lundi 8 juin 2015
jeudi 4 juin 2015
Le baptême du feu, Andrzej Sapowski
Lecture dans le cadre du challenge :
Le
sorceleur a été gravement atteint au cours de l'assemblée des
magiciens qui a viré à l'émeute sur Thanedd.
Soigné par les dryades, il apprend que Ciri s'est fait enlever et qu'elle se trouve maintenant à Nilfgaard où elle doit devenir l'épouse de l'empereur. Geralt de Riv se lance à son secours sans une seconde d'hésitation. Dans ce périple riche en péripéties, il sera accompagné par Jaskier, son fidèle ami barde, puis rejoint par d'autres compagnons de fortune. Ils ne seront pas de trop car, pendant ce temps, la guerre sévit de tous côtés et les magiciennes rescapées tentent de sauvegarder l'avenir de la magie...
Soigné par les dryades, il apprend que Ciri s'est fait enlever et qu'elle se trouve maintenant à Nilfgaard où elle doit devenir l'épouse de l'empereur. Geralt de Riv se lance à son secours sans une seconde d'hésitation. Dans ce périple riche en péripéties, il sera accompagné par Jaskier, son fidèle ami barde, puis rejoint par d'autres compagnons de fortune. Ils ne seront pas de trop car, pendant ce temps, la guerre sévit de tous côtés et les magiciennes rescapées tentent de sauvegarder l'avenir de la magie...
Dans
ce cinquième volume, en réalité le troisième de la saga, l'on
retrouve les héros pratiquement là où l'on les avaient laissés au
tome précédent : la jeune Ciri a été enlevée par l'empereur
de Nilfgaard et Géralt à peine remis de ses blessures vole à son
secours malgré les combats qui font rage.
Avec
Le Baptême du Feu on se retrouve dans un tome intermédiaire,
l'intrigue principale stagne, les complots politiques sont relégués
au second plan et si la guerre est bien présente l'auteur nous n'en
livre que de brefs et lointains aperçus. C'est donc dans un tome
moins rythmé que nous entraîne l'auteur, présentant de nouveaux
personnages et continuant de développer géographiquement son
univers.
Le
tome se concentre presque exclusivement sur le personnage de Géralt
et de son fidèle compagnon Jaskier. Parallèlement au récit
principal on retrouve les magiciennes qui tentent de sauvegarder la
magie en créant une nouvelle loge, se révélant de plus en plus
intrigantes. L'auteur introduit de nouveaux personnages, très bien
caractérisés. Le personnage du vampire échappe aux habituels
traits qui le caractérise habituellement, l'histoire de Milva
s'avère très intéressante même si parfois ses réactions peuvent
quelque peu agacer le lecteur.
Le
personnage du troubadour, que l'on suit depuis le deuxième tome,
donne au récit un côté rafraîchissant fortement teinté d'humour
dans ses réparties. Un personnage truculent, à l'opposé de celui
sombre, torturé, héroïque du héros principal ce qui apporte un
plus non négligeable a la saga.
L'auteur
nous offre un récit intéressant même si la dynamique n'est pas
aussi rapide qu'on aurait pu le souhaiter bien que l'histoire ne
manque pas d'action. La recherche de la jeune princesse donne
l'occasion à l'auteur de développer son univers mais l'absence de
carte ne permet pas de s'en imprégner totalement du point de vue
géographique. Comme dans toute longue série on note une trop grande
répétitivité des événements et des intrigues qui ne se
renouvellent pas, la même intrigue servant tout au long de plusieurs
tomes.
Le
scénario est comme d'habitude mené de main de maître, on retrouve
tout le talent de conteur de l'auteur même si le postulat de départ
s'avère des plus basique. Un tome qui donne effectivement envie de
lire la suite des aventures de notre Sorceleur
samedi 30 mai 2015
Dragon Age : l'empire masqué de Patrick Weekes
Lecture dans le cadre du challenge :
Un
voyage dans les contrées les plus sinistres et mortelles d’Orlaïs,
où la valeur au combat l’emporte sur les titres de
noblesse.
L’Impératrice Célène d’Orlaïs a accédé au trône de la plus puissante nation de Thédas grâce à sa sagesse et à son esprit aiguisé, ainsi qu’à ses talents de manipulatrice sans scrupule. Désormais, l’empire qu’elle a mené jusqu’à l’âge des Lumières est menacé de l’intérieur par le conflit larvé opposant les templiers aux mages, tandis que la révolte gronde parmi les elfes opprimés. Pour sauver Orlaïs, Célène doit garder le pouvoir par tous les moyens.
Doté des facultés légendaires des chevaliers orlésiens, le grand-duc Gaspard a remporté d’innombrables victoires au nom de l’empire et de l’Impératrice. Mais avec l’échec du Cercle, le chaos semble imminent, et Gaspard doute que l’approche diplomatique de Célène suffise à garantir l’intégrité de l’empire. La grandeur d’Orlaïs est en jeu. Les temps exigent un nouveau dirigeant. Un guide ne jurant que par le code de la chevalerie.
Briala est au service de l’Impératrice depuis leur enfance. Confidente, espionne et amante de Célène, elle utilise subtilement sa position pour améliorer la condition des elfes d’Orlaïs. Mais lorsque les contingences politiques forcent l’Impératrice à choisir entre les droits des elfes et le trône, Briala doit prendre parti.
Dans cette histoire palpitante, campée dans l’univers du jeu primé dragon age™, les alliances et les serments se font et se défont au gré de la lutte acharnée à laquelle se livrent Célène et Gaspard. Néanmoins, quelle que soit l’issue de cette bataille, les elfes d’Orlaïs, qu’ils se tapissent dans les forêts ou croupissent dans les bas-fonds, pourraient bien décider du destin de l’empire masqué.
L’Impératrice Célène d’Orlaïs a accédé au trône de la plus puissante nation de Thédas grâce à sa sagesse et à son esprit aiguisé, ainsi qu’à ses talents de manipulatrice sans scrupule. Désormais, l’empire qu’elle a mené jusqu’à l’âge des Lumières est menacé de l’intérieur par le conflit larvé opposant les templiers aux mages, tandis que la révolte gronde parmi les elfes opprimés. Pour sauver Orlaïs, Célène doit garder le pouvoir par tous les moyens.
Doté des facultés légendaires des chevaliers orlésiens, le grand-duc Gaspard a remporté d’innombrables victoires au nom de l’empire et de l’Impératrice. Mais avec l’échec du Cercle, le chaos semble imminent, et Gaspard doute que l’approche diplomatique de Célène suffise à garantir l’intégrité de l’empire. La grandeur d’Orlaïs est en jeu. Les temps exigent un nouveau dirigeant. Un guide ne jurant que par le code de la chevalerie.
Briala est au service de l’Impératrice depuis leur enfance. Confidente, espionne et amante de Célène, elle utilise subtilement sa position pour améliorer la condition des elfes d’Orlaïs. Mais lorsque les contingences politiques forcent l’Impératrice à choisir entre les droits des elfes et le trône, Briala doit prendre parti.
Dans cette histoire palpitante, campée dans l’univers du jeu primé dragon age™, les alliances et les serments se font et se défont au gré de la lutte acharnée à laquelle se livrent Célène et Gaspard. Néanmoins, quelle que soit l’issue de cette bataille, les elfes d’Orlaïs, qu’ils se tapissent dans les forêts ou croupissent dans les bas-fonds, pourraient bien décider du destin de l’empire masqué.
Dans
le cadre d'un challenge et bien que je ne connaisse pas au préalable
l'univers de Dragon Age, j'ai opté pour cette lecture sous licence
et dont l'histoire se situe entre les versions deux et trois du jeu.
L'empire masqué est le troisième roman paru dans l'univers du jeu.
Le
postulat de départ est plutôt basique puisqu'il nous dépeint une
lutte de pouvoir entre l'Impératrice en place et son cousin le Grand
Duc. Dans un Jeu de pouvoir, ce dernier tente de rallier à sa cause
les nobles afin de pouvoir s'asseoir sur le trône. Un Jeu de
pouvoir dans lequel l'Impératrice doit faire preuve de diplomatie,
mais aussi de concessions face au contexte social et politique rendu
difficile. Un Jeu qui est le point fort de l'univers, pleins de
sous-entendu et de double tranchant les dialogues sont savoureux.
C'est ce qui apporte un plus au monde dans lequel évoluent les
nobles.
En
parallèle, face à ces deux adversaires, on trouve une elfe, au
service de l'Impératrice qui tente par tous les moyens d'améliorer
la condition des siens. Comme souvent en fantasy on retrouve donc des
elfes opprimés par les humains et qui ont perdu toute la
magnificence de leur passé.
L'histoire
est très prenante, l'auteur alterne savamment moments de narration,
de discussions avec des moments d'action et de retournements fort
nombreux qui fait que le lecteur n'a pas le temps de s'ennuyer, les
pages défilent à une vitesse fulgurante. Les combats sont très
visuels, à la fois longs mais pas trop, le lecteur entre facilement
dans ceux-ci et vibre en même temps que les antagonistes. Le récit
est fort bien mené, l'auteur jongle habilement avec tous les
éléments de la fantasy classique.
L'univers
médiéviste dans lequel se déroule les péripéties se révèle
également classique mais malgré les bases imposées par le jeu,
l'auteur a parfaitement su le gérer et il se révèle solide, vaste
et profondément approfondi.
Les
personnages sont bien caractérisés et même si l'on retrouve
certains traits raciaux déjà vu dans d'autres romans, l'auteur ne
donne ni l'impression de manichéisme ou de déjà vu. On s'attache
très rapidement à la jeune elfe, mais aussi au champion de
l'impératrice et l'on ressent bien l'esprit de chevalerie qu
l'habite. Le duc est aussi intéressant car s'il montre un côté
retors il reste fidèle au code de chevalerie.
L'auteur,
membre du studio BioWare, est très cohérent avec l'univers du jeu
ce qui donne un très bon récit malgré quelques imprécision sur
certains sujets de l'histoire, ce qui peut se révéler préjudiciable
aux lecteurs ne connaissant pas l'univers du jeu. Au final, on passe
un très bon moment de détente malgré le fait que certaines
questions soulevées au début du roman restent sans réponses. Un
petit défaut qui laisse toutefois l'ouverture pour une éventuelle
suite.
samedi 23 mai 2015
L'instinct du Troll, Jean-claude Dunyach
Lecture dans le cadre d'un partenariat :
Glissez-vous
dans l'intimité d'un troll le temps de quatre aventures qui font
trembler la terre jusqu'aux tréfonds des mines les plus
obscures.
Bien sûr, pour cela, vous allez devoir franchir les falaises du Désespoir, affronter les périls du col des Assassins et vous enfoncer dans les marais de la Mort sinueuse, mais ne vous inquiétez pas : après, c'est fléché. Et, avant, mieux vaut savoir que, s'il faut qu'un troll s'habille pour une occasion spéciale, il convient de le prévenir dix ans à l'avance.
Surtout, n'oubliez jamais que l'eau ferrugineuse est un fléau qui ravale le troll au rang de l'homme.
Alors, vous qui entrez ici, laissez toutes espérance ainsi que vos affaires personnelles au vestiaire.
Et n'oubliez pas de rapporter vos notes de frais.
Bien sûr, pour cela, vous allez devoir franchir les falaises du Désespoir, affronter les périls du col des Assassins et vous enfoncer dans les marais de la Mort sinueuse, mais ne vous inquiétez pas : après, c'est fléché. Et, avant, mieux vaut savoir que, s'il faut qu'un troll s'habille pour une occasion spéciale, il convient de le prévenir dix ans à l'avance.
Surtout, n'oubliez jamais que l'eau ferrugineuse est un fléau qui ravale le troll au rang de l'homme.
Alors, vous qui entrez ici, laissez toutes espérance ainsi que vos affaires personnelles au vestiaire.
Et n'oubliez pas de rapporter vos notes de frais.
Je
remercie Louve, Mort-Sûre ainsi que les éditions L'Atalante pour ce
partenariat.
Dans un univers mêlant
à la fois la fantasy classique et tous ses ingrédients habituels et
le monde du travail et ses lourdes exigences administratives,
l'auteur à travers quatre courtes aventures nous invite à suivre
les péripéties d'un troll contremaître dans un mine naine. Un
troll bien loin des habituels cliché rencontrés en fantasy depuis
Tolkien et son roman Bilbo le Hobbit. Une créature bien moins
monstrueuse que celle surgissant au détour d'un chemin dans maints
scénarios de Jeux de Rôle.
En mêlant habilement
d'une part magie, races, créatures imaginaires, castes,... et
d'autre part bilans mensuels, notes de frais, directives à
suivre,... l'auteur nous dresse un monde improbable, complètement
décalé, frisant souvent l'absurde où les situations sont souvent
très cocasses, ce qui fait la richesse de cette light-fantasy
Ces courtes histoires
narrées sous forme humoristiques nous permettent de découvrir le
héros, si l'on peut à proprement parler de héros dans des
situations improbables qui se veulent toutes plus cocasses les unes
que les autres, mais aussi des sujets beaucoup plus graves que ne le
laisserait penser le début du livre. En effet, si au début on a un
peu de mal à s'immerger dans l'univers complètement farfelu de
l'auteur, par la suite on se prend à réfléchir sur les diverses
thématiques abordées.
Par le biais de
l'absurde l'auteur évoque des sujets graves de notre société
actuelle tels que le monde du travail et ses cadences horaires
infernales, l'acceptation de la différence et l'intégration,
l'addiction de la jeunesse aux jeux vidéos, la montée de
l'intégrisme,... mais aborde également des sujets plus légers par
le biais de clins d’œil à la littérature tels que les Chevaliers
de la Table Ronde, les Schtroumphs, Cinquante nuances de Grey,
Jung,... revisite le mythe d'Excalibur, mais aussi des préoccupations
bassement matérielles de la vie quotidienne de chacun de nous telles
que la qualité des plats servis à la cafétéria, la qualité de
la réception Internet,la problématique des bouchons générés sur
nos routes par les départs en vacances,...
Afin de renforcer la
gravité de certains thèmes abordés, il semblerait que l'auteur ait
délibérément choisi l'accumulation de gags, d'anachronismes, de
clins d’œil pour pousser l' absurde jusqu'à son paroxysme, un
choix plutôt osé. Une manière de procéder qui se révèle à
double tranchant car si parfois elle fait mouche, elle peut également
de par la qualité moindre de certains « bons mots » elle
peut aussi lasser le lecteur et lui donner envie de refermer
définitivement l'ouvrage avant le point final. L'auteur, en voulant
insister sur certains points de son récit, à parfois la fâcheuse
tendance à trop répéter certains gags réussis et l'effet lui ne
l'est malheureusement pas toujours.
Les personnages sont
caricaturaux, leurs travers sont poussés à l'extrême, mais ils
s’intègrent parfaitement au récit et ont bien l'impact voulu. Des
personnages bien caractérisés n'auraient pas nécessairement le
même rendu car ils ne seraient pas en adéquation avec le texte.
Au final, dans
L'Instinct du Troll on y trouve du bon mais aussi du moins bon !
Les défauts, si l'on peut vraiment les qualifier de cette manière,
et les qualités de l'ouvrage s'équilibrent pour laisser place à
une lecture divertissante, même si certains lecteurs sont quelque
hermétiques à ce type d'humour et n’adhèrent pas totalement à
ce type de littérature. Cette lecture à toutefois permit de relever
les grandes qualité de conteur de l'auteur et de donner envie de
lire un ouvrage moins léger. En voulant bousculer la vision que l'on
s'imaginait du Troll l'auteur à sur ce plan parfaitement réussi son
pari.
samedi 16 mai 2015
Le fils de la lune, Gabriel Katz
Lecture dans le cadre d'un partenariat :
Fuyant
le royaume d’Helion où leur tête est mise à prix, Nils, Karib et
Olen s’embarquent pour Woltan, sur les traces de leur identité.
Pourquoi ont-ils assassiné le plus puissant roi du monde ? Dans leur
quête de la vérité, ils vont découvrir un royaume fascinant,
colossal, aux frontières des terres barbares. Mais leurs
poursuivants n’ont pas abandonné la traque…
Pour les fugitifs sans mémoire, c’est l’heure des révélations, et de la plongée dans le grand nord, où leur vie ne tient qu’à un fil.
Pour les fugitifs sans mémoire, c’est l’heure des révélations, et de la plongée dans le grand nord, où leur vie ne tient qu’à un fil.
Je
remercie Louve, Mort-Sûre ainsi que les éditions Pocket pour ce
partenariat.
Quelques
semaines après la fin du premier opus nous retrouvons les trois
héros amnésiques en train de voguer vers l'empire de Woltan,
désireux de faire toute la lumière sur le régicide dont ils sont
accusés, mais aussi de découvrir leur véritable identité. Mais le
sort s'acharne sur eux, à peine débarqués, ils sont repérés par
l'albinos, doivent à nouveau fuir.
La
touche thriller psychologique qui apportait un petit plus au récit
est ici moins omniprésente que dans le tome précédent puisque l'on
découvre assez rapidement l'identité de deux des trois compagnons.
Mais l'auteur, tout en révélant leurs passés parvient de fort
belle manière à maintenir en partie l'aura de mystère qui planait
sur le récit en ne révélant l'identité du dernier des compagnons
qu'à la toute dernière ligne du roman. De plus le lectorat, comme
les trois héros, ne connaissant pas qui est à l'origine de la
machination ourdie contre eux et le pourquoi, l’intérêt pour
l'ultime tome ne fait que se renforcer.
Le
récit est des plus intéressants, car si certaines réponses leur
sont apportées elles engendrent à leur tour de nouvelles
interrogations. En effet, même si ils connaissent leurs identités,
ils ne connaissent toujours rien de leur passé et on a plaisir de
les voir évoluer dans un monde où chacun les connaît mais où ils
ne reconnaissent personne et doivent sans cesse d'adapter pour ne pas
se trahir face aux intrigues de cour où les bons comme les mauvais
ne sont pas toujours conforme à ce qu'ils semblent paraître.
L'histoire est toujours aussi addictive, sans temps mort, les
rebondissements parviennent toujours à suspendre le lecteur qui va
de révélations en questionnement et le suspense est maintenu de la
première à la dernière ligne qui se termine sur un coup de théâtre
magistrale.
Avec
l'arrivée sur Woltan, l'auteur continue à développer
géographiquement son monde, les descriptions sont très visuelles,
bien dosées ni trop longues ni trop courtes. Le lecteur n'a aucune
peine à s'immerger totalement dans la glaçante beauté des paysages
et tout comme les trois héros il ressent les frimas de ce monde
nordique. Un petit bémol toutefois l'absence de carte ne permet pas
au lectorat de toujours bien se situer dans les différents
territoires.
Les
trois personnages principaux gagnent en intensité, la psychologie
est encore plus fouillée que dans le premier tome. En effet, ils
doivent se réapproprier un passé qui n'est pas forcément en
corrélation avec les principes auxquels ils adhérent maintenant. De
nombreux nouveaux personnages font leur entrée, mais l'auteur s'y
prend de telle manière pour les introduire que le lecteur ne se sent
pas perdu.
La
dynamique du récit est excellente, le lecteur n'a pas le temps de
s'ennuyer, l'action et le mouvement sont omniprésents, le danger
peut survenir à tout moment. L'auteur démontre toute l'étendue de
son talent de conteur et de son imagination, le récit est toujours
en mouvement agrémenté d'une bonne dose d'humour qui rend plus
léger l'histoire en dédramatisant parfois le dramatique de
certaines situations. Le style de l'auteur est simple, fluide et tout
comme dans le premier tome terriblement efficace. Le vocabulaire est
simple, sans être simpliste, adaptant ainsi le récit à toutes les
tranches d'âge.
Au
final, un deuxième opus encore plus intense que le premier, riche en
révélations, qui répond pleinement aux attentes suscitées par le
premier opus. Tous les ingrédients qui font l'excellente fantasy
sont ici réunis pour captiver entièrement le lectorat malgré un
synopsis quelque peu basé sur le même principe qu'un jeu de rôle.
mardi 12 mai 2015
Les pèlerins d'Yssel, Linden Oliver
Le
roi Manfred se meurt, et le royaume d’Abhorn vacille dans le
souffle irrégulier du monarque. Son fils aîné, le prince-servant
Haert, à qui reviendrait légitimement la couronne, se protège des
complots en éliminant tous ceux qui se dressent entre le trône et
lui. S’il a le soutien de dame Katryn, son épouse et maîtresse
intrigante aux sombres secrets, il s’attire l’inimitié de son
frère, Saulen, et de sa sœur, Elvire, qu’il écarte habilement du
pouvoir. D’autre part, il a dissout la compagnie des Dames d’Yssel,
commandée par Moéva d’Arézar.
Cette guerrière-héroïne a pourtant combattu avec lui pour repousser l’assaut des Pillards pourpres et a tout perdu dans la bataille. Mais elle doit à présent s’exiler en Outre-Ezard. De son côté, Brilliân, premier-chevalier attitré de la princesse Elvire, part enquêter dans cette région dont il est originaire, car il y pressent l’éveil d’une menace. Il croise Moéva en route et voyage avec elle. On a confié à la mercenaire la garde d’une jeune lunarelle, descendante des demi-elfes, aux pouvoirs magiques naissants.
Mais surtout, au-dessus de ce monde fragile, la lumière d’Yssel, l’étoile reine du ciel et protectrice de la terre, faiblit dangereusement sans que personne ne s’en aperçoive. La véritable guerre n’a peut-être pas encore commencé, et son enjeu dépasse probablement les frontières du royaume.
Cette guerrière-héroïne a pourtant combattu avec lui pour repousser l’assaut des Pillards pourpres et a tout perdu dans la bataille. Mais elle doit à présent s’exiler en Outre-Ezard. De son côté, Brilliân, premier-chevalier attitré de la princesse Elvire, part enquêter dans cette région dont il est originaire, car il y pressent l’éveil d’une menace. Il croise Moéva en route et voyage avec elle. On a confié à la mercenaire la garde d’une jeune lunarelle, descendante des demi-elfes, aux pouvoirs magiques naissants.
Mais surtout, au-dessus de ce monde fragile, la lumière d’Yssel, l’étoile reine du ciel et protectrice de la terre, faiblit dangereusement sans que personne ne s’en aperçoive. La véritable guerre n’a peut-être pas encore commencé, et son enjeu dépasse probablement les frontières du royaume.
Tout débord je
remercie l'auteure de m'avoir proposé si gentiment de découvrir son
roman.
Dans la première
partie du roman l'auteur prend son temps pour poser son monde, le
contexte géopolitique, son importante galerie de personnages et les
bases de ses intrigues.Parmi la galerie de personnages elle nous invite à suivre
plus particulièrement les destins de trois jeunes femmes en quête
d'elles mêmes, un postulat de départ somme toute assez basique même
si ici on ne tombe pas dans les travers habituels de la fantasy
initiatique.
Les pêcheurs n'échappe
pas à la sempiternelle règle du syndrome du premier tome la
première partie comportent de nombreuses longueurs, certes
nécessaires à la compréhension de l'histoire, mais de ce fait la
lecture est plutôt lente. Par la suite la dynamique s'avère de
meilleure facture même s'il n'y a pas de nombreux combats, de
grandes batailles comme pouvait le laissait penser l'annonce d'un
médiéval-fantasy. En effet, le roman s'avère plus intimiste
qu'épique mais l'auteure mène son récit avec brio et le rythme
lent ne se fait que peu ressentir, les pages se tournent toutes
seules.
Si de prime abord, avec
ses éternels conflits habituels entre royaumes voisins et de
nombreuses références à la sempiternelle lutte humains-elfes, le
monde médiéviste dépeint par l'auteure peut paraître plutôt
classique, elle a su l'agrémenter d'éléments personnels. Le
panthéon des dieux et déesses est très bien réalisé, la race
qu'elle nous fait découvrir, les Lunarels, une race entre humains et
elfes est innovante en fantasy, et si l'on est dans un monde
médiéval, il est différent de ceux précédemment rencontrés.
Mais ce qui fait la grande force de ce monde, c'est le légendes et
le passé historique dont l'auteur émaille son récit.
Les personnages sont
traités en profondeur, complexes, leurs psychologies sont
extrêmement poussées et en aucun cas ne peuvent laisser les
lecteurs indifférents même si parfois on a un peu de mal à
ressentir vraiment de l'empathie pour certaines démontrant une
certaine immaturité.
La plume de l'auteure
est sensible, agréable, riche sans toutefois être trop complexe.
Les intrigues sont savamment construites, les descriptions sont très
visuelles et le lectorat n'a aucun mal à s'immerger profondément
dans l'univers complexe offert par l'auteure.
Au
final, Le Pêcheurs se révèle un très bon premier tome qui nous
fait découvrir que tout n'a pas été écrit dans le genre. Une
histoire brillamment maîtrisée de la première à la dernière page
et qui laisse entrevoir une saga de premier plan.
dimanche 10 mai 2015
La mer des lamentations de Ree Sosbee
Le
royaume perdu Dorr gît sous les flots, sa civilisation
détruite lors d’un ancien cataclysme. Mais lorsque le dragon
zhaitan s’éveille, le royaume noyé Dorr resurgit de son tombeau
sous-marin, et une autre cité disparaît. L’arche du Lion,
est brutalement submergée par les flots, ne laissant que des ruines.
Parmi les survivants, un marin humain, Cobiah Marriner, est rejeté
par la mer et secouru par un charr féroce. Son monde à jamais
transformé, Cobiah fait le vœu de rebâtir l’arche du Lion. Dans
le chaos de l’éveil de l’ancien dragon maléfique, Cobiah devra
devenir un héros pour son équipage, un amiral pour la flotte des
pirates et faire face aux fantômes de son passé. Alors seulement
deviendra-t-il le maître de la Mer des Lamentations et pourra-t-il
écraser l’armada dorr.
La
mer des Lamentations est le troisième roman à s'inscrire sous la
licence Guildwars et comme les deux précédents l’histoire crée
un lien entre les deux premières éditions du jeu.
Ce
troisième roman narre les aventures de Cobiah, de son adolescence au
crépuscule de sa vie. Tout le récit est centré sur le personnage
principal. Le récit débute à son adolescence, lorsque après le
décès accidentel de sa jeune sœur dont sa mère le tient pour
responsable, il embarque comme marin sur l’Indomptable l'un des
navires du roi Baede. Suite à un tsunami, où sa ville natale est
rayée de la carte et ou l’Indomptable est coulé, il est sauvé
par un navire charr et le récit nous conte ses multiples péripéties
tout au long desquelles il tentera de faire barrage aux forces de
Zhaitan
Si
l'auteure continue à développer quelque peu l'univers géographique
déjà rencontré dans les précédents opus au niveau des races on
n'apprend malheureusement rien de plus.
L'histoire
en elle même s'avère quelque peu décousue, on suit le héros à
différentes périodes de sa vie, le récit est parsemé de
nombreuses ellipses qui ont pour conséquences de donner un récit un
peu haché au récit, avec par moments de grands blancs. Une manière
de procéder qui oblige le lecteur à reconstituer l'histoire en
s'imprégnant des informations disséminées ça et là, ce qui
parfois à comme incidence de quelque peut le dérouter. Le récit se
déroulant principalement en mer, ce troisième opus, avec un côté
Île au Trésor, se révèle un demi-ton au-dessous des précédents.
Au
final ce roman offre au lecteur une lecture agréable, la plume de
l'auteure est plutôt fluide, on pourra toutefois regretter le côté
plus épique des deux volumes précédents. Un volume plus axé sur
le jeu que les précédents.
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