jeudi 30 avril 2020

Donne-moi tes yeux de Torsten Pettersson



Une jeune femme est retrouvée mutilée dans un parc de la petite ville finlandaise de Forshälla, nue, les orbites vides, un «A» gravé sur le ventre.
Le commissaire Harald Lindmark de la brigade criminelle dirige l'enquête.



Dans la petite ville de Forshälla en Finlande, le corps nu et énucléé d'une femme est retrouvé dans un parc proche de son domicile. Sur le ventre de la victime a été tracé au couteau la lettre A. L'enquête est menée par l'équipe du commissaire Lindmark. Alors que l'enquête piétine, le corps d'un journaliste est retrouvé avec la même signature dans une cabane au fond d'une forêt.

On ne peut pas parler ici d'une véritable enquête car les policiers ne font qu’échafauder des pistes possibles, supposer sans que rien n'avance et ceci jusqu'au dénouement qui leur ait livré par le commanditaire des meurtres sous forme de confession post-mortem.

Les personnages ne font que passer furtivement lors de réunions qui nous sont rapportées sous formes d'écoutes ou de rapports : ils sont peu exploités et peu travaillés.

Le style de l'auteur est très particulier, les chapitres se fond sous forme de différents « journal » que ce soit celui des victimes, du tueur ou des policiers. Des chapitres débutent par des histoires qui ne semblent avoir aucun rapport avec l'intrigue principale : on a l'impression de ne pas avancer dans le récit, on ne parvient pas à s'y immerger. Au fil des chapitres l'intrigue devient de plus en plus nébuleuse.

Au final on sort très mitigé de cette lecture, pour ne pas dire déçu.



vendredi 24 avril 2020

Mars & Avril 2020


ACHATS MENSUELS MARS & AVRIL 2020


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mercredi 22 avril 2020

Scalpel de Diana Lama




Un corps, mutilé et dénudé. Celui d’une jeune femme, retrouvée sur une plage près de Naples. La victime a subi des sévices : sans doute l’œuvre du serial killer que la presse a surnommé l’Anatomiste.
Une équipe d’experts est lancée sur les traces de cet individu qui pratique des amputations sur le cadavre de ses proies.
À la demande du ministère de l’Intérieur, Artemisia, psychothérapeute et criminologue connue pour ses émissions télévisées, rejoint les enquêteurs.
Sa mission : découvrir le lien unissant les victimes puis défier le tueur. Elle ignore qu’elle est la prochaine sur la liste de l’Anatomiste…



Le corps d'une jeune mannequin est retrouvé nu prés de la plage par un pêcheur. L'autopsie révélera que des vertèbres ont été prélevées par le tueur. L’Équipe, un groupe de spécialistes des meurtres en série se charge de l'affaire et recrute une psychologue qui par le passé a été kidnappée par un pédophile et retenue pendant six ans.

Avec le passé de la psychologue et les meurtres qui se succèdent deux intrigues s'entremêlent dans une histoire pleine de rebondissements ce qui donne un suspense maintenu du début à la fin.

Les chapitres alternent entre les enquêteurs, le tueur surnommé l'Anatomiste du fait qu'il prélève sur chaque victime un organe, et les affres de la psychologue hanté par un passé des plus mystérieux.

L’Équipe est peu mise en valeur car l'auteure a choisi de mettre en avant la psychologue. Son personnage est bien mis en valeur sur le plan psychologique,... peut être un peu trop.

Le style de l'auteure est simple, par moments un peu hésitant. Les descriptions sur l'anatomie sont bien documentés mais un peu trop répétitifs ce qui avec le passé de la psychologue finissent par lasser le lecteur. On aurait aimé que l' côté enquête occupe le devant de la scène.

Au final quelques longueurs, un personnage trop mis en avant mais ce thriller permet tout de même de passer un bon moment.



lundi 13 avril 2020

Klimax de Lionel Camy



Alors que la ville de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, se remet d'un terrible séisme, le corps d'une joggeuse sauvagement assassinée est retrouvé dans une forêt. Peu après, Hank Graffin, détective de la police criminelle mis au placard après un drame personnel, reçoit une visite inattendue. Un membre de sa famille a reçu un mail inquiétant qui pourrait avoir une connexion avec le meurtre. Quand une autre jeune femme disparaît mystérieusement, Graffin soupçonne qu'il y a effectivement un lien. C'est le début d'une course contre la montre pour tenter de mettre fin à la croisade sanguinaire d'un tueur aussi malin que sadique. Une enquête haletante au cœur d'une région dévastée dans laquelle le climat semble devenu fou...



Christchurch, Nouvelle-Zélande, le corps d'une femme sauvagement assassinée est retrouvée dans les bois. Un second corps est retrouvé très rapidement après. Le sergent-détective Graffin, mis au placard suite à la mort accidentelle de son fils qui jouait avec son arme de service, reçoit la visite inattendue de sa nièce. Cette dernière à reçue du tueur un email contenant un poème, un lien vers l'article paru dans la presse et un fichier MP3 contenant un extrait des Quatre Saisons de Vivaldi. Malgré qu'il vient tout juste d'être réintégré aux archives son oncle se lance dans l'enquête.

L'auteur place son récit dans la ville de Christchurch qui a subi un séisme, mais la toile de fond est insuffisamment décrite. Hormis quelques lignes rappelant simplement le séisme, le lecteur n'est pas projeté dans le décor. Le scénario aurait pu être placé n'importe où dans le monde.

L'enquête est prenante avec de nombreux rebondissements, même si elle reste sur la forme tout ce qu'il y a de plus classique avec plusieurs fausses pistes.

Les personnages sont bien travaillés et chaque personnage mis en scène, avec ses qualités et défauts est utile au scénario.

Le style de l'auteur est direct, avec des chapitres courts qui toutefois s'enchaînent un peu trop vite. Il est aussi à noter l'emploi de termes anglo-saxons qui reviennent trop souvent ce qui à la lecture est un peu pénible.

Une atmosphère assez prenante malgré que le décor ne soit pas exploité, une bonne dynamique de lecture et un final inattendu, ce polar est d'assez bonne qualité. 



mardi 7 avril 2020

Xtrème préjudice de Mark Zellweger



On retrouve la BMW du président du CIO toutes portes ouvertes au bord du lac à Lausanne. Où est passé le président ?

Pendant ce temps le professeur Ayer grand ponte de virologie et d’épidémiologie à l’OMS n’a plus donné de signes de vie alors qu’il était en Afrique de l’Ouest afin de comprendre l’épidémie d’Ebola qui l’intriguait au plus près.

La situation internationale se tend considérablement avec des tentatives de lancement de missiles de moyenne portée et des essais nucléaires par la Corée du nord.

Mark Walpen est alerté par son père : lui et les enfants de Mark, Zoé et Elliott, ont été victimes d’un acte terroriste barbare et innommable. Mark vit un nouveau drame dans sa vie !

Un rapport confidentiel américain dénonce l’Arabie Saoudite comme commanditaire des attentats du 11 septembre. Quel rapport avec nos protagonistes ?

Une fois de plus les stratèges du Sword vont devoir dénouer les intrigues et trier le vrai du faux. Les Faucons partiront en quête des différents responsables. La sanction risque d’être terrible.



Une épidémie d'Ebola en Afrique et la disparition d'un chercheur qui enquêtait sur ce déclenchement suspect, des agents Nord Coréens dormants qui passent à l'action en Corée du Sud, l’enlèvement des enfants du dirigeant du Sword par une organisation terroriste,...

Dans ce roman l'auteur nous offre plusieurs intrigues, peut être un peu trop car les intrigues auraient gagnées à être plus creusées. Une centaine de pages supplémentaires voire un peu plus auraient rendue la lecture plus intéressante. Ici l'auteur a trop privilégier le côté action par rapport à l'ambiance générale. En effet les actions s'enchaînent sur un rythme trop rapide et ne laisse pas assez monter la tension.

Le côté géopolitique est quand à lui bien maîtrisé, le rendant accessible à des lecteurs non initiés à ce genre de thriller. Bien que l'on pourrait plus qualifier ce roman d'aventure/action s'il n'y avait eu l’enlèvement des enfants et une amorce d'enquête avec des recherches pas assez explicitées.

Les personnages ont un certain vécu ce que l'auteur nous précise à plusieurs reprises et le lecteur qui n'a pas lu les tomes précédents aura un peu de mal à se les approprier.

La plume de l'auteur est vive ce qui donne beaucoup de rythme à la lecture.

Au final trop d'intrigues, trop d'action, une psychologie de certains personnages pas assez développée, des personnages qui jouent un rôle dans le scénario mais qui passent trop rapidement : ce roman ne donne pas envie d'aborder plus profondément les livres de ce sous-genre de thriller.




samedi 4 avril 2020

BILAN LECTURE 1er TRIMESTRE 2020


Livres lus

&

Chroniques effectuées au Quatrième trimestre 2018.


Coups de Cœur :



J'ai aimé :
L'évangile selon Satan – Patrick Graham
L'aiguille dans la botte de foin – Ernesto Mallo
Les rues de Santiago – Boris Quercia
Le diable de Glasgow – Gilles Bornais
Le guérisseur – Inger Ash Wolfe
Le dragon du Muveran – Marc Voltenauer
Vendredi saint – Boris Starling


J'ai moyennement aimé :
Vaste comme la nuit – Elena Piacentini
Morte la bête – Lotte & Soren Hammer
Les disparues du marais – Elly Griffiths
Bondrée – Andrée A. Michaud

Je n'ai pas aimé :
La dame de Reykjavik – Ragnar Jonasson

vendredi 3 avril 2020

Vendredi saint de Boris Starling




Des petites cuillères en argent... Au rythme où vont les choses, le commissaire Red Metcalfe, de Scotland Yard, en aura bientôt un service complet. Mais pas question de les sortir pour le thé : ce sont des pièces à conviction. Détail étrange, chacune a été trouvée... dans une bouche. Plus précisément : dans la bouche sans langue d'une victime.De découvertes macabres en fausses pistes, la psychose gagne Londres, amplifiée par les médias. Depuis, Jack l'éventreur, la capitale anglaise n'avait pas connu de meurtrier aussi déterminé, aussi insaisissable. D'autant que " Langue d'Argent " semble agir au hasard, garnissant son tableau de chasse d'un traiteur, d'un évêque, d'un militaire... Où un poignard pourrait suffire, le psychopathe varie en outre les plaisirs : corde, massue, épée...A quel mobile obéit ce virtuose, dont la folie n'a d'égale que l'habileté ? En l'absence totale d'indices, quel détail le trahira ? Telles sont les questions posées au commissaire Metcalfe, auquel il faudra, pour pénétrer dans le cerveau dément du tueur, user de toutes ses ressources.


Deux meurtres ont été commis la même nuit a à peine quelques heures d'intervalle. Si les victimes n'ont pas été tués de la même manière, il s'agit d'un seul tueur, il a signé ses crimes : les victimes ont eu la langue coupée et le légiste a retrouvé dans leurs bouches une petite cuillère en argent. L'enquête échoit au commissaire Metcalf qui compose sa propre équipe. Pour les policiers la tâche ne va pas être facile car le tueur n'a laissé aucun autre indice et il n'y a pas de témoins. Très vite d'autres victimes sont retrouvées dans les même conditions à des intervalles irréguliers.


L'intrigue maîtrisée de main de maître par l'auteur est très originale et sort des sentiers battus des habituels romans mettant en scène des sérial-killer.

L'enquête, qui va s'étaler sur de nombreux mois, va consister pour les policiers à découvrir les motivations du tueur et comprendre la manière dont il choisi ses victimes qui n'ont aucun lien entre elles.

Avec de nombreux meurtres les rebondissements sont nombreux et la dynamique de lecture s'avère excellente.

Les personnages sont intéressants à suivre, avec chacun ses propres secrets et si le personnage principal a un certain passif l'auteur ne s'attarde pas trop sur celui-ci.

Le style de l'auteur est extrêmement fluide, les chapitres sont assez courts, la lecture s'effectue sans temps mort jusqu'au dénouement.

Toutefois les derniers chapitres ne sont pas aussi percutants que le reste du livre et le final bien que réussi s'avère moins prenant car le lecteur parvient à découvrir le coupable une bonne dizaine de chapitres avant la fin.

Une intrigue palpitante et très travaillée, des chapitres qui se terminent le plus souvent sur des interrogations, des personnages qui collent bien au scénario, bref un très bon thriller malgré un dénouement qui manque un peu d'explications.






mardi 31 mars 2020

Bondrée de Andrée A. Michaud



À l'été 67, une jeune fille disparaît dans les épaisses forêts entourant Boundary Pond, un lac aux confins du Québec rebaptisé Bondrée par un trappeur enterré depuis longtemps. Elle est retrouvée morte, sa jambe déchirée par un piège rouillé. L'enquête conclut à un accident : Zaza Mulligan a été victime des profondeurs silencieuses de la forêt. Mais lorsqu'une deuxième adolescente disparaît à son tour, on comprend que les pièges du trappeur ressurgissent de la terre et qu'un tueur court à travers les bois de Bondrée.



Dans une clairière près d'un lac frontière entre le Canada et les USA, le corps d'Elizabeth Mulligan est retrouvé une jambe coincé dans un vieux piège à ours. Le policier chargé de l'enquête, après avoir interrogé tous les habitants, conclut à un accident. Mais quelques jours plus tard, la meilleure amie de Zaza va être retrouvée dans mes mêmes circonstances à la différence qu'elle a eu les cheveux tailladés à coups de couteau, la police est mise devant l'évidence : il s'agit bien de meurtres.

Faute de preuves et de témoins l'enquête tourne en rond même si les lecteurs connaissent l'assassin par son surnom.

Plus que l'enquête c'est l'atmosphère que l'auteure à mise en avant, de lourde au départ au fil des chapitres celle-ci devient oppressante, la tension monte crescendo au fil des interrogatoires des policiers.

Le récit nous parvient d'une manière indirecte, narré plus tard par une jeune fille qui avait douze ans au moment des meurtres. C'est par ses yeux que le récit nous est conté et de ce fait nous n'avons pas tous les éléments de l'enquête même si le deuxième narrateur est le policier.

Le rythme du récit est assez lent avec de nombreuses longueurs. On a droit à des flash-backs qui nous montre le tueur mais aussi de vieilles histoires locales, notamment celle d'un ancien trappeur qui s'est pendu et qui depuis longtemps hanterait les bois. Ces nombreuses longueurs ne permettent pas au lecteur de s'attacher aux personnages.

Le style de l'auteure est assez déroutant : une absence totale de dialogue qui crée une barrière entre le récit et le lecteur, un récit émaillé de courtes phrases en anglais non compréhensibles par un lecteur non anglophone, mais également des expressions canadiennes sans qu'il y ait de lexique ce qui a pour conséquence au départ de hacher la lecture pour trouver ces éléments su le net, puis de survoler ensuite les paragraphes par manque d'intérêt.

Un sentiment très mitigé qui ne donne pas envie de lire les autres romans de l'auteure.



lundi 23 mars 2020

Le dragon du Muveran de Marc Voltenauer



Le village de Gryon, dans les Alpes vaudoises, est en émoi : dans le temple gît un cadavre, nu, allongé sur la table sainte à l'image du Christ crucifié. À l'extrémité du couteau qui lui a transpercé le cœur, un message : " Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes les ténèbres ! " L'inspecteur Andreas Auer est convaincu que ce meurtre est le premier acte d'une mise en scène macabre et symbolique. Peu à peu, les secrets que certains villageois auraient préféré garder enfouis refont surface et viennent semer le trouble dans ce lieu d'habitude si paisible..



lors qu'elle se rend au temple pour préparer l'office du matin, la pasteure Erica Ferraud découvre sur l'autel le corps entièrement nu et énucléé, un couteau planté dans le cœur du copropriétaire de l'agence immobilière. L'enquête est confiée à l'inspecteur Auer de la criminelle de Lausanne qui habite le village. Pour seul indice l'inspecteur découvre sur le corps un verset biblique. Pour l'inspecteur qui craint d'autres victimes, l'affaire va s'avérer difficile car il n'y a aucun autre indice et pas de témoins.

L'enquête est bien maîtrisée par l'auteur, la narration plutôt lente permet de bien s'imprégner du travail des policiers.

L'intrigue se révèle plutôt simples avec des meurtres somme toute assez classiques du genre.

L'auteur s'attarde assez longuement sur les particularités de la région, ses décors, ses spécialités, les descriptions sont fréquentes mais bien dosées pour ne pas créer des longueurs. Il fait également bien ressortir l'ambiance particulière du village où tout le monde croit se connaître mais qui cache ses secrets.

Le rythme lent du récit permet de présenter en profondeur les personnages qui sont très travaillés, on peut toutefois reprocher que leur quotidien soit parfois un peu trop présent.

L'écriture est fluide, simple, assez directe dans les passages importants, et les phrases sont courtes ce qui permet une lecture facile malgré les passages descriptifs assez nombreux.

Un policier certes classique mais très bien mené où le suspense reste entier jusqu'au dénouement.



mardi 17 mars 2020

Les disparues du marais de Elly Griffiths



Angleterre, comté du Norfolk. Ruth Galloway, professeur d'archéologie, vit à la lisière d'une zone marécageuse proche de la mer, dans un coin isolé et battu par les vents. Le jour où l'inspecteur Harry Nelson découvre un squelette dans les marais, il requiert son expertise. Alors qu'il espère avoir enfin retrouvé le corps de Lucy, une fillette disparue dix ans plus tôt, la chercheuse est catégorique : les ossements datent de l'âge du fer et sont très certainement ceux d'une jeune fille victime d'un sacrifice. Mais bientôt une autre enfant disparaît. Et pour Ruth le cauchemar ne fait que commencer...


Le squelette d'un enfant a été découvert dans le Henge. L'inspecteur Nelson pense qu'il pourrait s'agir des restes de Lucy Downey, une fillette de cinq ans disparue il y a dix ans. Pour identifier les ossements il fait appel à Ruth Galloway une archéologue qui a déjà mené des fouilles sur le site néolithique. Elle identifie le squelette comme celui d'une jeune fille morte à l'âge du fer, une victime sacrifiée à une divinité. Sa participation aurait du prendre fin après l'identification mais survient alors l’enlèvement d'une fillette de quatre ans et l'archéologue reçoit une lettre d'avertissement.

L'enquête du côté policier n'est pas du tout développée, l'on ne suit pas le travail des policiers puisque le récit est essentiellement centré sur le personnage de l'archéologue. Mal gré de nombreux rebondissements, le récit manque de suspense, l'identité du coupable étant évidente pour le lecteur dés sa première apparition, ce n'est que l'atmosphère brumeuse du marais qui contribue à faire monter l'angoisse.
Le récit mêle références bibliques, mythologiques, archéologiques, allusions à la littérature et aux légendes nordiques. Si ce mélange fonctionne plutôt bien l'intrigue est tout ce qu'il y a de plus classique.
La vie personnelle du personnage central prend également beaucoup de place et l'enquête s'avère presque secondaire.
Le dénouement est quant à lui plutôt décevant, ce n'est que par une déduction simpliste et un pur hasard que l'enquête est solutionnée par l'archéologue.
Les personnages restent toutefois intéressants à suivre, l'auteur nous propose des personnages plutôt normaux avec leurs failles et leurs qualités.
Malgré de nombreux passages non liés directement à l'enquête la plume de l'auteure reste directe et le rythme de lecture soutenu.
Une intrigue très classique, une lecture qui manque d'action ne permettent pas de classer ce roman en tant que thriller comme annoncé.



samedi 7 mars 2020

Le guérisseur de Inger Ash Wolfe



A Port Dundas, petite commune somnolente du Canada, Hazel Micallef, chef de police (par intérim) depuis plusieurs années déjà, 61 ans, divorcée, tourmentée par des maux de dos épouvantables, essaie vainement de noyer sa douleur dans les anti-inflammatoires et le whisky. Un jour semblable à tous les autres, un drame effroyable vient ébranler la quiétude de cette ville endormie. Une de ses habitantes est retrouvée sauvagement assassinée. La victime est une femme de 81 ans, atteinte d'un cancer en phase terminale. Son corps est découvert à son domicile, la gorge tranchée, exsangue et la bouche tordue en un affreux rictus. Jamais on n'a vu telle abomination dans la région. Mais deux jours plus tard, une affaire étrangement similaire est recensée à quelques centaines de kilomètres de là. Peu à peu, les cas se multiplient et Hazel se retrouve lancée à la poursuite d'un tueur en série bien particulier qui sillonne le pays d'ouest en est, mû par une macabre mission...



La petite ville de Port-Dundas en Ontario est sous le choc : de manière générale la police n'a qu'à traiter des délits mineurs, mais cette fois-ci un meurtre a eu lieu. Délia Chandler, une femme de 81 ans atteinte d'un cancer en phase terminale, a été retrouvée égorgée à son domicile. L'autopsie va révéler qu'elle avait ingéré, avant sa mort, des substances toxique à base de plantes, pour la police se met à jour une évidence, la vieille dame a volontairement laissé entrer son meurtrier avait qui elle avait rendez-vous. Quelques jours plus tard un homme est également assassiné dans les mêmes circonstances, les services de police de Port-Dundas font le lien, ils ont affaire à un tueur en série.

L'enquête démarre rapidement et dans sa forme elle se révèle somme toute classique même si la police n'a pas affaire à un tueur comme les autres. En effet le tueur que l'on suit en parallèle ne se considère pas comme tel mais plutôt comme un délivreur qui permet à ses victimes consentantes de ne plus souffrir ce que les médecins leur refusent.

L'enquête est très bien maîtrisée, le lecteur va de rebondissements en rebondissements, et la dynamique de lecture se révèle excellente. L'horreur des scènes de crimes est bien rendue, et l'auteur ajoute au récit une petite pointe d'ésotérisme.

Quand au dénouement il s’avère un peu trop simple par rapport au reste de l'histoire.

Les personnages sont intéressants à suivre, bien développés, complexes qu'il s'agisse du tueur comme des policiers de premier plan.

Le style de l'auteur est fluide, direct, bien adapté au récit, ce qui permet au lecteur de maintenir une attention constante du début à la fin.

Un polar sombre à l'intrigue originale et bien ficelée où l'auteur n'épargne aucun détail à ses lecteurs.



dimanche 1 mars 2020

La dame de Reykjavik de Ragnar Jonasson



Hulda a tout donné à sa carrière. Mais en faisant toujours cavalier seul. Elle a beau être une des meilleures enquêtrices du poste de police de Reykjavik, à soixante-quatre ans, sa direction la pousse vers la sortie.

La perspective de la retraite l'affole. Tout ce temps et cette solitude qui s'offrent à elle, c'est la porte ouverte aux vieux démons et aux secrets tragiques qu'elle refoule depuis toujours. Et ses échappées dans la magnificence des paysages islandais, pour respirer à plein poumons la sauvagerie de son île, ne suffiront plus, cette fois.
Alors, comme une dernière faveur, elle demande à son patron de rouvrir une affaire non résolue. Elle n'a que quinze jours devant elle. Mais l'enquête sur la mort d'Elena, une jeune russe demandeuse d'asile, bâclée par un de ses collègues, va s'avérer bien plus complexe et risquée que prévu. Hulda a-t-elle vraiment pesé tous les risques ?



L'inspectrice Hulda, 64 ans, est proche de la retraite ce qu'elle redoute mais quand son chef lui annonce qu'elle doit quitter le service plus tôt c'est un véritable coup de massue qui s'abat sur elle. Son chef, tout en pensant qu'elle ne le fera pas, lui propose de rouvrir une vielle enquête. Elle choisit une enquête vieille d'un an, la mort suspecte d'Elena une demandeuse d'asile russe, une enquête bâclée par un de ses collègues.

L'enquête, bien qu'habilement menée, se déroule sur trois jours, mais l'auteur s'attache plus à faire ressortir la vie professionnelle et personnelle de l'enquêtrice. L'enquête passe au second plan et ne consiste qu'en quelques interrogatoires de témoins de l'époque sans qu'il n'en ressort quelque chose de probant.

En parallèle de la vie d'Hulda, on suit par bribes les éléments d'un meurtre assez mystérieux et l'on se doute que cela à un rapport avec l'enquête.

L'enquête en elle-même est assez banale, les révélations se font au compte goutte, ici pas de grands rebondissements ni d’autres meurtres, tout ce passe en douceur.

Le final est un peu abrupt et plutôt inhabituel pour le genre, et il laisse au lecteur une impression d'inachevé.

Le personnage d'Hulda est très bien brossé, très fouillé, on découvre son passé trouble et son quotidien dans le milieu très machiste de la police. Un portrait qui occupe trop de place par rapport à l'essentiel dans un roman policier, à savoir l'enquête. Les personnages secondaires sont troubles à souhait mais restent pas assez exploités.

La plume de l'auteur est paisible, fluide malgré les trop nombreuses descriptions de la psychologie d'Hulda. Et le rythme en dehors des passages consacrés à l'enquête est plutôt lent.

Ce premier tome de la nouvelle série de l'auteur ne parvient pas à nous convaincre en conséquence de quoi nous n'avons pas envie d'aborder le second tome déjà paru.




samedi 29 février 2020

Janvier & Février 2020



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jeudi 27 février 2020

Le diable de Glasgow de Gilles Bornais




" Le 23 août 1887, la police de Glasgow a demandé l'aide du Yard pour résoudre 'une méchante histoire de meurtres'. L’Écosse, je savais juste que c'était au nord et que les villes y suintaient le malheur, la crasse et le whisky. Glasgow était un ramassis de cette dèche. On me collait sur l'enquête parce que personne n'en avait voulu, de cette méchante histoire. Je pris le train, sans savoir que je m'embarquais pour le pire des voyages. On m'avait balancé sur les traces d'un monstre. Pas une crapule ordinaire, et pas un dingue. Non ! Une créature comme celles qui me faisaient hurler de terreur dans mes nuits de gosse. Sauf que cette fois, j'étais tout ce qu'il y a de réveillé, et c'est ma vie entière qui a basculé dans cet enfer. " Détective Joe Hackney



Glasgow 1887, un Lord et son serviteur sont sauvagement assassinés, les corps portent des blessures caractéristiques qui sont analogues aux blessures trouvées sur les corps d'un double meurtre survenu deux ans plus tôt. Pour aider la police locale, le Yard envoie un jeune enquêteur, Joe Hackney, un ancien petit voyou. L'enquête va révéler d'autres meurtres similaires se déroulant sur plusieurs décennies qui remettent en cause la probabilité d'un seul assassin.

Le début de l'histoire est intéressant, l'intrigue démarre sur une excellente dynamique mais au bout de quelques chapitres s’essouffle, et au final le rythme est très lent.

L'atmosphère de l'époque est bien reconstituée par l'auteur, une plongée sombre et glauque qui entai^ne le lecteur dans les bas-fonds de Glasgow, mais aussi à quelques occasions dans ceux de Londres. On aurait toutefois aimé que l'époque victorienne soit un peu plus décrite.

Les personnages sont intéressants à suivre mais ils auraient gagnés à être un peu plus fouillés.

Le style de l'auteur est plutôt incisif et est en osmose avec l'enquête qui est bien retranscrite.

Le final est surprenant on ne s'attend pas du tout à ce que le récit se termine sur une touche fantastique.

Au final un bon premier roman qui donne envie de suivre les autres volumes de la série.




vendredi 14 février 2020

Les rues de Santiago de Boris Quercia



Il fait froid, il est six heures du matin et Santiago n'a pas envie de tuer qui que ce soit. Le problème, c'est qu'il est flic. Il est sur le point d'arrêter une bande de délinquants, dangereux mais peu expérimentés, et les délinquants inexpérimentés font toujours n'importe quoi... Après avoir abattu un jeune homme de quinze ans lors d'une arrestation musclée, Santiago Quiñones, erre dans les rues de sa ville, Santiago du Chili, en traînant son dégoût. C'est ainsi qu'il croise le chemin de la belle Ema Marin, une courtière en assurances qui semble savoir beaucoup de choses sur son passé.



Dans ce court roman qui se déroule au Chili, l'on suit le quotidien d'un flic atypique dans les rues de la capitale. Après avoir participé à l'arrestation d'un gang où il à malencontreusement abattu un adolescent de quinze ans, le vague à l'âme Santiago Quinones suit dans la rue une jeune femme sans ce douter que cette filature qui n'en est pas une à proprement parler va l'entraîner au centre d'une affaire d'arnaque à l'assurance.

Le meurtre d'un détective privé, ancien policier que Santiago connaissait va donner lieu non pas à une enquête mais permettre à l'auteur de nous narrer la dureté de la vie des flics dans une capitale chilienne où se côtoient flics ripoux, avocats véreux, escrocs et trafics de drogue.

L'intrigue policière n'est ici qu'un prétexte à faire ressortir une ambiance particulière, très sombre. Malgré le peu d'action, l'histoire essentiellement centrée sur le personnage central nous entraîne dans une aventure urbaine rythmée. La ville est très peu décrite, seuls les noms de quelques endroits et rues sont cités : de la ville le lecteur n'apprendra rien.

Pas non plus de nombreux personnages, mais l'auteur nous dresse un portrait très fouillé du policier.

La plume de l'auteur est vive, sèche, les phrases sont coutres, le style est agressif voire à certains moments vulgaire.

Un très bon roman noir qui se lit très vite, c'est dense, rythmé, à aucun moment l'on ne s'ennuie.