ACHATS MENSUELS Septembre & Octobre 2021
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A
Sheffield, dans le sud du Yorkshire, une galerie d'art s'est
installée dans le quartier sombre et déserté du vieux canal. Eliza
Eliot, la conservatrice, y organise une exposition autour du célèbre
tableau de Bruegel, le Triomphe de la mort. Le lendemain de
l'inauguration, le corps d'une jeune femme est découvert dans le
canal, à l'endroit où, quatre ans plus tôt, avait été assassinée
la fille d'une amie d'Eliza. Quelques jours plus tard, c'est une
adolescente que l'on retrouve suppliciée, tragique héroïne d'une
mise en scène macabre.
Est-ce
l’œuvre d'un psychopathe, ou le passé tragique vient-il de
resurgir dans les horreurs du présent ?
Alors qu'une exposition autour de la thématique du tableau « Le Triomphe de la Mort » de Bruegel est en préparation, une jeune femme qui squattait un appartement au dessus de la galerie est retrouvée morte, le légiste conclut à un assassinat.
Puis une jeune adolescente est retrouvée elle aussi assassinée et mise en scène suivant un sujet de l'exposition.
L'enquête se partage le récit avec les préparatifs de l'exposition, on aurait aimé qu'il soit plus centré sur les recherches effectuées par la police.
Le récit est essentiellement centré sur le personnage d'Eliza qui prépare l'exposition et qui découvre sur son palier le second cadavre. Les enquêteurs passent au second plan alors qu'ils devraient occuper le devant de la scène.
La plume de l'auteure est simple et plutôt dynamique malgré quelques longueurs sur l'exposition et le passé de la jeune femme.
Un assez bon roman policier.
Robert Langdon, le célèbre spécialiste de symbologie religieuse, est convoqué au CERN, en Suisse, pour déchiffrer un symbole gravé au fer rouge retrouvé sur le corps d'un éminent homme de science. Il s'agirait d'un crime commis par les Illuminati, une société secrète qui vient de resurgir après une éclipse de quatre siècles et a juré d'anéantir l'Église catholique. Langdon ne dispose que de quelques heures pour sauver le Vatican qu'une terrifiante bombe à retardement menace !
Les services secrets du Vatican reçoivent un message enregistré leur annonçant que quatre des cardinaux éligibles à la fonction de Pape seront exécutés toutes les heures à partir de 20h si les erreurs passées à l'encontre des scientifiques ne sont pas reconnues. La dernière partie du message signé des Illuminati étant assez nébuleuse, le Vatican fait appel au Professeur Langdon un agnostique spécialisé dans la symbologie. Se joint à l'enquête une scientifique de Genève qui s'est fait dérobé dans son laboratoire un module d'anti-matière qui pourrait rayer de la carte le Vatican et les quartiers proches.
Le récit très dynamique nous entraîne à la manière d'un jeu de piste, les éléments symboliques conduisant à certains de Rome. Mais les enquêteurs sont ralentis par le Vatican qui ne veut pas révéler l'affaire, ni arrêter le conclave en cours pour élire le nouveau pape ce qui ajoute de la tension supplémentaire. Une tension déjà importante car la bombe d'anti-matière pourrait faire de nombreuses victimes la foule attendant l'annonce de l'élection. De plus le tueur semble toujours avoir une longueur d'avance ce qui fait soupçonner un complice à l'intérieur de l'enceinte sacrée.
Le personnage du Professeur Langdon est très intéressant à suivre. Les autres personnages sont plus en retrait, et l'auteur fait augmenter la tension et le doute au fil des chapitres quad au complice et amène le lecteur à soupçonner plusieurs personnes.
Le synopsis du récit est très bien construit et la plume est vive rendant le récit très dynamique.
Un excellent thriller sur fond de religion.
Le
remorqueur interstellaire Nostromo vogue vers la Terre, lointaine
encore, quand son ordinateur central interrompt soudain l’hibernation
de l’équipage. Venu d’une planète inconnue, un appel de
détresse a retenti. Le code spatial est formel et trois navigateurs
se portent volontaires.
Quand
ils regagnent le Nostromo, l’un d’eux, inconscient, n’est plus
qu’un poids mort porté par ses camarades : sur son visage s’est
plaqué, incrusté, une sorte de mollusque-ventouse, doté d’un œil
sans regard..
Le remorqueur interstellaire Nostromo se dirige vers la terre lorsqu’il reçoit un signal qui réveille l'équipage sous cryogénisation et le vaisseau se dirige vers une planète inconnue.
Le vaisseau se pose sur une planète hostile et le Capitaine et deux membres se dirigent vers le signal où il découvrent un vaisseau abandonné. Lors de l'exploration l'un des membres reçoit sur le visage une sorte de mollusque qui explose sa visière. Inanimé il est conduit vers le vaisseau où contre l'avis du second l'ingénieur scientifique ouvre le sas faisant entrer dans le vaisseau l'horreur future.
Le récit débute sur une note stressante avec le réveil d'urgence, la tension monte lors de l'exploration de la planète et du vaisseau abandonné pour devenir intenable avec l'état du membre touché et des exactions du monstre en action.
Pour un récit SF l'histoire ne comporte aucun terme technique difficile à ingérer ce qui est plutôt positif pour des lecteurs peu habitué à de domaine de la lecture.
Les personnages sont intéressants à suivre, bien brossés avec chacun sa propre personnalité. On ressent quelques tensions entre différents membres ce qui ajoute un peu de piment au récit. Pour l'un des personnages l'auteur nous offre dans le final une surprise que l'on n'avait pas vu venir.
L'univers SF n'est pas particulièrement développé et le récit est essentiellement basé sur ce qui se passe à l'intérieur du vaisseau que ce soit avant ou après l'introduction de la créature.
Un roman plaisant à lire pour les non-initiés.
«
Abritée dans l’ombre d’une impasse, Aléane épiait le moindre
bruissement d’air. L’épée sortie de son fourreau, serrée
contre son corps, elle s’apprêtait à faire face… »
Les
légions de l’empereur Arthas avaient attaqué Nirader, petite
ville frontalière sans prétention, où était cependant dissimulé
un trésor au pouvoir infini.
Pour
protéger cet objet sacré, Aléane ne pouvait s’appuyer que sur
son courage et la magie. Depuis toujours, elle s’était entrainée
pour affronter le pire et aujourd’hui elle était prête à tous
les sacrifices. Ni peur ni doute n’effleuraient son âme. Mais
c’était sans compter sur cet inconnu farouchement rationnel que le
destin avait décidé de mettre sur sa route… et qui venait de lui
sauver la vie…
Sous l'impulsion de la grande prêtresse des sorcières de Quarel l'empereur des Hasgorns lance ses troupes sur la petite ville frontalière de Nirader pour s'emparer de l'Arche de Vie, un puissant artefact qui permet d'obtenir la vie éternelle ou de ressusciter les morts.
Aléane la Gardienne de l'Arche échappe à la mort grâce à un inconnu qui va se révéler être l'héritier du Dalaras.
Les survivants du temple et quelques alliés vont tout faire pour détruite l'Arche, mais la guerre éclate.
Le récit se déroule dans un univers médiéviste classique mais peu développé car l'histoire est essentiellement centrée sur les personnages et l'on ne sait rien ou presque de ce qui se passe autour.
Le récit s'avère intéressant et dynamique avec des combats et des batailles très bien orchestré. Toutefois un petit bémol avec la romance qui s’installe entre l'héritier et Aléane et qui prend de l'ampleur dans la dernière partie du récit, et qui met en péril leur mission.
Les personnages sont bien brossés avec leurs qualités et leurs défauts, mais aussi avec leurs doutes. On a affaire à des personnages forts mentalement et pugnaces malgré l'adversité.
La plume de l'auteure est plutôt entraînante, fluide avec des passages très dynamiques.
Un assez bon roman malgré des lacunes au niveau de l'univers, et une romance qui vient un peu gâcher le récit.
En quittant New York pour Portland, le détective Michael McCabe espérait goûter à une vie plus tranquille avec sa fille de treize ans. Mais un soir de septembre, une adolescente est retrouvée morte, le torse découpé avec une précision chirurgicale, le cœur arraché. Quand une autre jeune femme, également blonde et sportive, est portée disparue, une haletante course contre la montre s’engage pour McCabe et sa partenaire...
A Portland, la disparition de Katie Dubois, une adolescente de 16 ans a été signalée il y à quelques jours et l'enquête a été confiée à la section criminelle. Quelques jours après la disparition son corps est retrouvé dans une décharge, le thorax ouvert et le cœur prélevé avec une précision toute chirurgicale. L'inspecteur principal McCabe qui dirige l'enquête, ayant lui aussi à la maison une adolescente, s'investit pleinement. Alors que l'enquête a tout juste débutée une autre disparition est signalée, la femme ayant les même caractéristiques physiques que l'adolescente.
Mêm si la mise en place est assez longue, l'auteur ayant choisi de faire monter une ambiance très tendue, le lien entre les deux affaires est rapidement fait.
La manière dont le cœur a été prélevé oriente l'enquête vers le milieu médical, mais les suspects sont nombreux et les enquêteurs n'ont que quelques jours avant que le tueur ne fasse une nouvelle victime. Si une piste semble évidente, l'histoire se divise en sous-intrigues et se complexifie.
En parallèle de l'enquête, on suit au travers de quelques chapitres le calvaire et les inquiétudes croissantes de Lucinda la femme enlevée.
Le récit est essentiellement centré sur l'enquête et il n'y a pas de rebondissements pour donner plus de rythme au récit.
Les personnages malgré quelques petits problèmes dans leur vie personnelle sont agréables à suivre car l'auteur ne s'étend pas sur ceux-ci.
Un très bon roman policier.
La guerre est finie, mais la trahison couve au royaume de Gwynedd et Kelson va devoir reprendre les armes pour défendre sa couronne. Il peut compter sur deux Derynis : Morgan le magicien et Duncan le futur évêque. Mais ses ennemis sont innombrables et prêts à tout : l'ex-primat de Gwynedd, emprisonné pour haute trahison ; les nobles de Méara qui réclament l'indépendance. Chacun voit en l'autre un hérétique à brûler, un tueur à abattre. La lutte sera âpre et sans pitié. Pour que Gwynedd survive, pour que les races restent en paix, le roi Kelson doit encaisser les coups... et les rendre.
Dans cette troisième intégrale on retrouve le roi Kelson qu'on avait découvert dans la Trilogie des Magiciens et après quelques années de règne il doit de nouveau partir en guerre pour remettre Méara qui veut son indépendance dans le droitchemin et va devoir aussi se pencher sur les complots qui couvent du côté de Torenth. Pour ce faire il peut comptait sur Morgan le magicien et Duncan, futur évêque. Mais ses ennemis sont innombrables, la lutte sera âpre et Kelson doit rendre coup pour coup.
Les retournements de situation et les rebondissements sont nombreux et lorsque que l'on croit que le calme est revenu et que tout va bien se finir surgit un nouveau complot. On baigne toujours dans une atmosphère baignée de Christianisme mais un peu moins que les autres trilogies. On découvre de nouvelles cultures notamment avec Torenth et sa religion Orthodoxe qui permet de voir les choses sous un univers oriental. L'auteur en profite pour nous rappeler que les haines entre les peuples viennent plus d'a-priori et méconnaissance, et que toutes les personnes d'un peuple n'ont pas à souffrir des actes de certains individus isolés.
La deuxième partie est plus dynamique avec pleins de bataille et de complots déjoués. On notera toutefois que comme pour les trilogies précédentes un petit bémol à savoir la manie de l'auteure à se perdre en digressions et descriptions pas toujours utiles à la conduite des intrigues.
Si Kelson prend de l'ampleur, du charisme et surtout de la maturité, Morgan et Duncan ne sont pas en reste, même si je trouve Duncan beaucoup plus effacé dans cette trilogie et l'on en découvre de nouveaux dont l’intégration au récit est réalisée sans noyer le lecteur et brossé de belle manière chacun possédant sa véritable histoire et son propre vécu.
Les femmes ont dans le récit un véritable rôle à jouer, elles ne sont pas là que pour le décor. Certaines fomentant même des complots plus complexe que ceux des hommes mais malheureusement en ayant tendance à rester dans l'ombre.
Un petit bémol toutefois au niveau des personnages on ne sait pas grand chose de Saint Camber et cela reste assez frustrant sachant que cette précédente trilogie dans l’œuvre de l'auteure se place en toute fin de chronologie.
Une excellente œuvre d'hight-fantasy à découvrir.
Deux
cents ans avant la naissance de Kelson Haldane, Gwynedd tremble sous
la folie du roi Imre Festyl, héritier d'une famille de Derynis qui a
mis fin au règne des Haldane. Camber MacRorie, comte de Culdi, sait
qu'il ne pourra servir Imre, comme il a servi ses prédécesseurs.
Car il est deryni, un puissant, et sait que les abus du nouveau roi
rendent sa race haïssable aux humains.
Mais
la dynastie des Haldane n'est peut-être pas éteinte. S'il y a un
héritier, il faut le retrouver, lui donner le pouvoir de reprendre
le trône. Camber ne cessera de lutter pour instaurer une vraie paix
entre les Derynis et les humains. Complots, intrigues, assassinats,
le royaume de Gwynedd subira tous les outrages pendant des décennies
jusqu'à ce que le trône soit de nouveau occupé par le digne
descendant de saint Camber.
Cette trilogie se déroule avant celle des magiciens mais elle est parue après. On suit ici la vie de Camber MacRorie, comte de Culdi dans ses choix et ses erreurs. On est sous le règne de la maison Festil qui règne depuis deux siècles après un coup d'état qui a chassé les humains du pouvoir, mais le présent roi se monte moins diplomate et plus impulsif que ses prédécesseurs. Au vu des brimades que subissent et la grogne qui monte chez certains des Derynis au sortit des décrets de plus en plus injustes, le comte Culdi préfère quitter son poste de conseiller du roi.
L'univers se passe toujours dans une époque moyenâgeuse assez semblable à celle de l'époque de l'Europe médiévale. L'univers brossé par l'auteure emprunte, en effet, beaucoup à notre Histoire . On sent les influences des rois de la dynastie des Carolingiens mais aussi celle de l’Église Catholique Romaine. Et on retrouve non sans plaisir les us et coutumes de l'époque ainsi que le mode de vie particulièrement rude.
Si l'intrigue est assez simple elle offre beaucoup de rebondissements à défaut d'une dynamique effrénée. Il se passe certes beaucoup de choses mais le côté épique est assez moindre.
Comme dans la trilogie précédente la plume de l'auteure est fluide malgré les nombreux termes moyenâgeux employés.
Curieuse
troupe que ces troubadours, jongleurs, faiseurs de tours qui, la nuit
venue, deviennent voleurs ou assassins. Ils errent au long des
routes, chantant, dansant... volant, pillant. Hélas, à force de
mener la sarabande aux frontières du crime, il arrive qu'on se
heurte à plus redoutable que soi.
Or
nos baladins commettent l'erreur de planter leurs tréteaux dans une
cité en proie à la superstition, et qui vit dans la terreur d'un
loup-garou éventreur de bergères.
Mais
qui est-il réellement, ce criminel monté des abîmes ?
La petite bande a quittée la Bretagne pour se rendre dans le sud. Les fonds et les vivres sont au plus bas et ils faut qu'ils trouvent un mauvais coup à faire. Ils se dirigent vers la seigneurie de Mornas, mais Ninon n'ose pas révéler à ses compagnons qu'elle a fait un rêve prémonitoire où elle se promenait au milieu d'un champ de cadavres et qu'elle y trouvait leurs corps. Ils arrivent à Mornas en pleine fête des Fous, mais en pleine nuit alors qu'ils se trouvent dans le donjon, le village est incendié et la plupart des villageois sont massacrés. L'armée d'Orange met le siège devant la forteresse.
Le synopsis du récit est construit de la même manière que les tomes précédents, à savoir un seigneur qui cache quelque chose, et dont les multiples épouses décèdent de manière tragique ou disparaissent sans laisser de traces. Une intrigue assez simple.
Le petit groupe en recherchant un trésor éventuel va s'évertuer à résoudre le mystère qui frappe la seigneurie.
Un récit comme le précédent coupé en deux tomes qui se révèle simple mais plaisant à lire. Les personnages évoluent peu par rapport aux volumes précédents. Cette première partie est une longue mise en place qui fait monter une atmosphère oppressante.
Venu prendre quelques jours de vacances dans le Wisconsin pour se remettre de son divorce, Bryce Grantham fait la connaissance d'une jeune étudiante qu'il raccompagne chez elle. Mais le lendemain, il découvre des traces de sang au domicile de cette dernière, qui semble bel et bien avoir disparu. C'est la panique. D'autant qu'il s'agit de la quatrième disparition de ce genre en dix-huit mois... Tandis que la détective Ellie MacIntosh se lance aux trousses d'un serial killer potentiel, Bryce devient le suspect n°1. Un suspect contre qui les preuves ne cessent de s'accumuler. Quelques jours plus tard, Bryce retrouve le corps d'une précédente victime au bord d'un lac. Comble de malchance, culpabilité, complot ? Ce qui est certain, c'est que le temps ne joue pas en sa faveur...
Alors qu'il rapporte son portable à la jeune étudiante avec laquelle il avait sympathisé la veille et qu'il avait du reconduire suite à la panne de sa voiture, Bryce Grantham découvre à l'extérieur du chalet l'une de ses chaussures et des traces de sang. Il avertit la police et se retrouve de fait le principal suspect dans une affaire de disparitions qui secoue la régien depuis dix-sept mois. Mais sa situation se complique encore, lorsque lors d'une partie de pêche, il découvre le corps d'une des disparues.
Si l'intrigue se révèle assez classique dans sa formulation, l'enquête est très bien maîtrisée par l'auteure car l'on suit pas à pas le travail des policiers. Le suspense est maintenu du début du roman jusqu'à son dénouement. Les choses s'accélèrent petit à petit et plus le récit avance plus le lecteur a du mal à se faire une idée sur la situation de Bryce.
A chaque début de chapitre un paragraphe est consacré au tueur qui se définit comme un Chasseur. On le suit dans ses réflexions mais aussi dans l'escalade de la violence qui le motive.
L'histoire se déroule dans une région de l'Amérique profonde en plein début d'hiver ce qui ajoute un plus à l'atmosphère déjà oppressante. Les habitants sont peu nombreux dans cette région à l'époque de l'année, et le lecteur a vite fait de suspecter n'importe laquelle des personnes rencontrées. On se méfie de tout le monde du shérif au patron de bar, surtout que sur le peu de personnes rencontrées elles sont nombreuses à posséder une casier judiciaire, la plupart pour des délits mineurs.
Les personnages, et notamment l'enquêtrice principale, nous apparaissent en début de roman plutôt froids, mais ce n'est pas trop gênant puisque le lecteur se focalise de ce fait sur les moindres détails.
La plume de l'auteure est fluide, tout s'enchaîne naturellement. Les descriptions du cadre sont bien dosées, juste ce qu'il faut pour s'imprégner des lieux et de l'atmosphère.
Un excellent premier policier qui donne envie de lire les autres romans de la série.
Londres
1880. Un assassin insaisissable, invisible, opère dans le quartier
de Limehouse. Le peuple, la presse, la police l'ont surnommé le
Golem, du nom de cette créature de la mystique juive, démon
sanguinaire fait d'argile, capable de se défaire et de se
reconstituer à volonté.
Le
journal intime d'un certain John Cree révèle qu'il serait le
mystérieux Golem, décrit ce qu'il appelle son oeuvre d'artiste, le
massacre minutieux et jubilatoire de deux prostituées, d'un vieux
sage et d'une famille entière. Mais sa femme, Elizabeth Cree, une
ex-chanteuse de music-hall, semble elle aussi dissimuler bien des
secrets.
Le chemin de ces
êtres énigmatiques croise et recroise celui de personnages
historiques, l'écrivain George Gissing, Karl Marx et Dan Leno,
"L'homme le plus drôle du monde", la star du théâtre
populaire à cette époque. Tous se rencontrent sans se connaître,
dans la salle de lecture du British Museum ou au théâtre. Tous
seront soupçonnés par la police dans sa traque du Golem.
On s'attendait à suivre l'enquête de la police, malheureusement il n'en est rien. L'auteur après nous avoir décrit rapidement les meurtres va revenir sur ceux-ci, on suit le tueur dans les repérages de ses futures victimes, ses meurtres et ses jubilations face à la perfection de son art. On le suit également dans sa vie quotidienne plutôt désœuvrée.
On découvre également la vie de son épouse depuis son adolescence malheureuse, sa vie en tant qu'actrice de music-hall au moment de la rencontre avec son mari qui exerçait alors le métier de journaliste.
L'enquête est donc inexistante et laisse place à des tranches de vie d'une famille plutôt aisée mais également des tranches de vie des gens et plus particulièrement des pauvres gens vu le quartier où se déroulent les crimes.
Le peu d'enquête qui va être révélée au lecteur va concerner, non pas le serial-killer, mais son épouse accusée de l'avoir empoisonné.
Un roman très particulier dans lequel le lecteur n'arrive pas à entrer et qui repose intégralement sur l'atmosphère et non sur le côté policier.