mardi 28 juillet 2015

Le huitième sceau 2° partie, Jean-Sébastien Simard



Quatre criminels bannis de leur terre natale, trois soldats de l’Église : une prophétie poussiéreuse de deux mille ans annonçant la venue d’un enfant sacré qui aura le pouvoir de sauver le monde… ou de le détruire.


Après avoir traversé la mer les deux groupes se retrouvent à Waltzbourg pour débuter la recherche d'indices qui doivent les mener à l'Enfant Sacré. Sans connaître leurs identités ils se rencontrent de manière fortuite, et cette rencontre va prendre une tournure à laquelle on ne s'attendait pas, l'auteur introduit dans son récit un début de romance. Romance qui espérons le ne prendra pas le pas sur le récit principal.

Après un univers de type médiéval classique, notamment avec les clans franchement positionnés culture celtique, l'auteur, avec l'arrivée à Waltzbourg, nous fait entrer dans une société de type Renaissance, aux mœurs quelque peu dissolus et tourné vers les arts. L'auteur continuant à approfondir son monde de belle manière, les descriptions sont bien dosées, pas trop longues mais suffisamment précises pour que le lecteur puisse s'immerger totalement dans l'univers. La recherche des sceaux entraîne le lecteur à la découverte des pays de Bebhion, le continent voisin, une occasion pour l'auteur de nous confronter à des régimes politiques différents les uns des autres : théocratique, traditionaliste et isolationniste,, commerciaux à la culture maritime..., mais aussi des paysages géologiquement variés : déserts, forêt de type amazonienne, de type nordique aux paysages enneigés sublimes... On sent derrière cette diversité la nette influence des JDR.

L'enquête, menée par les deux groupes, débute sur forme de chasse aux trésors, les indices sont déclinés sous forme de pictogrammes kaléidoscopiques, chaque résolution conduisant au sceau suivant. Dans cette partie du récit le synopsis est très fortement marqué scénario de JDR. Chaque indice menant les antagonistes dans un secteur géographique différent, c'est l'occasion pour l'auteur d'incrémenter son univers par petites doses, le lecteur de ce fait en apprend plus historiquement, socialement,géographiquement sur le monde dans lequel, en même temps que les aventuriers il s'enfonce. On comprend mieux le passé, la genèse de l'église de l'Unique,...

Les énigmes sont assez simples même si l'auteur fait preuve d'imagination, le côté JDR imprégnant fortement cette part du récit.

Les personnages prennent un peu plus d'ampleur, même si le lecteur se sent encore légèrement frustré car ils ne se développent toutefois pas assez rapidement, notamment côté psychologique, toutefois bannis comme membres de l'église ne laissent pas indifférent.

Avec de nombreux rebondissements et actions diverses, notamment entre les deux groupes rivaux, la dynamique s'avère excellente. Les combats au fur à mesure de la lecture se révèlent de plus en plus travaillés et très visuels.

Le point fort de cette deuxième partie du premier opus, en plus de l'action, reste l'écriture de l'auteur, les descriptions sont maîtrisées ni trop longes, ni trop courtes. Un roman fort bien maîtrisé du début à la fin, malgré quelques longueurs au début de la première partie mais certes nécessaires à la mise en place du récit. Un premier tome de qualité qui donne envie de poursuivre l'aventure. 




dimanche 12 juillet 2015

L'oeil rouge : les tablettes d'Asmaar, Nicolas Snieg



Une puissante guilde d'assassins, une armée à leur poursuite, des créatures démoniaques, des événements qui marqueront à jamais le destin d'Anstrilla. . . Suivez les aventures de plusieurs membres de l'Oeil Rouge, la plus grande organisation de voleurs et d'assassins d'Anstrilla. Traqués de toutes parts, ils devront lutter pour leur survie tout en cherchant à percer les mystères que cache leur organisation: qui est réellement Gorgon, leur chef suprême ? Que sont les tablettes d'Asmaar et pourquoi tout le royaume est à leur recherche ? Qui sont les Magmorts, ces créatures diaboliques qui les traquent ? Dans un milieu ou l'allié peut également être le plus grand des traîtres, ils devront se fier à leur instinct et surveiller leurs arrières constamment.


Avec les Tablettes d'Asmaar l'auteur propulse le lecteur au sein d'une confrérie regroupant voleurs, assassins, espions... Dès le début du roman l'on assiste à l'intégration d'un jeune garçon qui a dérobé un parchemin au sein de cette guilde. Le synopsis du roman est construit un peu à l'image d'un scénario d'un JDR dont l'on ressent nettement l'influence.

Le postulat de départ se révèle assez classique puisqu'en l’occurrence il s'agit de retrouver comme le titre l'indique les Tablettes d'Asmaar, des parchemins qui permettraient de réactiver la magie disparue. En somme la quête de huit parchemins correspondant aux huit cercles de magie. La disparition de la magie est un thème assez récurrent en fantasy, tout comme la quête d'objet. Donc pas de grandes innovations, l'auteur se contentant de narrer une histoire somme toute basique.

L'univers dans lequel nous entraîne l'auteur aurait pu être intéressant, évoluer au sein d'une guilde, mais celui-ci n'est pas assez exploité, les descriptions sont trop brèves pour que l'on puisse réellement s'immerger dans le monde proposé. Les paysages ne sont qu’esquissés et le lecteur à beaucoup de mal à se les imaginer, de plus l'absence de carte ne permet pas de se situer géographiquement. Dans le dernier tiers l'auteur apporte enfin sa touche personnelle en nous présentant un bestiaire original, son monde s'épaissit et on en apprend un peu plus sur la guilde.

Les personnages, pas assez approfondis notamment en ce qui concerne leur psychologie, sont trop proches des archétypes du genre. On aurait aimé davantage les connaître et malheureusement ils ne sont pas parvenus à créer chez le lecteur de l'empathie. Seul le personnage du jeune garçon a réussi à attiser la curiosité du lecteur car la manière dont il a réussi à s'emparer de la tablette reste mystérieux.

Les dialogues sont nombreux, mais souvent par trop superficiels pour attirer chez le lecteur un regain d’intérêt, ce sont des simples discussions au personnages qui n'apportent généralement rien au récit principal en lui-même.

Si le dernier tiers du roman s'avère plus prenant, le lecteur se pose beaucoup de questions notamment au sujet des tablettes, l'intrigue principale que l'auteur a complètement abandonnée pour essayer d'immerger le lecteur dans son univers. De même qu'il ne nous fournit aucune information sur le passé ni sur la disparition de la magie.

L'écriture est simple mais pas simpliste, les phrases sont courtes et facilitent la lecture, mais le récit manque de profondeur et malgré ces points positifs le lecteur ressent de la difficulté à rentrer dans le récit mais également à y rester concentré.


Au final, un récit qui n'a pas réussi à susciter de l'enthousiasme chez le lecteur, trop court pour que l'on puisse réellement y retirer du plaisir ce qui est dommage car pénétrer au sein d'une guide représentant les différentes classes de la lie de la société s'avérer prometteur. Que manque-t-il au roman pour en faire une lecture divertissante, certainement quelques dizaines de pages, l'auteur n'ayant pas su apporter assez de touches personnelles qui auraient pu engendrer un bon récit. 




vendredi 3 juillet 2015

Le huitième sceau 1° partie, Jean-Sébastien Simard


Lecture dans le cadre du challenge :






Quatre criminels bannis de leur terre natale, trois soldats de l’Église.

Une prophétie poussiéreuse de deux mille ans annonçant la venue d’un enfant sacré qui aura le pouvoir de sauver le monde… ou de le détruire.

Ces sept personnages déclencheront une épopée qui bouleversera leurs vies, mais aussi celle de leurs deux continents.
Ainsi débute ce récit épique où les héros, comme le lecteur, seront inéluctablement entraînés dans un tourbillon de complots sordides, d’intrigues politiques et religieuses, d’humour, de magie et d’amour.
Le 8e Sceau s'ouvre sur une prophétie qui annonce des bouleversements majeurs. À l'heure où cette dernière se réalise, les deux groupes rivaux entament une course contre la montre pour trouver cet enfant exceptionnel. Ce monde complexe, intriguant et palpitant, devient ainsi le théâtre d'une épopée qui changera l'avenir de tous.


L'auteur introduit l'histoire par un court récit se déroulant deux mille ans avant l'histoire principale. Un récit où une jeune femme prophétise la venue d'une nouvelle religion qui devrait remettre en question les religions établies par la venue d'un enfant sacré ou maudit. Les conditions de sa venue faisant l'objet d'une prophétie détaillée mais de manière peu claire. Un postulat de départ somme toute assez basique et très récurrent en fantasy.

Dans la première moitié de l'histoire l'auteur prend le temps de poser ses personnages, d'introduire son univers et son panthéon, de mettre en place le contexte politico-religieux et de nous décrire son système de magie. Certes il est nécessaire de procéder de cette manière pour que le lecteur puisse s'immerger dans le récit, mais les descriptions et explications, notamment concernant le système de magie et le panthéon, se font de manière linéaire qui en plus des longueurs donnent un rythme très lent au récit.

L'ensemble du récit repose donc essentiellement sur la religion, l'univers dans lequel évoluent les personnages ressemblant fortement à celui de la Bretagne lors de l'invasion romaine. Une époque où l'église catholique romaine prônait la radicalisation de son culte par par la force. Un thème travaillé en profondeur par l'auteur mais qui manque toutefois d'originalité car trop souvent abordé en littérature. L'auteur met en place les dogmes de l'église de l'Unique ainsi que les croyances liées aux éléments proches de celles des druides. La magie elle aussi apporte peu d'originalité, trop classique dans son ensemble puisque basée sur les forces naturelles. On retrouve en second plan la forte présence de l'Inquisition et des exactions qu'elle devrait amener dans la suite du récit, ici représenté par l'ordre de la Rose

Les us et coutumes des clans sont bien décrites favorisant l'immersion du lecteur dans leur monde. On retrouve beaucoup d'analogie avec les clans celtiques mais l'auteur semble s'être bien documenté mais une touche plus personnelle aurait été grandement appréciée.

Les personnages sont attachants, notamment les bannis des clans, ici les Impardonnés, les représentants de l'église, hormis le trio de soldats bien caractérisés mais juste ébauchés dans cette première partie, sont trop près de l'archétype du genre. La psychologie des personnages n'est toutefois pas assez poussée côté des quatre compagnons bannis de leurs clans, mais avec la confrontation à venir avec leurs antagonistes on espère qu'ils prendront de la profondeur.

La manière de rédiger de l'auteur est certainement son point fort , le vocabulaire est simple mais pas simpliste, les phrases sont courtes facilitant la lecture et l'action se fait présente dans la seconde moitié de l'opus donnant une meilleur dynamique à l'histoire. Le récit est prenant malgré un classicisme latent. Il est certes difficile de s'en faire une opinion globale car on n'a ici que la première partie du premier opus, il est au moins nécessaire de lire la seconde partie.





mardi 30 juin 2015

Bilan des lectures du deuxième trimestre 2015


Livres lus

&

Chroniques effectuées au deuxième trimestre 205.


Coups de Cœur :

J'ai aimé :

Le sang des 7 rois – Régis Goddyn
Livre 4
Livre 5

Abyme – Matthieu Gaborit

Les pèlerins d'Yssel – Linden Oliver
Tome 1 Les pêcheurs

Le puits des mémoires – Gabriel Katz
Tome 2 Le fils de la lune

Dragon Age : l'empire masqué – Patrick Weekes

Le bâtard de Kosigan – Fabien Cerutti
Tome 2 Le fou prend le roi

Sorceleur – Andrzej Sapkowski
Tome 6 La tour de l'hirondelle

J'ai moyennement aimé :

Maléfica – Hervè Gagnon
Tome 3 La voie du sang

Guildwars – Ree Sosbee
Tome 3 La mer des lamentations

L'instinct du troll – Jean-Claude Dunyach

Sorceleur – Andrzej Sapkowski
Tome 5 Le baptême du feu


Je n'ai pas aimé :

Sorceleur – Andrzej Sapkowski
Tome 6 La dame du lac

Chevaliers Noirs – Hugues Delalande
Tome 1 Vif-Argent



BILAN BI-MENSUEL CHALLENGES MORT-SÛRE MAI & JUIN 2015


Livres lus ces deux derniers mois dans le cadre des challenges Mort-Sûre :

Le sang des 7 rois – Régis Goddyn Livre 4
Challenges N° 3 - N° 10

Le sang des 7 rois- Régis Goddyn – Livre 5
Challenges N° 10

Abyme – Matthieu Gaborit
Challenge N° 4 - N° 13

Guildwars tome 3 La mer des lamentations – Ree Sosbee
Challenge N° 4 - N° 13

Dragon Age : l'empire masqué – Patrick Weekes
Challenge N° 4 - N° 13

Sorceleur tome 5 Le baptême du feu – Andrzej Sapowski
Challenge N° 4 - N° 13

Sorceleur tome 6 La tour de l'hirondelle - Andrzej Sapowski
Challenge N° 4 - N° 13

Sorceleur tome 6 La dame du lac - Andrzej Sapowski
Challenge N° 4 - N° 13

Chevaliers noirs Tome 1 Vif-argent – Hugues Delalande
Challenge N° 4

CHALLENGE N° 3 : MAGIE ET TRANSFORMATION

Rang choisi : Apprenti-Magicien 8 romans

7/8


CHALLENGE N°4 : MA PAL DOUCEMENT JE VAINCRAIS

Palier 3 : 15 romans

14/15


CHALLENGE N° 10 : FRANCOPHONIE

Rang choisi : Amateur de Français 8 romans

8/8

Challenge terminé pour 2015 poursuite en 2016


CHALLENGE N°12  : ET QUE LA GUERRE FUT

Rang choisi : Neutralité Totale 4 romans

5/5
Challenge terminé pour 2015 poursuite en 2016

CHALLENGE N° 13 : DE L'ECRAN AU LIVRE

Rang choisi : Passionné du Divertissement 20 romans


16/20


lundi 29 juin 2015

Vif-argent, Hugues Delalande


Lecture dans le cadre du challenge :




Dans un monde très réaliste, proche du moyen âge réel, les Ordres de Chevaliers Noirs sont devenus la main dans l’ombre qui gouverne bien des trônes.
Vif-argent : un royaume dans les montagnes, dont s’est emparé le Duc Darius.
Darius a juré de reprendre le duché de son père. Il est prêt ; il va pouvoir frapper ; il fourbit ses armes depuis 9 ans. Mais d’abord il doit éliminer la rébellion qui se cache dans les montagnes, rébellion menée par l’héritier légitime du trône, qui lui a échappé jadis.
Alors un chevalier noir arrive aux portes de Vif-argent. Il bafoue la coutume ancestrale, laissant la population en émoi. Les gardes viennent l’arrêter ; il se débarrasse d'eux. Or l’ancienne Prophétie met bien en garde : personne ne doit entrer en ville à l’heure des morts. Et si c’était lui, l’homme de la Prophétie ?
À moins qu’un terrible plan, conçu des années auparavant, ne parvienne à maturité dans l’ombre…
Un compte à rebours commence, entre littérature policière et roman historique, où s’enchaînent complots, manipulations et actions d’éclat dans une intrigue nerveuse et serrée.


Vif-argent est le premier tome d'une série de romans qui se déroulent dans un univers médiéval-fantastique avec un côté médiéviste d'un réalisme historique plus que crédible. L'auteur ne se contente pas de nous faire partager l'univers de ses héros, il décrit également la vie qui les entoure en nous faisant partager la vie quotidienne des différentes classes de la société au moyen-âge.

Dés les premières pages du roman le lecteur entre directement dans le vif de l'action avec une scène de poursuite équestre rondement menée, ainsi qu'ensuite une arrivée dans un duché plutôt mouvementée. Mais ensuite la dynamique du récit se fait moins bonne l'auteur nous entraînant dans un long, très long dialogue donnant éclaircissements sur les ordres de chevaliers noirs. S'il est certes intéressant de découvrit la genèse de ces ordres et leurs modes de fonctionnement trop d'informations sont fournies sans qu'il y ait la moindre once d'action et le lecteur est gagné par l'envie de sauter quelques paragraphes.

L'auteur nous entraîne dans un système féodal qui succède à une période impériale de type post romain. On a donc un univers plutôt classique dans lequel, pour seule originalité, l'auteur s'est simplement contenté de parsemer son récit de noms issus de multiples civilisations.

Le postulat de départ s'avère simple puisqu'il consiste à se venger d'un usurpateur en tentant de reprendre par la force le royaume qu'il a usurpé en assassinant le père du Duc Darius l'un des principaux protagonistes du récit. Les autres directions que prend l'intrigue se base exactement sur le même postulat à savoir la vengeance, donc rien de très original car c'est un thème récurrent dans le genre.

Les scènes d'actions sont fort bien réalisées, décrites avec minutie, le lecteur a l'impression de faire partie intégrante du récit, d'être plus un acteur de l'histoire qu'un simple spectateur. En effet les descriptions sont très précises, très visuelles, tout est décrit dans le moindre détail. Si le lecteur n'a aucun mal à s'immerger totalement dans le monde médiéviste décrit par l'auteur, mais l'intensité du récit à parfois tendance à souffrir de ces descriptifs. Le lecteur a tendance à trop s'en tenir aux faits délaissant un peu trop la psychologie des personnages, mais l'auteur parvient toutefois à nous transporter de manière irrésistible dans son univers dont on comprend rapidement que les richesses et les subtilités ne nous seront dévoilées que par de petites touches successives.


On relève tout au long du récit quelques fautes d'impressions : répétitions d'articles, de verbes qui gênent quelque peu le lecteur et qui ont le don de l'irriter. Il est vraiment dommage que vu le prix du roman il ne lui soit par apporté plus d'attention, le tome deux n'étant publié qu'en e-book on peut craindre que ce point soit plus accentué.

Au final Chevaliers Noirs s'avèrent plus, notamment pour ce premier tome, comme un roman d'aventure moyenâgeuse que comme un roman de fantasy car on n'y trouve aucune once de magie ni de créatures particulières. Ce premier s'avère plutôt décevant, rien de surnaturel, pas de magie, on est nettement plus dans un genre de roman de cape et d'épées que dans une fantasy.

Et de surcroît...

Chevaliers Noirs 2 n'est pas comme il est suggéré par la présentation effectuée le deuxième tome de la série mais la deuxième édition en version e-book du tome un Vif-argent. Cette manière de procéder changer le nom et le résumé dans le but de vendre le même opus en faisant croire à l'acheteur qu'il est en fait le deuxième volume est inadmissible de la part de l'auteur, c'est de l'arnaque pure et simple. Comment faire confiance à un auteur qui emploie un tel procédé. On a vraiment pas l'envie de poursuivre la suite des aventures ni de lire un autre ouvrage de l'auteur !!!




mardi 23 juin 2015

La dame du lac, Andrzej Sapowski


Lecture dans le cadre du challenge :




Les destins de Geralt, Yennefer et Ciri ont pris des chemins différents. Tandis que Yennefer est retenue prisonnière,
Geralt passe tout l’hiver de manière fort agréable à Toussaint, principauté de contes de fées. Là, la magicienne Fringilla déploie ses charmes pour y retenir le sorceleur le plus longtemps possible.
Quant à Ciri, elle a été projetée dans un monde parallèle en pénétrant dans la tour de l’Hirondelle pour échapper à son bourreau. Retenue par l’elfe Avallac’h, elle ne peut espérer la liberté qu’en acceptant de porter l’enfant du roi des Aulnes.
L’enfant de la destinée parviendra-t-elle à s’enfuir pour voler au secours de ses amis ?



A la fin du tome précédent Ciri était projeté dans un univers parallèle, dès les premières pages de cet ultime tome le lecteur se retrouve également projeté dans un autre monde et à une autre époque. L'auteur voulant faire un clin d’œil à la Légende Arthurienne, le lecteur e retrouve sur l'île d'Avalon en compagnie de Nimue, la Dame du Lac. Un début de récit ennuyeux qui n'apporte rien à l'intrigue principale : les hypothèses soulevées dans cette première partie sont inintéressantes puisqu'elles ne répondent pas aux questions que se posait le lecteur et n'engendrent que des longueurs rendant la lecture très lente. L'auteur nous gratifie également de multiples sauts de Ciri dans des nombreuses époques et de nombreux lieux. Des sauts de puces qui font sourire le lecteur mais qui n'apportent également rien au récit.

Il faut attendre le derniers tiers du roman pour que le lecteur puisse retrouver l'intrigue des tomes précédents. Une dernière partie très attractive, notamment avec la grande bataille opposant les royaumes coalisés à l'empire. Une bataille admirablement réglée qui donne l'impression au lecteur d'entendre les épée et armes d'hast s’entre choquer. La dernière partie du récit permet aux lecteurs de comprendre les motivations de tous les personnages même si le final n'est pas celui auquel on pouvait s'attendre.

Dans cet ultime tome l'auteur poursuit la narration par points de vue multiples, une technique généralement efficace, mais ici mal utilisée car il en abuse et donne la nette impression qu'il cherche à meubler pour rallonger artificiellement la durée de vie de son récit. Les descriptions se révèlent longues et ennuyeuses, remplies de détails inutiles qui alourdissent et desservent de manière désagréable le récit. De surcroît l'auteur utilise également le latin dans les dialogues ce qui décrédibilise complètement son univers. Plus le lecteur progresse dans le récit plus il a tendance à sauter d'abord des lignes puis ensuite des paragraphes, puis des pages pour en finir au plus vite avec l'envie de refermer l'ouvrage avant le point final .

Un final qui interpelle le lecteur dans la manière dont elle se termine, on a la nette impression que l'auteur manquait d'imagination. Un point qui était déjà perceptible dans les tomes précédents, mais de manière moins prononcée.

En résumé, un dernier tome en décalage avec les précédents, très long dans sa première partie, une fin en queue de poisson déroutant le lecteur, un univers plus noir, plus adulte qui échappe au classicisme habituellement rencontré en fantasy. La saga du Sorceleur laisse dans son ensemble une impression mitigée au lecteur. Au lieu de nous fournir cinq tomes à la dynamique souvent lente, l'auteur aurait du se contenter d'une simple trilogie au lieu de se s'égarer dans des méandres o' combien inutiles.




mardi 16 juin 2015

La tour de l'hirondelle, Andrzej Sapowski


Lecture dans le cadre du challenge :





Le sorceleur poursuit sa route vers le sud, convaincu que Ciri s’apprête à épouser l’empereur de Nilfgaard. Ses compagnons font route avec lui. Mais ce périple est long et dangereux car de nombreux ennemis se dressent devant eux. Et tandis que les traîtres se dévoilent et que les complots éclatent, les doutes sur la véritable destinée de Ciri hantent tous les esprits. Surtout qu’elle est aux mains d’un monstrueux chasseur de primes…


Le postulat de départ est le même que le tome précédent, Géralt est toujours à la recherche de Ciri, donc pas de grands changements pour ce présent tome.

Si la série à tendance à quelque peu s’essouffler, l'auteur relance l'intrigue dés le début du récit. Une intrigue qui progresse plus que dans le tome précédent, de ce fait la dynamique de lecture se révèle plus rapide même s'il persiste encore de nombreuses longueurs. Le récit se fait plus clair et le lecteur commence à comprendre les motivations des différents protagonistes. Des événements importants sont révélés pour la suite de l'histoire.

L'auteur abandonne la narration linéaire des tomes précédents pour donner l'avis et les vues des nombreux protagonistes, ce qui dérouter quelque peu le lecteur vu la multitude de points de vue, mais ceux-ci sont maniés de fort belle manière et au final le lecteur parvient facilement à suivre le fil du récit malgré de nombres flash-backs. Le style de l'auteur est ici original et change radicalement des opus précédents.Les dialogues sont toujours aussi savoureux et riches, ce qui donne l'impression d'une dynamique encore plus rapide.


L'auteur introduit dans le présent tome de nouveaux détails sur l'univers de Géralt. Des détails autant géographiques que sociaux qui démontrent que l'on arrive à un monde qui arrive à un point critique de son évolution. Dans le récit il perdure des passages alambiqués qui demandent parfois une relecture pour s'en imprégner totalement. Si la politique des grands est encore très présente c'est le sort de Ciri qui occupe la première place du récit.

L'action est plus continue, plus intense, plus trépidante et laisse envisager un final plus enlevé. Le final est des plus mystérieux et laisse le lecteur dans une attente laissant entrevoir une issue à laquelle on ne s'attend peut-être pas. L'histoire ne manque donc pas de piquant et i certaines pistes se révèlent encore nébuleuses, on s'attend à une conclusion mouvementée.

En résumé un avant dernier tome où l'auteur nous fait montre de ses talents de conteurs et le lecteur retrouve la magie des premiers tomes.


mardi 9 juin 2015

JUILLET 2015


ACHATS MENSUELS JUILLET 2015


  

  


ACQUISITIONS E-BOOK


   



Le fou prend le roi, Fabien Cerutti



1340, au coeur du comté de Flandre. Alors que les premiers feux de la guerre de Cent Ans s allument, le Bâtard de Kosigan et ses Loups se voient confier, par le sénéchal d Angleterre, la délicate mission de découvrir les tenants et aboutissants d un complot qui se trame... autour du roi de France.
Une enquête surprenante et extrêmement dangereuse, mêlant trahisons et forces obscures, dans laquelle l ascendance surnaturelle du Bâtard, habituellement son plus grand atout, pourrait bien se muer en talon d Achille.
Cinq siècles et demi plus tard, à la fin de l année 1899, l enquête engagée par le lointain descendant du chevalier tente de faire la lumière sur l inexplicable disparition des puissances magiques. Entre Bruges et Lens, peut-être mettra-t-elle à jour la nature des ombres qui se dissimulent derrière les échos cachés de l Histoire.
Après le succès du premier opus, L Ombre du pouvoir, Fabien Cerutti signe à nouveau un grand roman de fantasy historique, à cheval entre un Moyen Âge empreint de magie et un XIXe siècle scientifique et rationnel.
Combats de masse et subtiles investigations, poursuites à en perdre le souffle et réparties habiles, négociations serrées et manipulations ; on y retrouve le panache habituel de la lignée des Kosigan dans un univers qui ne cesse de gagner en richesse et en cohérence. De toute évidence, les secrets et les héros délicieusement irrévérents de cette série n ont pas fini de nous surprendre !

Alors que les prémices de la guerre de Cent Ans se précisent, le Bâtard de Kosigan se voit chargé par le sénéchal d'Angleterre d'enquêter sur un complot ourdi contre le roi de France.

Sur fond de querelles politiques et territoriales entre français et anglais, l'auteur nous entraîne dans une histoire uchronique qui mêle savamment Histoire, fantasy épique et réalité alternative. Le côté fantasy est ici plus présent que dans le premier tome, la magie se fait plus omniprésente et une menace plus insidieuse va venir pimenter l'intrigue vertigineuse que va devoir conduire le héros dans une ambiance où l'on dénote quelques traits inspirés de Jack Vance. Si dans le précédent récit l'auteur nous avait surtout fait découvrir, dans un récit plutôt simple, le personnage et son univers, il nous livre ici un récit plus complexe où le mercenaire doit, malgré qu'il opère avec l'appui du roi de France, avancer discrètement, mesurer ses actes et ses paroles.

Parallèlement à l'intrigue principale, comme dans le tome précédent, l'enquête pour construire l'histoire de la famille Kosigan se poursuit. Une enquête qui se déroule au XIX° siècle et dont l'auteur nous fait suivre l'avancée sous forme épistolaire. Une enquête passionnante, à l'opposé de celle du Bâtard car uniquement basée sur des recherches dans las bibliothèques, les archives, des fouilles archéologiques,... Une enquête qui laisse souvent les investigateurs perplexes face au écrits parlant de magie et de races anciennes.

En effet, l'arrière plan de l'histoire principale est ici plus tourné vers la fantasy : races anciennes, forces obscures, cultes et mythes anciens, créatures surnaturelles diversifiées,... Un univers médiéviste, qui même s'il s'implante dans une période connue de notre Histoire de France, fait preuve d'originalité. L'équilibre entre l'historique et l'imaginaire est bien dosé, les cultes païens, les sacrifices, la magie ancestrale,... s’intègrent bien à un Moyen-âge violent où le christianisme oppose aux sacrifices rituels du paganisme tortures, atrocités… par le biais d'une Inquisition omniprésente et toute puissante.

Un héros que l'on découvre presque humain, plus attachant, plus vulnérable que dans le premier opus. Les personnages secondaires entraperçus dans le premier récit apparaissent plus développés, plus fouillés et qui seront d'un grand secours au Bâtard qui au fil du récit aura de plus en plus de mal à maîtriser les événements. Des personnages secondaires que l'auteur n'hésite pas à malmener, dans les pas de leur capitaine beaucoup y laisseront la vie. L'auteur nous fait également découvrir de nouveaux éléments sur les origines de Kosigan.

La narration alternée avec en début de chapitre celle du descendant du chevalier a pour effet d'enrayer quelque peu la dynamique du récit principal, mais la lecture du fait des nombreuses actions n'en est que peu ralentie. Comme au tome précédent le style épuré de l'auteur va directement à l'essentiel.

Au final, après un excellent premier opus qui nous laissait entrevoir tout le potentiel à venir de la série, l'auteur nous offre une suite encore plus riche, plus complexe dans le déroulement du récit mêlant habilement complots, trahisons, batailles, mouvements, dangers sans laisser au lecteur la moindre seconde de répit.

.L'ensemble du récit tient la route, les deux enquêtes se rejoignent parfaitement, même si la dernière partie traîne un peu l'on devrait trouver les explications dans le prochain. Le final laisse envisager une confrontation des plus intéressantes entre le chevalier et l'Inquisition.






lundi 8 juin 2015