mercredi 5 août 2020

Les fers maudits de Nicole Gonthier



Lyon, avril 1473. Dans la ville cernée par une épidémie de peste, une succession de meurtres frappe les frères du couvent des Cordeliers et l'on découvre bientôt le cadavre d'un notaire influent. Devant chaque corps, le meurtrier a déposé un extrait de la prophétie d'Isaïe qui identifie les victimes comme des cibles de la colère divine. Quel est donc le secret dissimulé par les religieux qui leur vaut ce sort terrifiant ? Qui est en vérité ce saint homme qu'ils tiennent reclus dans une de leurs cellules et dont ils affirment qu'il est un miraculé de la Vierge Marie ? L'enquête que mène le prévôt Arthaud de Varey le conduit tour à tour au coeur des couvents où se révèlent des rivalités et des vices inavouables, dans la société des imprimeurs tout récemment implantée à Lyon, auprès du jeune et dynamique médecin François Montpansier, protégé par un célèbre physicien qui a ses entrées chez le roi. Si des reliques prétendues miraculeuses semblent à l'origine des crimes, c'est pourtant du passé des suspects et des victimes que surgira, mêlant amour et mort, l'insoutenable vérité.


A l'issue d'un prêche du supérieur du couvent des Cordeliers qui invite les ouailles à faire leur obole pour sauver leurs âmes du Malin et qui met en avant des fers soi-disant miraculeux qui pourraient les sauver de la peste, un des frères mineurs est découvert assassiné dans l'église. La victime le visage brûlé par une torche porte autour des poignets et du cou des fers reliés par une chaîne et sur lui une phrase des prophéties du livre d'Isaïe qui annonce d'autres morts.


C'est le prévôt Arthaud de Varey qui même l'enquête. Si de prime abord le vol de la relique soi-disant miraculeuse semble le mobile du crime, l'enquête pour le prévôt va s'avérer plus complexe. C'est par le recoupement des interrogatoires et la fouille du passé des divers protagonistes qu'il va parvenir à lever le mystère qui met en scène deux confréries de religieux qui ne lui facilitent pas la tâche.

A travers l'enquête du prévôt l'auteure nous fait découvrir tout un ensemble de personnages faisant partie de différentes corporations et qui possèdent leurs propres règles et coutumes. L'auteure au travers de descriptions réalistes nous fait découvrir la vie quotidienne au Moyen-Âge. Un glossaire et des notes de bas de page permettent de mieux aborder cette période.

Les personnages sont intéressants à suivre, on peut toutefois regretter que le personnage du prévôt ne soit pas plus développé sur le plan psychologique.

La plume de l'auteure est simple, directe, les dialogues sont très vivants, ils nous permettent, tout comme les descriptions, de se faire une idée des dures conditions de vie et des misères de l'époque.

Une enquête bien menée, un suspense présent avec une touche prophétique, ce roman policier historique nous permet de passer un bon moment de lecture.



samedi 1 août 2020

Les secrets de l'île de Viveca Sten


Une froide journée de septembre, l'étudiant Marcus Nielsen est retrouvé mort dans son appartement de Nacka. Tout semble indiquer un suicide. Mais sa mère, convaincue qu'il a été assassiné, supplie la police de ne pas classer l'affaire.
Quand l'inspecteur Thomas Andreasson commence à enquêter, les pistes semblent mener à la base militaire de Korsö, devant l'île de Sandhamn, où le corps d'un autre homme vient d'être retrouvé. Contactée par Thomas, Nora Linde, qui depuis sa séparation passe beaucoup de temps sur l'île, essaie d'en savoir plus sur cette base fortifiée où, pendant des décennies, ont été formées les unités d'élite des chasseurs côtiers. Y a-t-il dans ce passé-là quelque chose qui ne doit à aucun prix surgir au grand jour ?



Un jeune étudiant en psychologie est retrouvé mort pendu dans son appartement. Tout laisse penser à un suicide, mais sa mère et son entourage n'y croient pas car son ordinateur dont il ne se sépare jamais a disparu. Les enquêteurs ont eux aussi des doutes. Doutes qui se confirment lorsqu'un homme ancien militaire que le jeune homme avait interviewé peu de temps avant pour son mémoire sur la sociologie de groupe est retrouvé mort dans sa baignoire tout habillé.

C'est l'inspecteur Andreasson et sa collègue Margit qui mènent l'enquête. Une enquête qui va les mener vers l'île de Korso où étaient entraînés les soldats d'élite destinés à être chasseurs côtiers.

En parallèle de l'enquête l'on suit un journal datant des années 70 où un soldat relate le quotidien de futurs soldats et les manières brutales de leurs supérieurs ainsi que les brimades journalières dont ils sont l'objet.

L'intrigue est bien ficelée, l'auteure prend son temps pour poser l'enquête sans qu'il y ait de longueurs dans cette partie du récit.

Dans ce roman l'on suit également la vie personnelle de deux personnages de premier plan. Si la vie de l'inspecteur qui s'est remis avec son ex-épouse qui attend un enfant est moins tourmentée que dans les précédents volumes, il n'en est pas de même pour celle de son amie qui occupe trop de place dans le récit. On aurait pu penser qu'après la séparation avec son mari infidèle que la vie personnelle de Nora Linde soit moins présente, mail il n'en est malheureusement rien, elle apparaît dans 25 des 82 chapitres du roman sans qu'elle n'apporte quelque chose à l'enquête contrairement aux deux premiers opus de la série.

L'écriture est un peu plus dynamique que dans le précédent opus, les chapitres sont courts et plus fluide dans les passages ayant un rapport direct avec l'intrigue.

Un bon policier tout de même qui a l'avantage d'apporter du dépaysement autour de Sandham.



jeudi 30 juillet 2020

Le hibou de Samuel Bjork




L'armateur le plus riche de Sandefjord est proche de la mort. Il a une condition, une seule, pour que son fils aîné puisse hériter de sa fortune : du sang impur ne devra pas être mélangé à celui de la famille. Or son fils est amoureux d’une femme déjà mère d’un garçon de deux ans et une fille de quatre ans. Les enfants sont envoyés à l'étranger et le couple est marié dans le plus grand secret. Mais cette union sera de courte durée, et sanglante.

 Plusieurs années plus tard, quand une jeune femme est retrouvée assassinée, placée dans un pentagramme de bougies et sur un lit de plumes, certains distinguent des associations en lien avec une autre époque. Les enquêteurs Holger Munch et Mia Krüger ne sont pas du tout préparés à la cruauté à laquelle ils seront confrontés dans cette affaire.



Le corps d'une jeune fille est retrouvé gisant à l'intérieur d'un pentacle. Le corps est couché sur un lit de plumes de hibou, entouré de bougie, et la victime a entre les dents une fleur de lys.

C'est l'unité spéciale de la criminelle d'Oslo qui enquête, dirigée par le commissaire Munch et sa collègue Mia Kruger.

L'enquête, principalement axée sur les résidents de l'exploitation horticole d'accueil où vivait la jeune fille, se révèle complexe et ce n'est que dans les toutes dernières pages que le lecteur comprend le maillage narratif.

Les personnages sont plutôt bien brossés même si l'on peut regretter que les enquêteurs de premier aient un passif.

Découpé en chapitres courts le livre se lit facilement, le style de l'auteur est simple, épuré et ne se perd pas dans les détails.

Un thriller addictif et équilibré qui tient en haleine le lecteur de bout en bout.




vendredi 24 juillet 2020

La voix de Arnaldur Indridason



Le Père Noël a été assassiné juste avant le goûter d'enfants organisé par le directeur de l'hôtel de luxe pris d'assaut par les touristes, alors s'il vous plaît, commissaire, pas de vagues. C'est mal connaître Erlendur.

Le Père Noël était portier et on tolérait qu'il occupe une petite chambre dans les sous-sols depuis 20 ans, mais la veille on lui avait signifié son renvoi. Et puis, sur son bel habit rouge pendait un préservatif usagé. Il n'avait pas toujours été un vieil homme, il avait été Gulli, un jeune chanteur prodige, une voix exceptionnelle, un ange.

Les interminables fêtes de fin d'année du pays du Père Noël (11 jours) dépriment le commissaire qui s'installe dans une chambre de l'hôtel et mène son enquête à sa manière rude et chaotique. Sa fille essaye de ne pas replonger dans la drogue, elle vient le voir souvent, elle a eu de mauvaises fréquentations qu'elle présente à son père, ce qui permet à ce dernier d'avancer dans sa connaissance de la prostitution de luxe, et puis il y a cette jolie technicienne des prélèvements d'adn, tellement séduisante qu'Erlendur lui raconte ses secrets.

Le 45 tours enregistré par le jeune garçon, cette voix venue d'un autre monde ouvre la porte à des émotions et des souvenirs, à des spéculations de collectionneurs et à la découverte des relations difficiles et cruelles entre les pères et les fils.


L'ex-portier d'un grand hôtel qui devait assurer pour la dernière le rôle de père Noël est retrouvé mort dans le cagibi au sous-sol qui lui servait de chambre depuis des années dans une position inconvenante : le pantalon sur les chevilles, un préservatif su le sexe.
L'intrigue est bien construite, certes simple mais l'enquête explore plusieurs pistes.
Ce roman sombre laisse transparaître le côté noir des protagonistes mais plonge aussi le lecteur dans les combines de certains personnels de l’hôtel.
Erlendur et ses coéquipiers vont devoir se pencher sur le passé de la victime, un enfant star sous la coupe d'un père rigide pour percer le mystère du meurtre.
Le personnage central est désabusé par la vie depuis la disparition de son jeune frère dans sa jeunesse, l'auteur laisse un peu trop ressortir ses doutes et ses faiblesses.
Le style de l'auteur est simple et agréable à lire.
Au final un policier efficace à l'atmosphère lourde et mélancolique.



samedi 11 juillet 2020

La neuvième tombe de Stefan Ahnhem



La nuit tombe sur Stockholm. En quittant le Parlement après une séance houleuse pour rejoindre la voiture qui l'attend, le ministre de la Justice disparaît. Cette même nuit, à Tibberup, un petit village au nord du Danemark, la femme d'un célèbre présentateur est violée et assassinée chez elle. Bientôt d'autres corps, mutilés, sont retrouvés de part et d'autre du détroit d'Öresund.
Chargés de l'enquête, l'inspecteur suédois Fabian Risk et son homologue danoise Dunja Hougaard vont faire face au pire complot qu'on puisse imaginer... et à cette question qui tourne à l'obsession : jusqu'où peut-on aller par amour ?
Après un court prologue dont on ne comprendra toute la finalité qu'à la fin du récit, le lecteur se trouve plongé dans une double enquête. 


Tout d'abord en Suéde, le Ministre de la Justice disparaît à la sortie du Parlement. Puis c'est au tour du fils d'un notable. C'est Fabian Risk qui est chargé de retrouver les disparus assisté de sa collègue Malin Rehnberg enceinte de jumeaux.

A des centaines de kilomètres de là, en Norvége, c'est la femme d'un présentateur de télé qui est retrouvée chez elle sauvagement assassinée. L'autopsie révélera qu'un organe a été prélevé sur la victime.

Deux enquêtes qui de prime abord non rien en commun mais qui conduisent sur la piste d'un même assassin particulièrement retors.

La résolution de cette enquête commune, sans qu'il y ait le moindre échange entre les deux pays, se déroule par alternance de chapitres. Ce qui perturbe le lecteur car parfois l'une des parties est plus avancée que l'autre. Le récit s'avère un peu brouillon et on a l'impression que l’histoire n'est pas assez travaillée.

On suit donc en alternance les deux équipes centrées sur des personnages de premier plan à la forte personnalité, mais qui une fois de plus une vie personnelle tourmentée et complexe qui prend parfois un peu le dessus sur leur vie professionnelle et donc de ce fait sur l'enquête.

Les chapitres sont certes courts, mais l'histoire est un peu trop longe et les rebondissements pas assez présents. On note un manque de montée en pression ce qui à pour pour effet de faire baisser l'attention du lecteur.
Un polar qui n'est pas inintéressant mais qui comporte de nombreux défauts : trop de longueurs, une fin un peu linéaire qui manque de saveur, des personnages un peu cliché aux réactions pas toujours justes. Mais l'atmosphère nordique est bien présente.



mardi 30 juin 2020

BILAN LECTURE 2éme TRIMESTRE 2020


Livres lus

&

Chroniques effectuées au Deuxième trimestre 2020.


Coups de Cœur :


J'ai aimé :
Vendredi saint – Boris Starling
Arrowood – Mick Finlay
Le cycle de l'Ambassadeur – Graham McNeil – Tome 1 L'Ambassadeur
Janvier noir – Alan Parks
Le cycle de l'Ambassadeur – Graham McNeil – Tome 2 Les dents d'Ursun
L'or de Venise – Maria-Luisa Minarelli

J'ai moyennement aimé :
Xtrème préjudice – Mark Zellweger
Klimax- Lionel Camy
Scalpel – Diana Lama
Donne moi tes yeux - Torsten Pettersson
Ils se marièrent et il y eut beaucoup de sang – Laurine Valenheler
Le livre des âmes – James Oswald
Empereur des ténèbres – Ignacio Del Valle
La liste noire – Alexandra Marinina
Les adeptes – Ingar Johnsrud

Je n'ai pas aimé :


lundi 29 juin 2020

Mai et Juin 2020


ACHATS MENSUELS MAI & JUIN 2020

FORMAT PAPIER

    


Lecture effectuée

    
    
    
    


Rejoignent la PAL


FORMAT ELECTRONIQUE

Lecture effectuée


Rejoignent la PAL


EBOOK GRATUITS

    


Dans la PAL

L'or de Venise de Maria-Luisa Minarelli



Venise, 1753. Le carnaval touche à sa fin quand sœur Maria Angelica, religieuse du couvent de Murano, est retrouvée sauvagement assassinée dans son appartement secret au cœur de la ville. Alors que Venise est en fête, Marco Pisani se lance dans l’enquête et découvre bientôt que la moniale menait une double vie. Aidé par ses amis, dont l'avocat Daniele Zen, le magistrat croit rapidement avoir identifié le coupable. Mais les crimes s’enchaînent sans lien apparent entre eux, hormis la présence sur les victimes d'un médaillon gravé de curieux symboles.
Comme si cela ne suffisait pas, la fiancée de Pisani, Chiara Renier, femme d'affaires et voyante, est perturbée par une vision étrange et récurrente : un mur noir et le masque de Polichinelle.
Alors qu’il semble être dans une impasse, le magistrat peut heureusement compter sur le hasard et son souci du détail pour l’aider à résoudre cette énigme… Mais ne risque-t-il pas de mettre sa propre vie en danger ?



Alors qu'à Venise le carnaval touche à sa fin, le corps de Sœur Maria Angelica, une moniale de Murano, est retrouvé sauvagement assassinée dans l’appartement qu'elle louait pour recevoir son amant. Sur le corps de la victime est découvert un curieux médaillon gravé d'étranges symboles.

L'enquête est menée par l'Advocateur Pisani, une sorte de juge d'instruction, aidé par son ami l'avocat Zen et un médecin aux méthodes très modernes pour l'époque.

A peine l'enquête commencée surviennent deux autres meurtres, tout d'abord celui d'un moine, et ensuite celui d'un notaire. Pour seul point commun entre les trois meurtres le même médaillon.

L'intrigue est maîtrisée de main de maître, l'on suit point par point l'avancée des enquêteurs.

Le récit est émaillé de noms italiens qu'il est difficile d'appréhender néanmoins l'histoire reste facile à suivre avec une enquête qui se révèle passionnante avec de nombreux détours. Un lexique explicatif des termes italiens se trouve en fin de roman mais il n'est pas facilement accessible lorsque l'on lit le roman au format ebook.

L'auteure porte un soin particulier à ses personnages qu'ils soient principaux ou secondaires. On découvre un nouveau personnages avec l'anatomopathologiste et les personnages découverts dans le précédent volume prennent de l'ampleur.

L'auteure nous offre également de belles descriptions d'une Venise historique et des îles de la Lagune et notamment du couvent de Murano. Les tranches de vie des personnages permettent de découvrir la vie des gens à cette époque.

Tout comme pour le volume précédent l'écriture est fluide et l'ensemble s'avère très bien rythmé.

Un thriller historique qui plaira aux amateurs de romans policiers mais qui peur également plaire aux amateurs de dépaysement.




samedi 27 juin 2020

Les adeptes de Ingar Johnsrud



Une mère et son fils qui disparaissent suite à une brouille familiale, rien de bien original pour le commissaire Beier. Sauf que la femme en question était adepte d'une secte d'extrême droite, dont plusieurs membres ont été massacrés dans une ferme de l'arrière-pays norvégien. Foulards à arabesques, appels anonymes : tout converge vers les islamistes. Mais les ficelles sont bien trop grosses. Beier va suivre une piste dont les racines remontent aux horreurs de la Seconde Guerre mondiale...



Le commissaire Beier enquête sur une affaire à la fois simple et délicate, la disparition de la fille et du petit-fils d'une femme politique influente. La jeune femme et son fils vivent depuis quelque temps au sein d'une secte « La Lumière de Dieu ». Lorsque la police retrouve leurs traces ils découvrent sur place plusieurs cadavres appartenant à la secte et un laboratoire secret tout ce qu'il y a de plus suspect.

L'intrigue conduit le lecteur au travers de récits alternés sur deux périodes qui sont dans le présent récit bien équilibrées. Les chapitres sur le passé permettent d'éclaircir les zones d'ombres de la période actuelle.

L'auteur nous entraîne dans un récit complexe où se mêlent l'implication de la Norvége durant la Seconde Guerre mondiale, le thème des sectes, le terrorisme, les armes biologiques, le racisme.

Cette histoire est travaillée avec soin, les descriptions nombreuses et explicatives mais ne sont pas sans créer quelques longueurs.

Les personnages ont un peu de mal à convaincre car l'on n'échappe pas à certains stéréotypes. Le personnage central est une fois de plus torturé par certains événements de sa vie personnelle.

L'écriture de l'auteur est assez fluide, les chapitres sont courts malgré les longueurs citées ci-dessus et donnent un très bon rythme à l'histoire.

La fin reste ouverte et prépare au tome suivant.



mercredi 17 juin 2020

Les dents d'Ursun de Graham McNeil



Découvrez la conclusion épique de la série de l'Ambassadeur ! Le général Kaspar von Velten, à la retraite, retourne à la ville enneigée de Kislev pour y reprendre son poste d'ambassadeur à la cour de la tsarine Katarina. Tandis que les hordes du Chaos rassemblées marchent vers la formation rocheuse connue sous le nom des Dents d'Ursun, les armées réunies de l'Empire et de Kislev doivent s'élancer à leur rencontre. Mais alors qu'éclate une épidémie de peste et que les assassinats se succèdent, il devient évident qu'un agent du Chaos opère depuis l'intérieur de la ville, et Kaspar doit déjouer les plans de ses adversaires avant qu'ils n'abattent les défenses de Kislev. Vivez aux côtés de Kaspar von Velten et de Kurt Bremen l'incroyable conclusion de la série de l'Ambassadeur de Graham McNeill !



Dans ce deuxième tome du cycle l'on retrouve l'Ambassadeur et ses chevaliers Panthères à leur retour à Kislev après avoir appréhendé le Boucher. Mais pour Von Velten les ennuis ne sont pas finis car un chasseur de rats a découvert dans les souterrains de la ville un étrange échange, celui d'un cercueil de bronze. Échange effectué entre d'une part un homme et une femme, et d'autre part d'étranges silhouettes encapuchonnées aux mains griffues. Qui est cet agent du Chaos qui œuvre dans l'ombre ?
Ce deuxième tome est agréable à suivre avec une intrigue bien maîtrisée et une atmosphère de Kislev en quasi état de siège glauque à souhait. L'auteur nous entraîne des intrigues de cour aux choses étranges qui se déroulent dans les sous-sols de la ville en passant par la misère des réfugiés encore rendue plus difficile par les prémices de l'hiver.
De nouveaux personnages font leur apparition et à l'instar de ceux du premier tome leur psychologie est assez bien travaillée. Il est intéressant de retenir les rôles importants tenus par des femmes ce qui est assez rare dans ce type de roman.
Au niveau de l'histoire quelques dizaines de pages en plus aurait été souhaitable car plusieurs éléments du scénario ne sont pas assez approfondis.
Au niveau du style un nombre certain de répétitions est à noter et des tournures de phrases laissent à désirer.
Les descriptions sont visuelles et bien dosées notamment la bataille finale qui pour une fois ne dure pas sur plusieurs chapitres. On notera toutefois que certains passages sont un peu trop exagérés.
Malgré quelques défauts typiques aux romans de Warhammer et des romans sous licence, l'auteur nous offre une très bonne histoire dans la continuité du premier tome.




mardi 9 juin 2020

Janvier noir de Alan Parks



Premier opus d'une série mettant en scène l'inspecteur McCoy et son adjoint Wattie dans le Glasgow des années 1970, sur fond de musique, drogues et gangs, dans la lignée de William McIlvanney. Quand une jeune femme est abattue par un garçon de 18 ans en pleine rue à Glasgow non loin de la gare routière, l'inspecteur Harry McCoy y voit autre chose qu'un acte de violence isolé. Son enquête le met sur la piste d'un réseau de drogue et surtout l'amène à croiser la route de Teddy Dunlop, fils dégénéré d'une riche famille de Glasgow, qui fait la pluie et le beau temps dans la ville.




Howie, un taulard de la prison de Barlinnie demande à voir l'inspecteur McCoy. Lors de l'entrevue il annonce à l'inspecteur qu'un meurtre va avoir lieu le lendemain. La cible est une jeune femme, il donne son prénom et les endroits où elle pourrait travailler. Le lendemain, après avoir identifié la jeune femme, l'inspecteur accompagné d'un jeune collègue qu'il doit former, se rend à la gara routière pour attendre la jeune femme. Mais elle arrive d'un autre endroit et les policiers assistent impuissants au meurtre et au suicide de son meurtrier. Un jeune homme de dix huit ans qui travaille pour une riche famille avec laquelle McCoy a eu maille à partir dans le passé.

Avec ce premier volume d'une série l'auteur nous plonge en pleines années 70 dans un Glasgow des plus glauques où certains riches sont intouchables et dont il nous dépeint les pires instincts.

Malfré une hiérarchie qui empêche l'inspecteur de tourner son enquête vers la famille de riche que McCoy croit coupable et le vouloir de classer l'enquête puisque le meurtrier est connu, celui-ci persiste. L'enquête est bien menée avec de nombreux rebondissements et la dynamique de lecture s'avère excellente.

Les personnages sont bien posés avec notamment un personnage central complexe et très atypique dans ses comportements.

Le style de l'auteur est simple, direct mais très efficace et bien adapté à ce type de roman.

Un policier certes tout ce qu'il y a de plus classique mais d'un très bon niveau.




mercredi 3 juin 2020

La liste noire de Alexandra Marinina



Le lieutenant-colonel de police de Moscou Vladislav Stassov est bien ennuyé lorsque, l'actrice Olga Dorenko ayant été assassinée alors qu'elle avait toutes les chances de remporter le grand prix d'interprétation féminine d'un festival de cinéma des bords de la mer Noire, il est obligé d'avouer à la police locale un gros mensonge qu'il a un jour servi à son ex, l'insupportable critique Rita Mezentseva. Mais quoi ? C'est ça ou laisser accuser le très innocent président du jury, Igor Litvak. De fait, les ennuis de Stassov ne font que commencer : c'est qu'on n'aime guère les flics de Moscou en province ! Surtout quand, coincés, ils se voient contraints d'enquêter en douce... mais que beaucoup s'en aperçoivent.




A la demande de son ex-femme qui veut voir sa fille, le lieutenant-colonel Stassov de la police criminelle de Moscou séjourne au bord de la Mer Noire où se déroule un festival de cinéma. Mais rapidement l'une des actrices, celle qui avait le plus de chance de remporter le prix d'interprétation, est assassinée. La milice locale désigne pour l'enquête un jeune policier novice, le lieutenant-colonel en parallèle de l'enquête officielle décide d'aider son jeune collègue.

L'enquête n'est développée que du coté de Stassov, on ne suit pas du tout les actions et la progression de la police locale et l'on a l'impression de lire quelque chose de tronqué.

Le festival qui se déroule est peu décrit pour ne pas dire pas du tout, tout comme la station balnéaire dont on ne voit que la plage où va Stassov et sa fille.

Les personnages secondaires côté police sont caricaturaux avec un alcoolique et un autre qui n 'aspire qu'à rejoindre le civil pour être mieux rémunéré. Et la romance entre le personnage principal et la juge de Saint-Pétersbourg qui réside dans la même pension occupe trop de place.

La plume de l'auteure est plutôt directe et convient bien au récit malgré un style trop simple.

Au final, un policier classique qui ne marquera pas les esprits.