ACHATS MENSUELS Novembre & Décembre 2022
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Espagne, automne 1936. Sous le commandement de Franco, l'armée s'est soulevée pour renverser la République. Les services secrets franquistes chargent Lorenzo Falcó, ex-trafiquant d'armes et espion dénué de scrupules, d'une mission impossible : pénétrer en zone rouge et organiser, avec l'aide d'un groupe de miliciens, l'évasion du fondateur de la Phalange, José Antonio Primo de Rivera, détenu par les républicains dans la prison d'Alicante. Un homme et deux femmes – Ginés Montero, sa sœur Cari et l'énigmatique Eva Rengel – seront ses compagnons, et peut-être ses victimes.
Alors qu'il se trouvait en concurrence avec les services secrets franquistes pour contrebande d'armes, le chef du SNIO a préféré recruter Falco plutôt que de l'éliminer.
Après une mission simple en ouverture de roman, il est envoyé en zone communiste pour préparer et superviser l'attaque de la prison d'Alicante pour exfiltré le créateur des Phalanges.
Mais un contre-ordre va changer la donne.
Dans ce roman on est plus dans un thriller action que dans un véritable policier historique.
La partie historique nous permet de voir les forces en présence lors de la guerre d'Espagne qui porta Franco au pouvoir. Cette partie est intéressante à suivre toutefois certains points auraient gagné à être plus fouillés.
Le personnage central se révèle ambigu, dénué de sens moral, et n'attire pas la sympathie du lecteur tout au moins en première partie de roman. Un personnage qui ressemble par certains côtés à un agent des services secrets britanniques quant à son rapport aux femmes et par certaines des méthodes employées.
Un roman pas inintéressant mais qui laisse au sortir un sentiment mitigé.
Janvier
1980. Joshua Auberson est agent de sécurité à l’Avalanche Hôtel,
sublime palace des Alpes suisses. Il enquête sur la disparition
d’une jeune cliente et ne peut écarter un sentiment d’étrangeté.
Quelque chose cloche autour de lui, il en est sûr. Le barman, un
géant taciturne, lui demande de le suivre dans la montagne, en
pleine tempête de neige. Joshua a si froid qu’il perd
connaissance…
… et revient à lui dans une chambre d’hôpital.
Il a été pris dans une avalanche, il est resté deux jours dans le
coma. Nous ne sommes pas en 1980 mais en 2018. Joshua n’est pas
agent de sécurité, il est flic, et l’Avalanche Hôtel n’est
plus qu’une carcasse vide depuis bien longtemps. Tout cela n’était
qu’un rêve dû au coma.
Un rêve, vraiment ?
Un homme se réveille dans une luxueuse chambre d’hôtel, blessé à la tête il ne se souvient de rien. Dans la penderie un uniforme et un badge lui rappelle qu'il est agent de sécurité à l'Avalanche Hôtel. Il est interrogé peu après par un inspecteur sur la disparition d'une jeune femme. Dans la journée menant son enquête, il suit un des barman de l’hôtel et...C'EST LE TROU NOIR.
Au sortir de son évanouissement, il se réveille trente-huit ans plus tard victime d'une avalanche il était à la recherche de renseignements sur une jeune femme retrouvée dans le coma sans identité. Il est dans le milieu de la trentaine et est officier de police.
Un postulat de départ très intéressant qui nous entraîne dans un début de récit entre réalité et hallucination. Le récit se déroule sur un rythme assez lent, et il n'y a aucun élément marquant pour relancer le récit. Mais le récit au début prometteur s'avère rapidement plat et ne présentant que peu d’intérêt pour le lecteur.
Au niveau des personnages l'auteur ne nous épargne aucun cliché rendant certains traits de leurs caractères proches de la caricature.
L'enquête n'est elle aussi pas approfondie, pas de pistes multiples tout est linéaire.
Un récit qui ne convainc pas car l'idée de départ n'est pas assez travaillée en profondeur. Pour qu'il eusse été intéressant il eut fallu au moins une centaine de pages et un peu de recherches sur le côté médical présenté.
La
vie est difficile quand on est alcoolique « en pause » et
journaliste exilé, pour mauvais esprit, dans le nord de l'Islande.
Pourtant, il se passe des choses dans ce grand nulle part bouleversé
par la mondialisation et l'arrivée des émigrés. Un petit chien
disparaît, une vieille dame téléphone pour dire que la mort
accidentelle de sa fille arrange bien les affaires de son gendre. Des
adolescents se suicident. Un reportage sur la troupe de théâtre du
lycée est publié, et le jeune et talentueux acteur qui tient avec
tant de conviction le rôle principal disparaît...
Pour échapper
aux chiens écrasés et aux radios-trottoirs, mais surtout pour
contredire l'ambitieux rédacteur en chef qui le téléguide depuis
la capitale, Einar enquête sur cette micro société gangrenée par
la corruption, la drogue et la « politique des cousins ». Il étudie
le théâtre classique et découvre un présent inquiétant peuplé
lui aussi, si on y regarde bien, de sorcières.
Lors d'une sortie de cohésion d'une usine de bonbons d'Akureyri, la propriétaire, une femme dans la cinquantaine, tombe à l'eau et se cogne la tête à un rocher. La police conclut à un accident. Mais pour sa mère, en maison de retraite, c'est son mari qui l'a assassinée.
Un jeune étudiant qui devait jouer le premier rôle dans une pièce de théâtre disparaît. Son corps est retrouvé carbonisé dans une déchetterie.
Deux enquêtes dans lesquelles va se lancer Einar, un journaliste d'investigation, muté de Reykjavik dans le nord pour son sale caractère et son fort penchant pour l'alcool suite à son divorce.
Les enquêtes consistent à des interview des proches des disparus et plus particulièrement à ceux du jeune étudiant, un jeune homme brillant mais à la personnalité complexe. L'avancée de cette enquête est fortement lié aux renseignements de la police que l'on suit au travers des échanges. Une partie certes intéressante mais peu approfondie.
Comme l'on pouvait s'en douter depuis le début les deux affaires vont se retrouver liées dans le final.
D'autres événements se produisent donnant du rythme au récit.
En parallèle l'on suit la vie personnelle d'Einar et de son ex rédacteur en chef lui aussi tombé en disgrâce suite à de nouveaux investisseurs dans le journal. Tous les deux sont chargés de booster les ventes du journal du soir.
Malgré des enquêtes peu fouillées ce premier tome de la série s'avère fort intéressant.
Sur l'indlandsis groenlandais, une délégation emmenée par la ministre danoise de l'Environnement et la chancelière allemande, venue constater les conséquences du réchauffement climatique, découvre le cadavre d'une jeune femme libéré par la fonte des glaces.
La
victime est agenouillée, les chevilles et les poignets
attachés.
Comment est-elle arrivée
jusqu'ici ? Pourquoi l'assassin l'a-t-il forcée à prendre cette
position avant de l'étouffer en lui mettant la tête dans un sac
plastique ?
Le chef de la brigade
criminelle de Copenhague, Konrad Simonsen, est dépêché sur les
lieux. Les circonstances du crime, qui remonte à plus de vingt-cinq
ans,lui rappellent une affaire survenue quelques années plus tôt.
Un homme avait été rapidement appréhendé. Il s'était donné la
mort peu après son arrestation et l'affaire avait été classée.
Or
cet homme ne peut avoir commis les deux crimes. Simonsen a donc
poussé un innocent au suicide, tandis que le véritable
meurtrier
court toujours. Qui sait combien de victimes il a pu
faire
tout au long de ces années ?
Au Groenland la fonte des glaces permet de retrouver le corps d'une jeune femme disparue vingt-cinq ans plus tôt.
Le commissaire divisionnaire Konrad Simonsen, chef de la police criminelle de Copenhague, est très trouble au vu du corps, la femme a eu les ongles coupés très courts. Un meurtre qui lui rappelle une autre enquête où tous les indices conduisaient au père de la victime qui s'est suicidé. Une erreur indéniable commise par lui même et son équipe qui a conduit à la mort d'un innocent.
Les auteurs nous révèlent assez rapidement l'identité du tueur mais l'enquête piétine faute de preuves à son encontre et d'erreurs commises par certains membres de l'équipe.
De plus il est difficilement compréhensible que les autorités soient prêtes à ignorer les méthodes de la police qu'elle pourrait utiliser pour appréhender le coupable.
Une intrigue traitée de manière quelque peu brouillonne qui crée des longueurs pas toujours nécessaires à l'enquête comme lorsqu'une des policières enquête sur les responsabilités politiques de l'époque quand à l'implantation de l'armée américaine au Groenland au temps de la guerre froide.
Du fait d'une enquête qui tâtonne et du malaise ressenti par certains des enquêteurs suite à leur erreur passée on n'arrive pas à entrer en symbiose avec les personnages et encore moins avec le tueur qui se révèle bien fade.
Du fait que l'enquête piétine et l'ajout des paragraphes sur la guerre froide on a droit à de nombreuses longueurs qui donnent un style pesant. Tout au long du roman on a l'impression que les auteurs veulent toujours en rajouter pour mécaniquement allongé le récit. Seraient-ils payés au nombre de pages ?
Un policier tout ce qu'il y a de plus passable.
Londres,
1893 : une calèche explose, tuant sur le coup un notable. La
police est désemparée, d’autant que le meilleur inspecteur de la
ville, Henry Wilkes, a rendu son insigne. Aux prises avec ses démons
intérieurs, il dépérit sous le regard inquiet de son fidèle
Billy, le gamin des rues qu’il a recueilli.
Mais quand le «
meurtre de la calèche » prend une autre dimension, Henry ne
peut rien faire d’autre que reprendre du service. En effet, tous
les indices désignent un coupable : Gareth, le propre frère
d’Henry… mort des années plus tôt ! Est-ce une
machination ? Ou bien son frère serait-il encore vivant
?
L’inspecteur déchu risque fort de réveiller les fantômes
du passé dans cette ville où trahison et mensonges sont monnaie
courante et où le danger est à chaque coin de rue…
Intrigues,
menaces et complots : une enquête dans les bas-fonds du
Londres victorien.
Comme tous les premiers jeudis du mois Scott Anderson sort sans son épouse. A peine la porte passée sa calèche explose. Un témoin a vu un homme portant une tache de naissance s'éloigner rapidement.
Pour l'inspecteur Thomson, la description correspond à Gareth, le frère de l'ex-inspecteur Wilkes. Usant de chantage il parvient à associer Wilkes à l'enquête.
Wilkes a une longueur d'avance sur Thomson dans l'enquête, le médecin légiste lui a confié que le corps découvert dans les restes de la calèche est celui d'un mort volé à la morgue.
L'enquête, qui consiste essentiellement à des interrogatoires de la présumée victime, est bien menée. Une intrigue plus étoffée que dans le précédent roman des enquêtes de Wilkes et Bennet.
Le point fort du récit est l'atmosphère particulièrement bien rendue de l'époque victorienne. On ressent bien la misère des quartiers populeux de Londres.
Le duo fonctionne toujours bien, les personnages de premier plan gagnent en épaisseur. Les deux autres policiers sont toujours désagréables et peu compétents donnant une image assez réaliste des policiers de l'époque.
Une lecture dynamique servie par une plume à la tonalité proche des plus vieux romans policiers , fluide et efficace.
Un très bon roman avec des personnages largement inspirés de ceux croisés dans les aventures de Sherlock Holmes.
Le
commissaire Carrel, avec humour, finesse et doigté, mènent
l’enquête.
La jolie ville de Bénévent l’Abbaye, en Creuse,
voit débarquer notre compère auprès du cadavre d’un libraire de
Limoges. Les besoins de l’enquête le mèneront du clocher à la
crypte de l’étonnante église Saint Barthélémy qui recèle bien
des mystères mais aussi aux pieds de la jolie veuve, qui ne laisse
pas notre commissaire indifférent…
Venu pour faire l'inventaire de la maison de son père un mois après sa mort, Charles Rumeau, un libraire de Limoges, est retrouvé assassiné dans la bibliothèque par son épouse.
C'est le commissaire divisionnaire Carrel assisté de l'inspecteur Berger qui se charge de l'enquête.
L’enquête qui consiste en quelques interrogatoires qui ne donnent au lecteur aucun indice au lecteur sur le meurtrier si ce n'est un rapport avec la thématique abordée dans le roman. Toutes les pistes explorées relient les suspects à l'abbatiale de Bénévent. Mais plus que l'enquête qui passe au second plan l'auteur a voulu mettre en avant cette partie de la Creuse.
La thématique de fond explorée est teintée d'ésotérisme. En effet l'alchimie occupe une place primordiale dans le roman, mais l'auteur ne présente rien de plus que l'on ne connaît déjà.
Le duo de policiers fonctionne plutôt bien malgré des échanges où un humour sans finesse se trouve trop présent. On n'échappe pas non plus dans le final à une idylle entre la belle veuve et le commissaire ce qui vient gâcher un dénouement sans surprise.
Un roman policier plutôt décevant malgré une belle plume.
Un chevalier mortellement blessé, porteur d'un message d'une extrême importance, s'écroule sur le seuil du temple d'Ariel. Le paisible temple se retrouve en pleine effervescence ! Prêtre novice, Quentin se porte volontaire pour prévenir la Reine Alinea. Ce faisant, il s'attire l'inimitié du redoutable sorcier Nimrood et de Jaspin l'usurpateur, et plonge au coeur d'un conflit dont va dépendre le sort du Roi - et du Royaume tout entier...
Alors que Quentin, un jeune acolyte du Temple d'Ariel, vient de se réveiller une alarme résonne. Quentin et quelques prêtres découvrent sur les marches d'entrée du temple un chevalier grièvement blessé. Bien que très affaibli il demande que l'on porte un message à la reine mais aucun des prêtres ne voulant rompre son serment c'est le jeune acolyte qui se propose.
Alors que le roi parti guerroyer contre les barbares s'en revenait il a été capturé par Nimrod un nécromancien en cheville avec le prince Jaspin, le frère du roi , qui veut s'emparer du trône d'Elsendor avec que le nécromancien lui veut dominer le monde.
Avec un grand méchant et un fourbe qui veulent tous deux le pouvoir l'intrigue se révèle tout ce qu'il y a de plus classique.
U univers médiéviste lui aussi classique, plutôt bien développé pour un premier tome avec quelques races en voie de disparition propre à ce monde qui toutefois auraient gagnées à être plus développées.
Avec un adolescent qui va sauver le monde et une quête le récit lui aussi n'a rien de novateur. S'il pèse une menace sur le royaume on aurait pu s'attendre à quelques combats qui auraient du rythme au récit mais il n'en est rien. Même l'affrontement final manque de profondeur, une grande bataille résumée en quelques mots.
Des personnages très caractéristiques de la fantasy que l'on suit sans déplaisir mais auxquels on n'arrive pas à s'attacher.
Le style de l'auteur descriptif et littéral avec peu de dialogues s'avère quelque peu pesant ce qui avec le manque d'action rend la lecture un peu ardue malgré un récit qui semble plus adapté à la jeunesse.
Un premier tome tout de même plaisant pour qui voudrait découvrir le genre.
Après
une course folle, une BMW plonge dans les eaux de la gare maritime
d'Helsingborg. Quelques heures plus tard l'identité du passager
défraie la chronique : Peter Brise, star nationale des technologies
de l'information, était promis à un avenir florissant.
Que
s'est-il passé ?
Et
pourquoi, comme l'autopsie va le révéler, la victime était-elle
déjà morte lors de l'accident, son corps congelé depuis deux mois
à - 18° ?
En Suède, Astrid Tuvesson, commissaire de police, poursuit un véhicule qui lui a arraché son rétroviseur, mais la BMW plonge dans les eaux du port. L'autopsie révélera que la victime, un riche patron informaticien, est mort depuis deux mois et que son corps a été congelé.
Au Danemark, deux agents de patrouille se font subtiliser leurs armes par une junkie couverte de sang qui déclare que son frère a été tué par quatre personnes aux visages souriants.
Dans ce roman l'auteur nous offre deux enquêtes qui se déroulent en parallèle avec un lien très ténu entre elles. Les chapitres alternent les deux enquêtes ce qui a pour effet de casser en permanece le rythme du récit, avec de nombreux raccourcis pour chacune d'elle. L'auteur aurait du se consacrer à une seule enquête ce qui aurait donné plus de poids au roman.
Les policiers ont pour, notamment ceux de premier plan, des problèmes dans leurs vies privées ou professionnelle ce qui ne permet pas d'entrer en osmose avec eux. Ces problèmes occupent un peu trop de place dans le récit et créent des passages peu intéressants pour les lecteurs.
On sort de ce roman avec un avis plutôt mitigé malgré deux enquêtes qui auraient pu être intéressantes sur le fond mal plutôt mal exploitées par l'auteur.
FORMAT PAPIER
C'est
l'été à Siglufjördur. Le climat de ce village du nord de
l'Islande est si rude que le jeune policier Ari Thór voit arriver
avec soulagement cette saison où le soleil brille à toute heure du
jour et de la nuit. Mais le répit est de courte durée. Un homme
battu à mort est découvert sur les bords d'un fjord tranquille. Une
jeune journaliste vient fouiner d'un peu trop près. Que
cherche-t-elle à découvrir ? Ou à étouffer ?
Surtout,
l'éruption spectaculaire de l'Eyjafjallajökull recouvre peu à peu
toute l'Islande d'un épais nuage de cendres. Cette étrange "
nuit " – nátt, en islandais – fait remonter les secrets les
plus enfouis. Personne ne sera épargné. Pas même Ari Thór, qui
doit pourtant boucler son enquête au plus vite, s'il veut éviter de
nouveaux crimes.
Alors qu'il se rend aux sources chaudes Grettir, un étudiant américain découvre un corps près d'une villa en construction. La victime a le visage en bouillie et un œil crevé. Elle est rapidement identifiée, il s'agit d'Elias Freysson un artisan indépendant qui travaillait également pour le tunnel en construction.
L'enquête est confiée, par l'inspecteur en charge de la police de Siglufjordur, à Ari Thor arrivé depuis deux ans. Ce que ne comprend pas son collègue Hlynur plus ancien qui est atteint d'un profond malaise rattrapé par son passé violent sous forme d'emails.
De son côté Isrun, une journaliste de Reykjavik, chargée des chiens écrasés par son rédacteur en chef qui voudrait la virer, compte bien profiter de cette affaire pour faire un scoop.
Une enquête assez bien menée des deux côtés mais quelque peu noyée par le mal être des policiers qui tous trois vivent des moments difficiles, et des relations au journal. L'auteur a choisi de se centrer principalement sur ses personnages ce qui n'est pas sans créer des passages inintéressants et plus lents pour le lecteur. Une impression encore renforcée par un manque de fluidité du roman dans son ensemble.
Si l'enquête reste toutefois intéressante le lecteur sort de cette lecture avec un sentiment mitigé.
Dans
les eaux brunes du fjord de Killary, en plein cœur du Connemara, le
chalutier irlandais, Bloody Mary, remonte dans ses filets
un corps meurtri sans visage. Deux lettres, gravées dans la chair du
cadavre, orientent l’enquête vers un homicide. Quelques jours plus
tard, deux doigts et une jambe sont repêchés. De nouveau, les deux
mêmes lettres : I.V.
Andrew Richards, inspecteur à
la Criminelle de Londres, est dépêché sur place. Nuala Mc Feen,
enquêtrice de la Police de Dublin, est déjà sur les lieux. Les
deux officiers, que tout oppose ou presque, sont contraints de
collaborer sur une affaire qui va mettre à nu quelques-uns des
secrets les plus inavouables de l’Irlande. Alors même que leurs
investigations progressent, un détail troublant va tout faire
basculer et relancer l’enquête...
Le corps d'une jeune anglaise partie faire du trekking sur la lande est repêché non loin de la côte par un chalutier.
Alors que l'inspecteur dépêché depuis Londres rejoint ses homologues irlandais ces derniers viennent de faire une autre découverte macabre : deux doigts humains et une jambe gravée IV tout comme la première victime.
Les autopsies révéleront que la première victime a eu la tête éclatée par un explosif, et que les marques ont été faites au harpon.
L'enquête est bien maîtrisée par l'auteur, on suit la découverte des indices pas à pas, sans que rien ne nous laisse découvrir le coupable avant le dénouement.
La deuxième partie du roman qui en comporte trois est consacrée au conflit qui ont opposés les irlandais aux britanniques dans les années 1920. Cette partie retraçant quelques scène de cette histoire trouble permettant entre autre de découvrir la signification des inscriptions laissées sur les corps.
Des personnages atypiques mais bien brossés, et le duo d'enquêteurs fonctionne bien malgré le fait qu'ils opèrent assez souvent chacun de leurs côtés.
Les descriptions de cette partie du Connemara donnent à la fois une vision à la fois poètique mais également empreinte de violence notamment pendant les faits présents mais aussi de par le passé.
Un récit qui mêle à la fois un côté historique et un suspense qui monte progressivement au fil des chapitres jusqu'à un dénouement que nous n'avions pas vu venir. Un excellent roman policier.