jeudi 24 septembre 2020

Killer Nostrum de Jennifer Holparan

 


Appelée sur une scène de crime, Darcy est sous le choc. Ce grand cimetière à Boston, la jeune flic punk ne l'oubliera jamais. Il y a dix-huit ans, c'est là que son père s'est fait assassiner sous ses yeux. Le meurtre d'aujourd'hui se révèle rapidement lié à une ténébreuse affaire au sein de l'Église. Alors qu'elle mène l'enquête, aidée de son fidèle ami prêtre, Tim, l'inspectrice remonte le temps. Bientôt émergent des indices liés à la mort de son père. Prêt à être révélé, le mystère n'attend que la détermination et le courage de son atypique duo d'enquêteurs



Des ornithologues amateurs un peu farfelus découvrent un corps près du petit lac du cimetière de Forest Hills. La police est prévenue et le lieutenant chef de groupe écarte Darcy de l'enquête pour de bonnes raisons mais celle-ci très butée impose sa présence. Sur place elle s'évanouit : la victime lui rappelle en tous points le meurtre de son père auquel elle avait assisté alors qu'elle n'avait que 8 ans. Kidnappée par l'assassin elle avait réussie à s'enfuir en le blessant.

L’enquête, double puisqu'en parallèle de la partie menée par ses collègues Darcy a rouvert le dossier sur le meurtre de son père, est assez bien réalisée. Toutefois l'enquête est quelque peu diluée dans le récit du fait que la vie personnelle des protagonistes de premier plan y prend trop de place. Une intrigue classique mais tout de même bien rythmée.

Les personnages sont bien dépeints mais à certains moments on frise le cliché voire la caricature. Les interactions verbales sont en grande partie ponctuées d'humour, mais un humour qui se révèle par moments un peu lourd.

La plume de l'auteure est assez plaisante malgré les passages sur les personnages et leur vie personnelle qui ralentissent un peu la lecture.

Au final un policier plutôt moyen.





samedi 19 septembre 2020

L'héritier de Novron de Michael J. Sullivan



La guerre a atteint Melengar. Une fois de plus, Royce et Hadrian, le mercenaire et le voleur, acceptent une mission désespérée. Ils devront former une alliance avec les groupes nationalistes en guerre contre l Empire, au sud. Royce soupçonne de plus en plus le mage qui les a aidés dans le passé d avoir utilisé les deux voleurs comme des pions pour son propre jeu. Pour découvrir la vérité, il doit enquêter sur le passé d Hadrian ce qui pourrait bien bouleverser leur amitié et mettre fin à Riyria.


Pour les régents Saldur et Ethelred tout se déroule selon leurs plans : Degan Gaunt, le chef des nationalistes, et, la princesse Arista, la sorcière, croupissent dans les geôles en attendant leurs exécutions. Le mariage de Modina avec Ethelred est proche : ils pourront se débarrasser d'elle.

Royce et Hadrian, trahis par le nain Magnus, ont été capturés en tentant de libérer les prisonniers. Mais c'est sans compter sur l'impératrice Modina.

La première partie du roman, qui correspond au tome 5, est l'occasion pour l'auteur de clore certain nombre d'intrigues par des retournements de situation.

La deuxième partie qui permet de découvrir les elfes et l'ancienne capitale de l'Empire permettent encore à l'auteur d'enrichir un peu l'univers. Mais l'apparition des elfes est insuffisamment exploitée puisque l'on ne suit pas leurs combats ni leur avancée qui ne sont relatés que par quelques lignes dans le récit.

Le final est bien entendu le temps des révélations mais il se termine de manière trop sirupeuse : ils se marièrent et vécurent heureux !!!

Dans cette dernière intégrale l'auteur met en avant de nouveaux personnages ou des personnages que l'on avait peu vu précédemment. Mais il retombe un peu dans les travers du premier tome car les personnages redeviennent un peu cliché.

La plume de l'auteur est toujours aussi fluide ce qui permet aux différent événements de s'enchaîner naturellement.

Ces deux derniers tomes nous révèlent des récits forts classiques et simples.





 

jeudi 17 septembre 2020

Irrespirable de Olivia Kiernan

 



Irréversible
Dublin. Le docteur Eleanor Costello, scientifique respectée, est retrouvée morte chez elle. Suicide ?

Implacable
À peine remise des coups reçus lors de sa précédente affaire, la commissaire Frankie Sheehan se voit confier l'enquête. La disparition du mari d'Eleanor puis la découverte d'une deuxième et bientôt d'une troisième victime lui prouvent qu'elle est en présence d'un tueur en série. Et que ce tueur aime jouer avec la mort.

Irrespirable
Victimes consentantes, sites BDSM, " near death experiences ", chambres de torture, meurtres filmés et ritualisés : jusqu'à sa confrontation finale avec le tueur, Frankie va s'immerger dans ce que l'âme humaine a de plus noir et de plus pervers. Un noir absolu, malgré les taches de bleu de Prusse, ce pigment utilisé par Chagall et que l'on retrouve sur les victimes comme une signature.



Le Docteur Eleanor Costello a été retrouvée pendu à son domicile. Suicide ou meurtre ? La commissaire Sheehan a des doutes. Doutes qui seront confirmés par un détail à l'autopsie, il s'agit bien d'un meurtre. Tout de suite les soupçons se portent sur le mari qui a disparu.


L'enquête qui se déroule sur plus de six mois se révèle complexe puisque les meurtres se succèdent et que les indices sont très minces. Les différentes pièces du puzzle se mettent en place petit à petit ce qui laisse dans le récit certains temps morts. Les certitudes des enquêteurs sont souvent mises à mal par des faits contradictoires.


L'histoire est pleine de rebondissements mais certains d'entre eux sont un peu déstabilisants car ils surviennent au moment où on s'y attend le moins.


Les personnages sont bien esquissés. Le personnage central est perturbée psychologiquement suite à des blessures importantes reçues lors d'une affaire importante dont ne parle pas l'auteure.


La plume de l'auteure est assez fluide malgré les temps morts. Des temps morts qui jouent sur la tension qui parfois retombe.


Une intrigue rondement menée, des personnages intéressants à suivre, un final bien brossé, des moments glauques, tous les éléments sont réunis pour faire un excellent thriller.




dimanche 13 septembre 2020

Un assassin parmi nous de Shari Lapena



Le Mitchell's Inn est un hôtel de charme perdu au cœur de la forêt. Ses pensionnaires croient avoir choisi la destination idéale pour se détendre au coin du feu, loin de la frénésie new-yorkaise. Là-bas, pas d'Internet ni de réseau. Mais la tempête fait rage et, après une coupure d'électricité, on découvre Dana Hart, venue pour une escapade romantique avec son fiancé, morte au pied de l'escalier. Chute accidentelle ? Drame passionnel?

Alors que les conditions météorologiques se dégradent encore et que l'établissement est coupé du monde, un deuxième cadavre est retrouvé. Le doute n'est alors plus permis : l'assassin est dans la place, et pas moyen de lui échapper...



Dans le début du roman l'on suit l'arrivée de quelques clients au Mitchell's Inn un hôtel de charme isolé au cœur de la forêt. Mais à peine les derniers clients arrivés la tempête de neige forcît privant l'hôtel d'électricité et des moyens de communication. Si au début l'ambiance est feutrée la découverte du corps de l'une des jeunes femmes va la détériorer rapidement. Chute accidentelle dans le noir ? Ce n'est pas ce que croit David Paley un avocat pénaliste. Puis avec la découverte d'un deuxième corps, l'ambiance va devenir orageuse chacun accusant l'autre à tour de rôle. Et la peur va s’installer.

En début de roman, l'auteur prend son temps pour planter le décor et présenter ses personnages au fur et à mesure de leur arrivée à l’hôtel. On a un peu de mal à entrer dans l'histoire car au début il ne se passe rien, il faut attendre la découverte du premier corps pour que l'histoire commence à se développer et présente enfin de l’intérêt. Car au préalable on n'a rien appris sur les personnages qui présente un intérêt.

A partir de ce moment là, l'auteure installe le doute dans l'esprit de ses lecteurs, fait monter l'angoisse et développe une ambiance anxiogène qui monte crescendo au fil des pages.

Les meurtres se succèdent jusqu'à l'arrivée de la police. L'enquête est un peu trop rapide et le dénouement se fait juste sur un petit détail. Vient alors des révélations sur le meurtrier mais certains points d'ombre sur d'autres clients restent sans réponse.

Les personnages sont dans l'ensemble bien esquissés avec chacun ses secrets ou ses blessures, mais ils se dévoilent un peu trop lentement à notre goût .

Les chapitres sont courts, alternent les points de vue et l'histoire est assez bien rythmé malgré des moments creux.

Au final l'auteure nous plonge dans un huis clos à l'ambiance réussie mais arrivé à la fin du roman on a un peu l'impression qu'il manque quelque chose.



mardi 8 septembre 2020

L’avènement de l'empire de Michael J. Sullivan




La guerre a atteint Melengar. Une fois de plus, Royce et Hadrian sont recrutés pour une dangereuse mission : former une alliance clandestine avec les nationalistes, en guerre contre le pouvoir. Tandis que la domination de l'Empire de Nyphron ne cesse de s'étendre, Royce soupçonne qu'une ombre mystérieuse manipule son ami. Pour connaître la vérité, il doit découvrir le secret du passé d'Hadrian. Une révélation qui pourrait bien briser leur amitié, et mettre fin à leur duo, alors que le chaos menace...



Le début du récit de ces tomes 3 et 4 se déroule environ six mois après les événements de la Tour Elfique.

L' Église a réussi à prendre le pouvoir en plaçant Thrace sur le trône de l'Empire sous le nom de l'Impératrice Modina mais Thrace n'est plus que l'ombre d'elle même : apathique, amorphe ; les secrétaires qui se sont succédé auprès d'elle n'ont pas réussi à la sortir de sa léthargie. L’évêque Saldur désigne alors une simple servante comme secrétaire et tout doucement cette dernière va réussir à la faire réagir.

En parallèle on retrouve Royce et Hadrian qui mènent des missions pour le roi de Melegar. A la demande de la princesse Arista, ils vont accompagner cette dernière, sans que son frère le sache, qui veut rencontrer le chef des nationalistes pour coordonner leurs attaques contre les troupes de l'Empire.

La thématique centrale de ces deux volumes est la trahison et l'auteur trouve un bon équilibre entre action et intrigues avec de nombreux rebondissements.

La deuxième partie Tempête d’Émeraude, avec un long voyage maritime de Royce et Hadrian et une traversée de la jungle permet à l'auteur d'élargir considérablement son univers. Mais cet univers reste dans son ensemble assez classique pour le genre.

Les personnages sont toujours aussi plaisants à suivre, ils continuent petit à petit au fil des pages à s'étoffer. Les femmes occupent des places de premier plan. Le personnages d'Hadrian est plus sombre, déprimé et il envisage de quitter Royce n'étant plus attiré par le métier de mercenaire.

La plume de l'auteur est toujours aussi fluide et vive, ce qui donne une très bonne dynamique de lecture, les nombreux événements s'enchaînant naturellement.

Une très bonne intégrale supérieure à la première même si dur le fond l'histoire reste assez simple.




dimanche 6 septembre 2020

La tour elfique de Michael J. Sullivan



Le village de Dahlgren est en proie aux attaques répétées d’un monstre sanguinaire. Sur les conseils d’un mage, une jeune rescapée du massacre fait appel aux services de Royce et Hadrian dans l’espoir d’éradiquer ce fléau.
Le magicien met les voleurs sur la piste d’une antique tour elfique, où sont cachés les fragments d’une épée légendaire, seule arme susceptible de venir à bout de la créature maléfique. Parviendront-ils à s’emparer de cet artefact qui représente bien plus qu’ils ne croient ? Cette fois, c’est l’avenir d’Elan qui est en jeu…



Malgré la somme dérisoire qu'elle leur propose, Royce et Hadrian accepte la mission d'une jeune paysanne : s'emparer d'une épée magique qui se trouve dans une vieille tour elfique et permettre à son père de tuer la bête maléfique qui ravage son village.

Avec pour postulat de départ un artefact à trouver le récit s'avère classique et fort simple. Toutefois dans la dernière partie de l'histoire les manigances de l’Église pour mettre un pion qu'ils pourront contrôler à leur guise sur le trône impérial étoffe un peu plus le récit. Mais là encore c'est une thématique assez récurrente en fantasy.

Avec un schéma trop classique, une intrigue plutôt simple, mais de l'action et des rebondissements présents ce deuxième opus reste dans la lignée du premier volume.

L'univers, là encore très classique et sans rien de novateur pour le genre,avec les machinations de l’Église s'élargit quelque peu et pose l'intrigue politique de fond pour les tomes suivants.

Les personnages stéréotypés du premier tome gagnent quelque peu en profondeur, les personnages de premier plan gagnent un rôle plus important. Les personnages secondaires rencontrés dans le premier volume s’épaississent eux aussi.

La plume de l'auteur est légère et fluide donnant un bon rythme au récit.

Dans l'ensemble une fantasy sans prise de tête qui se lit avec plaisir et un deuxième tome un brin au-dessus de son prédécesseur.




Juillet & Août 2020


ACHATS MENSUELS JUILLET & AOÛT 2020

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jeudi 27 août 2020

Congés mortels de Didier Fossey



Juillet 1936. Corbigny, dans la Nièvre. Paul Perrin, alias « Le Bredin », un paysan, sillonne la campagne en quête de femmes qu'il agresse et tue. Peu cultivé, mais rusé, il échappe aux enquêtes de gendarmerie. La mobilisation de 1939 va lui éviter beaucoup d'ennuis... Juillet 2006. Un couple de randonneurs est retrouvé décapité sur un chemin, près de Clamecy, dans la Nièvre. L'une des victimes est le fils d'un magnat de la presse parisienne. Une autre femme disparait peu de temps après. L'affaire est confiée au commandant, Boris le Guenn, de la BAC parisienne, qui se rend sur place. Mais après quelques jours l'enquête ralentit. Les éléments trouvés ne correspondent à rien. C'est alors que Boris rencontre Fernand, l'ancien du village, celui qui perd la tête. Le vieil homme lui assure que « Le Bredin » est revenu et qu'il est le meurtrier. Le commandant va tenter d'établir un lien entre le passé sombre de la France de 1940 et l'affaire actuelle, sans imaginer jusqu'où cette enquête hors de Paris le mènera. Et si les propos du vieillard avaient un sens ?



Le récit se déroule sur deux périodes.
Dans la Nièvre, en 2006 , un jeune couple est retrouvé décapité, les têtes posées à côté regardant les corps. Comme il se doit en milieu rural l'enquête incombe à la gendarmerie. Mais le père de l'homme est un magnat de la presse et il intervient auprès du Garde des Sceaux pour que la PJ de Paris soit également saisie de l'affaire.
C'est l'équipe du commandant Le Guen qui est chargée de l'affaire. Alors que la PJ enquête sur une vengeance possible suite à des articles de presse quelque peu sulfureux un autre couple est assassiné et une femme disparaît.
En parallèle de cette enquête on suit en 1936 le parcours meurtrier de Paul Perrin dit le Bredin qui assassine froidement des personnes pour violer les femmes.
L'enquête parisienne ne donnant aucune piste le commandant se rend, avec l'un de ses adjoints, dans la Nièvre. C'est un vieil homme le mari d'une victime du Bredin qui va le mettre sur la piste du meurtrier.
C'est alors que les rapports jusqu'ici cordiaux entre la Gendarmerie et la Police vont s'envenimer. C'est assez récurrent dans le genre et c'est toujours la Gendarmerie qui a le mauvais rôle.
L'enquête est bien maîtrisée par l'auteur et s'avère addictive à suivre. Les chapitres alternent entre le présent et le passé ce qui donne de l'épaisseur au récit.
Les personnages sont bien construits, intéressants à suivre.
La plume de l'auteur est très fluide, directe et les chapitres plutôt courts donnent beaucoup de rythme au récit.
Au final un très bon polar où le suspense est maintenu du début à la fin et qui donne envie de découvrir d'autres titres de l'auteur.



dimanche 23 août 2020

Little Bird de Craig Jonhson



Une plume posée près du cadavre, au fond d'un ravin, fait remonter les souvenirs du shérif Longmire : l'homme assassiné n'est autre que Cody Pritchard. Deux ans plus tôt, il a été très légèrement condamné pour le viol collectif de Little Bird, une jeune Indienne. Walt Longmire songe aussitôt à une vengeance communautaire. Quitte à devoir suspecter ses propres amis...



Un jeune homme est retrouvé mort, tué par un fusil de gros calibre, une plume posée à ses côté. Il s'agit de Cody Pritchard, l'un des quatre adolescents jugé deux ans plus tôt pour le viol collectif d'une jeune indienne déficiente mentale. S'agit-il d'une vengeance liée à ce viol ?

Bien qu'un peu noyée dans un récit l'enquête est bien maîtrisée et dans une communauté relativement réduite le shérif est amené à soupçonner des personnes qu'il connaît bien.

A travers ce récit, en plus de l'enquête, l'on suit la vie du personnage central ce qui n'est pas sans empiéter sur l'intrigue elle-même.

Les personnages de premier plan sont travaillés, ils apparaissent avec leurs forces et leurs faiblesses. Les personnages secondaires auraient gagnés à être plus approfondis.

Le style de l'auteur est agréable à lire, dynamique malgré la densité du roman. Les dialogues sont teintés d'une pointe humoristique. Et les descriptions bien dosées permettent de s'imprégner des paysages montagneux du Wyoming.

Un bon polar dans l'ensemble avec une touche de surnaturel dans la dernière partie qui apporte un plus au récit.




dimanche 16 août 2020

Spada de Bogdan Teodorescu



Un petit truand est retrouvé égorgé dans les rues de Bucarest. Quand un deuxième voyou, puis un troisième sont assassinés du même coup de lame mortel, il devient clair qu'un meurtrier en série sévit dans la capitale roumaine. Ses victimes ont toutes le même profil : elles appartiennent à la communauté rom et possèdent un casier judiciaire. À la veille de l'élection présidentielle, le gouvernement se serait bien passé d'une telle affaire, propre à réveiller les tensions entre la majorité roumaine et la minorité tzigane. D'autant que le tueur, insaisissable, ne semble pas près de s'arrêter. À chaque nouveau coup de celui que la presse a baptisé le Poignard, la haine entre communautés s'envenime, chauffée à blanc par la fièvre médiatique et une instrumentalisation politique éhontée. Tandis que les vieux démons de la Roumanie refont surface, l'Union européenne s'inquiète : le pays est-il sur le point de basculer dans un sanglant conflit interethnique ?



Avec une quatrième de couverture qui décrit les meurtres de plusieurs délinquants Roms et un meurtrier en série qui sévit on aurait pu s'attendre à être plongé dans un roman policier et suivre une enquête intéressante. Mais il n'en est malheureusement rien !!!

Au lieu d'un roman policier l'auteur nous dresse un portrait corrosif de la société roumaine. D'une écriture mordante il nous présente la Roumanie à travers d'échanges politiques et médiatiques.

Tout au long du roman sur une schématique répétitive l'on suit la guéguerre entre le pouvoir en place et les partis d'opposition, et des sociétés des droits de l'homme et des minorités. Une guéguerre largement amplifiée par une presse qui marche la plupart du temps à coups de pots de vin.

Un roman qui ne présente pas le moindre intérêt pour les amateurs de romans policiers honteusement trompés par une quatrième de couverture qui ne reflète en aucun cas le contenu dur roman.




samedi 15 août 2020

Prophétie de Johann Etienne



Une prophétie vieille de mille ans annonçant la fin du monde. Des meurtres sanglants qui se multiplient. Une enquêtrice obstinée qui ne se fie pas aux évidences. Quelques mois pour empêcher le pire de se produire...
Rien ne prédisposait Catherine Claymore, brillante généalogiste testamentaire, à croire en cette légende maya vieille de dix siècles qui prophétisait la fin du monde. Jusqu’à ce qu'on tue pour l'accomplir. Commence alors une course contre la montre implacable et mortelle, où même ses propres certitudes vacillent les unes après les autres. Aidée dans sa quête par un ex-flic à la dérive, elle n’a que quelques mois pour découvrir la vérité, et empêcher l’exécution d’un des plus sombres desseins que l’Homme ait portés...



Catherine Claymore, une généalogiste testamentaire est appelée sur une scène de crime. La victime, un riche collectionneur d'art précolombien, qui vivait reclus dans son appartement depuis de années, n'a apparemment pas d'héritiers connus. Un seul objet a été volé : une crâne de cristal. Une prophétie apocalyptique maya vieille de dix siècles annonce la fin de notre ère lorsque les treize crânes auront été réunis.

En parallèle des recherches effectuées par la généalogiste, particulièrement ardues car la victime n'avait apparemment pas d'existence connu, l'enquête sur le meurtre est menée par le Lieutenant Garnier, un ami de la généalogiste.

Dés le début du roman un point nous choque : que fait une généalogiste sur une scène de crime ? Ça ne correspond pas du tout à son rôle, même par la suite certaines de ses recherches n'entrent pas du tout dans ses attributions.

Un thème classique avec une prophétie maya mais l’enquête policière n'est pas développée.

Le suspense est présent avec de nombreux rebondissements mais le final laisse le lecteur sur sa faim car malgré des flash-back explicatifs il reste de nombreuses zones d'ombre.

La plume de l'auteur est assez simple et va bien avec le récit. On a toutefois eu du mal a accrocher avec les personnages.

Au final un thriller action avec une pointe d'ésotérisme dans l'ensemble plutôt moyen.




vendredi 14 août 2020

Que son règne vienne de Gilles Milo-Vacéri



Décembre 2012, Bretagne.Un nouveau meurtrier sévit au pays des contes et des sombres légendes, des vents qui malmènent les cœurs et de la brume qui étouffe les âmes. Un meurtrier sans pitié, un meurtrier sacrilège. Un meurtrier qui s’en prend à la source même de la vie : les femmes enceintes. Quatre ont été retrouvées éventrées, le fœtus arraché à leurs entrailles et porté disparu. Réquisitionné pour diriger cette sordide enquête, le commandant Gabriel Gerfaut de la Brigade Criminelle de Paris se rend à Guingamp pour tenter d’élucider ces crimes. Des crimes odieux qui le mènent bientôt sur la piste d’une mystérieuse confrérie extrêmement puissante qui, murmure-t-on, serait au service du grand Maître de l’Enfer : le Diable lui-même. . .



En Bretagne, plusieurs corps de femmes enceintes proches du terme ont été découvertes assassinées et éventrées, les bébés ont disparus. La SRPJ de Brest qui n'a aucune piste fait appel à la PJ de Paris qui envoie sur place un spécialiste des meurtres en série, le commandant Gerfaut qui devait partir en vacances le soir même.

L'enquête est bien maîtrisée, on a une alternance de point de vue avec celui du meurtrier. La première partie du roman consiste pour les enquêteurs à découvrir les motivations du meurtrier. La seconde partie où le sujet est plus fouillé consiste à résoudre le mystère.

L'atmosphère qui plonge le lecteur dans les racines du passé est oppressante à souhait.

On découvre pour ce premier roman de l'auteur un enquêteur qui a déjà une forte réputation. On peut toutefois regretter que sa collègue ne soit pas plus mise en avant.

La plume de l'auteur est fluide, directe ce qui tient en haleine le lecteur du début à la fin.

Une enquête bien menée avec beaucoup de suspense, du mystère avec des pointes d'ésotérisme et de fantastique, des personnages plutôt attachants : un très bon premier roman.




jeudi 6 août 2020

Au cœur de l'été de Viveca Sten



Week-end de la Saint-Jean sur l'île de Sandhamn. Les jeunes fêtards ont envahi les pontons, le port grouille de bateaux blancs. Musique à fond et alcool à flots. Dans la foule, une jeune fille avance en titubant avant de s'effondrer sous les yeux de la police.
Pendant ce temps, Nora Linde s'apprête à célébrer la Saint-Jean avec son nouveau compagnon Jonas et sa fille Wilma. Mais la fête tourne au cauchemar lorsque, dans la nuit, Wilma disparaît. Le lendemain matin, le cadavre d'un garçon de seize ans est retrouvé sur la plage.
L'inspecteur Thomas Andreasson, l'ami d'enfance de Nora, est dépêché sur les lieux. Les premiers éléments de l'enquête lui en révèlent toute la difficulté,  chacun ayant sa propre version des faits. Qui est la victime et qui le meurtrier de cette nuit d'été ?



Comme tous les ans à la Saint-Jean les jeunes envahissent l'île de Sandham pour y faire la fête au désespoir des résidents permanents. Des jeunes de familles aisées délaissés par leurs parents pour la plupart qui se plongent dans l'alcool et la drogue. C'est sur cette toile de fond que l'on découvre Victor Ekengreen venu avec ses amis. Après avoir beaucoup bu, il devient agressif et se dispute avec sa petite amie. En colère, il quitte le bateau sur lequel il était venu, ses amis ne le verront plus vivant. C'est lors d'une patrouille sur une plage moins fréquentée que les policiers découvriront son corps dissimulé sous des branchages. La victime a eu le crâne fracassé à coups de pierre.

C'est l'inspecteur Thomas Andreasson de la police criminelle de Nacka qui est chargé de l'enquête, assisté par les policiers déjà présents sur place.

En parallèle à l'enquête l'on suit Nora Linde, son amie, qui est très inquiète et qui l'appelle pour demander son aide car Wilma la fille de son nouveau compagnon n'est pas rentrée de la nuit.

L'i,trigue est bien structurée et immersive. Les enquêteurs recoupent les dires des amis de la victime qui sont plutôt hésitant dus aux effets de l'alcool. Si la piste des proches est plutôt privilégiée, d'autres pistes sont suivies : bagarre avec d'autres jeunes, rendez-vous avec un dealer qui aurait dérapé ou règlement de comptes entre jeunes... Et l'auteure nous mêm vers un dénouement différent de celui auquel on pouvait s'imaginer pendant une bonne partie du récit.

Au fil de l'histoire les différents jeunes nous dévoilent leurs ressentis sur les faits, l'auteure a particulièrement travaillé le côté psychologique de ses personnages. Au point de vue des personnages de premier plan, Nora Linde est encore une fois de plus omniprésente sans que sa présence joue un rôle quelconque dans l'enquête. On suit sa vie personnelle qui empiète trop largement sur le reste du récit et notamment sur l'intrigue.

L aplume de l'auteure est comme à son habitude fluide et les pages se tournent d'elles même.

Une enquête bien menée où le suspense monte progressivement, une ambiance nordique bien présente, sans la vie personnelle de l'amie de l'inspecteur Au Cœur de l’Été aurait été un très bon roman policier.