lundi 14 novembre 2016

Keleana et le seigneur pirate, Sarah J. Maas



Lecture dans le cadre du challenge :




Un cœur de glace, une volonté de fer, une aventure haletante de Keleana l'Assassineuse, en avant première de la sortie du livre en septembre.

Combattante exceptionnelle formée dès son plus jeune âge, voleuse, maline, coquette et arrogante..., Keleana Sardothien est la meilleure assassineuse d'Arobyn Hamel, le Roi des Assassins du Nord. Elle est aussi sa protégée et son héritière.

Envoyés en mission, avec son collègue Sam Cortland, à Skull Island auprès de Rolfe Seigneur des Pirates, Keleana apprend qu'il s'agit d'une affaire de traite d'esclave. Ce qui, toute assassineuse qu'elle soit, ne lui plait guère. D'un commun accord avec Sam, ils décident de faire capoter l'affaire mais l'entreprise n'est pas sans risque.

Mais le plus grand danger n'est il pas l'attraction grandissante entre Sam et Keleana à un moment peu opportun. 


Ayant précédemment lu les deux premiers opus de la série on pouvait prétendre à découvrir la jeune femme au sein de sa guilde, d'en apprendre plus sur sa formation, de découvrir plus profondément sa psychologie mais il n'est est rien !

En effet trois membres de la guilde ont été tués, et c'est sur le faux prétexte de demander réparation au Seigneur des Pirates que Keleana est envoyé par Arobyn, le maître de sa guilde, sur l'île de Skull Island. En fait c'est ce que croit la jeune femme, mais la vraie raison est qu'Arobyn veut passer un accord commercial pour acquérir des esclaves. Keleana et l'autre assassin qui l’accompagne ne sont là que pour s'assurer de la bonne marche de ce contrat.

Mais la jeune femme a le respects de certaines valeurs morales, notamment l'honneur. Sur ce point là on n'adhère pas du tout au point de vue de l'auteure car il n'est pas possible d'admettre qu'un assassin puisse avoir de telles réactions poussées au paroxysme. L'auteure à en effet un peu trop insisté sur les réactions de la jeune femme qui prend plus de place que l'action en elle même, il y a un déséquilibre dans le récit.

L'univers de cette nouvelle est plutôt restreint car tout se passe sur l'île des pirates et dans des lieux bien précis. Comme dans les romans suivants l'auteure ne nous offre que des univers très fermés. Et plutôt que de nous faire découvrir des lieux intéressants, elle s'attache trop à faire ressentir les introspections de ses personnages. Si l’île est insuffisamment dépeinte, l'ambiance est elle très bien dépeinte, on a l'impression d'être présent sur les lieux fréquentés par les pirates.

Les protagonistes se révèlent intéressants à suivre , car limités au Seigneur Pirate et aux deux assassins. L'auteure à réussi, malgré un nombre retreint de pages, à bien les dépeindre pour que l'histoire prenne vie dans notre esprit. L'héroïne comme dans les deux romans qui suivent se révèle trop hautaine pour le lecteur qui ne parvient pas à ressentir de l'empathie pour cette jeune femme un peu trop caractérielle.

Les combats sont visuels, bien que l'on ressente que l'auteure ne maîtrise pas pleinement ce domaine, ce qui va se vérifier dans le tome un lors du tournoi.

Le point fort de l'auteure c'est son style fluide, incisif, percutant. L'histoire se déroule sur une excellente dynamique et l'on passe un bon moment de détente à défaut de connaître la jeunesse de l'héroïne.







dimanche 13 novembre 2016

Célubée, Isabelle Hausser


Lecture dans le cadre des challenges :




Au sein d'un royaume et en un temps inconnu, dans une cité à l'avenir incertain, un prince ourdit un complot pour renverser le souverain et sauver son pays. Par amitié et par curiosité, un poète étranger, préoccupé davantage de sa gloire et de son œuvre l'accompagne dans son entre prise. Afin de distraire le prince ainsi que les deux femmes qui jouent auprès d'eux un jeu politique ou amoureux ambigu, au cours des nuits qui les rassemblent tous les quatre, dans une maison isolée, à la lisière du désert, le poète raconte la très lointaine histoire d'une ville, Célubée, de ses terres et de la dynastie des rois qui s'y sont succédé depuis les premiers jours du monde.


Dans le récit que poursuit, nuit après nuit, le poète, chacun des quatre personnages trouve le reflet de ses préoccupations du moment : la légitimité du pouvoir, les ravages de l'ambition, la douleur de l'amour inexprimé. Dans cet univers, dont on ne sait pas s'il est une résurgence des vieux mythes de l'humanité, une légende ou une tradition millénaire, retentit le grand cri d'effroi poussé depuis toujours par les hommes devant les ténèbres, la détresse, la douleur et la mort.

Peu à peu, parce que le temps y est une dimension controversée, ces deux mondes apparemment distincts de la Cité et de Célubée vont se rejoindre, ou du moins, se frôler, comme des parallèles qui, tout à coup, seraient le point d'atteindre l'infini.


Célubée, c'est avant tout l'histoire d'une cité que l'on découvre lentement, peut être un peu trop lentement au fil du récit conté pour le présent de la vie de la cité par Coélia jeune femme suivante d'une princesse, par un poète pour son passé qui à partir de parchemins qu'il traduit à la création de cette cité à l'aube de l'humanité. Une cité au parfum d'Orient, mais plus proche de la Crète ou de la Crète Antique. Une cité qui fut fondée à l'Âge de Pierre ou encore plus tôt dans le passé.

L’univers de ce royaume tout simplement appelé Royaume est géographiquement assez restreint, car se dirigeants se sont toujours plus ou moins à l'ouverture vers l’extérieur. Une société qui vit en autarcie, et qui n'a étendu son territoire que petit à petit au fil des besoins alimentaires de ses membres. Un royaume que l'on peut parcourir en une journée de cheval, et subdivisé en quelques petits territoires avec à leur tête un noble. Des territoires essentiellement peuplé par des agriculteurs encore plus mal lotis que nos serfs à l'époque médiévale. Des serfs qui ne sont là que pour nourrir les citadins de la cité qui occupent la majeure partie de la population. Au fil des âges la cité a vécu maintes disettes , et c'est dans cette même situation que vit l'histoire du roman. L'intrigue repose sur la volonté d'un prince de niveler ces inégalités, et donc de renverser le roi actuel qui a fortement taxé les paysans à l'avantage des citadins. Un postulat fort simple pour ne pas dire simpliste.

L'histoire mélange les mythes aux intrigues de cour, les légendes aux intrigues de cœur, et l'intrigue est peu suivie puisque c'est le côté intimiste qui prime et il y plus de palabres que d'action. Mais le but premier de ce récit c'est n'est pas vraiment de nous faire vivre la vie de la cité, mais d'inciter le lecteur à réfléchir sur des questions rhétoriques et philosophiques. De plus l’essentiel des inter-actions entre les protagonistes principaux, et leurs éventuels interlocuteurs ne nous parviennent qu'indirectement par l'un des narrateurs s’adressant au scribe qui écrit l'histoire. Cette manière de procéder renforce encore la lenteur d'un récit très lent. Rien dans cette histoire n'est fait pour essayer de donner de la vie à des longueurs qui succèdent à des longueurs si le style de l'auteur est riche, il faut constater qu'il est aussi soporifique.

Au final on a un peu de mal à comprendre comment un tel texte ait pu être classé en fantasy. Certes si ne nombreux éléments de l'histoire peuvent s'inscrire dans ce registre, il manque malheureusement ceux qui sont essentiels : pas d'action, pas de renversement de situation, et guère peu d’événements. Ce type de roman s'inscrit plus dans la lignée des légendes même si ici le monde est imaginaire. Un monde imaginaire c'est peut être le seul ingrédient de la fantasy. Qu'il a été dur de parvenir à la dernière page.




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samedi 12 novembre 2016

NOVEMBRE 2016



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La Geste de Kadji, Lin Carter


Lecture dans le cade du challenge :



Kadji souleva sans hésiter la tapisserie maculée de sang et examina le visage qu'elle celait.
La mort l'avait rendu froid et blanc comme un marbre.
La mort lui avait volé sa perfection et sa beauté. La bouche était crispée en une hideuse grimace de terreur et les yeux vitreux semblaient contempler à jamais les traits de l’assassin inconnu. L'assassin – ou Les assassins ? Car le corps portait d'effrayantes blessures, des plaies ouvertes à la poitrine, à l'épaule, au ventre, à la gorge et au flanc.
Il baignait dans une mare de sang séché, visqueux et noir...


Le récit s'ouvre sur une poursuite, celle d'un clan de guerriers nomades qui après avoir essuyé une lourde défaite sont traqués par les mercenaires à la solde de l'Empereur Dragon. Pour soigner les nombreux blessés la troupe doit se réfugier derrière les Montagnes Noires. Mais avant de s'engager dans le passage secret, le chef de guerre du clan missionne son petit fils Kadji. Celui-ci rebrousse chemin pour aller tuer l’usurpateur qui s'est installé sur le trône impérial. Un long périple semé d'embûches attende le jeune guerrier porteur de la Hache Bénie du clan.

Plus connue pour son Cycle de Thongor, réédité, l'auteure nous livre une héroïc-fantasy sans surprises mais de bonne qualité. On retrouve dans cette œuvre l'empreinte de Conan dont elle a conjointement avec Lyon Sprague de Camp poursuivie la série.

Pour apprécier ce type de fantasy, il faut tenir compte de sa date de parution : 1976. Une époque où la fantasy, n'avait pas la notoriété actuelle, et où elle nous était livrée brute de décoffrage, sans fioritures et sans états d'âmes.

La Geste de Kadji est donc de cette mouture, un univers pas aussi détaillé que pourrait l'espérer les lecteurs d'aujourd'hui, de nombreux événements mais sans rien de bien original, des personnages taillés à coups de serpe.

Un univers simplement esquissé, sans de longues descriptions malgré un long voyage du Héros. Un voyage qui nous conduit sur les traces improbables de Gengis Khan de la Sibérie à la Chine. Bien qu'il n'y ait pas de réelles références historiques de nombreux points nous laisse à penser que l'auteure s''est largement inspirée du déclin de L'Empire Mongol, l'on peut citer par exemple la Horde qui a connu la gloire et qui attend son sauveur pour retrouver l'éclat d'antan, un magicien aux yeux bridés,...

Les événements sont nombreux, se succèdent sur un rythme effréné, les combats sont plutôt bien dépeints même si c'est toujours à l'avantage du héros dont le récit est essentiellement centré sur sa personne, les personnages qui l'entourent étant essentiellement là pour le mettre en valeur. Si le postulat de départ renverser le tyran est tout ce qu'il y a de plus basique et que le dénouement n'offre aucune surprise, on passe un bon moment de détente, et c'est cela l'essentiel.

L'écriture est agréable, le style incisif et direct est parfaitement adapté à cette héroïc-fantasy de deuxième génération. L'auteure va à l’essentiel ne s'encombrant pas de détails superflus, elle nous fournit ce qui est toutefois nécessaire pour être pleinement en osmose avec l'histoire.

La connexion entre les nombreux événements et la la plume de l'auteure offre une excellente dynamique de lecture, les pages se tournent d'elles même.

Une fantasy de très bonne qualité si l'on tient compte de l'époque à la quelle elle a été publiée, dans la lignée d'Howard, de Leiber, de Rice Burroughs. C'est donc sur un brin de nostalgie que se clôture cette chronique.




vendredi 11 novembre 2016

L'ombre d'Ararat, Thomas Harlan


Lecture dans le cadre du challenge :




Des allées sombres de Subure aux remparts assiégés de Constantinople, des déserts de Palestine aux pentes du mont Ararat, les armées des deux Empires Romains, celui de l'Ouest et celui de l'Est, combattent celles de la Grande Perse. Les mages jettent leurs sorts, les généraux tirent leurs plans, les morts sortent de leur tombe. Maxian Atreus, frère de l'Empereur d'Occident et guérisseur, découvre qu'un sort monstrueux a été jeté sur l'Empire. Mais pourra-t-il à temps en trouver les racines ? La belle Thyatis, entraînée depuis l'enfance pour devenir une arme invincible, est chargée d'une mission impossible par delà les mers et les continents, face à des puissances maléfiques. Tous deux devront aller jusqu'au bout d'eux-mêmes pour l'Empire, pour les Dieux, et pour sauver leur propre vie.



En l'an 600 après JC, l'auteur part du principe que les Empires Romans dominent toujours la Méditerranée avec leurs royaumes d'Occident et d'Orient en contrôlant pratiquement tout le monde connu des Celtes aux Égyptiens. Constantinople, capitale de l'Empire Romain d'Orient est menacé par les Perses et l'Empereur Galen décide de régler une fois pour toute ce problème en mettant à genoux las Perses.

C'est donc avec pour toile de fond une guerre , que l'auteur nous invite à suivre les destins croisés de nombreux personnages et plus particulièrement celui des protagonistes principaux.

C'est dans une histoire dense que l'auteur nous invite nous invite à suivre trois intrigues. Tout d'abord Maxian, jeune frère de l'Empereur, a qui il a confié une partie de la garde du pouvoir découvre qu'un malédiction pèse sur Rome

Les autres intrigues, plus secondaires, consiste à suivre deux des personnages principaux dans les préparatifs de la guerre qui s'annonce, en premier lieu Thyatis une farouche guerrière espionne de Rome qui se retrouve en première ligne afin d'espionner l'ennemi et en second lieue Dwyrin McDonald un apprenti magicien mandaté par ses supérieurs pour rejoindre le front et plus particulièrement une unité de la Légion l'Ars Magica. Bien entendu l'auteur, en second lieu nous invite à suivre L’Empereur Galen et son homologue Oriental dans leurs préparatifs d'invasion.

Dans un premier temps, l'auteur s'attache, par le biais de chapitres très courts qui déroutent quelque peu le lecteur, à nous présenter les personnages principaux mais également des protagonistes de second plan et de placer de manière assez brève le contexte géopolitique. Dés le début du roman, avec une écriture sèche et incisive, l'on sent que l'auteur, dans cette histoire, va plus s'attacher à nous fournir des informations vitales à la saga que de chercher chez le lecteur à créer des émotions.

Dans cette première partie l'auteur multiplie également les introductions des personnages et les voyages de Rome à Constantinople et l'on a quelques difficultés à distinguer les personnages de premier plan des simples figurants.

L'intrigue principale se densifie au fil des chapitres, plongeant le lecteur dans le marasme que subit Rome, avec pour fil conducteur cette malédiction qui pèse sur la ville et qui a pour effet de frapper de mort violente tous ceux qui essayent d'introduire des innovations technologiques.

Dans ce premier tome, l'on peut constater une très bonne connaissance de l'auteur pour l'Antiquité, qu'il fait abstraction de la montée du christianisme trop souvent évoquée dans le genre avec notamment l'Inquisition et que son attention est surtout portée sur le cadre historique, la part de magie ne servant ici qu' à faire ressusciter Jules César.

L'auteur a fait le choix d'échapper au classique Moyen-âge en situant son histoire dans un décor plus exotique à savoir l'Antiquité. Pour nous offrir un monde cohérent avec le genre il jongle avec le réel en le mâtinant d'apports personnels : crée de nouvelles dynasties, réinvente les grandes batailles, fait abstraction du développement du Christianisme et joue un peu avec les religions existantes. En mêlant des éléments de magie et de science aux grands hommes de ce siècle il nous offre un monde cohérent et nous démontre sa parfaite connaissance de cette période de l'histoire. L'apport de la science occupe une place importante dans le récit, elle se montre très diversifiée des machines volantes à des êtres construits comme de véritables engins mécaniques. La manière de présentée ces technologies par le biais de la magie est innovante en fantasy.

Les personnages, même si l'auteur ne rentre peut être pas assez dans leur psychologie, de premier plan comme les second rôles sont convaincants et passionnants. Se détachent Thyatis une jeune fille entraînée depuis son enfance pour devenir une arme invincible, Maxian Atreus frère cadet de l'Empereur Romain et guérisseur, Dwyrin McDonald un sorcier de second ordre missionné pour rejoindre la légion des thaumaturges la IIIème Ars Magica. Trois personnages principaux très intéressants qui devraient prendre plus d'ampleur par la suite.

Dans les personnages secondaires, eux aussi intéressants et ayant un rôle à jouer dans l'avenir. En premier lieu Ahmet, un prêtre-sorcier égyptien, enseignant dans l’école de magie où étudiait Dwyrin, et qui croise Mohammed dans le désert, pour trouver ensuite l’amour dans les bras d’une très belle reine ; puis Mohammed, un homme du désert, aventurier et marchand, mais aussi homme de pouvoir et philosophe, qui pourrait bien dans un autre univers avoir été le prophète d’un dieu unique. Il y a Jules César, rappelé d’entre les morts pour servir Rome. Harlan en fait un deuxième rôle époustouflant, un mort vivant encore très vert qui préfère courir les jupons dans les allées de Rome plutôt que de ressasser son pouvoir passé et son assassinat.
Le ton incisif de l'auteur peut sembler manquer de chaleur et de lyrisme, s'attachant plus aux faits qu'aux ressentis des personnages, mais la lecture demeure agréable car le récit contient suffisamment de bonnes idées et fait preuve d'une belle vitalité. Le style direct et les chapitres généralement courts donnent une excellente dynamique de lecture.

Uchronie, conflits, sorcellerie, le récit a tous les ingrédients pour plaire même si l'on peut noter quelques clichés bien américains.







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mercredi 9 novembre 2016

L'alliance, Amélie Dubé


Lecture dans le cadre du challenge :




Une immense boule de feu aussi spectaculaire qu'étrange traverse le ciel de Kianah, devant les yeux terrifiés de l'enfant-dragon. Pourrait-il y avoir plus mauvais présage ? Devant cette menace imminente, de lourds et terribles secrets sont révélés. Et de sanglantes batailles sont menées. La princesse Illah revient au combat, cette fois pour protéger à la fois Kianah, le Ganthal et surtout, sa famille. Des êtres malfaisants s'allient et se préparent à décimer tous ceux qu'elle aime. Rien ne pourra les arrêter sauf le courage, le dévouement et, peut-être, le sacrifice. Les alliés du Ganthal seront-ils assez forts pour faire face à d'aussi nombreuses menaces ? Illah de Ganthal parviendra-t-elle à tous les sauver ? Est-ce que l'enfant-dragon vivra assez longtemps pour réaliser la prophétie ?


La fin du tome précédent nous avait révélé les véritables raisons du conflit qui oppose les forces de Zythor aux armées de Ganthal, à savoir s'emparer des mines de diamant du royaume d'Abéral à la demande du Maître d'El Allorock, le maléfique mage noir Juok.

Ce troisième tome nous fait effectuer un gros bond en avant dans le récit puisque l'on retrouve les protagonistes principaux et leur progéniture dix ans plustard.

Si le fil conducteur reste sensiblement le même avec la menace qui plane malgré la trêve, le récit se densifie avec les tentatives d'assassinats, les retournements de situation, et une alliance imprévue qui prendra de l’ampleur dans les tomes à paraître.

Avec la découverte du Zythor et d'El Allorock, l'univers lui aussi prend de l'ampleur, même si certains royaumes ne sont pas encore véritablement découverts, le récit restant un peu trop centré sur les dirigeants du Ganthal et leur entourage.

Le récit avec moins de passages introspectifs se veut plus dynamique avec notamment la reprise des combats dans la dernière partie du récit. Les combats, sans être transcendants, sont un peu plus travaillé et le lecteur peut enfin s'en sentir partie prenante.

Hormis Alarik qui se découvre des pouvoirs insoupçonnés et Grégoire envoyé comme espion au Zythor qu' l'on découvre dans son rôle, les personnages des tomes précédents n'évoluent que très peu. Si l'on découvre enfin le roi Trévor et Juok le maître de la magie noire, ils restent encore insuffisamment présents dans le récit qui reste toujours linéaire. L’arrivée de nouveaux personnages, les enfants de la princesse Illah, et un personnage surprise qui donne un peu de relief à l'histoire et bouleverse un peu l’ordre établi, apportent un peu de nouveauté au récit, mais là encore ils sont trop manichéens.

Avec la succession d'événements, un style un peu plus fluide avec moins de longueurs la lecteur s'en trouve améliorée . Les errements trop importants de l'opus deux sont en partie gommés, mais l'histoire en elle même manque encore de profondeur au niveau des interactions ente les différents royaumes de l'Alliance.

Au final, ce troisième tome se révèle de meilleure qualité que les deux premiers et on échappe enfin au côté romance qui prenait trop de place précédemment par rapport au développement de l'intrigue.







mardi 8 novembre 2016

Le Maître de Ballantrae, Robert Louis Stevenson


Lecture dans le cadre des challenges :




Le vieux Lord Durisdeer a deux fils qu tout oppose. Si l'aîné, James, qui porte le titre de Maître de Ballantrae, est un libertin impénitent, violent et séducteur, le cadet, Henry, est un pâle jeune homme au visage vieilli avant l'âge, cachant néanmoins une âme généreuse sous une apparence peu amène et morose.

Dans cette première moitié du XVIIIe siècle, le prince Jacques-Édouard Stuart débarque en Écosse pour chasser Georges II du trône d’Angleterre, déclenchant une guerre civile meurtrière. Dans cette lutte incertaine, les Durisdeer décident d'opter chacun pour un parti : l'un ira offrir son épée au Prétendant, et l'autre fidèle au roi Georges, restera au château. Le sort en ayant ainsi décidé, James rejoint le rang des rebelles, laissant Henry veiller sur Ballantrae. La bataille de Culloden met un terme à la rébellion , et l'écuyer de James vient annoncer sa mort. Pourtant, le souvenir du Maître de Ballantrae ne cesse de hanter les lieux. 


L'île au trésor, c'est de l'aventure à l'état pur !

Dr Jeckyll et Mr Hyde, c'est le fantastique avec le thème du bien et du mal !

Le maître de Ballantrae est une synthèse où l'aventure s'orne d'une aura mystérieuse et d'une ambiance très sombre, toutes deux issues des abîmes de l'âme humaine. On retrouve dans ce récit, moins connu de l'auteur toutes les différentes inspirations qui ont marqué les autres œuvres de l'auteur.

L'aventure en premier lieu car l'intrigue nous emmène sur les champs de bataille de cette guerre de pouvoir et de religion qui opposait les protestants du roi Georges aux catholiques du prince Charles. De l'univers de la piraterie au Nouveau Monde encore peu colonisé dans certaines régions où s'opposent les Anglais et les Français. D'un territoire encore sauvage aux mains des Indiens où l'aîné de deux frères a caché son trésor issu de son passage parmi les pirates. A plusieurs reprises des Highlands si chers à Walter Scott à l'Inde coloniale, l'auteur nous emporte dans des voyages merveilleux à travers des paysages merveilleux aux descriptions forts imagées qui permettent sans peine, au lecteur, de s'immerger pleinement en des lieux et des époques qui sont autant de découvertes.

En second lieu, le fantastique, avec cette lutte acharnée du bien contre le mal qui sur plus de vingt ans , par l'intermédiaire du régisseur du domaine de la famille qui nous conte l'histoire, opposent les deux frères aux caractères diamétralement opposés. Une rivalité qui ne va sans cesse grandissante entre ces deux êtres, que l'auteur, à un moment du récit, va même jusqu'à comparer la situation avec le récit biblique D'Esaü et Jacob, fils d'Isaac.

Deux frères aux caractères bien différents, l'aîné vif, courageux, flamboyant, préféré bien entendu du père, au cadet, effacé, terne, ennuyeux et qui n'arrive pas à tenir tête à son aîné. La guerre de religion, sur un tirage au sort puisqu'ils n'arrivent pas à se mettre d'accord, va amener Le Maître de Ballantrae à rejoindre les troupes catholiques qui subiront alors une lourde défaite où il sera déclaré mort. Pendant ce temps, le cadet gère le domaine et épouse la fiancée du premier, mais le sort va s'acharner sur lui, car l’aîné n'est pas mort et vit en France et va exiger de fortes sommes d'argent, puis lorsque son cadet va refuser de lui en envoyer il réapparaîtra au domaine où il se conduira envers son frère un véritable tyran à l'insu de tous, hormis du régisseur qui en pâtira aussi. Dans ce récit, où le drame familial prend le dessus sur le côté historique, le lecteur va suivre les tourments et scrupules du plus jeune des deux frères face au machiavélisme de l'aîné, de la fidélité de son père à l'aîné, du mépris de sa femme, mais aussi du voisinage qui le considère comme un traître.

Le combat entre les deux frères monte en intensité dans la majeure partie du récit. Une intrigue puissamment construite qui porte l'ensemble de l'histoire. Une histoire où le personnage le plus intéressant est bien entendu le méchant dont on ne percevra pas tout le mystère car le régisseur est au service du frère et a pris cause pour ce dernier. En effet, de ce personnage, dénué de scrupules, intelligent et calculateur, on ne sait pourquoi il veut à tout prix détruire son frère et sa famille. Si le plus jeune, dans la première partie du récit, est étouffé par l'aîné, il va, après une attaque, sombrer dans une sorte de folie vengeresse qui va le miner jusqu'à vouloir à tout prix en finir avec l’aîné qui disparaît et réapparaît à plusieurs reprises faisant monté l'intensité du récit au fil des changements de situation jusqu'à un final des plus intéressant qui mettra une fois pour toute à cet affrontement qui s'étale sur plus de vingt ans et qui se termine dramatiquement sur les rives de l'Hudson.

La plume de l’auteur est tout simplement magique, si le récit est complexe, tout en nuances et qu'il va au fond des choses, la lecture n'en ait pas moins aisée car le narrateur va a l'essentiel. Ce roman d'aventures, mais aussi psychologique fait susciter au lecteur nombre d'émotions de l'admiration au dégoût en passant par l'effroi et la pitié.

Bien qu'elle soit l'une des œuvres les moins connues de l'auteur elle est la plus aboutie. Le maître de Ballantrae est une perfection littéraire qui démontre tout l'art du conteur de Stevenson : un classique qu'il faut impérativement lire.






dimanche 6 novembre 2016

La malédiction Cathare, Pascale-Marie Quiviger


Lecture dans le cadre des challenges :




Château de Montségur An 1244. Durant l'assaut de la forteresse, un "bon Chrétien" réussit à s'échapper en emportant avec lui un précieux manuscrit.

Toulouse, de nos jours. Un jeune étudiant féru de catharisme , Julien Dartigues, stagiaire dans une bibliothèque est retrouvé mort, étranglé dans la salle des archives où un livre apparemment sans intérêt a été dérobé. La jeune Jöelle Lagarde, détective fraîchement promue dans la ville rose se voit confier cette enquête difficile où religion, moyen-âge, nazisme et sociétés secrètes l'amèneront à réviser certains drames du passé et à lever le voile sur ses propres démons.


Prendre pour postulat de départ l'assaut de Montségur lors de la Croisade contre les Albigeois et la fuite d'un jeune homme avec un précieux manuscrit est très courant en littérature que ce soit en roman historique ou en thriller ésotérique. On ne peut pas dire que l'auteure apporte quelque chose de novateur dans ces genres.

Dans ce roman, l'auteure alterne les époques, mais jongle aussi entre l'enquête, la confrérie secrète Cathare et un nazi envoyer pour mettre la main sur le trésor présumé.

Si l'intrigue est crédible et que la partie historique paraît de prime abord bien documentée pour les novices du Catharisme, il n'en est pas tout à fait de même pour les férus du sujet. En effet, en début de l'histoire l'auteure nous parle de Montségur comme la dernière forteresse Cathare a être tombée lors de la Croisade des Albigeois, ce qui n'est pas tout à fait le cas, si elle avait fouillé plus profondément le sujet, elle aurait pu s'apercevoir que celle de Quéribus est tombée après. Elle nous parle d'un parchemin mais a contrario d'autres auteurs ne nous livre aucune hypothèse quand à son contenu. De nombreux auteurs ayant déjà traité le sujet ont eux émis l'hypothèse qu'un document exfiltré la nuit précédant l'attaque aurait contenu les préceptes de la foi Cathare.

L'enquête en elle même est assez bien conduite, mais l'on n'échappe malheureusement pas au sempiternel cliché des policiers torturés par leur passé et par des enquêtes précédentes. Pour l'une le décès brutal de son frère lors d'un accident routier, pour l'autre une blessure lors d'une interpellation qui fdu fait de la douleur est présenté comme morphinomane, mais aussi une enquête récente ayant aboutie sur un non lieu pour vice de forme. Une enquête et des personnages un peu trop classiques. De surcroît, l'enquêtrice ouvre et referme le dossier de son frère sans que l'auteure n'exploite cette partie de l'histoire. On a la nette impression qu'elle manquait de matière et qu'elle a voulu meublé pour allonger son roman un peu court il faut le reconnaître. Une impression qui se confirme avec le nazi envoyé sur les traces de l’hypothétique trésor, là encore l'auteure n'est pas allée au fond des choses. En effet, on sait rien de cette société nazie. Le côté confrérie Cathare à quand à lui mieux exploité.

Les descriptions de la ville de Toulouse et des autres lieux où se déroule l'histoire sont bien dosées, suffisamment pour que le lecteur puisse s'imprégner les décors, sans être non plus trop longues pour ne pas prendre le pas sur le sujet principal de l'histoire.

Si l'histoire manque de profondeur, le synopsis est bien maîtrisé, les éléments se dévoilant peu à peu maintenant le suspense et la tension jusqu'au dénouement final.
L'écriture de l'auteur bien que simple est fluide, son style est soutenu permettant une bonne dynamique de lecture ce qui permet au lecteur de tout de même passer un bon moment de détente. Il est à noter qu'en version papier les coquilles ne sont pas trop nombreuses, la réédition récente ayant permis de gommer en partie ce désagrément.

En résumé un bon thriller ésotérique, un univers intéressant même s'il manque parfois de profondeur, une enquête de qualité moyenne sur la durée. Toutefois si le lecteur passe un agréable moment de lecture, il ne faut pas à ce qu'il s'attende à découvrir de nouvelles choses sur le côté historique. A conseiller plutôt aux amateurs du genre n'ayant pas abordés le Catharisme.








mardi 1 novembre 2016

La colère du magicien, Isabelle M. Nancy


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Qui donc tire les ficelles de la catastrophe qui guette les Cinq Royaumes ? Les trois Lunes dans leur folle quête de vengeance ? Berendor Cairn, ce sorcier déchu et vieillissant qui n’a de cesse de vouloir racheter ses fautes ? Ou bien cette mystérieuse gemme noire qui promène de main en main son pouvoir malfaisant ? Dans ce deuxième volet de la saga de l’Ordre Terne les acteurs de la catastrophe qui se profile se confrontent à leurs destins, aussi sombres soient-ils. Tandis que les intrigues politiques voient s’affronter les puissants et les ambitieux dans des querelles de pouvoir et d’argent rien ne semble pouvoir arrêter la Prophétie. Et pourtant, elle ne prédit rien d’autre que le retour d’une guerre dévastatrice qui ne laissera aucune chance aux hommes. Voilà une épopée passionnante dans laquelle Cinq Royaumes vont affronter le plus grand péril auquel ils puissent être confrontés : la fin de tout espoir.


Le prologue et le résumé du premier opus permettent de nous remémorer le contexte du récit et l'univers dans le quel on se trouve projeter. A savoir, un monde où la magie est prohibée, seul un détenteur des pouvoirs ancestraux le Maître Tisserand peut sauver de la menace engendrée par naissance d'un enfant, messager des trois lunes, les Cinq Royaumes. C'est donc sans avoir à se replonger dans le premier opus que l'on peut poursuivre la saga de L'Ordre Terne.

Le récit s'ouvre sur un couple en fuite de jeunes, frère et sœur, des Lédres, descendants des puissants magiciens d'autrefois que veut éradiquer l'Ordre Terne afin de maintenir un monde sans guerre. Rejoints par un Assassin, s'engage alors un combat, orchestré de belle manière, entre celui-ci et le frère. On sent monter la tension chez les deux belligérants au fur et à mesure que les secondes passent, et on a presque l'impression ce voir cette lutte se dérouler devant nos yeux.

Si le début de l'histoire s’amorce de manière tonitruante, le cours de l'histoire reprend rapidement sur un rythme moins effréné, l'auteure s'attachent à développer son univers dans ce deuxième tome de mise en place. L'on découvre plus en profondeur le monde géographique où interagissent chacun des protagonistes tout en les découvrant également de manière approfondie. Le monde est essentiellement régit par l'argent, mais comme dans le premier tome les Trois Lunes influent également sur le destin des personnages ou certaines de leurs décisions. Les descriptions des différents lieux sont très précises , sans être trop longues, diffusées par petites touches très fortement imagées donnant à ces moments là une certaine touche de poésie à la plume de l'auteure. Hormis, le fil rouge de l'histoire, la recherche par le Maître Tisserand de l’Élu, toutes les actions et faits et gestes de la plupart des intervenants sont motivés par l'argent, toujours plus d'argent pour le permettre l’accès à un place plus importante dans la société. Un monde où la cupidité règne en maître et où tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins, l'univers se révélant très sombre. Si la découverte des différents lieux, se fait de manière plus précise au fil des chapitres, c'est toujours par le bais des personnages qui ont une influence directe sur le récit, on aurait également aimé découvrir les personnes qui gravitent autour d'eux et n'ayant aucune influence sur l'histoire. En effet ; il aurait été très intéressant de découvrir la vie quotidienne du petit peuple et d'avoir le ressenti de ces personnes sur leur manière de vivre.

Sans tout nous dévoiler sur l'ordre secret, l'auteur par petites touches nous en apprend plus sur l'Ordre Terne, sur ses origines , sur ses motivations, sur ses différents branches très cloisonnées de manière à ce que les gens ne se connaissent pas afin d'en préserver le secret. Mais si l'on perçoit une partie de son fonctionnement, il reste encore bien des choses à découvrir sur cette organisation. Cette manière de procéder est très réfléchie car en nous donnant envie d'en savoir encore plus, l'auteure nous donne l'envie de lire très rapidement la suite.

L'intrigue prend de l'ampleur, et les différents rouages de l'histoire commencent lentement à s'imbriquer, et même si le lecteur n'a pas encore en mains toutes les cartes pour apprécier pleinement tous les tenants et les aboutissants, une vision globale de l'histoire se fait dans son esprit. Le récit se fait de plus en plus dense au fur et à mesure que les chapitres défilent, les événements succèdent aux événements, les machinations qui se tissent dans l'ombre, nous donne une histoire complexe et soutenue même si l'action pure n'est pas omniprésente. L'on a tout de même un petit regret, celui de l'attaque contre les rebelles, qui a nécessité une mise en place très intéressante au niveau de la tension et qui n'a n'a donnée au final aucune action visuelle, l'on a eu que droit au dénouement de cette bataille sans que l'on puisse assister au combat dans on intégralité et de voir aussi quelques combats individuels, il nous a manqué là la touche épique qui aurait apporté un plus au récit.

Dans son récit, l'auteure procède par d'importants sauts en avant, mais aussi par des flash-backs sur le passé des personnages pour que le lecteur puisse mieux les connaître, ce qui n'est pas sans quelque peu dérouter le lecteur les premières fois, et au vu de l'intensité de l'histoire finissent presque par passer inaperçu.

Les personnages découverts au tome précédents prennent plus d'ampleur, et de nouveaux protagonistes font leur entrée de fort belle manière. Ils sont très travaillés, et leur psychologie se renforce au fil de leurs actions et de leurs ressentis. Si les personnages sont très intéressants, à l'instar du Maître Tisserand qui doit sauver le monde, on a du mal à s'attacher à trouver de l'empathie pour eux, car ils se révèlent ambigus, dissimulant pour la grande majorité, et également un coté sombre pas toujours révélé pour certains. D'autres comme l’Oeil et la Carte restent encore trop énigmatiques pour qu'on puisse vraiment les cerner. Le personnage du mort-né est peut être celui qui touche plus le lecteur par sa jeunesse et sa relative naïveté.
Si les personnages ne nous apparaissent pas assez clairement, leurs inter-actions sont menées de manière très efficace, avec parfois une petite touche d'humour ironique qui apporte un peu de légèreté dans cet univers plutôt sombre. A travers les différentes personnalités, pas si éloignées les unes des autres, l'on pressent que le côté sombre va prendre de plus en plus d'ampleur au fil des tomes.

Le gros point fort de cet opus, à l'instar du premier, c'est la plume de l'auteure, toujours aussi riche, et toujours aussi travaillée, mais aussi un vocabulaire soigné sans être complexe. On est subjugué par la narration qui malgré une mise en place des différents pions sur l'échiquier qui se poursuit, nous fournit un rythme soutenu. Les descriptions des lieux et des personnages ne pèsent pas sur la dynamique étant savamment placés dans le reste du récit.

Au final, une deuxième tome un demi-ton au dessus du premier, de très bonne qualité avec un univers qui s'étoffe et influe sur le récit qui prend de l'ampleur, un synopsis conduit de main de maître, et un style de très, très grande qualité ; tout est presque réuni pour un coup de cœur si ce n'est que le côté épique demande à être plus présent. C'est ce que l'on espère pour les prochains volumes.