samedi 19 mars 2016

Un port au Sud, Georges Foveau


Lecture dans le cadre des challenges :





Enquêteur émérite, Soze est envoyé à Pahar-Rémaé, le plus grand port du sud de l'empire Dlée. Le Premier Ministre Rahaguen lui ordonne de démanteler une organisation criminelle qui crible tout le territoire car, sous le trafic d'art, pointe le complot noir.

Drapé dans son apparence de fonctionnaire impeccable et zélé, Soze se retrouve confronté à des sujets méridionaux bien peu respectueux de l'autorité impériale. Ils vont le toucher par leur gouaille et leur sensibilité exacerbée. Déjà ébranlé dans ses convictions par son périple dans la Marche du Nord, Soze va rencontrer un poète insoumis, une danseuse au grand cœur et leurs complices, opposés à des notables douteux.
Cette enquête précipite Soze dans des questions essentielles auxquelles il est le seul à pouvoir répondre. Ces interrogations se font d'autant plus impertinentes qu'elles sont attisées par les souvenirs que ressuscitent deux voyageurs incongrus, bien moins naïfs qu'ils ne le laissent paraître. Mais Soze doit avant tout décapiter l'obscure organisation qui n'hésite pas à assassiner ses partenaires.


Le récit débute sur une rencontre dans les souterrains du palais impérial entre le premier ministre du Nouvel Empereur et un vieillard, qui semble faire partie d'une organisation secrète. Le vieillard demande au premier ministre son aide arguant d'une menace venue du chaos, mais aussi l'informe que des gredins ont enlevé Kc'hull, une relique sacrée.

Puis la deuxième scène nous ramène dans la Marche du nord où l'on retrouve Lounx Noir a qui un jeune chasseur apprends qu'un scélérat a dérobé le Bâton-Rapace

Soze qui depuis sa mission dans la Marche du Nord, cinq ans auparavant, a progressé dans la hiérarchie justicière se voit confié par le premier ministre une mission qui cette fois va le conduite dans le sud de l'empire. Le ministre le charge de faire la lumière sur un vague de criminalité consistant à dérober des œuvres d'art.

Ces trois faits semblent être liés, comme le prouve la suite du récit, qui alterne dans son premiers tiers entre la vie de Soze dans la capitale avec la forêt des Louxons. Puis les deux groupes vont se retrouver à travailler de concert pour retrouver les objets voler.

Contrairement au tome précédent et même si l'auteur porte encore ses efforts sur le côté sociologique des habitants de sur les messages qu'il veut faire passer, le côté thriller est plus développé et l'on assiste à une véritable enquête. Une enquête qui manque encore un peu de développement.

Avec l'évocation de sorcellerie, de démon baroque, d'un culte régional subversif proposant l'union du bien et du mal, on aurait pu s'attendre à une touche de fantasy plus importante , ce n'est pas le cas car l'auteur délaisse complètement ces orientations.


Contrairement au tome précédent l'auteur prend dans ce deuxième opus le temps de nous développer son univers, on y découvre une petite description de la Cité Impériale. Mais l'auteur retombe rapidement dans ses travers car malgré que le voyage de Soze dure trois mois sa description ne prend que quelques lignes. Seule l'arrivée de deux groupes dans le port de Pahar-Rémaé donne lieu à une description plus conséquente. L'on y découvre un port qui n'est pas sans rappeler Venise pour la configuration de ses canaux, la Camargue pour sa faune et un Marseille pour son activité et la gouaille de ses autochtones. L'auteur nous présente également une nouvelle ethnie, les Raknars dont la description autant physique que leur mode de vie n'est pas sans rappeler les Vikings. On a également droit à une immersion dans la géopolitique locale.

Hormis l'Enquêteur, l'on retrouve l'un des personnages que l'on avait rencontré dans le tome précédent Moussu, l'un des déserteurs. Le personnage de l'enquêteur se veut moins imbue de sa personne et de ce fait l'on apprécie plus de le suivre. L'aide que lui a adjoint le Ministre, originaire du sud se révèle quand à lui trop caricatural. Dans l'ensemble les autres protagonistes ayant un rôle secondaire dans l'enquête sont un peu plus travaillés au niveau de la psychologie.

Malgré des introspections moins nombreuses le rythme du récit reste toujours lent, l'auteur ayant privilégier à l'action l'étude comportementale des personnes rencontrées. Ce qui est dommage car l'écriture est belle, travaillé et le style échappe à la lourdeur du tome précédent.

Au final l'on se retrouve avec un roman un demi-ton au-dessus du précédent ; mais où le côté fantasy n'est pas développé malgré une bonne amorce. Une fois de plus l'auteur n'obtient pas l'adhésion du lecteur.





La Marche du Nord, Georges Foveau


Lecture dans le cadre des challenges :




Sur les récriminations de l'obséquieux marchand Amimplain, l'Enquêteur Impérial Soze se rend aux confins de la Marche du Nord afin d'y mener ses propres recherches. Parvenu jusqu'à la forteresse, Soze y est accueilli par le commandant Kermadec, militaire héroïque et mystérieux. Autour de la garnison s'étend une forêt séculaire et inexplorée dont Amimplain convoite les richesses. Avec virulence, il accuse le commandant d'être le complice d'une peuplade sauvage et cruelle qui hante les ombres de la sylve en prédateurs sanguinaires. Le marchand réclame leur anéantissement ! Plutôt que de répondre aux questions de Soze, Kermadec l'entraîne au coeur de la forêt, dans l'intimité des légendes. Son éducation stricte de Fonctionnaire Impérial ne l'avait pas préparé à affronter les démons et merveilles qu'il y découvrira.


Au crépuscule de sa vie, l’Enquêteur Impérial se souvient d'une de ses premières enquêtes de fonctionnaire zélé et ambitieux dans l'exercice de ses fonctions de protecteur des dés intérêt de l'Empereur et de ses fidèles sujets. Une de ses premières missions qui l’entraînât dans les forêts obscures et quelque peu inhospitalières des Marches du Nord. C'est suite à l'accusation de marchands accusant le commandant de la garnison de ne pas remplir ses obligations qu'il y fut missionné par son supérieur.

L'enquête n'est qu'un prétexte pour nous faire découvrir une civilisation qui n'est pas encore touchée par l'expansionnisme de l'Empire. On trouve dans cette toile de fond une similitude avec l'Empire Romain qui se vérifiera tout au long de la lecture.

Le début de l'enquête s'annonce difficile pour le jeune fonctionnaire confronté d'une part à un militaire chevronné au passé glorieux et de l'autre à un marchand véreux. On sent de suite chez le jeune fonctionnaire un certain malaise s'installer. L’atmosphère pesante de la forêt dans la quelle le commandant entraîne Soze renforce le malaise notamment par le ton sarcastique et moqueur employé par le militaire.

Hormis par la présentation des faits et la conclusion de Soze, le côté thriller n'est pas du tout développé, c'est plus dans un roman initiatique que l'auteur nous entraîne en développant des thématiques plus en rapport avec un roman à la fois sociologique et ethnologique. En effet, l'auteur nous entraîne à la découverte d'une peuplade au système féodal primitif qui n'est pas par certains côtés sans nous rappeler la civilisation Celte. Tout comme pour la touche thriller, le côté fantasy se résume à la plus simple des expressions, ne reposant que sur l'empire imaginaire qui sert de toile de fond.

A la fois hymne à la nature et à la différence, nous entraîne dans un récit à l'atmosphère certes envoûtante mais l'opposition entre les deux cultures aussi différentes l'une que l'autre verse quelque peu dans un certain manichéisme. Un sentiment renforcé par une absence d'originalité, de thématiques éculées et d'une morale à la fois légère et naïve.

La découverte de l'univers est plutôt restreint puisqu'il se limite à la forêt à la fois humide et froide où vivant les autochtones. L'auteur, lors du voyage de Soze n'a pas daigné nous faire décrire les régions traversées. Le monde dans lequel évolue le protagoniste principal ne s'est limité qu'à la découverte de ce peuple primitif, de ses us et coutumes. En effet l'auteur s'attarde sur leurs croyances, leurs légendes... ce qui n'ait pas sans créer certaines longueurs . Impression encore renforcée par les introspection du protagoniste principal et de certains des autochtones. Heureusement le parcours initiatique du jeune homme se fait sur un ton souvent humoristique humoristique qui allégé un peu cette sensation de lourdeur, l'auteur allant m^me jusqu'à faire un clin d’œil à la Marseillaise.

La fête du Printemps de la peuplade à beaucoup de traits communs avec une des fêtes celtiques dans sa manière de se dérouler et le Grand Cornu évoqué ici n'est pas sans rappeler Cernunnos. A cette ressemblance avec les rites celtes viennent s'ajouter quelque références à ceux des indiens d'Amérique.

Soze personnage imbu de sa personne qui dans les premiers temps s'avère plutôt antipathique ce n'est qu'à la fin du roman qu'il montrera visage plus convaincant. Celui du commandant de la forteresse du commandant de la forteresses, de son enfance, de son passé militaire parvient à retenir l’attention du lecteur. La réussite de l'auteur sur les personnages réside dans celui du vieux sage Lounx Noir qui attire notre empathie.

Vocabulaire est recherché, soigné sans être complexe, mais le style essentiellement narratif se veut lent et la dynamique de lecture s'en ressent fortement.

Des thèmes éculés, un côté thriller totalement absent, un côté fantasy pas assez exploité, une succession de longueurs : ce roman n'arrive pas à convaincre le lecteur.






mercredi 16 mars 2016

L'héritage du chevalier Kinshield, K. C. May


Lecture dans le cadre des challenges :






Une mystérieuse tablette de pierre, sertie de cinq gemmes magiques, gît dans une crypte, à l’abandon, depuis deux siècles. Le royaume est en ruines, et la paix n’y est assurée que par une poignée de chevaliers tutélaires. Mais un jour, l’une après l’autre, les gemmes disparaissent de leur écrin...
Un chevalier tutélaire, Gavin, de la lignée des Kinshiëld, garde précieusement leurs secrets. C’est également lui qui déchiffre les runes gravées sur la tablette. À moins qu’il n’arrive à trouver un autre homme de confiance, il est destiné à devenir le nouveau roi de Thendylath. Or, tout ce qu’il recherche, c’est simplement la lettre écrite par son ancêtre Rönor Kinshiëld, le dernier homme à avoir vu le roi Arëk vivant... Une lettre qu’il lui faudra récupérer en partant sur les traces d’un vulgaire voleur.
Néanmoins, lorsque Gavin sauve la vie d’une femme, ce qui n’aurait dû être qu’une mission toute simple le renvoie, brutalement, à son passé cauchemardesque... et à la vérité sur la mort du roi Arëk.


Dés la première page l'on fait la connaissance du protagoniste principal alors qu'il se trouve dans une crypte en train d'essayer de déchiffrer l'énigme de la tablette qui lui permettra d'obtenir la troisième des cinq gemmes laissées par le roi Arek . Ces pierres runiques doivent permettre à son détenteur de monter sur le trône de Thendylath.

Ensuite l'auteur nous présente Brodas qui prend le contrôle de l'Ordre de Virago en assassinant la Maîtresse de cette guilde guerrière afin que celle-ci puisse l'aider à s'emparer des pierres runiques ce qui lui permettra de régner sur Thendylath. On suit également plusieurs guerrières de l'Ordre de Virago appelées à jouer un rôle dans la suite de l'histoire.

Avec comme toile de fond un sorcier qui veut à tout prix s'emparer du trône et pour postulat de départ une prophétie l'histoire est des plus basiques

Dans ce début de roman, l'auteur prend son temps pour nous présenter les protagonistes principaux de l'histoire ainsi que les personnages secondaires qui gravite dans leurs sillages.
Chacun des premiers chapitres introduit un personnage que l'on découvre dans une petite histoire le décrivant dans une situation qui le situe bien par rapport avec l'histoire qui va suivre. Même si au départ on ne voit pas de suite les liens entre chacun d'eux, on sent que leur destin va par la suite être inextricablement liées ensemble.

Malgré un côté introductif, les chapitres s'enchaînent plutôt bien et le lecteur n'a pas l'impression de longueurs. Rapidement l'auteure introduit les petites histoires de chacun qui donnent du relief à l'histoire et évite ainsi de tomber dans la linéarité comme c'est souvent le cas dans la premiers ouvrages d'auteurs. Puis l'intrigue commence à se dérouler les événements se succèdent tout comme les retournements de situation et le lecteur est entraîné dans une spirale jusqu'au dénouement. Si l'histoire n'échappe au schéma classique du genre le récit est quand à lui addictif et fort divertissant.

L'univers présenté est peu développé l'auteure ne s’attache qu' à présenter les lieux où se déroulent les actions. En effet durant le voyage de trois guerrières escortant un marchand vers une autre ville, seule le moment où le convoi est attaqué donne matière à présenter des monstres. Certes avec l'absence de roi et dans un royaume qui vit un peu en anarchie depuis deux cent ans on ne s'attendait pas à ce que la géopolitique soit développé, mais les us et coutumes des habitants n'y sont pas également, le récit ne se centre que sur les personnages et lorsqu'ils se déplacent l'auteur nous en apprend sur la situation géographique des villes par rapport au village, et vice-versa. L'absence de carte se fait cruellement sentit car le lecteur ne parvient pas à se situer. Le pays est dirigé par des seigneurs locaux mais l'auteure là non plus ne s'étend pas sur le sujet. Le bestiaire avec des monstre venus de l'Outreterre manque quand à lui de diversité. Seul point à tirer son épingle du jeu, c'est la magie que l'on découvre de différentes manière, soit par l'apparition de pouvoirs chez les héros, ou sous la forme d'utilisation de gemmes pour le sorcier qui lui permettent d'augmenter considérablement l'effet de ses sorts.

L'auteur nous gratifie d'une importante galerie de personnages hauts en couleurs, qui attire selon les circonstances l'empathie ou l’antipathie, mais qui ne laissent pas le lecteur indifférent. Toutefois certains traits de caractère sont un peu trop poussés et pourraient devenir caricaturaux l'auteure insiste trop sur les défauts ou manies des protagonistes. Si parmi le héros et ses compagnons, cette impression n'est pas trop ressentie, il n'en est pas de même pour le sorcier qui finit caricatural plus on avance dans le récit. Les échanges entre le protagoniste et la guerrière, issue de la noblesse sont savoureux avec d'un côté un personnage rustre, manquant nettement d'éducation et de l'autre une guerrière raffinée de noble naissance. Mais parfois les allusions au sexe se révèlent un peu trop cru pour cette fantasy qui aurait pu sur le fond et la forme s’adresser à un jeune public. Le lecteur ne peut que se prendre d'empathie pour le chevalier tutélaire dont les manières ne reflètent ni la droiture, ni l'importance qu'il attache au code d'honneur de la chevalerie. Ayant perdu sa fille et sa femme , on le sent désabusé, torturé par son passé et tourmenté par les cauchemars qui peuplent ses nuits.

Si comme dans tout tome introductif l'action n'est pas omniprésente, le style fluide, pas surchargé de l'habituel jargon du genre est dynamique, agréable à suivre. L'univers étant peu développé le vocabulaire se révèle simple, abordable par tous.

En conclusion, le lecteur navigue, au fil des pages, dans une histoire simple mais sympathique mais qui manque toutefois de profondeur et d'originalité. Sans prise de tête l'on passe un bon moment de détente. Malgré les défauts qui parsèment le livre pour son côté ludique de cette série on a envie de poursuivre l'aventure







Le soleil des preux, Bertrand Borie


Lecture dans le cadre des challenges :







Tandis que Farkhar entreprend de déjouer un à un les maléfices du mage Silfadred pour délivrer les Célestes, inspiratrices des rêves humains, les armées d'Aak-Sour assiègent Sarm'Eïloan : l'affrontement entre les rois Viridius et Antrégor, déchaînant les magies antagonistes du monde d'Ischeltroëm et de celui de Thanatros, prend les dimensions d'un combat de Titans.

Comment l'amour de la magicienne Aïwana aidera-t-il Farkhar dans sa mission? La mènera-t-il à temps pour empêcher les deux royaumes de s'anéantir mutuellement, comme le veut Silfadred? Et s'il y parvient, lui restera-t-il la force d'affronter victorieusement les terrifiants pouvoirs de son redoutable adversaire? Mais les enjeux du combat mené par le chevalier Farkhar sont insoupçonnables... Morte sur le bûcher par suite des machinations du mage Silfadred, Gwenaline a-t-elle vraiment quitté cet univers où les puissances de l'esprit reprennent peu à peu leur droit? Et si Farkhar parvient à rouvrir les portes du monde de l'Imaginaire, où tout est possible, qu'adviendra-t-il lorsqu'il sera face à Viridius, alors que dans le cœur d'aucun de ces preux ne s'est tari l'amour qu'ils éprouvent pour la princesse?


Nous avions quitté Farkhar et ses deux acolytes en route pour le chemin des Malèfices et Viridius en route pour mettre le siège devant Sarm Eloïan. Ce présent tome reprend où on l'avait quitté, pour déjouer les machinations de Silfraded, Farkhar commence à affronter les épreuves magiques que ce dernier a placé pour retenir les Célestes et empêcher les humains de rêver. Quand à la guerre qui se dessinait elle devient réelle, l'ost de Aak-Sour s'est installée devant les murailles de Sarm Eloîan.

Le début du siège est bien introduit, l'on assiste à tous les préparatifs d'attaque
s et de défense. Le siège et les attaques et contre attaques occupent une grande partie de cet opus. On assiste au assauts et aux combats individuels des protagonistes principaux au sein de la grande bataille qui fait rage. On retrouve dans Bertrand Borie la magnificence des combats auxquels nous avait habitué le Maître incontesté du genre, le regretté David Gemmenll.

En parallèle l'on suit la progression des trois amis qui doivent affronter les différentes épreuves, la magie y est omniprésente mais plus suggère que visuelle. Pour la magie démonstrative il faut plutôt se tourner vers le mage Silfraded. Quant aux épreuves, si elles se succèdent, elles ne sont pas assez exploitées et les protagonistes s'en tirent un peu trop facilement. On aurait aimer sur ce point que l'auteur soit plus imaginatif.

Du côté de l'univers si le monde se développe peu, il n(en est pas de même du bestiaire qui prend de l'ampleur avec de nouvelles ethnies, mais également l'apparition de monstres cauchemardesques issus des enfers.

Les personnages principaux n'évoluent que peu par rapport à l'opus précédent et notre empathie se dirige plus vers les nouveaux personnages bien décrits et qui apportent su sang neuf au récit

L'intrigue à plusieurs niveaux délaisse le côté linéaire de la narration des précédents volumes, les nombreux rebondissement suscitent l' intérêt du lecteur, et ainsi la dynamique de lecture s'en trouve excellente.

Le point fort du roman est sans contexte les brefs passages de la scène d'amour hors du temps et de l’espace entre Aïwana et Farkhar s’intègrent parfaitement aux actions du prince lorsqu’il doit vaincre les épreuves qui se présentent à lui pour délivrer les neuf Célestes qui gouvernent la destinée des hommes. C'est un moment où le lecteur ne sait pas si c'est vraiment réel ou si c'est tout simplement onirique


On retrouve le style riche et parfois ampoulé des légendes et bretonnes . Le vocabulaire sans être vraiment trop complexe à appréhender, s'avère tout de même plus recherché que dans la majorité des ouvrages, notamment en termes de chevalerie moyenâgeuse. Malheureusement le plaisir de la lecture est quelque peu gâché par les coquilles bien plus nombreuses que dans le tome précédent.

Le dénouement s'avère quand a lui décevant à plusieurs niveaux. Tout d’abord comme on s'en doutait dès le premier opus Farkhar parvient dans cet opus à surmonter les épreuves, mais il arrive à mettre fin aux sombres desseins de Silfadred grâce à l'aide divine d'Ischeltroëm. Puis la où la goutte d'eau fait un peu déborder le vase, c'est la résurrection de la jeune princesse ; un côté trop conte de fées : ils se marièrent,eurent....

Au final, une très bonne fantasy même si l'intrigue et la toile de fond s'avèrent p^tôt classiques. Si l'action n'était toutefois pas assez présente dans les deux premiers tomes, la série se termine avec un côté épique très marqué, puisque presque intégralement le récit est consacré au siège, aux préparatifs d'attaque et de défense, puis aux multiples combats. Pour les néophytes en matière de chevalerie l'auteur les a gratifiés d'un lexique explicatif en fin de volume.





mardi 15 mars 2016

Challenge Dungeon Book Monster – Session 5




Les bonus de la session 5:


+10 pv si le nom où le prénom de l’auteur commence par la lettre M, G, F, P


+ 10 pv pour un livre classé "fantastique" où "horreur"

+ 10 pv si votre livre met en scène la fin du monde, l'apocalypse, où un univers post apocalyptique

+ 25 pv par joueur en cas de LC



1ére épreuve : Combat contre les autres équipes



Mes lectures : 

Les amants de la lumière – Bertrand Borie – Tome 3 Le soleil des preux. (452 pages)
La saga du chevalier Kinshield – K. C. May – Tome 1 L'héritage du chevalier Kinshield (570 pages) (Cumulées 1022 pages)
La Marche du Nord – Georges Foveau (166 pages) (Cumulées 1188 pages)
Un port au Sud – Georges Foveau (240 pages) (Cumulées 1428 pages)
Sokar - Christian Boivin (416 pages) (Cumulées 1844 pages)
La guildes des voleurs -Christian Boivin (444 pages) (Cumulées 2188 pages)
L'épée sinistre – Christian Boivin (437 pages) (Cumulées 2625 pages)
Le royaume de Saramyr – Chris Wooding (538 pages) (Cumulées 3163 pages)

Matthieu Bobin – Magarcane – Tome 1 Fils d'armes (352 pages) (Cumulées 3515 pages)


dimanche 13 mars 2016

Challenge Dungeon Book Monster


Dans ce jeu, chaque membre inscrit incarne un aventurier. Il parcoure donc un donjon avec ses salles, ses couloirs, ses placards à balais, mais surtout ses monstres ! Vous allez vous retrouver par équipe et chaque équipe va se retrouver dans un donjon.
Au début de la partie, la salle va s’ouvrir et vous allez tomber sur un monstre (ou plusieurs). Mais pour mieux vous expliquer, prenons un exemple :
Imaginons que dans la salle votre équipe se retrouve face à Smaug (le dragon qui apparaît dans The Hobbit, il est grand et magnifique !)
Smaug possède un nombre X (nombre que je déterminerai en fonction du nombre de joueurs pour que cela soit raisonnable) de points de vie. Lorsqu’un joueur lit et chronique (sur son blog, ou ici même) un livre de Z pages, cela enlève Z de PV à Smaug ! Pour le vaincre, il faudra donc que votre équipe cumule un certain nombre de pages lu (ou plus, pas besoin de tomber ne pile . . . pour l’instant).
Je ne vous impose pas de restrictions sur les thèmes des livres lus (vous pouvez donc cumuler ce challenge avec tous les nombreux autres auquel vous participez déjà). Néanmoins seuls seront acceptés les livres, les mangas/BD etc ne seront pas pris en compte .Mais il y aura des bonus.
Je m’explique, dans le cas de Smaug , vous pourrez lui infligez plus de dégâts par certaines actions :
-100 PV pour Smaug s’il y a une attaque double : c’est-à-dire une lecture commune entre 2 joueurs (de la même équipe)
-50 PV si le bouquin lu contient des dragons
-25 PBV si le héros de l’histoire est un Nain
-25 PV si vous utiliser un marque page en forme d’arme (photo a l’appui)
Autre chose, en tant qu’aventurier vous allez gagner des niveaux ! Chaque joueur gagne en expérience, le nombre de lettres dans le nom des auteurs des livres qu’il a lu (histoire de récompenser les joueurs qui lisent plus) où encore selon le nombre de pages. Avec ces points d’expériences, vous allez gagner des niveaux, et des bonus en attaque !




samedi 5 mars 2016

Le temps des prodiges, Bertrand Borie


Lecture dans le cadre du challenge :





Partagé entre la barbarie et une civilisation confinée dans un matérialisme sans âme, un guerrier-poète, homme d'exception, reçoit la mission de restaurer le règne de l'imaginaire, en affrontant la magie ténébreuse qui a chassé celui-ci de la pensée des hommes pour les asservir.

Gwenaline, fille d'Antrégor, a payé de sa vie les intrigues du mage Silfadred. Devenu l'amant de la princesse, le prince Farkhar a survécu grâce à la belle Aïwana, fille du magicien Theinabrÿn. Il n'a plus dès lors qu'un but : châtier Silfadred de sa félonie meurtrière.
Mais le mage Theinabrÿn l'investit d'une mission plus haute. Pour asseoir le pouvoir de Thanatros, Silfadred a emprisonné dans des sortilèges les Célestes, divinités inspiratrices des hommes et de leur culture. C'est à Farkhar que revient désormais la tâche de délivrer les Célestes et de restaurer la puissance du dieu Ischeltroëm.

Tandis que Farkhar combat les forces déchaînées par son adversaire, pour atteindre le Chemin des Maléfices, au long duquel sont emprisonnées les Célestes, les royaumes de Sarm'Eïloan et d'Aak-Sour s'enfoncent dans une guerre sans merci. En toile de fond de l'aventure, deux terribles pouvoirs s'affrontent : ceux de Theinabrÿn et de Silfadred.


Le récit reprend exactement là où l(avait quitté au tome précédent. Alors que la princesse avait été brûlée vive sur le bûcher et que Farkhar s’apprêtait à subir le châtiment qui lui été réservé, celui-ci avait été sauvé par la magicienne Aîwana, fille de l'ancien conseiller du roi, et les troupes du roi Viridius mortifié par la rupture de ses fiançailles se préparaient à mettre le siège devant les murailles de Sarm-Eîloan.

L'intrigue du tome précédent prend dans ce deuxième tome une nouvelle orientation et se densifie tout en restant très classique puisque Farkhar, pour vaincre Silfadred doit plonger son épée dans le Feu Sacré et libérer au passage les Célestes prisonnières de maléfices et ainsi permettre au Dieu Ischeltroëm de reprendre l'ascendant sur Thanatros.

Tout comme dans le tome précédent, l'auteur pose les jalons de son intrigue tout en développant le Panthéon de son univers, ce qui n'est pas une fois de plus sans créer certaines longueurs.

Le monde imaginé par l'auteur se développe notamment avec des univers parallèles où se dissimulent des peuples anciens mis en sommeil à l’extinction du feu sacré, mais aussi une sorte de démons issus de l'imaginaire des cauchemars des humains.

De nouveaux personnages font leur apparition qui donne plus d'ampleur au récit mais ils s'avèrent comme les précédents quelque peu stéréotypés.

La magie est omniprésente tout au long du récit mais elle demeure trop classique et n'apporte aucune innovation au récit. On aurait aimé pour ceux-ci que leur construction soit plus originale. Par contre au niveau des nouvelles ethnies découvertes dans cet opus, et l'intégration des Thrugs issus des cauchemars de l'humanité la surprise apportent un plus au récit et s'y intègre de fort belle manière.

Si la bataille de fin de récit entre l'ost de Viridius et les démons issus des cauchemars des humains est plutôt bien réglée et se montre visuelle, on peut regretter que les combats de petits groupes ne sont pas plus travaillés en profondeur, ils auraient pu donner un rythme de lecture plus enlevé.

Si le style s'avère un peu précieux à certains moments et qu'il altère la dynamique de lecteur, il donne une richesse supplémentaire au récit bien tourné.







mardi 1 mars 2016

Le bûcher des maudits, Bertrand Borie


Lecture dans le cadre du challenge :





 Après l'Apocalypse Suprême, l'humanité a entrepris de se reconstruire sous le règne bienveillant du dieu Ischeltroëm. Pour asservir les hommes au pouvoir maléfique du dieu Thanatros, le mage Silfadred a noyé le feu dans lequel Ischeltroëm puisait sa force primordiale. Le mage est ainsi devenu immortel. Et les Nuées ont enveloppé le monde...

Quelques royaumes isolés ont échappé au cataclysme. Mais en poursuivant leur évolution, leurs habitants ont délaissé les raffinements de la culture. Décidé à détruire l'un après l'autre ces îlots pour asseoir sa puissance, Silfadred a fait des populations dégénérées qui les environnent ses instruments.

Dans le royaume de Thurm-Kooth, le prince héritier Farkhar est un poète, une sorte d'homme depuis longtemps oubliée. Quand les hordes démoniaques de Silfadred déferlent sur le royaume, il survit et atteint une lointaine citadelle dont le roi, Antrégor, a promis sa fille Gwenaline à Viridius, noble et vaillant souverain du royaume voisin. Que Farkhar et Gwenaline s'éprennent l'un de l'autre ne peut que faciliter la tâche de Silfadred, qui a déjà résolu de conduire par ses maléfices les deux royaumes à s'anéantir mutuellement. Bientôt, tandis que Viridius, humilié par l'abandon de Gwenaline, prépare une guerre sans merci contre Antrégor, le piège du mage se referme sur les amants maudits... Mais qui est vraiment Farkhar, le preux guerrier dont les talents font un être d'exception dans ce monde déchiré entre une chevalerie fruste et une barbarie impitoyable ?


Suite à un cataclysme provoqué par une demi-dieu, le monde a sombré dans le Règne des Ténèbres, une grande partie de l'humanité a régressé dans son évolution, sauf quelques îlots ont été préservés et leurs habitants vivent retranchés derrière des murailles. Le royaume de Thurm-Kooth que nous présente l'auteur n'échappe pas à la règle. C'est derrière ces murs que l'on découvre le protagoniste principal qui sera le seul rescapé lorsque les forces démoniaques s'abattront sur le royaume.

Avec un grand méchant qui veut conquérir le monde, le postulat de départ s'avère des plus classiques. Et ce n'est pas avec la guerre comme toile de fond que l'on va échapper à un récit classique.

Après le prologue relatant la genèse de la modification du monde, l'auteur décrit lentement le monde tel qu'il est aujourd'hui, nous présente le royaume de Kurth-Kooth et ses dirigeants, le passé du prince, puis se lancent dans de longues introspectives sur eux-mêmes du personnage principal et de son père.

Avec un royaume abrité derrière des murailles, enclavé au milieu d'une forêt inextricable où vivent des sauvages appelés Rénégats, l'univers malgré une amorce de bestiaire plutôt intéressante est peu développé. Et si dans la deuxième partie l'on change quelque de décor en découvrons un autre royaume, le monde que l'on pressent ne se développe pas plus, le royaume ayant les mêmes similitudes que le premier. Comme généralement dans les tomes introductifs, le lecteur n'est pas sans rencontrer certaines longueurs mais le récit prenant, quoique plutôt classique sans on récit, parvient en partie à gommer ces passages.

Si de prime abord l'univers créé par l'auteur peut sembler classique avec un côté médiéviste certain, l'auteur a su lui apporter plusieurs créations qui lui apportent son propre cachet. Les Hurleurs, êtres hybrides rongés par le mal, les majestueux Drak’Hoïades qui constituent leur pendant, ou encore l’angoissante présence des Nuées qui privent les humains de soleil et de Rêve en constituent de beaux exemples. Un monde cohérent dans son fond et dans sa forme.

Le début du récit est centré sur le personnage principal et son père et leurs introspections qu'il effectuent sur eux-mêmes nous donnent des personnages très fouillés à la psychologie développée. Dans la deuxième partie l'auteur reprend un peu le même synopsis avec un princesse et son père, mais nous découvrons tout de même le méchant mage conseiller du père. On apprécie le personnage du jeune prince qui parvient à transcender la limitation d'esprit de ses compatriotes, celui de la jeune princesse torturé par un ambivalence prononcée, mais aussi de son père qui n'est pas sans rappeler les majestueux rois d'autrefois mais à l'esprit tourmenté par ses craintes. Le rendu du méchant mage est aussi intéressant par sa cruauté toute particulière et l'aura qu'il projette sur les gens qui l'entourent. Quand au mage ancien conseiller du roi est sa fille il offre un potentiel réel pour la suite du récit.

La plume de l'auteur est plutôt alerte, recherchée, agréable à lire mais certains passages empesés ralentissent le rythme de la lecture et donnent l’impression que les transitions ont forcées. Le récit en lui même n'est pas sans rappeler les légendes merveilleuses et romanesques du Moyen-âge avec ses notions d'amour impossible et tragique, le caractère manichéen des protagonistes,... qui créent une atmosphère à la fois novatrice et traditionnelle.

En se focalisant sur un aspect de légende courtoise à la manière des troubadours, l'auteur réussi pleinement à captiver l'attention de son lectorat. On espère que le prochain tome grade cette atmosphère toute particulière mais en offrant un côté épique plus prononcé.







BILAN BI-MENSUEL CHALLENGES MORT-SÛRE JANVIER & FÉVRIER 201


Mes lectures

Les compagnons du chaos – Luke Scull - Tome 2 : L'épée du nord
Challenges : 3 – 4 – 11 – 12

Chroniques d'un preux- Chris Ranchoux – Tome 1 : La confrérie des corbeaux
Challenges : 3 -4 -10 - 11

L'ombre de la lumière – Marjorie Blanc
Challenges : 4 – 9 – 10 - 11 -

Les cinq objets divins – Lucie Goudin – Tome 2 : L' Écho des profondeurs
Challenges : N° 3 – 4 – 9 - 10 –

L'ordre terne – Isabelle M ; Nancy – Tome 1 Livre 1 : La prophétie des sables
Challenges : N° 3 – 10 – 11 -14

Cristar, l'épée de légende – William Thoral – Tome 2 : La menace elfe
Challenges : N° 3 - 4 – 9 - 10 – 11 -14

Anaen, la légende des sept épées – Gary Laski
Challenges : N° 3 - 4 – 11

Voyageurs – Émilie Zanola – Tome 1 : La cité des rêves
Challenges : N° - 4 – 10 - 14

Voyageurs – Émilie Zanola – Tome 2: L'Imortis
Challenges : N° - 4 – 10 – 11 – 14

Livre du savoir – Vincent Carrue – Tome 1 : La dernière plume
Challenges : N° 4 – 10 – 11 -14

Livre du savoir – Vincent Carrue – Tome : Les premiers livres
Challenges : N° 4 – 10 – 14

La geste du chevalier Rom – Alain Bérard
Challenges : N° 3 - 4 – 10 – 11

Le sacrifice du guerrier – Jacques Martel – Tome 1
Challenges : N° 4 – 10 – 11 -12

Le sacrifice du guerrier – Jacques Martel – Tome 1
Challenges : N° 3 - 4 – 9 - 10 – 12

Les roses de Karakorum – Meddy Ligner
Challenges : N° 3 - 4 - 10 – 11 - 12


CHALLENGE N° 3 : MAGIE ET TRANSFORMATION



Rang choisi : Grand Prestidigitateur

17/20

CHALLENGE N° 4 : MA PAL DOUCEMENT JE VAINCRAI



Palier choisi : Quatrième soit 20 romans

14/20

CHALLENGE N° 9 : JE SUIS UNE HÉROÏNE



Palier choisi : Petite joueuse

4/3

CHALLENGE N° 10 : FRANCOPHONIE



Rang choisi : Grand lecteur francophone

15/20

CHALLENGE N° 11 : JEUX DE LETTRES



Option 2: par Titres des ouvrages

10/26

LETTRES OK : A – C – E – G - I - M – O – P – R - S

CHALLENGE N°12  : ET QUE LA GUERRE FUT



Rang choisi : Grand défenseur de la liberté

11/15

CHALLENGE N°14  Suite de séries :


Rang choisi : Loup des steppes

Pts : 13/30