dimanche 8 novembre 2015

Le secret du moine, Renaud Chantefable.



1244 : Montségur est tombée. Floriane, la petite rescapée détentrice d'un secret qu'elle doit transmettre aux cathares de Lombardie, a enfin reconnu son amour pour Thierry, le chevalier français à la peau blanche qui la poursuit depuis le village martyr. Mais la maladie la menace gravement et le chevalier, croyant qu'il en est responsable, a perdu l'esprit. Il met la région à feu et à sang, tandis que Floriane est recueillie par un proscrit, surnommé " Judas ", qui se prend d'amitié pour elle.
Victime de son amour, Floriane se rend à Crémone, à la recherche du secret de sa naissance. Grâce aux indications de judas, retrouvera-t-elle la piste des mystérieuses reliques qu'elle croyait détruites, et qui rattachent sa famille à une tradition millénaire ? Mais n'est-ce pas un nouveau piège qui lui est tendu, avec pour toile de fond les rivalités politiques des cités lombardes ?
La nouvelle quête de Floriane sera pleine de périls...


Floriane et ses compagnons emmenés par les troupes de l'Inquisition vers Carcassonne sont mystérieusement sauvés par une meute de loups qui aux dires des cathares seraient les âmes réincarnées des suppliciés de Montségur. Tandis que la jeune fille, enceinte, reprend la route de Montaillou, Peytavi repart vers Crémone informer l'évêque l'informé des faits. Malgré l'étau qui se ressert, Floriane parviendra-t-elle à découvrir sa véritable identité.

Dès les premières pages de ce troisième volet, le rythme change du tout au tout par rapport aux deux tomes précédents, les changements et retournements de situation s'enchaînent, l'auteur a clairement choisi de se concentrer sur le secret de la jeune fille. Les questionnements théologiques et les questionnements des personnages sur eux même ne dirigent plus le récit et le synoptique du présent tome entraîne le lecteur dans un thriller historique. L'histoire qui s'enlisait dans le deuxième tome s’accélère considérablement, l'intrigue principale et ses diverses ramifications se développent de fort belle manière et la lecture requiert toute l'attention du lecteur.

Les tentatives d'assassinats et assassinats sur les différents membres de la branche lombarde, avertis par l’évêque de Crémone de l'identité de la jeune fille s’enchaînent à un rythme frénétique tout comme la dynamique de l'histoire et même si le lecteur s'interroge encore on sent dès le premiers tiers du roman que le temps des révélations est enfin arrivé.

Dans la deuxième partie du récit, on apprend la véritable filiation de la jeune fille : révélation qui n'est pas totalement une surprise mais qui s'avère plutôt logique si l'on considère les faits historiques réels de cette époque. Le côté historique délaissé dans les deux premiers tomes est plus cohérent avec la vérité.

Ce n'est que dans le dernier tiers du roman que les voiles se lèvent. Premièrement on découvre l'identité de l'assassin des personnalités lombardes, là encore pas de surprise car depuis le milieu du roman celle-ci paraissait évidente. L 'acharnement et les motivations du cistercien se font jour dans un final plutôt déroutant qui surprendra totalement le lecteur, et si l'histoire de Floriane est terminée, un questionnement persiste sur les théories avancées par l'auteur, in vérifiables mais qui remet en question bien des choses sur les religions. Une dernière partie quelque peu matinée d'un fond de thriller ésotérique.

Un dernier tome qui se termine magistralement, mais une trilogie plutôt décevante dans son ensemble qui n'aura eu comme point positif celui de distraire le lecteur. On regrettera que le côté historique du roman n’apparaisse que dans l'ultime tome ; la théologie ayant dans les deux premiers tome pris la place sur le récit proprement dit.






samedi 7 novembre 2015

Le chevalier dément, Renaud Chantefable




1244 : Montségur est tombée. Floriane, la petite rescapée détentrice d'un secret qu'elle doit transmettre aux cathares de Lombardie, a enfin reconnu son amour pour Thierry, le chevalier français à la peau blanche qui la poursuit depuis le village martyr. Mais la maladie la menace gravement et le chevalier, croyant qu'il en est responsable, a perdu l'esprit. Il met la région à feu et à sang, tandis que Floriane est recueillie par un proscrit surnommé judas, qui se prend d'amitié pour elle.
Victime de son amour, Floriane se rend à Crémone, à la recherche du secret de sa naissance. Grâce aux indications de judas, retrouvera-t-elle la piste des mystérieuses reliques qu'elle croyait détruites, et qui rattachent sa famille à une tradition millénaire ? Mais n'est-ce pas un nouveau piège qui lui est tendu, avec pour toile de fond les rivalités politiques des cités lombardes ?
La nouvelle quête de Floriane sera pleine de périls...


Alors que Floriane malade avait laissé partir ses compagnons de route, elle est rejointe par le chevalier français et le moine franciscain. Le chevalier pris soudain de folie, la jeune fille parvient à s'enfuir et elle est recueillie et soignée par le traître qui les avaient dénoncés. Mais le Cistercien n'a pas dit son dernier mot...

Comme dans le premier volet, l'histoire est essentiellement centrée sur la jeune fille et son secret, et l'on peut déplorer que les côtés cathares et historiques soient délaissés, tout comme les descriptions insuffisantes qui ne permettent pas de découvrir la région dans laquelle évoluent les protagonistes. Seule, dans la deuxième partie du récit, la ville de Crémone et son gouvernement sont présentés, uniquement pour servir l'introduction d'un nouveau personnage.

L' héroïne n'évolue que très peut, pour ne pas dire pas du tout, la jeune fille n'apparaît pas plus mature malgré les épreuves qui l'ont frappé. Quand aux protagonistes principaux qui accompagnaient la jeune fille lors de sa fuite, ils sont totalement abandonnés par l’auteur et ce n'est, encore une fois de plus dans la deuxième partie, qu'une phrase quelque peu anodine nous apprendra la réussite de leur mission. Quand au Cistercien, il n'en est nullement fait mention. Du fait que seule la protagoniste principale intéresse l'auteur, la lecture s'avère plate et l'histoire de vient de moins en moins intéressante. Certes des rebondissements sont présents, mais ils s'avèrent au final prévisibles, l'auteur ne parvient pas à nous surprendre et l'histoire se révèle linéaire. Ce n'est que dans le dernier chapitre que l'on retrouve les protagonistes réunis, l'auteur emploi un synoptique stéréotypé puisque l'on retrouve les mêmes schéma que précédemment, on est clairement dans un manque d'originalité certain, hormis la répétition, il n'arrive pas à diversifier son récit.


La plume de l'auteur est fluide, simple, même un peu simpliste parfois et ce deuxième volet ne présente guère d’intérêt historiquement parlant et l'on se retrouve dans une histoire, certes divertissante, mais banale. Le lecteur ne parvient pas à se familiariser avec le style de l'auteur essentiellement axé sur le côté spirituel et psychique des personnages, ce qui amène maintes répétitions qui alourdissent considérablement la lecture et ne donne qu'une envie au lecteur, celle de sauter des paragraphes.







dimanche 1 novembre 2015

La pierre de Montsègur, Renaud Chantefable



Montségur, 1244. Les cathares assiégés ont négocié une trêve. La veille de leur reddition, quatre Bons Hommes s'enfuient secrètement pour apporter à leurs disciples de Lombardie le maigre trésor qu'ils ont pu sauver et un volumineux traité résumant leur pensée. Mais pourquoi l'un d'eux s'est-il sacrifié pour permettre à une jeune fille de quitter le village ? Que représente pour eux cette petite Floriane dont on ne connaît pas même le père ? Et quels objets mystérieux emporte-t-elle comme des reliques ? Un moine qui semble connaître depuis longtemps Floriane et ses reliques est aussitôt à leurs trousses avec un jeune chevalier français troublé par la beauté de la jeune fille. Déchirée entre l'espoir de percer le secret de sa naissance, le chagrin d'avoir laissé sa mère sur le bûcher de Montségur, et les troubles sentiments qu'elle sent naître en elle pour le chevalier ennemi, la voilà partie vers Crémone avec quelques Bons Hommes bien décidés à parfaire son instruction. Mais frère Henri et le chevalier Thierry, lancés à leur poursuite, ont eux aussi leur secret...


Ce roman historique nous plonge au cœur de deuxième Croisade contre les Albigeois, l'avant dernière forteresse des Cathares est prête à tomber, les défenseurs obtiennent une trêve de quinze qui leur sera nécessaire pour terminer le Codex contenant leurs préceptes. La veille de l'assaut final ou de la reddition, il est décidé qu'une jeune fille prendra la place du seigneur du château au sein des quatre Parfaits qui doivent emmener le Codex à Crémone et évacuer leur trésor. Qui est réellement la fille de la bibliothécaire ? Quel lourd secret cache-t-elle ?


Le postulat de départ de l'histoire s'avère plutôt basique. En effet dans ce genre de littérature, il plane très souvent un secret autour d'une personne qui n'est pas vraiment celui ou celle que l'on croit , et ici l'auteur ne déroge pas à la règle.

Dans les premiers chapitres, l'auteur nous distille quelques informations sur la religion cathare et plus particulièrement sur les Parfaits, mais c'est informations sont plutôt sommaire pour un lecteur connaissant quelque peu le sujet. Le récit s'articule plus principalement sur la fuite de la jeune fille et des compagnons, on est clairement plus dans un roman d'aventure plutôt que réellement que dans un roman historique.

L'aventure en elle même est un récit facile à lire, l'auteur ayant un style fluide malgré plusieurs longueurs notamment quand les personnages font des introspections sur eux-mêmes, ou lorsque l'un des personnages essaye d'inculquer quelques principes à la jeune fille, plutôt en doute sur elle même. Le suspense est présent et l'auteur le maintient tout au long du récit, parfois de manière un peu mécanique.

L'écriture de l'auteur est simple, accessible à tous, mais on aurait aimé que celui-ci colle plus à la période dans la quelle se situe le récit, l'arrière-plan n'est pas assez présent, on ne ressent pas assez la vie au moyen-âge et le vocabulaire est actuel, pas de termes spécifiques à l'époque qui auraient ajouté à la véracité du récit.


Au final, on est dans une lecture divertissante et en ne connaissant pas le secret de naissance de la jeune fille, le récit pourrait être transposé à une autre époque. On espère que le récit se recentre un peu plus sur la religion cathare.





mercredi 21 octobre 2015

L'épée et la lumière, Joseph Colomba



L épée et la lumière symbolisent la quête chevaleresque et spirituelle de Hugo de Bonnefond, Frère Chevalier de l Ordre Hospitalier de Saint Jean de Jérusalem. Au cours de ses aventures qui l’entraînèrent, des deux côtés de la Méditerranée, de situations périlleuses en terribles combats, il découvre, au prix d une profonde recherche initiatique, que son pire ennemi n est autre que lui-même. Il nous fait partager la vie sans concessions de ces Moines Soldats qui prêtent serment sur Dieu, la Vierge Marie et Saint Jean Baptiste. Ils vivent dans la droiture et en obéissance à l Ordre Souverain, renonçant à tous biens terrestres et consacrant leur vie à la défense des faibles et des opprimés, autant qu'au service des malades et des démunis. Mais ce roman nous entraîne aussi dans le monde du rêve, car c est bien de cela qu il s agit à travers l Histoire du passé et en particulier celle de la Chevalerie et de ce monde moyenâgeux où foisonnent intrigues et mystères


Nous faisons la connaissance du héros, une jeune chevalier de l'Ordre des Hospitaliers, alors qu'il revient d'une mission mandatée par son père Commandeur de l'Ordre pour la région de Haute-Provence. Fêté en héros pour avoir maté un baron renégat, il apprend peu après son retour qu'il doit suivre une formation spirituelle qui doit lui attribuer au sein de l'Ordre le rang d'Initié.

Si l'arrière fond de la trame est assez peu classique en roman historique,à savoir les Hospitaliers – on est plus habitué à pléthore de romans parlant des Templiers, le postulat de départ se révèle lui plutôt basique, il s'agit pour le jeune homme de suivre une quête initiatique qui doit le conduire vers la Sagesse et la Connaissance. Dès le début du roman nous assistons donc à la formation du jeune par un mystique de l'ordre et l'auteur aborde de multiples sujets tels que l'ère pré-chrétienne, l'osmose avec la nature et la sagesse druidique, le passé des hommes, le nombre d'or... Dans cette partie l'auteur démontre sa grande érudition, le lecteur moyen est un peu perdu par l'énumération de ces divers sujets pas assez développés pour que le moyen des mortels puisse en tirer un quelconque bénéfice s'il n'a pas au préalable acquis quelques bases. Une partie qui est composée de nombreuses longueurs et qui ne nous apporte pas vraiment d'éclaircissements sur les règles de l'Ordre.

Hormis cette partie plutôt courte, le récit est majoritairement tourné vers le conflit qui oppose l'Ordre qui maintient la paix et la sauvegarde des populations face aux exactions d'un baron qui sème la terreur dans la région. On est dans une partie plutôt conforme aux romans de chevalerie mettent en premier plan les prouesses guerrières de ces ordres de moines-guerriers. Les combats sont plutôt courts, d'une part pas assez visuels pour que le lecteur puisse pleinement s'y immerger, d'autre part parfaitement cohérents avec le rythme du récit et parfaitement adaptés aux chapitres très courts. L'auteur a choisi ici de privilégier la dynamique.

Le récit s'effectue en vieux français et bien qu'un lexique explicite en fin de roman les termes les plus spécifiques, l'auteur ne s'est pas totalement mis au niveau du lecteur néophyte en la matière car moult termes ne figurant pas au-dit lexique entrave quelque peu la rythmique de la lecture. Hormis le côté conflit, la vie quotidienne de l'Ordre est peu abordé et c'est d'autant plus dommageable que le lecteur espérait découvrir ce quotidien. Le point fort du roman c'est le côté moyenâgeux qui est bien abordé et qui nous fait découvrir des termes spécifiques de l'époque et apporte une connaissance intéressante au lecteur pour des lectures ultérieures..

Une lecture divertissante, malgré une première partie quelque peu soporifique, manquant un peu de profondeur quand au sujet principal, à savoir les Hospitaliers en général, on en apprend peu sur l'Ordre en lui-même.





vendredi 16 octobre 2015

Septembre - Octobre 2015 Challenges


BILAN BI-MENSUEL CHALLENGES MORT-SÛRE

Septembre - Octobre 2015 Challenges

Neverwinter – R A Salvatore - Tome 3 La griffe de Charon
Challenge N° 13

Les chroniques de l'Âge de Fer – Kwamé Maherpa
Challenge N° 4

CHALLENGE N° 3 : MAGIE ET TRANSFORMATION

Challenge terminé pour 2015 poursuite en 2016

CHALLENGE N°4 : MA PAL DOUCEMENT JE VAINCRAIS

Palier 3 : 15 romans

17/15
Challenge terminé pour 2015 – Nouveau challenge en 2016 avec 20 ouvrages

CHALLENGE N° 10 : FRANCOPHONIE

Challenge terminé pour 2015 poursuite en 2016


CHALLENGE N°12  : ET QUE LA GUERRE FUT

Challenge terminé pour 2015 poursuite en 2016

CHALLENGE N° 13 : DE L'ECRAN AU LIVRE

Rang choisi : Passionné du Divertissement 20 romans

20/20


jeudi 15 octobre 2015

La reine de la Baltique, Viveca Sten



Un corps est retrouvé sur une plage de l île de Sandhamn dans l archipel de Stockholm, en pleine saison estivale. L inspecteur Thomas Andreasson de la brigade criminelle de Stockholm est chargé de l enquête. Habitué des lieux, il va se voir proposer une aide inattendue, celle de Nora, son amie d enfance, jeune avocate d une perspicacité redoutable.
L'été vire au cauchemar quand un second cadavre est découvert dans une chambre d hôtel. Et si, désormais, plus personne n était à l abri ?
L inspecteur Andreasson, qui croyait tout savoir de sa petite île paradisiaque, n est pas au bout de ses lugubres découvertes...


Ce premier roman de l'auteur nous fait découvrir le début des aventures de Thomas Andreasson inspecteur de police récemment intégré à la section criminelle de Nacka, transfuge de la police maritime..

Lorsqu'un corps est découvert sur la plage de l'île de Sandham, en plein mois de juillet, période de vacances, la police criminelle dépêche l'inspecteur Adreasson, originaire de cet archipel d'îles du sud-est de la Suède. La noyade de cet homme Krister Berggren semble naturelle. Mais lorsque le corps de Kicki Berggren cousine et seule parente de Krister est retrouvée sans vie sur la plage de l'île, tout change.

Si l'on assiste en tout début de roman à la découverte du premier cadavre, l'intrigue est assez lente à se mettre en place. En effet, à l'instar des auteurs nordiques, l'auteure prend son temps pour poser son décors et présenter ses protagonistes principaux.

Tout de suite, l'ambiance du roman se met en place : au côté tragique de la découverte d'un cadre, l'auteur nous décrit le cadre paradisiaque de cet archipel, ainsi que la qualité de vie de ses habitants permanents affectés par le tourisme de plus en plus tentaculaire.

Puis l'on découvre les protagonistes principaux, d'une part un inspecteur torturé, que la vie n'a pas épargnée : divorcé suite à la mort subite du nourrisson de sa fille à trois mois. Bien qu'il commence doucement à reprendre goût à la vie, c'est un personnage bien nordique que nous offre l'auteure, replié sur lui même, malheureux et ne s'intéressant qu'à son travail, ce qui le rend de suite attachant. Son amie d'enfance, juriste dans une banque, une femme débordée par une vie de famille un peu envahissante, qui se pose beaucoup des questions sur elle-même et sur son rôle dans la société. Un personnage qui se révèle au fil des pages un peu trop énervante avec sa phase existentialiste. Puis on ne peut pas malheureusement éviter la jeune stagiaire énamourée qui n'a que d'yeux pour le beau policier et que bien entendu lui ignore. Même si on peut les trouver quelques peu caricaturaux et un peu creux au début, sans surprises, finalement on les trouve plutôt sympathiques malgré une psychologie qui a un air de déjà vu.

L'enquête est bien construite car l'auteur prend le temps d'intégrer chaque élément aux événements quotidiens de l'île ce qui les rend plus crédibles et au fil des pages plusieurs scénarios possibles se dessinent : affaire de trafics d’alcool ou de drogue, affaires de famille, ou simple coïncidence… Thomas rencontre certaines difficultés par moments et l'enquête piétine parfois du fait que l'on se trouve sur une île et que les gens sont un peu réticents à livrer des secrets à un étranger. La conclusion s'avère toutefois un peu trop rapide par rapport au rythme de l'enquête qui malgré quelques rebondissements est un peu lente. La narration des dernières pages donne l'impression que l'auteure avait hâte d'en terminer.

Le style de l'auteure est un peu trop simple, mais elle parvient à maintenir le suspense grâce à des changements de point de vue et à l'emploi de certaines ellipses narratives qui permettent au lecteur de se forger son opinion entre les scènes cruciales. Les chapitres sont courts ce qui donne malgré la lenteur de l'enquête une dynamique plutôt satisfaisante.


Au final un livre plaisant pour un premier roman même si l'ambiance n'est pas aussi sombre que dans les ouvrages d'autres auteurs nordiques.




vendredi 9 octobre 2015

Chroniques de l'Âge de Fer, Kwamé Maherpa



Les invasions barbares ont submergé l'Empire des Terres de l'Ouest. Son allié, le Haut-Roi du continent Azanien, a été assassiné par trois officiers félons. Ces deux drames précipitent le monde connu dans une sombre période de feu, de sang et de décadence que les poètes, les érudits des temps anciens appelleront l'Âge de Fer. Les huit nouvelles de ces Chroniques, qui narrent l'ascension de l'Architecte du Chaos dissimulé sous les traits bienveillants de l'Être Suprême, sont dominées par un homme d'extraction modeste affrontant les forces d'un destin tragique. Des confins des royaumes Extrême-orientaux ou levantins aux marches du puissant royaume azanien de Khem, tel un héros de légende, Iska transcende sa simple condition de marin-pêcheur pour lutter à armes inégales contre la Philosophie du Mal.


Les Chroniques de l' Âge de Fer est un recueil de huit nouvelles qui nous invite à suivre le destin d'un adolescent devenu gladiateur et qui va devenir le sauveur d'un territoire en perdition. Des nouvelles qui sont présentées comme autant de récits contés à la manière des gestes d'antan par des clercs et des poètes


La mort d'Atlanersa : Dans cette première courte nouvelle, l'auteur narre l'assassinat d'un Haut-Roi par ses généraux qui veulent s'emparer du Heka, le bâton de commandement.

Prophéties d'outre-tombe : On assiste dans cette deuxième courte nouvelle aux visions mystiques d'une poète devenu fou sous la torture prophétisant la chute du tyran qui occupe le trône et au retour du Haut-Roi. Un sauveur rassemblera une armée pour renverser le tyran et ses prophètes adorateurs de l'Antédieu.

Le dernier général : Un général en poste en Francie apprend la chute de l'Empire des Terres de l'Ouest tombé face aux hordes barbares venues de Frise. Suite à cette annonce, le général propose à ses hommes de devenir mercenaires et de former la compagnie Franche.

Trois nouvelles qui place le contexte historique et géopolitique dans lequel vont se dérouler dans l'avenir les nouvelles suivantes. L'auteur c'est largement inspiré de faits réels qui se sont déroulés dans l'histoire véritable de notre civilisation de l’ère porto-historique jusqu'à l’ère médiévale. En effet certaines références se rapportent bien à des grands événements majeurs. Dans la première nouvelle le Haut-Roi peut faire référence à la chute de la civilisation Égyptienne et dans son final à l'assassinat de Jules César. Dans la deuxième nouvelle l'on notera la référence à l'Antédieu, cette notion pourrait faire référence aux Croisades. Dans la troisième il est clairement fait référence à la chute de l'Empire Romain et à la Neuvième Légion qui fut la dernière force des armées romaines à résister sur la Bretagne que l'on peut expliquer par la présence des noms suivants : Orcades, Lutèce,...

Le pêcheur et la princesse : Dans cette première nouvelle consacrée au héros, fil conducteur des nouvelles, nous faisons sa connaissance alors qu'il passe, selon des rites ancestraux, son initiation pour intégrer la caste des pêcheurs. Au cours de ce rituel, l'adolescent à des visions d'un champ de bataille et l'Oracle lui annonce qu'il doit délivrer une princesse prisonnière d'une secte adoratrice de forces démoniaques.

Dans cette nouvelle nous faisons connaissance du héros, de sa rapide ascension dans l'échelle des castes et de sa fuite pour éviter la mort. L'auteur change radicalement les décors dans lesquels se déroule cette nouvelle en nous propulsant dans des paysages luxurieux faits de mangroves, puis subitement on se retrouve dans un sorte de chine mongole. Ce changement déroute le lecteur car on est loin de la scintillation romaine et proto-historique celtique de la mise en contexte.

Les guerriers de Kyodo : Après sa fuite dans la nouvelle précédente, le héros a longtemps dérivé sur son petit bateau et c'est proche de la mort qu'il est recueilli par la jonque amirale de l'empire des Sept Royaumes. Il est sorti des confins éthérés de la mort par le médecin du bord.

Les références Céleste Empire et Pays du Matin Calme laissent à penser que l'action de la présente nouvelle se situe dans le sud de la mer de Chine. On voit toujours pas le rapport entre les trois courtes nouvelles du début du recueil avec ces deux nouvelles mettant en scène le guerrier.

La terre, le vent et le feu : Capturé lors de la chute de Sagapour notre héros est emmené à Kyodo où il est forcé de combattre dans l’arène. Puis un seigneur tuant son ami, afin qu'il veuille se venger, lui fait suivre une formation pour devenir chef de guerre.

Les Franches compagnies : Sa liberté accordée, Iska combat dans les Franches Compagnies. Après la victoire sur l'empire de Khatay, les franc-compagnons sont assassinés sur ordre du roi de Vied. Iska et ses deux amis veulent se venger.

Anuba : Cassius accompagné d'Iska sont de retour sur le continent Azanien, missionnés pour aider le roi de Khem pour retarder l'invasion de son royaume et lui permettre de rassembler une armée en ralentissant la progression de l'ennemi.

Dans cette nouvelle on change une fois de plus d'univers, le continent Azanien peut être comparer à l'Afrique et le royaume de Khem avec ses pyramides à l’Égypte. Mais l'auteur mélange les deux territoires pour n'en former qu'un.

Les descriptions de l'auteur sont fort bien réussies, justement dosées pour que le lecteur puisse s'immerger dans cet univers, mais pas trop longues pour prendre le pas sur les actions, rappelons-le nous sommes ici dans des nouvelles.

Les batailles sont réglées de fort belle manière, le lecteur n'a aucun mal à s'imaginer être en plein cœur de l'action, notamment dans la grande bataille maritime se déroulant dans Les Guerriers de Kyodo.

Avec quelques liaisons entre les différentes nouvelles l'auteur aurait pu en faire un roman, ce qui aurait évité les désagréables coupures qu'engendre ce format à la lecture, le récit n'en aurait été que plus intéressant.

Le style de l’auteur est très fluide, à la fois incisif et plein de détails qui colle à la perfection avec le format des nouvelles épiques. Les récits sont courts et leurs chute inattendue à très surprenante à chaque fois. Les nouvelles sont d'égale qualité, l'ambiance sombre qui se dégage tout au long du recueil sert parfaitement ces récits de guerre. La dynamique de lecture est excellente et on prend plaisir à découvrit l'auteur. Au final une fantasy épique maîtrisée de la première page à la dernière.




OCTOBRE 2015


ACHATS MENSUELS OCTOBRE 2015

FORMAT PAPIER


    


 E-BOOK

Bilan des lectures du troisième trimestre 2015


Livres lus

&

Chroniques effectuées au troisième trimestre 2015.


Coups de Cœur :



J'ai aimé :

Les Impardonnés – Jean-Sébastien Simard - Tome 1 : Le huitième sceau 1° Partie

Les Impardonnés – Jean-Sébastien Simard - Tome 1 : Le huitième sceau 2° Partie

Neverwinter – R. A. Salvatore – Tome 1 : Gauntlgrym

Keleana – Sarah J. Maas – La reine sans couronne

Neverwinter – R. A. Salvatore – Tome 3 : La griffe de Charon

J'ai moyennement aimé :

Neverwinter – R. A. Salvatore – Tome 2 : Neverwinter


Je n'ai pas aimé :

L'Escrit – Ben Galley



jeudi 24 septembre 2015

Darksiders : le caveau des Abominations, Ari Marmell

Lecture dans le cadre du challenge :



Une préquelle inédite du jeu vidéo à succès qui revisite avec brio le mythe des Cavaliers de l’Apocalypse ! Des siècles avant les événements narrés dans Darksiders, deux des Cavaliers de l’Apocalypse, Guerre et Mort, ont eu pour mission de localiser la légendaire Salle des Abominations. Dans ses profondeurs dort un trésor recelant les armes les plus effroyables au monde, capables de mettre fin à la trêve fragile entre le Paradis et l’Enfer… entraînant au passage la destruction totale du monde des vivants.


L'action du roman Le Caveau des Abominations se déroule avant les événements apocalyptiques de jeux vidéos Darksider et Darsiders II.

Le postulat de départ est assez simple : des Anges qui protégeaient l'Eden ont été attaqués par des automates faits de pierre et de cuivre. Mort, l'un des derniers Néphilim est chargé d'enquêter sur cette attaque et ce massacre. Le Conseil Ardent qui veut tout contrôler, en colère de ne pas obtenir les renseignements détenus par Mort, va donner à deux autres Cavaliers la mission d’empêcher la découverte du Caveau des Abominations et de ses secrets, et d'ainsi éviter une guerre qui briserait la trêve entre le Paradis et l'Enfer.

L'histoire nous renvoie donc des milliers d'années avant les jeux pour nous raconter une aventure quelque peu hors-contexte, mettant en présence plusieurs Cavaliers de l'Apocalypse et un secret lié à leurs terribles armes.
Généralement qui dit roman sous licence, dit méfiance... mais dès les premières pages ont est agréablement surpris par une écriture nettement plus riche que dans les autres livre s du même genre. On ressent nettement l'habitude de l'auteur pour les univers sombres et violents et l'on retrouve des thématiques qu'il a déjà abordées dans ses autres romans.

Néanmoins, si la lecture est agréable de bout en bout, on ne peut s'empêcher de voir la faiblesse de l'histoire et le manque d'épaisseur des personnages secondaires. Même les héros deviennent un peu caricaturaux par moments, à force de trop grandes répétitions.
Le récit se révèle toutefois intéressant, émaillé de nombreux complots et retournements de situation parfois quelque peu alambiqués. L'action est omniprésente avec des batailles dantesques, très bien décrites et très visuelles. Les dialogues sont savoureux, teintés d'une bonne dose d'humour cynique. L'auteur distille dans le texte des clins d’œil très intéressants.
A travers les pérégrinations de des Cavaliers de l'Apocalypse, l'auteur nous fait voyager de mondes en mondes. Un univers vaste basé un peu sur celui de la Création comme dans la mythologie nordique.

Une lecture qui peut s'avérer très intéressante pour qui aime ce genre de lecture avec anges et démons, plutôt à réserver aux aficionados du jeu.





mercredi 23 septembre 2015

mardi 22 septembre 2015

La griffe de Charon, R. A. Salvatore



Entraîné par Dahlia dans une nouvelle vengeance à laquelle il ne comprend rien, Drizzt est vite rejoint par son vieil ennemi, Artémis Entreri. Mais le mercenaire n'est-il pas manipulé par la Griffe de Charon, la dangereuse épée pensante ? Face à tous ces questionnements, Drizzt se contente de ce qu'il sait faire : il se bat. Aux côtés de Dahlia, dont les secrets l'intriguent. Aux côtés d'Artémis, dont les secrets l'empoisonnent. Brandissant ses cimeterres, il combat en espérant que dans la fièvre guerrière, il trouvera la vérité...


Le prologue de ce troisième volume nous ramène dans un endroit bien connu des Royaumes Oubliés, la célèbre cité drow de Menzoberrazan. Un prologue qui laissait penser que par la suite on reviendrait une fois de plus sur les aventures passées de Drizzt. Mais que le lecteur se rassure il n'en est rien, on retrouve notre célèbre rôdeur en compagnie de Dalhia qui une fois de plus veut se venger, cette fois-ci d'Herzgo Alegni. Un postulat de départ qui ressemble étrangement à celui du volume précédent.

Le récit débute une fois de plus sur notre héros qui s'interroge sur sa liberté retrouvée, tout en ressassant la disparition de ses fidèles compagnons. Un état de fait qui n'est pas sans créer dés le début du récit quelques longueurs. En effet si les combats sont toujours aussi bien maîtrisés ils sont moins nombreux que dans le tome précédent l'auteur s'attachant plus à la psychologie des personnages par le biais d'échanges verbaux qui n'apportent malheureusement rien à l'intrigue principale qui tarde à se développer. Il se passe beaucoup de choses dans ce roman, l'auteur alterne le récit sur les deux groupes.

Les descriptions, plus nombreuses que dans l'opus deux, nous proposent des décors variés qui donnent souvent lieu à des combats. Et même si l'auteur nous présente des paysages bien décrits, le lecteur n'a pas vraiment l'impression que l'univers se développe car on se retrouve souvent en des lieux familiers.

L'accent principal est mis sur les personnages et le lecteur découvre une nouvelle facette de la personnalité du héros légendaire des Royaumes oubliés. Une personnalité nouvelle pour le héros lui-même qui se découvre en même temps que le lecteur. Les inter-actions entre les trois compagnons apportent un plus à l'intrigue par leur ambiguïté. Si l'on n'échappe pas aux habituels atermoiements du héros, ici, contrairement au tome précédent, ils servent l'intrigue.

Le récit qui se déroule en parallèle avec les drows dans Gontelgrime présente un présente un intérêt moindre et ne sert que peu l'histoire principale, le lecteur a du mal à s'immerger dans cette partie du roman où l'on retrouve l'éternelle rivalité entre les mâles et les prêtresses toutes puissantes de la déesse araignée. On a nettement l'impression que l'auteur ait inséré cette partie uniquement pour faire du remplissage et étoffer son livre.

On se retrouve ici dans un tome transitoire ou l'auteur place peu à peu les éléments qui formeront l'intrigue de l'ultime tome. Tout de même un côté positif pour le présent ouvrage l'auteur renouant avec la stylistique qui avait la Légende de Drizzt : des descriptions précises, presque maniaques, des mises en scènes grandioses dans des plans séquences que ne rechigneraient pas à adapter sur grand ou petit écran. Un troisième tome bien au-dessus de Neverwinter où l'auteur nous offre un univers mental très fouillé avec un côté mélancolique très prononcé. 




mercredi 2 septembre 2015

Le nouvel élu, William Thoral



Le monde d Arstérith est un monde merveilleux, peuplé de créatures extraordinaires qui vivaient en harmonie jusqu à ce que la terrible Légion ténébreuse du continent maudit tente d étendre le Mal et de conquérir le continent humain de Mégaïa.
Personne ne semble pouvoir stopper le démon Arekalion, car, selon la prophétie, seule l épée légendaire de Falconya peut le terrasser.
Abandonné à sa naissance avec cette arme mythique pour seul bagage, Clive, jeune fermier, part en quête de ses origines, accompagné de ses deux amis d enfance, Vahn et Nadia.
Leur périple va radicalement bouleverser la vie de Clive et de ses compagnons. Le jeune fermier du royaume de Nartion devra affronter les affres de la guerre et maints dangers pour accomplir sa destinée : celle du porteur de l épée de légende.


A la lecture du résumé le lecteur se retrouve avec un jeune homme en quête de ses origines et qui doit sauver, grâce à une épée mythique, le monde face à un grand méchant : un postulat de départ des plus classique. Une thématique qui depuis David Eddings et sa Belgariade a été vue, revue maintes fois et qui se base une fois de plus sur le mythe d'Excalibur.

Dans le prologue, l'auteur nous présente succinctement son monde, la création de celui-ci à l'origine des temps et les dieux qui l'ont créé. Un univers à priori largement inspiré des légendes scandinaves et nordiques. Mais par la suite on ne retrouve dans le récit aucune référence à ce prologue, l'auteur nous entraîne dans une fantasy tout ce qu'il y a de plus classique avec des elfes, des orcs, des dragons,...

Si l'univers trop conventionnel ne se démarque pas de moult ouvrages du genre, il est très complet, très dense, très précis,... peut être même un peu trop, le lecteur à la nette impression que l'auteur a voulu faire un condensé de tous les aspects que l'on a pu rencontré dans le genre depuis Tolkien et le Seigneur des Anneaux. Du début à la fin du roman il est dans la surenchère, tout ce qui a fait le succès du genre doit se retrouver dans son roman. Notamment en ce qui concerne la magie employant tous les genres, des sorts aux runes en passant par celle liée à la nature. Une magie trop puissante et peu réaliste.

Les descriptions ne sont pas trop longues, suffisamment dosées pour que le lecteur puisse s'immerger sans peine dans l'univers de l'auteur. Le monde géographiquement est bien décrit et la carte permet au lecteur de suivre les pérégrinations des aventuriers. Toutefois les déplacements s'effectuant la plupart du temps à dos de dragons ou autres animaux volants, on connaissance que peu d'endroits du monde. Du côté géopolitique on se retrouve dans ce qu'il y a de plus basique puisqu'on assiste simplement à une opposition entre les forces du bien et celles du mal. Le passé des différentes nations est toutefois bien narré et constitue le côté positif de l'univers.

Une opposition que l'on retrouve au niveau des personnages dont les caractéristiques sont par trop calquées sur l'appartenance au bien ou au mal. Les bons se révèlent trop bons mais reste toutefois attachants par leur naïveté. Mais dans leurs confrontations, les combats s'avèrent trop peu réalistes car dés qu'ils se trouvent en difficulté une aide leur tombe du ciel comme par magie. Les personnages auraient gagnés en profondeur si la psychologie avait été plus développée et leur ressenti plus accenté.

Les points forts de cet ouvrage se situent au niveau de l'écriture simple et fluide, l'auteur va directement à l'essentiel et l'action et les retournements de situation sont omniprésents tout au long du récit qui démarre sur les chapeaux de roues dès le premier chapitre. L'atmosphère est très bien rendue, sombre, tenace rendant le récit poignant.

Au final malgré un classicisme très prononcé, ce premier roman s'avère très divertissant et écrit de fort belle manière. Un roman à conseiller tout particulièrement à un lecteur qui voudrait découvrir le genre mais aussi aux pré-adolescents.




mardi 1 septembre 2015

Bilan Juillet-Aoôt

BILAN BI-MENSUEL CHALLENGES MORT-SÛRE

Juillet & Août 2015 Challenges

Les Impardonnés – Jean-Sébastien Simard - Tome 1 : Le huitième sceau 1° Partie
Challenge N° 3

Neverwinter – R. A. Salvatore – Tome 1 : Gauntlgrym
Challenges N° 4 -13

Neverwinter – R. A. Salvatore – Tome 2 : Neverwinter
Challenges N° 4 - 13

CHALLENGE N° 3 : MAGIE ET TRANSFORMATION

Rang choisi : Apprenti-Magicien 8 romans

8/8
Challenge terminé pour 2015 poursuite en 2016

CHALLENGE N°4 : MA PAL DOUCEMENT JE VAINCRAIS

Palier 3 : 15 romans

16/15
Challenge terminé pour 2015 – Nouveau challenge en 2016 avec 20 ouvrages

CHALLENGE N° 10 : FRANCOPHONIE

Rang choisi : Amateur de Français 8 romans

8/8

Challenge terminé pour 2015 poursuite en 2016


CHALLENGE N°12  : ET QUE LA GUERRE FUT

Rang choisi : Neutralité Totale 4 romans

5/5
Challenge terminé pour 2015 poursuite en 2016

CHALLENGE N° 13 : DE L'ECRAN AU LIVRE

Rang choisi : Passionné du Divertissement 20 romans



18/20