mardi 2 janvier 2018

Les seigneurs vampires d'Andy Remic


Lecture dans le cadre du challenge :




Le légendaire guerrier Kell doit choisir : soit il fuit les terres de Falanor tombées à l’ennemi, soit il se bat pour son peuple, au péril de sa vie. Mais il est peut-être déjà trop tard. Les Vachines ont en effet ranimé leurs anciens maîtres. Les seigneurs vampires sont maintenant éveillés, et ils ont soif de sang. Les Seigneurs Vampires est la conclusion de la trilogie Les Vampires d’Airain composée de La Légende de Kell et des Voleuses d’Âmes.



A la fin du tome précédent le général vachine Grall avait invoqué les Seigneurs-Vampires retenus entre eux mondes des ténèbres. Mais tout ne c'était pas déroulé comme il le voulait, ces vampires qu'il pensait pouvoir dominé on fait montre de toute la vindicte accumulée durant toutes ces années de détention.

Pour échapper à leur colère Kell et sa petite- fille avait plongé dans un puits emmenant avec eus leur collègue grièvement blessé à la poitrine par le général en lui ôtant la gemme qu'il détenait dans son corps.

On les retrouve dans le début de cet ultime tome en train d'errer au hasard dans le labyrinthe sis sous les Aiguilles Noires où ils seront bientôt rejoint par Myriam. Tandis que les vampires se répandent dans tout le royaume.

Malgré qu'ils ne soient point poursuivis l'auteur n'hésite pas à garder le même synopsis et nous inflige un scénario réchauffé la tension en moins.

Il faut attendre plus d'une centaine de pages et retrouver d'anciens collègues de cellule de légendaire guerrier pour qu'il y ait enfin de l'action, et malgré une succession de combats le personnage principal ne parvient pas à nous convaincre tellement l’orientation du récit se révèle convenu et sans la moindre petite surprise. Les combats très spectaculaires se révélant eus aussi assez stéréotypés.

Si dans le deuxième tome les personnages prenaient de l'ampleur, ici un peu à l'instar de l'univers n'apportent rien de tangible à l'histoire continuant à s'apitoyer sur leurs sorts. Quand aux échanges verbaux s'ils parviennent à instiller un brin humour ont un air de déjà vu.

La dernière partie avec la traque des Seigneurs-Vampires, leur renvoi entre deux mondes, et les combats contre les vampires qu'ils ont au départ générés et l'entrée en scène des habitants de la cité, se veut plus enlevé : les combats sont enfin travaillés et diversifiés et en découlant la dynamique de lecture se veut plus dynamique mais un peu tardive.


Avec un final convenu avec toute de même un petite surprise, un scénario figé, répétitif, très éloigné des promesses du premier opus cette trilogie est dans son ensemble assez fade. Et même si le final reste ouvert on n'a pas du tout envie de poursuivre avec Kell les éventuelles suites possibles. 


lundi 1 janvier 2018

Mon premier meurtre de Leena Lehtolainen


Lecture effectuée dans le cadres des challenges :



Après quelques années à la police nationale où la routine des procès-verbaux et interrogatoires de petits délinquants l'ennuie, Maria Kallio reprend ses études à la fac de droit. Elle accepte alors un remplacement. C'est l'occasion de sa première enquête criminelle : un jeune homme est retrouvé noyé, après un week-end dans la villa de ses parents en compagnie de sept autres membres d'une chorale. L'un d'eux est forcément le coupable. Maria connaît les suspects et sa jeunesse ne la rend guère crédible. La victime était un garçon riche, talentueux et aux succès faciles. Autant de bonnes raisons de lui en vouloir...


Alors que huit membres d'une chorale séjourne dans une villa des parents de l'un deux, un meurtre est commis. L'enquête est confiée à Maria Kallio, une inspectrice étudiante en droit qui effectue un remplacement pour l'été et dont le supérieur est indisponible pour des raisons d'alcoolisme chronique. Rendue sur plane la jeune femme soupçonne rapidement un membre du groupe et l'enquête ne va pas être des plus faciles car elle connaît la majorité des membres du groupe.

Dés le début et malgré qu'elle ait effectué plusieurs années dans la police avant de reprendre ses études, on est abasourdi qu'une enquête judiciaire soit confiée à une réserviste novice dans le domaine. On n'échappe pas non plus au cliché avec un supérieur alcoolique invétéré maintenu dans ses fonctions alors qu'il se trouve la plupart du temps absent du commissariat pour cette raison. Coté cliché on est servi car l'auteure les accumule avec des policiers masculins machistes et un personnage central qui fait tout ce qu'elle peut pour s'intégrer dans ce milieu en donnant un visage de la police pas flatteur. L'auteure sur le comportement de la jeune femme et sa présentation nous en a dressé une liste interminable.

L'enquête dès le début s'avère des plus classiques de la littérature nordique avec un synopsis proche du huis clos et une victime pas très nette dans les affaires qu'elle menait. Une enquête qui démarre donc en toute logique par les témoignages des sept autres membres du groupe, seuls présents sur place. Mais très rapidement l'auteure dévie du sujet principal le récit s’orientant sur les relations qu’entretenait entre les différents suspects et force est de reconnaître une fois de plus on va se retrouver encore avec des clichés. Des relations extrêmement compliquées qui vont tout de même à force de recoupements permettre à l'enquêtrice de découvrir que le défunt n'était pas aussi sympathique et était mêlé à plusieurs trafics.

Cette partie somme toute assez indigeste aurait pu passer si on n'avait pas de plus les atermoiements de Maria sur sa propre situation, sur ses hésitations sur son avenir, ses histoires d'amour ratées,... Le côté dramatique du meurtre est vite remplacé par un côté mélodramatique guimauve qui permettrait de classer ce roman dans un autre catégorie de la littérature. On est effectivement avec l'héroïne comme cité par autre source pas loin d'une cousine de Bridget Jones et de Stephanie Plum. Désolé si l'on s'éloigne du sujet principal l'enquête mais on ne peut s'empêcher de suivre la même orientation que le synopsis du roman.

On a beaucoup de mal à suivre l'enquête car Maria passe dans ces moments là plus de temps à taper la discute oubliant à mettre reprises les questions essentielles à son enquête. Certes elle débute dans la police judiciaire mais là l'auteure fait très fort tout comme dans le dénouement du jamais vu.

Au scénario quelque peu linéaire il faut ajouter un style plat qui ne favoris nullement la dynamique de lecture. Il vaut mieux passer son chemin !!!



Le mage de la montagne d'or de Alexandre Lévine


Lecture dans le cadre du challenge :



Un étrange mage du nom de Wärsani se rend à la cour d’Yssourak, le souverain du vaste royaume du Tourpana, où, usant de ses pouvoirs magiques, il enlève la favorite du roi. Quelques jours plus tard, une jeune fille à la sublime beauté se présente. Elle dit s’appeler Astarya et être la fille du mage. D’après elle, Wärsani a acquis l’immortalité, et tant de pouvoirs que les dieux eux-mêmes ne sauraient le vaincre. Il est devenu le Seigneur des Ténèbres. Astarya propose néanmoins de protéger Yssourak 


Le mage Warsani se présente à la cour du roi de Tourpana et arguant qu'un terrible danger menace le Royaume demande que le roi lui cède sa favorite. Le roi refuse ce marché de dupes mais la jeune femme est enlevée le soi même au sein du palais malgré les précautions mises en place. Quelques jours plus tard une jeune femme se présente au palais royal, propose son aide prétendant qu'elle être la fille du mage et pouvoir contrecarrer les sombres desseins de son père. Malgré une offre plutôt alléchante le roi doute de sa sincérité.

Avec pour postulat de départ un grand méchant qui veut s'emparer du trône le récit se veut plus complexe avec pour toile de fond les réactions de personnages dont on ne sait pas clairement quel est vraiment leur but. Le début de l'histoire tarde à se mettre en place puis ensuite les événements s’enchaînent sur un rythme trop rapide ce qui n'est pas sans influer sur le réalisme de l'histoire. De plus avec une jeune femme capable de lire l'avenir le récit manque de réelles surprises, le lecteur sachant toujours plus ou moins longtemps à l'avance ce qui va se dérouler. L'histoire qui débutait sur un conflit entre le mage et le roi aurait pu être intéressant mais le récit change de direction pour tourner à un conflit de famille qui lui n'apporte pas le côté sombre que l'on pouvait espérer. Les interactions entre les personnages de ce fait deviennent ambiguës et le récit devient par moments pas très clair.

L'univers proche des Contes des Mille et une Nuits ne manque pas d'exotisme et l'auteur s'est bien approprier des parcelles de la mythologie avec au passage quelques clins d’œil fort intéressants... mais. Mais on ne peut que constater que le fait qu'il n'y ait pas de cartes ne permet pas de s’immiscer totalement dans cet univers et les descriptions de certains lieux extérieurs ne sont aussi fouillées que l'on aurait pu espérer.

Les personnages de manière générale sont peu intéressants : le roi se laisse complètement manipuler par la fille du mage et laisse à celle-ci prendre toutes les décisions à sa place et cette dernière le choix d'un personnage central froid et distant ne permet pas au lecteur de ressentir la moindre empathie pour celle-ci. Même si les autres personnages parviennent a attirer la sympathie ou le rejet du lecteur, les personnages sont le gros point faible de se roman.

Le style de l'auteur est riche, poétique mais parfois ampoulé. Si l'auteur est un excellent conteur et qu'ils décrit de belle manière certains lieux, le style est par trop descriptif, le récit manque de dynamisme : on a l'impression que les personnages ne vivent pas. Les interactions orales entre les personnages elles aussi ne donnent pas envies au lecteur de se rapprocher des personnages car elles ne sont pas toujours en cohérence avec le récit et par moments se révèlent presque infantiles ou mêles déplacées.

Au final dans ce roman plus proche des contes populaires que dans la fantasy elle même presque tous les points sont sujets à des critiques et quand certains points se révèlent intéressants ils n'ont pas été assez travaillés. Avec le fond de l'histoire on aurait pu avoir quelque chose de très intéressant malgré le côté simpliste du postulat de départ mais au lieu de voyager on est resté sur le quai.





vendredi 29 décembre 2017

BILAN LECTURES 4° TRIMESTRE 2017


Livres lus

&

Chroniques effectuées au quatrième trimestre 2017.


Coups de Cœur :


J'ai aimé :
Raison de tuer – Blake Pierce
Le seizième anneau du serpent – Paul Daudin Claveau
La promesse de l'ange – Violette Cabesos & Frédéric Martin
Le cinquième anneau – Graham Mitchell
Les vampires d'Airain – Andy Remic Tome 1 La légende de Kell
Un corse à Lille – Elena Piacentini
Le sanctuaire d'Ombos – Damien Leban
Résilience – Damien Leban
Les lames cosaques – Harold Lamb Tome 2 Le khan blanc
Le diable sur les épaules – Christian Carayon

J'ai moyennement aimé :
Le sang des dieux et des rois tome 2 – Eleanor Herman
Block 46 – Johanna Gustawsson
Du sang sur la Baltique – Viveca Sten
Les vampires d'Airain – Andy Remic Tome 2 Les voleurs d'âmes
Stabat Murder – Sylvie Allouche
Le cinquième anneau – Graham Mitchell Tome 3 L'héritage des anciens
L'anneau du sorcier - Morgan Rice – Tome 1 La quête des héros
L'anneau du sorcier - Morgan Rice – Tome 2 La marche des rois

Je n'ai pas aimé :
Le faucon gris – Emmanuel Anzeraey
Le cinquième anneau – Graham Mitchell Tome 2 La caverne émeraude
Le faucon gris – Emmanuel Anzeraey Tome 2 Désespérance
Sharakhaï – Bradley P Beaulieu Tome 1 Les douze rois de Sharakhaï
Poussières d'os – Karin Salvalaggio
Mörk – Ragnar Jonasson


Nombre de livres lus en 2017 : 72



Challenge PAL 2018


Déroulement du challenge : 

- Dans le principe, on fait un décompte de points.

- Il faut donner sa PAL de départ (aucune importance et aucun jugement du nombre !!!). Vous avez jusqu'au 31 décembre 2017 (minuit) pour le faire.

- Tout le monde part avec 0 point au compteur (soit en NOIR)
- Dès que vous passez en positif, vous serez noté en BLEU FONCE, et si vous passez en négatif, vous serez noté en BLEU CLAIR. 

- Tout livre lu donne 1 point en positif (+1). Tout livre acheté/emprunté/loué/reçu (service presse ou autre action)donne 1 point en négatif (-1). Bien entendu, pour autant que vous les ajoutiez à votre PàL (si vous ne les ajoutez pas, ils ne seront comptés ni en positif, ni en négatif, mais peuvent être comptés "hors PàL").
- Les abandons en cours de lecture sont comptés comme livres lus (donc en positif). Bon pour autant que vous n'abandonniez pas chaque livre afin d'augmenter votre score ! ^_^ (et c'est à vous de juger par rapport au nombre de pages où vous l'avez abandonné).

- Vous avez la possibilité de remplacer un livre abandonné par un autre (ah ah, petite feinte pour les livres abandonnés vraiment trop nuls). Dans ce cas, il ne compte ni en positif, ni en négatif, pour autant que vous n'ayez pas annoncé comme positif le livre abandonné, mais sera compté comme +1 dès qu'il sera terminé.
- Les BD, albums ou ebooks comptent dans ce challenge pour autant que vous les annonciez comme ajoutés à votre PàL.

- Votre PàL évolue sans cesse, et le nombre de point varie du début à la fin du challenge.
- Vous pouvez bien sûr lire des livres "hors challenge" (vous pouvez simplement me les annoncer comme tels si ça vous arrange que je les note dans le tableau pour votre statistique personnelle). Ces livres ne vous compteront aucun point, que ce soit en positif ou négatif. 


PAL départ : 412
Lectures PAL : 34
Lectures hors PAL : 8
Achats : 27
PAL actuelle : 406
Lus en 2017 : 42

Score : + 7

Mes lectures effectuées :


Le mage de la montagne d'or – Alexandre Lévine (Lecture hors PAL)
Mon premier meurtre – Leena Lehtolainen
Les seigneurs vampires – Andy Remic
Le réveil des dragons – Morgan Rice
Le tueur de l'ombre – Claire Favan
Prophétie et trahison – Jean-aimé Bonzami (Lecture hors PAL)
Onze jours Donald Harstad
La conspiration du royaume Michael J Sullivan
Du bois pour les cercueils – Claude Ragon
L'enfant perdu – John Hart (Lecture hors PAL)
Les portes noires – Sébastien Degorce
Les bruines de Lanester -Jean Failler

Le sang d'Aldésie – Aurélie Genêt
La compassion du diable – Fabio M Mitchelli
L'invocateur – Gail Z Martin
Lumikko – Pasi Ilmari Jaaskelainen (lecture hors PAL)
Tombent les anges – Marlène Charine
Kane, intégrale 1 – Karl Edward Wagner
Le roi de sang – Gail Z Martin
Les enfants du Cap – Michèle Rowe
La prophétie des âmes – Sacha Isaïn
Les blessures du silence – Natacha Calestrémé (lecture HorsPAL)

Les ombres qui attendent – Carlene Thompson
L'appel du coucou – Robert Galbraith
Havre sombre – Gail Z Martin
Le diable de la Tamise – Annelie Wendeberg
Le noyé dans la glace – Kjell Ola Dahl
L'élu de la dame noire – Gail Z Martin
Zone de contagion – Rick Mofina
Whitechapel - Sarah Pinborough
Anasterry - Isabelle Bauthian
Grish-Mère - Isabelle Bauthian
10 000 au cœur de l'empire - Paul Kearney
Corvus - Paul Kearney
Un fleuve de ténèbres - Rennie Airth (lecture HorsPAL)
Le phare – P D James (lecture Hors PAL)
Masky – Viviane Etrivert
Les nuits de Reikjavik – Arnaldur Idridason
La lance des ombres – Josh Reynolds
Les nuits de la Saint-Jean – Viveca Sten

La guerre des rois – Fox Miliveles (lecture Hors PAL)



samedi 23 décembre 2017

Le diable sur les épaules de Christian Carayon


Lecture dans le cadre du challenge :




Au cours de l'année 1924, un village isolé des montagnes tarnaises et menacé d'extinction est le théâtre de plusieurs assassinats atroces. Déjà les langues se délient et certaines superstitions ressortent... Malgré tout, la jeune institutrice Camille refuse de céder à ces croyances d'un autre âge et appelle à la rescousse son ami d'enfance. Cet ancien criminologue, connu pour ses enquêtes autour du paranormal et qui ne voit dans ces morts suspectes que des crimes perpétrés par la main de l'homme, va mener l'enquête à sa façon... mais l'assassin l'a positionné sur son échiquier diabolique. Tout n'est désormais que tactique et manipulation.

Nous sommes en 1924 dans un village (au nom fictif) des montagnes Tarnaises isolé, froid, brumeux : un climat rude et dans une période suspicieuse d'entre deux guerres. Des villageois méfiants et taiseux. On suit en début de roman l'adolescence du personnage central de l'histoire, sa rencontre avec celui qui deviendra comme une sorte de mentor Charles un professeur de lycée et père de Camille. Mais leurs chemins vont se séparer pour se retrouver à la mort du père. Mais Charles appelé à l'aide par Camille qui a découvert un corps au pied d'une falaise va se retrouver plongé dans son passé. Martial va mener l'enquête aidé du fiancé de Camille.

L'intrigue s'avère relativement conventionnelle au départ sans indices et l'enquête ne va que prendre de l’épaisseur qu'au fur et à mesure que les meurtres qui ne semblent que toucher une seule famille vont se succéder. L'enquête orchestrée de main de fort belle manière par l'auteur va conduire l'enquêteur et le lecteur sur des pistes multiples.

L’atmosphère du récit est très sombre accentuée dans sa noirceur par les fantômes et les affres de l'après-guerre, mais aussi la rudesse des lieux, la méfiance voire l'animosité des habitants envers un étranger, les meurtres d'une violence extrême. L 'auteur nous décrit avec justesse la beauté mais aussi la rudesse d'un village perché sur un plateau aride aux chemins peut praticables à l'époque et encore rendus plus difficiles par des conditions météorologies particulièrement défavorables.

Les descriptions du village et de ses villageois où tout le monde se connaît mais cache aussi des lourds et odieux secrets du passé profondément enfouis dans les mémoires est restituée de manière adaptée à un récit très sombre et graduellement glaçant au fur et à mesure que l'on avance dans le récit qui se déroule dans une sorte de huis clos.

Les personnages de premier plan sont inintéressants à suivre, bien campés : le criminologue brillant, l’institutrice douce et attachante. Une psychologie bien développée pour ces deux personnages attachants et charismatiques.

Le panel de personnages est bien représentatif de l'époque et diversifié : le Maire, les notables, les artisans, les paysans, les plus aisés et les moins fortunés, les bons et simples ou les mauvais et les moins fréquentables. Des personnages que l'on a un peu de mal à aimer ou à haïr pris par le point fort du roman l'atmosphère.

Il est tout de même dommage qu'une fois de plus l'auteur n'a pu échapper à l'attirance de doter son récit d'une romance.

Le début du roman est un peu long à mettre en place car il faut décrire les lieux, les personnages et nous faire découvrir leurs petits secrets. Les descriptions sont nombreuses mais nécessaires à la bonne conduite du récit et bien dosées. Certes l'auteur rentre dans les détails mais c'est pour que le lecteur puisse mieux s'imprégner des lieux, des bruits, du silence et des rapports entre les personnages.

Le style de l'auteur est simple, efficace et sans trop de fioritures même si parfois les chapitres courts qui se succèdent peuvent dérouter quelque peu certains lecteurs qui n'en comprennent pas l'utilité. La plume de est bonne, bien adaptée à la période où de déroule le récit.

Globalement le récit est abouti, le synopsis maîtrisé d'un bout à l'autre de l'histoire, une intrigue plutôt classique mais dotée de nombreux rebondissements, des descriptions certes nombreuses mais qui parviennent à nous rendre l'atmosphère particulièrement glauque et oppressante, un dénouement certes quelque peu prévisible mais qui réserve toutefois une petite surprise. Un bon policier français avec un petit goût de polar régional et de quelques touches empruntées à des grands auteurs dont les lecteurs reconnaîtront certainement la patte.




mercredi 20 décembre 2017

Mörk de Ragnar Jonasson


Lecture dans le cadre du challenge :





À Siglufjördur, à l'approche de l'hiver, le soleil disparaît derrière les montagnes pour ne réapparaître que deux mois plus tard. Ce village perdu du nord de l'Islande plonge alors dans une obscurité totale...
Le jeune policier Ari Thór veille sur la petite communauté sans histoires. Mais son collègue, l'inspecteur Herjólfur, est assassiné alors qu'il enquêtait aux abords d'une vieille maison abandonnée. L'illusion d'innocence tombe. Tous les habitants n'avaient-ils pas, au fond, une bonne raison de semer le chaos ? Elín, qui fuit un passé violent. Gunnar, maire du village, qui cache d'étranges secrets... Pour reconstituer le puzzle, il faudra aussi écouter cette voix qui murmure, enfermée derrière les cloisons d'un hôpital psychiatrique, et qui tient peut-être la clé de l'énigme.


Alors qu'il remplace son subordonné atteint de grippe, l'inspecteur Herjolfur détecte, lors d'une ronde nocturne, quelque chose de suspect dans une maison abandonnée. Il descend de son véhicule, se dirige vers la maison, mais il est aveuglé par une torche braquée dans les yeux, un coup de feu retentit, il s'écroule... Ari Thor averti par la femme de l'inspecteur qu'il n'est pas rentré par à sa recherche et le découvre gisant au sol très grièvement blessé d'un coup de fusil dans la poitrine. Seul policier de la petite ville du nord de l'Islande, il demande des renforts en suggérant l'inspecteur Tomas, son ancien chef.

Rien de bien transcendant dans ce policier classique par sa forme, comme il est de coutume dans les romans policiers venus du froid l'enquête sans aucun indice piétine. Elle s'oriente dans un premier temps vers un trafic de drogue et suite aux relevés téléphoniques s'oriente vers un élu de la ville et son adjointe qui semble bien cacher des choses.

Pas de rebondissements spectaculaires l'enquête est linéaire, les deux policiers ne font pas de trouvailles spectaculaires. L'on suit bien en parallèle le journal d'un jeune homme interné dans un asile psychiatrique et l'on se dit quelques chapitres avant la fin qu'on tient une partie de la solution : qui cache quoi ?

L'enquête sur les notables révèle malencontreusement une information qui n'aurait pas due filtrée et l'on a droit à un deuxième meurtre qui se révèle le seul piquant du récit.

L'ambiance pesante du premier ouvrage de l'auteur qui se déroulait en huis clos à cause des conditions météorologiques avaient apportée un peu de relief au récit, mais ici rien de tout cela et malgré l'hiver on ne retrouve pas l'atmosphère qui fait la marque de fabrique des polars venus du Grand Nord. Le dénouement sans vraiment être téléphoné ne surprendra personne au vu du peu de personnes interrogées lors du dénouement de l'enquête.

Rien de bien sensationnel du côté des personnages : Ari comme à son habitude à des problèmes personnels dans son couple qui empiètent comme c'est souvent le cas sur l'enquête. On n'échappe pas aux sempiternels clichés sur la police. Malgré ces quelques petites ornières la dynamique de lecture se révèle plutôt bonne, la plume de l'auteur efficace et directe.

Une enquête gentillette à suivre mais qui ne restera pas dans les annales. A prendre plutôt sur la plage ou dans les transports en commun. 





mardi 19 décembre 2017

Le khan blanc de Harold Lamb


Lecture dans le cadre du challenge :





Son fameux sabre incurvé à la ceinture, Khlit le Cosaque a toujours sillonné l'Orient et ses contrées fabuleuses en quête d'aventures. Gagnant les frontières du Cathay, il y a défait les armées de Hang-Hi en ralliant ses ennemis de sang sous une unique bannière : l'étendard de son ancêtre, Gengis Khan. Et maintenant que ses alliés les Tatars lui offrent de les guider en prenant le titre de Khan Blanc, il comprend qu'il doit choisir entre son nouveau peuple et sa vie d'errance. Et déjà il entend l'appel de la steppe résonner à son oreille...


Le Khan Blanc est le second tomes des Lames Cosaques qui une fois de plus nous entraîne sur les traces de Gengis Khan cinq siècles plus tard où l'on retrouve Klint descendant présumé du grand conquérant.

Ce deuxième tome du guerrier grisonnant trois des nouvelles publiées dans des Pulp Fictions de décembre 1918 à avril 1919. Dans ce deuxième ce guerrier vieillissant, errant mais o' combien rusé nous entraîne dans un vaste territoire à travers de vastes étendues qui s'étendent de la Sibérie aux portes de la Chine à l'instar de la Horde d'Or de Temündjin. Comme les Fantasy de l'époque le récit est essentiellement centré sur le personnage du guerrier mis parfois en valeur par un compagnon rencontré au fil de ses pérégrinations.

Son parcours nous entraîne dans de vastes territoires souvent désertiques que la carte en début de livre permet de suivre sans problèmes. Certes les noms évoqués ont changé d’appellation et comme dans le premier volume certains lieux sont peu décrit l'auteur ayant opté pour un récit épique.

Dans ce deuxième opus les nouvelles sont plus longues et permettent de mieux s'imprégner des atmosphères, et également d'en savoir un peu plus sur les territoire traversés sans que les descriptions sont longues. En début de volume quelques pages décrivent comment s'est fait l'Empire Mongol sous Gengis Khan et l'héritage laissé à ses descendants et comment il a périclité au fil du temps.

Les postulats de départ des intrigues sont bien entendu classiques mais au vu des dates de parutions de ces nouvelles on s'y attendait. On a respectivement une vengeance avec la première nouvelle qui découle de la victoire sur les troupes du général Han-hi, une chasse au trésor pour permettre aux Tatars d'éviter l'amenuisement de ses territoires, et pour finir un oracle qui nous conduit aux portes du Tibet.

Le personnage de Khlit a encore pris de l'âge et c'est surtout par la ruse qu'il arrive à bout de ses adversaires, il y a certes un côté héroïque-fantasy avec un héros qui parvient haut la main à se tirer de toutes les situations difficiles mais ici l'homme est plus proche de la réalité que le héros d'Howard. Si le personnage use plus de la ruse les combats n'en sont pas pour autant inintéressants, l'auteur axe ses descriptions sur des combats de masse qui sont très visuels et très bien orchestrés. Et quand son héros ne peut échapper lui même a des duels c'est la tactique qui est mise en avant et non la force. Tout comme dans le premier opus les personnages secondaires sont plus fouillés que ce qu'on voit habituellement dans ce sous-genre.

La plume de l'auteur est toujours aussi travaillée, parfois certes un peu alambiquée mais très évocatrice. Les dialogues sont parfois dotés d'humour ce qui renforce souvent les situations délicates dans le quel s'est mis le protagoniste principal et ses compagnons du moment. Avec un compagnon présent dans les trois nouvelles on retrouve plus du Fritz Leiber que du Conan.

Encore un excellent opus de l'âge de la fantasy qui nous parvient un peu tardivement mais un merci aux petites maisons d'éditions qui n'hésitent pas à proposer des œuvres moins commerciales.





dimanche 17 décembre 2017

Poussières d'os de Karin Salvalaggio


Lecture dans le cadre du challenge :




Quelqu'un frappe à la porte de la maison de Grace Adams. Grace est certaine de savoir de qui il s’agit pourtant lorsqu’elle regarde par la fenêtre de sa chambre, elle voit une inconnue marcher sur le sentier derrière sa maison. Soudain, un homme émerge de l'obscurité des bois environnants et la poignarde, puis s’enfuit dans l'ombre, la laissant mourir dans la neige. Choquée, Grace appelle la police, sachant bien qu'ils ne pourront arriver à temps. Alors elle se décide à secourir elle-même la femme et constate qu'elle ne lui est pas étrangère... Traumatisée, Grace est emmené à l'hôpital, pendant que le détective Macy Greeley est rappelée dans la petite ville de Collier – Montana - où elle a autrefois enquêtée. Elle va devoir traquer le tueur et comprendre ce que l'assassin a à voir avec Grace, une jeune femme troublée que son passé a peut-être brusquement rattrapé. Mais la ville de Collier est toujours aussi secrète et Macy devra rouvrir de vieilles blessures pour résoudre un crime qui a semble-t-il mis plus de 11 ans à apparaître.


Alors qu'elle regarde par la fenêtre de la maison où elle habite avec sa tante Grace une jeune femme, transplantée récemment, assiste à l'agression d'une femme. Lorsqu'elle arrive sur le lieux elle découvre, après le départ de l'agresseur, que la victime est sa mère qu'elle na pas vu depuis onze ans. Sa mère n'a juste le temps de dire quelques mots avant de mourir. L'inspectrice Greeley, enceinte jusqu'au coup, débarque dans ce bled paumé du Montana où elle a déjà enquêter sur des disparitions et meurtres de jeunes filles au moment où la mère de Grace l'abandonnait.

Une fois de plus l'on n'échappe pas à des personnages qui ont une vie perturbée par des problèmes sentimentaux. L'auteure prend beaucoup de temps à nous dresser le décor d'un monde assez fermé où tout le monde se connaît. Elle revient su l'affaire qui s'est passé il y a onze ans tout en nous livrant les liens entre les différents protagonistes. Si l'ambiance inquiétante et malsaine est réussie, le début du roman ne semble respecter aucun synopsis, tout est brouillon et les histoires d'amour et d'adultère sont trop présentes par rapport à l'enquête qui piétine. On passe d'un sujet à l'autre et le déroulement de l'enquête paraît secondaire : il n'y a pas de coordination entre l'inspectrice et le police locale, l'enquête n'est pas du tout orientée et prend parfois des raccourcis sans que l'on sache vraiment comment elle obtient ces informations.

Il faut attendre la troisième partie pour que l'on puisse enfin s'immiscer dans l'histoire, certes le final est très intéressant, quoique classique mais l'on est dans un policier très moyen et le récit na pas du tout le rythme d'un thriller. Certes les rebondissements sont nombreux sur la fin mais on n'a pas trouvé d’intérêt à suivre les deux tiers d'un récit au demeurant très classiques et dont le seul personnage qui a attiré notre attention est celui de Grace.

Au final une quatrième de couverture alléchante mais un début beaucoup trop long, une enquête qui manque de construction, une enquêtrice des plus ennuyantes,une plume hésitante et pas assez acerbe. Certes il s'agit d'un premier roman mais malheureusement par trop brouillon, notre de romans auto-édités sont bien meilleurs et une fois de plus on a un peu de mal avec les choix de l'éditeur.



vendredi 15 décembre 2017

Résilience de Damien Leban


Lecture dans le cadre d'un partenariat avec l'auteur :




Sur la tempétueuse île de Vinalhaven, l'éminent truand George Karletti est torturé à mort devant sa famille. Le shérif local bâclant volontairement l'enquête, ses deux adjoints reprennent discrètement l'investigation. Entre chasse à l'homme, pression de la mafia et influences politiques, l'archipel maudite est alors mis à feu et à sang...


Avant de parler du livre je tiens à remercier l'auteur pour m'avoir proposé gentiment de lire son deuxième ouvrage avant sa parution au format ebook.


S’empressant de rentrer du continent, la tempête annoncée venant d'éclater Charline rejoint sa villa sur l'île de Vinalhaven. Juste le temps de déposer ses emplettes et elle aperçoit de la fenêtre de sa cuisine une grande tache rouge inhabituelle dans la haie de conifères qui entoure la propriété. Malgré le décharnement des éléments elle sort pour vois qu'elle est cette tache : sur une toile rouge est inscrit à la peinture ces mots : « Merci de m'avoir ouvert cette porte ». Elle se précipite à l'intérieur et découvre un homme intégralement vêtu de noir qui menace son fils d'un couteau sur la gorge. Commence pour elle le début d'une nuit de cauchemar... et le lendemain son mari, un fils d'une influente famille de maffieux est mort horriblement torturé.

Le shérif Hanson, sur les conseils de son père et à la demande de la famille va bâcler l'enquête et lancer ses adjoints su une chasse à l'homme d'un détenu évadé du centre de détention évadé aux prémices de la tempête.Mais les deux adjoints qui ne croient pas à cette coïncidence vont mener de leurs côtés leur propre enquête.

Pour les deux adjoints les indices sont minces, le comportement du shérif et les tueurs envoyés par la famille ne va pas leur faciliter la tâche : c'est dans un climat de suspicion, de corruption, de pouvoir de l'argent, des influences des puissants qu'il vont devoir travailler. Une ambiance particulièrement sombre exacerbée par les conditions climatiques qui isolent totalement l’île. Un contexte qui n'est pas sans rappeler certains auteurs nordiques.

L’intrigue est bien ficelée et bien maîtrisé avec de nombreux rebondissements, le meurtre d'un autre membre de la famille va accentuer le climat de malaise qui va monter d'un degré supérieur à l'arrivée du continent de la Police Judiciaire qu n'avait pas été prévenue.

Quand les indices, essentiellement présentés par les adjoints, conduisent à un coupable idéal, le lecteur ce dit que tout est terminé, mais pour l'auteur vient le temps des révélations détonantes qui viennent expliciter en apothéose le prologue et les zones d'ombres non alors éclairées. Des révélations qui haussent d'un ton un scénario déjà particulièrement noir tout en lui ajoutant un côté plus atroce pour les deux enquêteurs principaux au passé quelque peu trouble.

Si le couple d'enquêteurs est intéressant à suivre notamment dans leurs joutes verbales saupoudrées d'humour qui ajoute un ton plus léger au scénario particulièrement glauque, le personnage du shérif n'a pas apporté toute notre adhésion. Certes pour les besoins du scénario il était nécessaire dépeindre comme un homme tout particulièrement abject, mais par moments son portrait se révèle quelque peu caricatural. Les personnalités psychologiques des personnages sont bien fouillées attirant soit l'empathie soit le dégoût du lecteur et même parfois les deux à la suite au fil de l'évolution du scenario.

Les descriptions sont bien dosées nous permettant de découvrir les beautés de l'île sans entraver l'enquête. Les vues de l’île sont bien mises en valeur notamment par le contraste avec le déchaînement des éléments.

La plume de l'auteur est fluide, souvent acérée ce qui combiné aux nombreux rebondissements donnent une excellente dynamique de lecture.

Un scénario très bien maîtrisé, une situation de huis clos qui ajoute un plus au côté teinté de roman noir du récit, un côté psychologique travaillé,... Après un excellent roman mêlant le policier et le fantastique, l'auteur nous séduit une nouvelle fois avec un thriller peut être un peu plus classique mais addictif.


lundi 11 décembre 2017

Les douze rois de Sharakhaï de Bradley P. Beaulieu


Lecture dans le cadre des challenges :




Grand centre culturel et marchand du désert, la cité de Sharakhaï est dirigée depuis des siècles par douze rois immortels, cruels et omnipotents. Ils ont écrasé tout espoir de liberté avec leur armée, leur unité d’élite de guerrières et leurs spectres protecteurs, les terrifiants asirim. Çeda, jeune fille des quartiers pauvres, va pourtant braver leur autorité. Le lien qu’elle découvre entre les secrets des tyrans et les énigmes de son propre passé pourrait bien changer son destin... comme celui de Sharakhaï


Dans Sharakhaï une grande cité située en plein désert, gouvernée depuis plusieurs siècles par douze rois qui ont conclu à l'époque un pacte avec les Dieux, on suit les pérégrinations de Ceda, une jeune femme qui combat sous un pseudonyme dans les arènes, et qui depuis son jeune âge mûrit une vengeance à l'encontre des dirigeants qui ont exécuté sa mère pour elle ne sait pour quelle raison.

Le postulat de départ avec pour intrigue unique la vengeance s'avère des plus basique pour ne pas dire simpliste. On a l'impression de lire une fantasy parue il y a plusieurs dizaines d'années.

L'auteur a principalement axé son univers sur la cité dans une ambiance orientale très intéressante qui nous change du sempiternel univers médiéviste de type occidental. Il nous dresse avec soin, par le biais de descriptions très imagées mais peut être un peu trop nombreuses, le portrait de la cité, de ses divers quartiers, de ses marchés, de ses habitants,... et le lecteur à presque l'impression d'en humer les odeurs, d'en entendre les sons, d'en voir les couleurs. Si la cité se révèle être le personnage central on peut toutefois fois regretter que l'auteur s'en tient uniquement à la cité et au désert qui l'entoure, et qu'il n'ait pas aborder quelque peu les relations et les échanges avec les états voisin qu'il n'a fait qu'évoquer.

Si l'univers est le gros point fort de ce roman, l'intrigue s'en révèle le point faible, le récit se basant quasi uniquement sur les recherches de la jeune femme, ses découvertes, ses actions toujours réussies qu'il en est presque linéaire. Si l'auteur tente de donner plus de profondeur avec une intrigue annexe avec un descendant des tribus du désert, le côté de cette révolte qui aurait pu apporter plus d'action n'est pas assez exploiter. Si l'auteur essaye avec les Asirims, et les exécutions d'enfants un côté plus sombre à l'histoire s'est fait d'une manière presque mécanique et répétitive pour avoir un véritable impact.

Certes les flash-backs qui nous permettent de découvrir le passé de la jeune femme sont certes intéressants mais il ne sont pas toujours placés à des moments opportuns, interviennent à des moments sans rapport avec ce qui se passe dans la vie actuelle de la jeune fille fille, cassent à maintes reprises le fil de l'histoire.

Les nombreuse descriptions combinées avec ces retours en arrière font à plusieurs reprises baisser le rythme déjà lent du récit qui manque cruellement d'actions.

Du côté du récit les révélations ne sont pas assez nombreuses : il persiste à la fin de trop nombreuses zones d'ombre. Et on a parfois par la manière de les formuler de l'auteur qui se base par moment sur des événements déjà explicités de les avoir déjà vues.

L e personnage principal s'avère presque inintéressant dans sa manière d'être, de se comporter, d'agir : avec son passé on aurait imaginé qu'elle soit plus torturée mais elle se révèle trop sûre d'elle, réussie tout ce qu'elle entreprend... On a l'impression à certains moments d'avoir devant nos yeux un super-héros et non une jeune femme que la vie a marquée. Les personnages de second plan se révélant plus intéressants car plus proche du monde réel, et l'on eusse aimé qu'ils soient un peu plus présents dans le récit, car ils ont eux ces faiblesses qui les rend plus crédibles.

Le style de l'auteur nous semble parfois lourd, parfois hésitant ce qui nuit fortement à la dynamique de lecture. Les actions ont trop peu nombreuses pour relancer le rythme de l'histoire et c'est dommage car l'univers était prometteur.

Au final, l'histoire de la jeune femme s'est révélée peu intéressante, le récit manque de fluidité et de nombreux points intéressants ont été insuffisamment exploités ce qui ne donne pas envie de lire la suite à moins de bénéficier d'une OP.