lundi 28 mars 2016

Bénédiction, Matthieu Bobin


Lecture dans le cadre des challenges :




La vie n'a pas épargné Farëanor, dernier survivant de sa famille, mais elle lui a donné de pouvoir se former dans la plus illustre institution d'Ebanestal : l'Académie militaire. Et déjà, par ses faits d'armes, il peut se considérer comme guerrier à part entière. Pourtant la vie emporte loin de lui son père d'armes pour une mission de longue haleine. Farëanor doit affronter seul la poursuite de sa formation. Et le fils d'armes d'Andugal apprend la raison de son immense deuil : une grande malédiction a frappé sa famille. A chaque génération, chevaliers et dames guerrières meurent car la vengeance a empoisonné leur coeur. Farëanor pourra-t-il jamais offrir son épée au roi comme juste chevalier au service du Bien.


A la fin du tome précédent nous avions quitté Farëanor alors qu'il venait d'apprendre que Rebecca et Archibald n'étaient que ses parents adoptif Qu'il était en réalité le fils d'un Chevalier d'Or et d'une Dame Guerrière du Zénith, eux aussi décédés. Andugal qui devait s'absenter plusieurs années lui avait également apprit qu'une malédiction pesait sur la famille de sa mère depuis plusieurs siècles.

C'est donc Farëanor un peu désemparé qui reprend sa formation, mais tout ne risque d'être aussi facile pour lui. En effet, son nouveau Maître avait une dent contre son frère décédé, mais aussi n'apprécie pas son mentor.

Si la troisième année de formation des acades occupe quelques chapitres, en revanche les années qui suivent sont résumées en quelques lignes seulement, et avec le départ de Farëanor à l'aventure d, le récit se tourne de manière plus profonde vers le côté épique. En effet dans son aventure, il sera confronté à l'attaque d'un convoi dont il portera assistance. L'auteur porte son attention plus sur la poursuite qui s'engage que sur les combats en même qui auraient gagnés à plus être développés.

L'auteur continue donc à développer son univers par le biais des études des acades : formation à la stratégie en groupe restreint, survie en milieu hostile,... L'on découvre plus profondément le système de « Magie » : son nouveau Maître de l'Etial lui décrivant plus profondément son emploi : la puissance et les formes d'action des altans, la manipulation et les sources du tilith, et quelques lois sur l'étil. L'auteur nous fait également découvrir une autre race semi-intelligente de son univers : les gnolls.

On aurait été à même de penser que le voyage de Farëanor vers l'Est nous aurait permis de mieux percevoir géographiquement et d'approfondir le côté géopolitique, malheureusement l'auteur qui démontre une forte prédilection pour les forêts, fait éviter à son héros les villes. Au terme de leur périple le groupe arrive à Gandagost que l'auteur nous fait découvrir que succinctement.

Le personnage de Farëanor se développe, gagnant en maturité , devenant plus posé, mais aussi tiraillé par son passé, mais aussi par la volonté de faire le Bien. Chaque erreur est pour lui source d'anxiété, et le lecteur est confronté à ses introspections qui sont sources de quelques petites longueurs. De nouveaux personnages apparaissent, certes intéressant mais l'auteur se sent obligé d'entamer une romance entre l'acadesse et le jeune héros.

Pas de changement notable dans le style de l'auteur si ce n'est avec plus d'action une meilleure dynamique de lecture.

Au final, plus d'action dans ce tome qui n'évite toutefois pas certaines ornières mineures. Un héros qui a gagné en profondeur. L'auteur se sent le besoin d'un peu trop insister sur les vraies valeurs de la vie, le coté moralisateur est parfois un peu trop répétitif.







vendredi 25 mars 2016

Challenge Dungeon Book Monster : Session 5 épreuve 2



2éme épreuve : L'arme traditionnelle pour la session

Ouverture du bonus : lundi 28 mars minuit

Fermeture du bonus : dimanche 03 avril à 23 h 59

Mort offre une arme au meilleur lecteur : une faux

Bonus permanent de 50 PV

Mes lectures :

Matthieu Bobin – Magarcane – Tome 2 Bénédiction (400 pages)
Matthieu Bobin – Magarcane – Tome 3 L'Arklan (396 pages) (Cumulées 796 pages)
Matthieu Bobin – Magarcane – Tome 4 Bérakhels (496 pages) (Cumulées 1292 pages)
La prophétie de Viviane – Romain Godest (192 pages) (Cumulées 1484 pages)

Le sang de la pierre philosophale – Romain Godest (192 pages) (Cumulées 1676 pages)


MARS 2016



ACHATS MENSUELS MARS 2016

FORMAT PAPIER





FORMAT ELECTRONIQUE

mercredi 23 mars 2016

Fils d'armes, Matthieu Bobin


Lecture dans le cadre des challenges :




Farëanor est le fils d'une famille de paysans. Il mène, à l'orée de la vaste forêt de Barberelle, une vie paisible, loin au nord de la cité royale d'Ebanestal. L'attaque de son village par des créatures maléfiques va bouleverser sa vie. Isolé après la disparition de ses parents et le départ mystérieux de son frère aîné Fravalgar, Farëanor reçoit un mystérieux personnage emprunt de bonté et de puissance : Andugal est son nom, servir son royaume dans la chevalerie sa raison d'être. Farëanor ne résistera pas longtemps... rien ne le retient plus et il part à l'aventure avec ce chevalier qui lui propose de l'initier au métier des armes.


A peine avons nous le temps de découvrir le jeune protagoniste et son frère que le paisible village subit une attaque d'orcs. Les rares survivants du village sont évacués par la milice dans un village plus proche de la capitale. Quatre ans plus tard, alors que sa mère est décédée quelques jours plus tôt et que son frère aîné devenu militaire est au loin, le jeune adolescent, désormais seul, fait la connaissance d'Andugal, un chevalier, ancien grand capitaine de l'armée royale, qui connaissait ses parents, qui lui propose d'intégrer l’Académie Militaire pour devenir soldat ou chevalier. En souvenir du passé, il lui propose de payer ses études.

Avec pour ligne conductrice un parcours initiatique le postulat de départ se révèle tout ce qu'il y a de plus classique.

Le chevalier inculque à l'adolescent quelques préceptes de bases sur le combat et la mise en forme physique. Ensuite pas de surprises au niveau du récit puisque l'auteur s'attache à nous présenter la formation du jeune. Nous suivons les deux premières années de formation du jeune homme et de ces compagnons, la

deuxième année de formation voit lever le voile sur « l'étil » la forme de magie décrite par l'auteur basée sur le fait que tout le monde le possède en soi une sorte de pouvoir le « tilith » qui permet d'utiliser la magie. Mais pour pouvoir lancer des sortes de sorts il faut suivre une formation particulière. Le récit est somme toute assez linéaire puisque l'action, malgré un exploit du jeune homme, est quasiment absente. Les termes spécifiques à l'art militaire sont explicités dans un lexique en fin de livre. Tout au au long du récit l'auteur véhicule les valeurs qui doivent régir la vie d'un homme de guerre en insistant tout particulièrement sur le Bien.

Les descriptions sont bien détaillées, pas trop longues, mais juste ce qu'il faut pour s'imprégner du monde dans lequel évolue le jeune homme. Le monde est géographiquement peu décrit puisque nous ne suivons pas les déplacements du chevalier Andugal, le récit étant centré uniquement sur le personnage principal, ce n'est que dans les rares récits du chevalier que sont évoqués les différentes régions du royaume. Une carte figure en fin de livre permet au lecteur de situer les endroits évoqués. L'univers, malgré quelques monstres que l'on découvre pour la première fois, se révèle de facture plutôt classique avec au début du récit des Orcs, mais aussi l’évocation brève de l'existence des Nains et des Elfes .

Le personnage du protagoniste principal, tout comme ceux de ses compagnons, sont tout ce qu'il y a de plus habituels dans ce genre de récit médiéval-fantastique. Le personnage du chevalier se révèle énigmatique à souhait, tout comme ceux de ses anciens compagnons.

L' écriture et le style de l'auteur sont fluide, à la fois simple, bien que certains termes médiévaux rehaussent le niveau du vocabulaire.

Malgré que la formation des jeunes acades occupent la majeure partie du roman l'on ne ressent pas de lourdeurs malgré certaines longueurs., le récit nous semble enlevé.

Fils d'armes nous introduit dans un monde de chevalerie tout ce qu'il y a de plus classique. Hormis le système de « magie » rien ne le différencie d'autres récits du même genre.








Le royaume de Saramyr, Chris Wooding


Lecture dans le cadre des challenges :






A Saramyr, les Aberrants sont nés avec des pouvoirs dangereux. Les grandes familles nobles du pays ont chargé leurs magiciens, les Tisserands, de les éliminer dès leur naissance. Certains ont pourtant échappé au massacre, comme Kaiku, une jeune fille dont toute la famille a été tuée de faon mystérieuse. Et surtout, la petite Lucia, héritière de l'impératrice Anaïs, elle aussi une très puissante Aberrant. Les Tisserands, cachés derrière les Masques qui leur confèrent leurs pouvoirs, s'allient dans un monstrueux complot qui fait bientôt sombrer Saramyr dans le chaos...


L'auteur nous plonge directement dans l'action où l'on découvre une jeune fille aux portes de la mort, sortie des méandres du trépas par sa soi-disant servante. Dès son retour à la vie et alors que la tempête au dehors fait rage, la jeune noble se rend compte que quelque chose ne va pas. La jeune fille dont la familles a été empoisonnée doit prendre la fuite pour échapper à des démons mystérieusement invoqués. Un incident, lors de son séjour à la capitale auprès d'une amie, va lui révéler qu'elle est une Aberrant

Dés les premières pages le lecteur est plongé dans une atmosphère inquiétante encore renforcée par le déchaînement des éléments. En même temps l'auteur commence à esquisser un monde à première vue japonisant qui oscille entre une période fin médiéval et d'une autre un plus plus développée techniquement.

L'auteur alterne le récit en nous présentant l'autre protagoniste principale l'impératrice héritière que sa mère préserve d'un lourd secret. Deux destins qui pour le moment s'entrecroisent mais dont les destinées pourrait bien se rapprocher car le mystère qui entourait l'enfant éclate au grand jour, elle est une Aberrant.. L'auteur continue en même temps à développer son univers.

L'intrigue, si l'on peut vraiment parler d'intrigue met un peu de temps à se développer, adopte plusieurs ramifications : tout d'abord sous forme de vengeance pour la jeune fille, puis les complots qui se trame à la cour pour empêcher l'enfant de monter plus tard sur le trône mais aussi renverser l'impératrice sa mère, et enfin les Tisserands qui sont prêt à tout pour préserver leurs pouvoirs et leurs secrets.

Si de prime abord l'univers se révèle japonisant il prend par la suite, hormis les certains noms spécifiques une autre tournure plus classique qui s'apparente plus à la fin du moyen-âge tel que nous le connaissons

Le monde dans lequel nous projette l'auteur se veut complexe avec des descriptions très détaillées sur la hiérarchisation des castes, le mode de vie et l'emploi du langage en fonction de son son milieu, les Tisserands et les Aberrants, le panthéon fort riche, les us et coutumes régissant la vie quotidienne des autochtones... Si la description de la vie des nobles est très détaillée on regrettera que l'auteur ne s'attache pas à nous décrire la vie du peuple.

L'univers se révèle très dense avec des descriptions très détaillées, très précises... trop précises même car certains détails ne sont pas vraiment nécessaires et cette succession de descriptions créent bon nombres de longueurs surtout que l'action est peu présente.

L'originalité de cet univers c'est l'emploi de Masques par le biais desquels les Tisserands ils peuvent s'introduire dans les esprits, communiquer à distance, commettre des atrocités... toutefois le Tissage n'est pas assez explicite pour le lecteur qui reste sur ce point dan le flou.

Entre les Tisserands et les Aberrants la magie est omniprésente et l'on sent qu'avec le développement des pouvoirs des jeunes héroïnes, elle va encore prendre plus d'importance au fil des tomes.

Les personnages principaux sont fouillés, on s'attache facilement à la jeune héroïne qui a échappé de peu à la mort. Son ex-servante reste plutôt mystérieuse et n'arrive pas encore a attirer l'empathie du lectorat, trop d'ombres sur son passé restant encore floues. Celui de la responsable des Sœurs de l'Ordre Rouge n'est pas encore assez développé et apparaît trop tardivement dans ce tome pour s'en faire une réelle idée. Le personnage de la jeune héritière commence à s'avérait intéressant, notamment en ce qui concerne ses pouvoirs qui semblent être assez important. Quatre personnages féminins, auxquels il faut ajouter l'Impératrice, qui occupent le devant de la scène c'est plutôt rare en fantasy , il faut le souligner. Le personnage de Vyyrch est particulièrement savoureux pour ceux d'entre vous qui aime les fous furieux déviants et toute la mythologie développée autour des fameux masques est plus
que prometteuse... Toutefois certaines introspections des personnages s'avèrent trop longues et ne développent pas nécessairement plus leurs psychologies.

Le style de l'auteur se révèle travaillé, parfois un peu complexe voire pompeux su certains passages. Le vocabulaire spécifique au monde japonisant aurait mérité l'inclusion d'un lexique en fin de livre. Malgré ces quelques petits défauts la dynamique de lecture reste satisfaisante.

Malgré les pistes prometteuses pour la suite de la trilogie et une trame sympathique, le récit nous délivre une image plutôt classique et le récit se révèle assez long. En effet, il aurait été plus agréable pour le lecteur que certains passages soient plus synthétisés et que le côté épique soit moins disséminé entre les pavés parfois indigestes.





mardi 22 mars 2016

L'épée sinistre, Christian Boivin


Lecture dans le cade des challenges :






Sokar poursuit sa formation au Monastère volcanique et dès son arrivée, le Grand Maître lui assigne un nouveau mentor. Toutefois, cette nomination est une surprise pour tous ; elle ne laisse personne indifférent. Au fil des jours, maître et apprenti tentent de s'apprivoiser, tant bien que mal. De plus, Sokar fait d'étranges rêves à propos d'une épée et d'une boule de cristal. Maya, quant à elle, se découvre une nouvelle aptitude lors d'une invasion à Narcitta. Et Mercurus, le sorcier arkahzien, parvient à découvrir où se trouve l’œil-qui-voit-tout. S'il met la main dessus, plus rien ne pourra empêcher la prophétie d'Orrotaresh de se concrétiser.


De retour au Monastère Forestier en reconstruction, Sokar et son Mentor nuitamment suivent une homme suspect dans les catacombes de l'ancien monastère aujourd'hui en ruines. En fait il s'agit de Mercurus à la recherche d'un artefact Arkhaznien. Ayant mis à l'abri son apprenti, un combat s'engage entre le sorcier et le Maître, Sokar en fermé ne peut entendre que le bruit de la dispute et les sorts qui s'échangent. Quand il parvient à se libérer, les deux hommes ont disparus. En se dirigeant vers la sortie il rencontre Mercurus qui le transforme en poireau,... il se réveille brutalement d'un mauvais cauchemar.
Une fois de plus sans mentor, il est envoyé au Monastère Volcanique...

Le jeune homme poursuit alors sa formation, mais un incident va encore l'obligé à changer de lieu.

L'auteur adopte le même synopsis que dans le précédent opus, se succèdent alors des thèmes récurrents du genre : un artefact à compléter, un temple sur une île volcanique , une épée aux pouvoirs surnaturels, des cauchemars récurrentes pour l'apprenti, et bien entendu les suites de la prophétie d'Orrotaresh... une bibliothèque secrète

Comme à son habitude l'auteur nous détaille les classiques du genre sans vraiment que ces différents éléments n'est à première vue n'est de rapport entre eux. Il faudra attendra la toute dernière partie pour que le lecteur puisse leurs interactions.

La formation des jeunes apprentis, Maya et Sokar se poursuit, et l'on découvre encore certains Pouvoirs des moines. Pour les deux jeunes gens la formation tire à sa fin. Ce qui devrait peut-on le supposer nous livrer un quatrième volume plus épique. Sans que vraiment le rythme de lecture s'en ressente il faut reconnaître que l'action n'est pas omniprésente. C'est souvent le cas des fantasy initiatiques. Mais heureusement le final s'emballe et re-situe l'intrigue principale, à savoir les dangers qui planent sur l'Ordre, mais également la possibilité d'invasion des barbares Arkahziens.

Un tome sans réelles surprises, comme le tome précédent celui-ci se révèle transitoire. Le style simple de l'auteur et la facilité de lecture permettent au lecteur de se divertit agréablement malgré le manque de profondeur du récit.







lundi 21 mars 2016

La guildes des voleurs, Christian Boivin


Lectures dans le cadre des challenges :




Sokar éprouve des difficultés à s'adapter à son nouveau maître au Monastère portuaire. En effet, il est encore en deuil de Viggen, son précédent maître, et il trouve que son apprentissage ne progresse pas assez vite à son goût. De plus, Maya semble éviter sa compagnie à tout prix. L'enquête que Sokar mène avec son maître à propos d'une secte qui fomenterait un complot contre la couronne l'oblige à se rendre régulièrement à Rubyliss, où il s'intéresse à une jolie inconnue qui commet différents larcins. À la même période, les forains débarquent en ville avec un nouveau devin, un individu louche qui cache sa réelle identité pour de funestes raisons. Puis, en cherchant à se réconcilier avec Maya, Sokar découvre l'existence de la guilde des voleurs d'une façon bien désagréable.


La lourde menace qui pesait sur l'Ordre Ahkena s'est en partie réalisée, détruit par les Griztalts envoyés par le roi Barbare le Monastère Forestier n'est plus que ruines et cadavres. Tous les moines sont morts brûlés vifs ou ensevelis sous les décombres. Seuls rescapés, Sokar et Maya ont pris la route pour le Monastère Portuaire et non sans difficulté ils ont rejoint ce dernier. Nous les retrouvons alors que Sokar se voit désigné un souvenu mentor.

L'auteur développe son univers en nous décrivant le nouveau monastère, les environs, la capitale, ainsi qu'un aperçu de la géopolitique de la région. Puis l'auteur met en place doucement le contexte de l'intrigue. Il nous livre une foule d'informations qui au départ peuvent paraître sans liens entre elles : l'attaque d'un monstre que subit Sokar que subit , un trafic de monstres découverts sur le port par la garde, un complot contre le roi et la jeune princesse, l’enlèvement de jeunes filles, la présence in vérifiée d'une secte qui effectue des sacrifices humains,...

Cette présentation des faits est plutôt linéaire car il ne se passe rien ou presque, il faut attendre plus d'un quart du livre pour que la machine se mette en route, et que l'on commence à voir apparaître les liens reliant les différentes affaires, mais ce n'est pas pour ça que l'action se trouve débridée.

La manière dont son nouveau mentor le forme ne plaît pas à Sokar trop pressé d'acquérir de nouveaux Pouvoirs. En effet au Monastère Portuaire les cours théoriques sont nombreux et si Sokar ne semble pas avancer dans sa formation, c'est pour le lecteur l’occasion d'en comprendre plus sur l'Ordre.

Plus les moines avancent dans leurs enquêtes et moins l'on a l'impression que l'auteur ne développe l'intrigue principale découverte au premier opus, il n'avance que peu de pièces sur la présumée invasion des Azkhariens. L'on se situe comme c'est souvent le cas dans un tome transitoire qui met plus en valeur les protagonistes que le sujet qui nous intéresse.

Il faut attendre que Maya et la jeune princesse deviennent le centre d'intérêt principal pour que le rythme de lecture s'emballe et que le lecteur soit réellement plongé dans l'action. Quatre vingt pages avant la fin le mystère sur la disparition des jeunes filles était levé, mais le chef de la guilde s'était échappé, Sokar et son Mentor l'avait suivi dans sa fuite et avaient rejoint le Monastère des Vents. Ce qui avait été l'occasion pour l'auteur d'étoffer encore plus son univers notamment sur l’astronomie de son monde. Le retour vers le Monastère Forestier, après la capture du malfrat, avait lui permis d'étoffer le bestiaire.

Le final quand à lui relançait la menace qui pèse sur l'Ordre, tout en ouvrant une ouverture qui promet, nous promet un troisième tome plus palpitant

Le vocabulaire et le style comme au tome précédent restent simple et fluide, les pages défilent devant les yeux du lecteur.


A l'instar du premier tome l'on se retrouve plongé dans une fantasy très divertissante mais qui manque de profondeur. Un lecture simple mais attractive qui ne demande pas de grandes réflexions au lectorat.  




dimanche 20 mars 2016

Sokar, Christian Boivin


Lecture dans le cadre des challenges :



Sokar est un fermier de seize ans qui habite à Bohmstad avec ses parents adoptifs. Il rêve d'avoir une vie d'aventures et d'intrigues, tout en sachant que ce rêve lui est inaccessible. Jusqu'à ce qu'il croise Viggen, un maître de l'Ordre des moines-guerriers Ahkena, doué de facultés magiques. Suite à la mort de ses parents, Viggen décide d'emmener Sokar avec lui car il découvre que le garçon possède également des facultés magiques, un prérequis essentiel pour être admis dans l'un des monastères. Pour Sokar débute alors une nouvelle vie en tant qu'apprenti au Monastère forestier, où il y apprend à maîtriser ses nouveaux pouvoirs. Au fil des missions avec son maître, Sokar découvre qu'une sombre menace plane sur l'Ordre.


Nous faisons la connaissance du protagoniste principal du cycle alors qu'il ouvre son nouveau journal intime pour y annoncer son arrivée au Monastère portuaire. Puis l'auteur nous ramène trois mois en arrière alors que pour ses parents adoptifs il faisait des courses dans la ville de Bohmstad, rêvant d'une vie aventureuse et comme à son habitude sur le chemin du retour il se rendit dans le Monts Interdits où il découvrit un homme blessé qu'il ramena à la ferme pour y être soigné. Sa mère adoptive lui annonça alors que l'homme était un Maître Ahkena. Le roi barbare Guérak commanditaire de la tentative d'assassinat, avait alors découvert, par l'intermédiaire de son sorcier, que Viggen, la maître Ahkena était toujours vivants, il renvoya alors ses sbires pour terminer le travail mais détruire la ferme et se débarrasser de ses habitants. Ses parents morts dans l'incendie, mais sauvé par Viggen, Sokar atteint de la fièvre du Dohm fut emmené au Monastère forestier pour y devenir apprenti.

Le postulat de départ de ce cycle s'avère basique puisque l'on suit, après la mise en contexte, le parcours initiatique de l'adolescent dès son intronisation en tant qu’apprenti. Intronisé dans l'ordre le jeune apprenti y commence alors sa formation, tout d'abord un peu déçu de ne se voir qu'infligés par son mentor que des corvées, puis sa formation commence à l'apprentissage des dons se succèdent celles plus théoriques du savoir.

Ce premier volume des moines-guerriers Ahkena nous entraîne un univers des plus classiques avec un postulat lui aussi classique puisque qu'au côté initiatique on a pour toile de fond la menace d'un pays voisin qui pourrait réciter, comme il y a deux milles ans, le royaume.

La magie est omniprésente tout au long du récit, l'auteur nous décrivant les Pouvoirs des moines au fur et à mesure de l'apprentissage du jeune protagoniste principal. Des pouvoirs qui se révèlent eux aussi classiques car liés aux quatre éléments.
Le bestiaire est intéressant avec des monstres propres à cet univers.

Le protagoniste principal est un jeune adulte trop sur de lui, impatient d'apprendre les Pouvoirs et qui ne respecte pas les consignes de son mentor qu'il en finit par être agaçant. Et malgré le malheur qui l'a frappé on a un peu de mal à ressentir pour lui de l'empathie Une figure trop caractérisé de la fin de l'adolescence qui par moments frise légèrement la caricature. Il en va de même de Maya la jeune moniale on a la nette impression qu'elle aussi de trouve dans une cour de lycée. Le mentor du protagoniste principal est le personnage le plus réussi de cet opus et représente bien ce que l'on attend d'un moine-guerrier. C'est un homme d'âge mur sur de lui, efficace qui parvient sans peine à canaliser les sautes d'humeur de son apprenti. Quand aux antagonistes ils n'ont été que présentés sommairement pour s'en faire vraiment une idée, on a affaire à des méchants et c'est tout. On aurait apprécié que pour la suite du cycle en savoir un peu plus sur le roi barbare et son sorcier.

Malgré que l'on soit dans un premier tome introductif le style très fluide et entraînant de l'auteur font que les pages se tournent toutes seules. Un style simple.... souvent très simple presque simpliste d'un niveau de début de collège. Un récit plutôt adapté à un lectorat jeune, mais qui pourrait intéressé des lecteurs plus âgés désireux simplement d'une lecture divertissante. Il faut toutefois noter que quelques coquilles parsèment le texte, ce qui n'est pas agréable car l'on est obligé de relier la phrase pour comprendre ce qu'à voulu dire l'auteur.

Au final, l'Ordre des moines guerriers Ahkena nous entraîne dans une histoire simple qui n'est pas sans rappeler La Belgariade de David Eddings ou encore Shannara de Terry Brooks. Si tout dans l'histoire s'avère plutôt classiques et que l'on y retrouve tous les éléments qui ont fait le succès de la High-Fantasy, l'enchaînement du récit et de l'intrigue font du roman une histoire des plus prenantes malgré les errements que l'on peut rapprocher à l'auteur.






samedi 19 mars 2016

Un port au Sud, Georges Foveau


Lecture dans le cadre des challenges :





Enquêteur émérite, Soze est envoyé à Pahar-Rémaé, le plus grand port du sud de l'empire Dlée. Le Premier Ministre Rahaguen lui ordonne de démanteler une organisation criminelle qui crible tout le territoire car, sous le trafic d'art, pointe le complot noir.

Drapé dans son apparence de fonctionnaire impeccable et zélé, Soze se retrouve confronté à des sujets méridionaux bien peu respectueux de l'autorité impériale. Ils vont le toucher par leur gouaille et leur sensibilité exacerbée. Déjà ébranlé dans ses convictions par son périple dans la Marche du Nord, Soze va rencontrer un poète insoumis, une danseuse au grand cœur et leurs complices, opposés à des notables douteux.
Cette enquête précipite Soze dans des questions essentielles auxquelles il est le seul à pouvoir répondre. Ces interrogations se font d'autant plus impertinentes qu'elles sont attisées par les souvenirs que ressuscitent deux voyageurs incongrus, bien moins naïfs qu'ils ne le laissent paraître. Mais Soze doit avant tout décapiter l'obscure organisation qui n'hésite pas à assassiner ses partenaires.


Le récit débute sur une rencontre dans les souterrains du palais impérial entre le premier ministre du Nouvel Empereur et un vieillard, qui semble faire partie d'une organisation secrète. Le vieillard demande au premier ministre son aide arguant d'une menace venue du chaos, mais aussi l'informe que des gredins ont enlevé Kc'hull, une relique sacrée.

Puis la deuxième scène nous ramène dans la Marche du nord où l'on retrouve Lounx Noir a qui un jeune chasseur apprends qu'un scélérat a dérobé le Bâton-Rapace

Soze qui depuis sa mission dans la Marche du Nord, cinq ans auparavant, a progressé dans la hiérarchie justicière se voit confié par le premier ministre une mission qui cette fois va le conduite dans le sud de l'empire. Le ministre le charge de faire la lumière sur un vague de criminalité consistant à dérober des œuvres d'art.

Ces trois faits semblent être liés, comme le prouve la suite du récit, qui alterne dans son premiers tiers entre la vie de Soze dans la capitale avec la forêt des Louxons. Puis les deux groupes vont se retrouver à travailler de concert pour retrouver les objets voler.

Contrairement au tome précédent et même si l'auteur porte encore ses efforts sur le côté sociologique des habitants de sur les messages qu'il veut faire passer, le côté thriller est plus développé et l'on assiste à une véritable enquête. Une enquête qui manque encore un peu de développement.

Avec l'évocation de sorcellerie, de démon baroque, d'un culte régional subversif proposant l'union du bien et du mal, on aurait pu s'attendre à une touche de fantasy plus importante , ce n'est pas le cas car l'auteur délaisse complètement ces orientations.


Contrairement au tome précédent l'auteur prend dans ce deuxième opus le temps de nous développer son univers, on y découvre une petite description de la Cité Impériale. Mais l'auteur retombe rapidement dans ses travers car malgré que le voyage de Soze dure trois mois sa description ne prend que quelques lignes. Seule l'arrivée de deux groupes dans le port de Pahar-Rémaé donne lieu à une description plus conséquente. L'on y découvre un port qui n'est pas sans rappeler Venise pour la configuration de ses canaux, la Camargue pour sa faune et un Marseille pour son activité et la gouaille de ses autochtones. L'auteur nous présente également une nouvelle ethnie, les Raknars dont la description autant physique que leur mode de vie n'est pas sans rappeler les Vikings. On a également droit à une immersion dans la géopolitique locale.

Hormis l'Enquêteur, l'on retrouve l'un des personnages que l'on avait rencontré dans le tome précédent Moussu, l'un des déserteurs. Le personnage de l'enquêteur se veut moins imbue de sa personne et de ce fait l'on apprécie plus de le suivre. L'aide que lui a adjoint le Ministre, originaire du sud se révèle quand à lui trop caricatural. Dans l'ensemble les autres protagonistes ayant un rôle secondaire dans l'enquête sont un peu plus travaillés au niveau de la psychologie.

Malgré des introspections moins nombreuses le rythme du récit reste toujours lent, l'auteur ayant privilégier à l'action l'étude comportementale des personnes rencontrées. Ce qui est dommage car l'écriture est belle, travaillé et le style échappe à la lourdeur du tome précédent.

Au final l'on se retrouve avec un roman un demi-ton au-dessus du précédent ; mais où le côté fantasy n'est pas développé malgré une bonne amorce. Une fois de plus l'auteur n'obtient pas l'adhésion du lecteur.





La Marche du Nord, Georges Foveau


Lecture dans le cadre des challenges :




Sur les récriminations de l'obséquieux marchand Amimplain, l'Enquêteur Impérial Soze se rend aux confins de la Marche du Nord afin d'y mener ses propres recherches. Parvenu jusqu'à la forteresse, Soze y est accueilli par le commandant Kermadec, militaire héroïque et mystérieux. Autour de la garnison s'étend une forêt séculaire et inexplorée dont Amimplain convoite les richesses. Avec virulence, il accuse le commandant d'être le complice d'une peuplade sauvage et cruelle qui hante les ombres de la sylve en prédateurs sanguinaires. Le marchand réclame leur anéantissement ! Plutôt que de répondre aux questions de Soze, Kermadec l'entraîne au coeur de la forêt, dans l'intimité des légendes. Son éducation stricte de Fonctionnaire Impérial ne l'avait pas préparé à affronter les démons et merveilles qu'il y découvrira.


Au crépuscule de sa vie, l’Enquêteur Impérial se souvient d'une de ses premières enquêtes de fonctionnaire zélé et ambitieux dans l'exercice de ses fonctions de protecteur des dés intérêt de l'Empereur et de ses fidèles sujets. Une de ses premières missions qui l’entraînât dans les forêts obscures et quelque peu inhospitalières des Marches du Nord. C'est suite à l'accusation de marchands accusant le commandant de la garnison de ne pas remplir ses obligations qu'il y fut missionné par son supérieur.

L'enquête n'est qu'un prétexte pour nous faire découvrir une civilisation qui n'est pas encore touchée par l'expansionnisme de l'Empire. On trouve dans cette toile de fond une similitude avec l'Empire Romain qui se vérifiera tout au long de la lecture.

Le début de l'enquête s'annonce difficile pour le jeune fonctionnaire confronté d'une part à un militaire chevronné au passé glorieux et de l'autre à un marchand véreux. On sent de suite chez le jeune fonctionnaire un certain malaise s'installer. L’atmosphère pesante de la forêt dans la quelle le commandant entraîne Soze renforce le malaise notamment par le ton sarcastique et moqueur employé par le militaire.

Hormis par la présentation des faits et la conclusion de Soze, le côté thriller n'est pas du tout développé, c'est plus dans un roman initiatique que l'auteur nous entraîne en développant des thématiques plus en rapport avec un roman à la fois sociologique et ethnologique. En effet, l'auteur nous entraîne à la découverte d'une peuplade au système féodal primitif qui n'est pas par certains côtés sans nous rappeler la civilisation Celte. Tout comme pour la touche thriller, le côté fantasy se résume à la plus simple des expressions, ne reposant que sur l'empire imaginaire qui sert de toile de fond.

A la fois hymne à la nature et à la différence, nous entraîne dans un récit à l'atmosphère certes envoûtante mais l'opposition entre les deux cultures aussi différentes l'une que l'autre verse quelque peu dans un certain manichéisme. Un sentiment renforcé par une absence d'originalité, de thématiques éculées et d'une morale à la fois légère et naïve.

La découverte de l'univers est plutôt restreint puisqu'il se limite à la forêt à la fois humide et froide où vivant les autochtones. L'auteur, lors du voyage de Soze n'a pas daigné nous faire décrire les régions traversées. Le monde dans lequel évolue le protagoniste principal ne s'est limité qu'à la découverte de ce peuple primitif, de ses us et coutumes. En effet l'auteur s'attarde sur leurs croyances, leurs légendes... ce qui n'ait pas sans créer certaines longueurs . Impression encore renforcée par les introspection du protagoniste principal et de certains des autochtones. Heureusement le parcours initiatique du jeune homme se fait sur un ton souvent humoristique humoristique qui allégé un peu cette sensation de lourdeur, l'auteur allant m^me jusqu'à faire un clin d’œil à la Marseillaise.

La fête du Printemps de la peuplade à beaucoup de traits communs avec une des fêtes celtiques dans sa manière de se dérouler et le Grand Cornu évoqué ici n'est pas sans rappeler Cernunnos. A cette ressemblance avec les rites celtes viennent s'ajouter quelque références à ceux des indiens d'Amérique.

Soze personnage imbu de sa personne qui dans les premiers temps s'avère plutôt antipathique ce n'est qu'à la fin du roman qu'il montrera visage plus convaincant. Celui du commandant de la forteresse du commandant de la forteresses, de son enfance, de son passé militaire parvient à retenir l’attention du lecteur. La réussite de l'auteur sur les personnages réside dans celui du vieux sage Lounx Noir qui attire notre empathie.

Vocabulaire est recherché, soigné sans être complexe, mais le style essentiellement narratif se veut lent et la dynamique de lecture s'en ressent fortement.

Des thèmes éculés, un côté thriller totalement absent, un côté fantasy pas assez exploité, une succession de longueurs : ce roman n'arrive pas à convaincre le lecteur.