trop conventionnel ne se démarque pas de moult ouvrages du genre, il est très complet, très dense, très précis,... peut être même un peu trop, le lecteur à la nette impression que l'auteur a voulu faire un condensé de tous les aspects que l'on a pu rencontré dans le genre depuis Tolkien et le Seigneur des Anneaux. Du début à la fin du roman il est dans la surenchère, tout ce qui a fait le succès du genre doit se retrouver dans son roman. Notamment en ce qui concerne la magie employant tous les genres, des sorts aux runes en passant par celle liée à la nature. Une magie trop puissante et peu réaliste.

Les descriptions ne sont pas trop longues, suffisamment dosées pour que le lecteur puisse s'immerger sans peine dans l'univers de l'auteur. Le monde géographiquement est bien décrit et la carte permet au lecteur de suivre les pérégrinations des aventuriers. Toutefois les déplacements s'effectuant la plupart du temps à dos de dragons ou autres animaux volants, on connaissance que peu d'endroits du monde. Du côté géopolitique on se retrouve dans ce qu'il y a de plus basique puisqu'on assiste simplement à une opposition entre les forces du bien et celles du mal. Le passé des différentes nations est toutefois bien narré et constitue le côté positif de l'univers.

Une opposition que l'on retrouve au niveau des personnages dont les caractéristiques sont par trop calquées sur l'appartenance au bien ou au mal. Les bons se révèlent trop bons mais reste toutefois attachants par leur naïveté. Mais dans leurs confrontations, les combats s'avèrent trop peu réalistes car dés qu'ils se trouvent en difficulté une aide leur tombe du ciel comme par magie. Les personnages auraient gagnés en profondeur si la psychologie avait été plus développée et leur ressenti plus accenté.

Les points forts de cet ouvrage se situent au niveau de l'écriture simple et fluide, l'auteur va directement à l'essentiel et l'action et les retournements de situation sont omniprésents tout au long du récit qui démarre sur les chapeaux de roues dès le premier chapitre. L'atmosphère est très bien rendue, sombre, tenace rendant le récit poignant.

Au final malgré un classicisme très prononcé, ce premier roman s'avère très divertissant et écrit de fort belle manière. Un roman à conseiller tout particulièrement à un lecteur qui voudrait découvrir le genre mais aussi aux pré-adolescents.




mardi 1 septembre 2015

Bilan Juillet-Aoôt

BILAN BI-MENSUEL CHALLENGES MORT-SÛRE

Juillet & Août 2015 Challenges

Les Impardonnés – Jean-Sébastien Simard - Tome 1 : Le huitième sceau 1° Partie
Challenge N° 3

Neverwinter – R. A. Salvatore – Tome 1 : Gauntlgrym
Challenges N° 4 -13

Neverwinter – R. A. Salvatore – Tome 2 : Neverwinter
Challenges N° 4 - 13

CHALLENGE N° 3 : MAGIE ET TRANSFORMATION

Rang choisi : Apprenti-Magicien 8 romans

8/8
Challenge terminé pour 2015 poursuite en 2016

CHALLENGE N°4 : MA PAL DOUCEMENT JE VAINCRAIS

Palier 3 : 15 romans

16/15
Challenge terminé pour 2015 – Nouveau challenge en 2016 avec 20 ouvrages

CHALLENGE N° 10 : FRANCOPHONIE

Rang choisi : Amateur de Français 8 romans

8/8

Challenge terminé pour 2015 poursuite en 2016


CHALLENGE N°12  : ET QUE LA GUERRE FUT

Rang choisi : Neutralité Totale 4 romans

5/5
Challenge terminé pour 2015 poursuite en 2016

CHALLENGE N° 13 : DE L'ECRAN AU LIVRE

Rang choisi : Passionné du Divertissement 20 romans



18/20

mercredi 19 août 2015

Keleana la reine sans couronne, Sarah J. Maas



Pour échapper au bagne, Keleana, l'assassineuse, est devenue le champion du tortionnaire de son peuple, le roi d'Adarlan. Pour conserver sa liberté, elle doit maintenant éliminer un à un les ennemis du royaume. Répugnant à trahir ses idéaux en accomplissant cette tâche, Keleana doit user de stratagèmes de plus en plus complexes. Quitte à perdre la confiance de ceux qu'elle aime, et ses seuls vrais alliés au sein d'une société gangrenée par la méfiance, la trahison et la peur.

Le vent de rébellion qui souffle sur le royaume pourrait être sa seule chance. Keleana saura-t-elle y trouver le salut sans y perdre la vie ?


Après un premier tome en demi-teinte où la romance prenait largement le pas sur la fantasy et sur l'action avec notamment un concours, pour recruter le champion du roi, qui était un véritable parcours de santé, qu'en est-il de ce deuxième tome, l'auteur à-t-elle réussi à prendre le chemin de la fantasy ?

La romance est moins prononcée que dans le premier tome même si le triangle amoureux persiste. Il est dans ce tome plus suggéré, plus sous-entendu laissant la place primordiale à la fantasy, bien que ce tome laisse encore apparaître quelques lacunes qui figuraient déjà dans le premier tome notamment au niveau de l'univers. En effet et malgré une carte en début du livre le monde géographique, géopolitique n'est pas du tout exploité, l'auteure ne daigne nous gratifier de la moindre once d'information sur l'un des axes principaux du récit. Elle sous- entend que les rebelles préparent des actions mais malheureusement elle n'aborde a aucun moment celles-ci, ni leurs points de vue. Lorsque l’héroïne s'absente du château pour exécuter un contrat ce serait l'occasion de nous faire découvrir d'autres lieux, mais malheureusement on ne l'apprend qu'une fois qu'elle a réintégrer le château, mais non l'auteure ne se cantonne qu'à nous en décrire que quelques pièces se complaisant ainsi dans la facilité. A quoi sert donc la carte ?

Au niveau de la magie, interdite en ces lieux, elle se développe, gardant une zone d'ombre qui laisse sur ce point présager une suite des plus intéressante. C'est le seul point positif de l'univers mais cela ne suffit tout de même à trouver une pleine adhésion du lecteur sur celui-ci : à aucun moment l'auteur ne se penche sur le passé des territoires, on aurait aimé en connaître plus sur ces différents pays, sur les guerres qui les ont opposés au tyran.


Heureusement l'intrigue parvient à maintenir la constante attention du lecteur, c'est le point fort de l'auteure qui relance à merveille le récit par des retournements de situation qui arrivent toujours au bon moment. L'action est présente, donnant une très bonne dynamique au récit, mais là encore sur ce point on sent encore un manque de maturité : l’héroïne ayant trop de facilité à se débarrasser de nombreux adversaires, le côté super-héros est vraiment trop prononcé. Les combats ne se révèlent pas assez visuels, ils ne sont pas assez exploités, seulement quelques petites lignes pour décrire un combat contre de multiples adversaires. Un point primordial dans le récit qui doit être impérativement amélioré afin de convaincre l'ensemble des lecteurs, pour le moment l'auteure semble se contenter d'un lectorat Young-Adult féminin.

Le deuxième point fort de ce roman c'est l'écriture simple mais efficace de l'auteure, les chapitres sont courts et l'auteure alterne bien les moments plus calmes avec l'action, les pages défilent toutes seules et malgré quelques imperfections dans le fond le lecteur est captivé de la première page au point final qui nous laisse espérer une suite toute aussi prenante.

Au final, un tome mieux élaboré que le précédent malgré un manque de profondeur au niveau de l'univers, l'intrigue et la magie naissante apporte un gros plus par rapport au tome un. Le fait que l'héroïne se déplace nous laisse espérer enfin le développement du monde qui l'entoure qui reste encore le point faible du roman. Si l'auteure parvient à gommer le manque de maturité qui transpire dans sa prose, on pourrait espérer un troisième tome enfin convaincant.






lundi 17 août 2015