ACHATS MENSUELS Mai & Juin 2023
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Par une journée d'été caniculaire, l'inspectrice Blanco fait irruption dans la villa d'une famille madrilène de la classe moyenne pour se ruer dans la chambre du fils. La scène diffusée en direct sur l'écran d'ordinateur de l'adolescent dépasse l'entendement. Une implacable incursion dans l'univers du dark web et de ses «snuff movies», ces films trash dans lesquels les victimes ne sont pas des acteurs...
Elena Blanco poursuit une affaire personnelle en traquant le Réseau Pourpre responsable de l’enlèvement de son fils et qui ont fait de lui un monstre qui torture des jeunes filles pour la vente de Snuffmovies sur le Darknet. Lorsque que la hackeuse du groupe isole un Ip, le groupe de la BAC découvre un adolescent en train de regarder en direct la mort d'une jeune femme.
Une enquête très bien maîtrisée, avec des rebondissements présents qui donnent du rythme au récit.
Un récit qui montre les atrocités que peuvent pour de l'argent des esprits déviants encouragés par un marché de pervers.
Si l'enquête est intéressante, il n'en est pas de même pour le personnage central qui s'avère trop exigeante envers son équipe, sans reconnaissance pour ses collaborateurs. La manière de se conduire d'Elena n'est pas sans gâcher quelque peu le récit.
Un fond intéressant mais qui pêche par ses personnages.
La destinée s'est accomplie : Grimpow est en possession de la Pierre Philosophale, l'objet le plus puissant du monde. Les alchimistes disent qu'elle octroie l'immortalité et peut transformer n'importe quel métal en or. Boulvar de Goztell, l'Inquisiteur le plus redouté de son temps, est sur les traces de Grimpow pour la lui dérober. Cette fois, il possède une arme secrète dont Grimpow ignore l'existence : une sorcière dotée de pouvoirs sans pareils, capable de passer un pacte avec le Diable lui-même, qui peut pénétrer l'esprit de Grimpow et suivre une à une ses pensées...
Alors que Grimpow et ses deux amis se trouvent devant le parvis de la cathédrale de Chartres, il reconnaît la voix d'un prédicateur, c'est l'homme qui lui a parlé dans la cathédrale. Alors que les gardes vont l'arrêter, les trois amis interviennent. Une échauffourée qui va parvenir aux oreilles de Nogaret, le conseiller du roi responsable de la chute des Templiers, il envoie des troupes pour les arrêter.
A lors que l'homme, un membre de l'Ourobore leur conseille de rejoindre Paris, pour découvrir le trésor des Templiers, le convoi auquel ils se sont joints est attaqué par les troupes du roi. L'un des comédiens est tué et son fils vous à Grimpow une haine farouche et n'a qu'un désir venger son père.
Si le récit garde sensiblement la même trame que précédemment avec des énigmes à décoder, celles-ci sont moins nombreuses, et celui-ci s'avère moins linéaire avec des rebondissements plus présents mais aussi un peu plus d'action.
Ses deux amis partis pour l'Italie Grimpow se retrouve seul à Paris, mais l'inquisiteur est sur ses traces renseigné par une sorcière qu'il a épargné et qui a un rapport direct avec la pierre.
Encore une fois le final qui va voir la chute des méchants fait que cette fantasy est parfaitement adaptée à la jeunesse. Mais comme le tome précédent elle plaira à un lectorat plus âgé.
Après
avoir quitté la police, survécu à plusieurs tentatives de suicide
et à une tentative de meurtre, Thorkild Aske se voit présenter une
alternative par son psy : un atelier de fabrication de chandelles
financé par l'agence pour l'emploi ou une mission de documentation
pour une autrice de polars. Le choix est vite fait ! Thorkild se
penche sur la disparition de deux adolescentes et rassemble les
informations qui doivent servir de toile de fond au roman tant
attendu de Milla Lind. Un jeu de faux-semblants commence. La mission
de documentaliste vire au cauchemar.
Une
atmosphère qui colle à la peau, un anti-héros corrosif, une
tension palpable...
Toujours à la recherche d'un emploi après sa sortie de prison l'ancien policier Thorkild Aske est contacté une nouvelle fois par son psychiatre qui lui propose de faire des recherches pour une autrice à succès.
L'autrice s'intéresse à la disparition de deux adolescentes qui ont fuguées d'un centre d'accueil. Mais l'autrice n'a pas dit à Thorkild.
Une enquête mieux construite que précédemment, avec quelques rebondissements.
Si le récit s'avère plus intéressant toutefois l'état mental du personnage principal, son mal être, son obsession pour les médicaments sont encore trop présents et lassent le lecteur.
Un rythme certes plutôt lent mais qui s'est amélioré par rapport au roman précédent, mais encore trop haché par la fixation sur le personnage central.
Au final légèrement plus intéressant que le précédent.
Que se passe-t-il quand vous cherchez vos démons et quand vous les trouvez ?Ancien enquêteur de la police des polices, Thorkild Aske vient de purger une peine de prison. Quand son psychiatre lui propose de retrouver le fils d'un couple d'amis, il ne peut refuser la mission : Le jeune homme, qui réhabilitait un phare en hôtel, n'a pas donné signe de vie depuis plusieurs semaines. Avec la nuit polaire arrivent les tempêtes d'automne. On dit qu'à cette saison il n'est pas rare de voir des êtres surnaturels voguer sur l'eau. Sur l'îlot du phare battu par les brisants, Aske s'aperçoit bientôt qu'il n'est pas seul. Formé aux meilleures techniques d'investigation et d'interrogatoire, Thorkild Aske, bourré d'antidépresseurs, perd pied entre chausse-trappes et apparitions qui défendent l'entendement. Peut-il encore faire confiance à ses sens ?
Ancien membre de la police des polices, Thorkild Aske, condamné à trois ans de prison pour homicide involontaire sous emprise de drogue est à la recherche d'un emploi. On ne lui propose qu'un emploi dans un centre d'appels mais son psychiatre lui présente une amie qui lui demande de retrouver le corps de son fils. Le jeune homme qui retapait une phare sur une petite île du nord du pays a disparu et la police locale a conclu à une noyade.
On ne peut pas vraiment parler d'enquête mais plutôt de simples recherches. Des recherches qui sont noyées dans des longueurs du au mal être du personnage principal et à ses délires dus à des surdoses de médicaments.
Au final ce n'est pas l'ancien policier qui va mettre la main sur l'assassin mais plutôt l'assassin qui va venir à lui lorsqu'il découvre deux corps.
Le rythme de la lecture, comme c'est souvent le cas avec les auteurs nordiques, est très lent mais cela n'est pas dues aux recherches mais à l'état désespéré de l'ancien policier sur lequel l'auteur se répands trop souvent ce qui n'est pas sans finir de lasser le lecteur.
Un thriller plutôt décevant.
L'inspecteur
Harry Bosch surveille l'enlèvement des deux premiers cadavres de
l'année nouvelle lorsque le sergent de garde au commissariat de
Hollywood l'informe qu'un humérus d'enfant vient d'être retrouvé
dans les hauteurs de Laurel Canyon. Qui plus est, l'os porte des
traces laissant entendre qu'il y aurait eu mauvais traitements
répétés. Horrifié par la nouvelle - il n'y a rien de plus
éprouvant que d'enquêter sur la mort d'un enfant -, Harry Bosch se
rend sur les lieux de la découverte et s'aperçoit que l'enfant
semble avoir été tout à la fois victime d'un assassinat prémédité
et, contradiction majeure, enterré à la va-vite. Et pour corser la
difficulté, l'affaire remonterait à une vingtaine d'années.
La
tâche qui l'attend pourrait devenir désespérante au possible, si
Harry Bosch ne faisait alors la rencontre d'une jeune recrue éperdue
d'admiration pour lui…
De permanence pour le Nouvel An et alors qu'il vient de se rendre sur les lieux de deux suicides, l'inspecteur Bosch est contacté par le Central. On lui demande de se rendre à Laurel Canyon, un chien ayant rapporté à son maître un os humain. Le propriétaire du chien, un médecin à la retraite, lui confirme qu'il s'agit d'un os d'enfant. Malgré la nuit tombante, il se rend sur la colline où il découvre d'autres os.
L'autopsie révélera qu'il s'agit des os d'un enfant de dix à douze ans enterré vingt cinq ans plus tôt. Toute sa vie l'enfant a subi des sévices comme le montre les nombreuses fractures ressoudées.
L'enquête est très bien maîtrisée, présentant plusieurs pistes finissant en impasse, avant le dénouement dans les ultimes chapitres.
Même si le récit ne se déroule pas sur un rythme effréné, à chaque fois les nouvelles pistes relancent le suspense.
On regrettera que le protagoniste principal soit en butte avec sa hiérarchie ce qui à un rôle dépréciateur sur le roman.
Au final un plutôt bon policier de facture classique.
Hiver 1313. Sur une route enneigée des Alpes, Grimpow, petit bandit des grands chemins, découvre un cadavre. Aux côtés du mort, des pierres précieuses, quelques pièces d'argent, une mystérieuse amulette et un bout de parchemin aux signes cabalistiques. Dans la main de Grimpow, l'amulette dégage une étrange chaleur et les signes sur le parchemin se révèlent à lui. A cet instant, le cadavre disparaît, comme par enchantement. Perdu et effrayé, Grimpow n'a qu'une certitude : il a été élu. L'amulette et le parchemin viennent de transformer sa vie en destin.
Alors qu'il revient de la chasse, Grimpow s'affale sur le cadavre d'un homme. Il prévient son mentor Durlib, un voleur et trouvent sur le cadavre une pierre qui malgré l'hiver s'avère chaude au toucher. Dans une sacoche ils découvrent de l'argent, des bijoux, un sceau en or et une lettre que Grimpow, qui n'a jamais appris à lire, parvient à déchiffrer. Alors qu'ils s’apprêtent à emmener le corps à l'abbaye pour l'enterrer il s'évapore.
Alors qu'ils se trouvent un peu plus tard à l'abbaye pour acheter des chevaux, Durlib est dénoncé par l'abbé à l'Inquisiteur qui poursuivait le cavalier pour découvrir le secret des Templiers.
Un récit à la dynamique assez lente vu sa construction qui conduit le lecteur comme le personnage central d'énigmes en énigmes.
Le récit fantastique est mâtiné d'une petite pointe d'histoire ainsi que d'une petite pointes de fantasy.
Les gentils finissant toujours par gagner et les méchants par perdre, le récit s'adresse à un lectorat jeunesse mais pourrait plaire à des lecteurs plus âgés.
Le personnage de Grimpow gagne en maturité au fil des chapitres.
Un excellent roman jeunesse.
Sur
autorisation du Saint-Siège, Montalescot, le meilleur biographe de
sa génération, est choisi pour revenir sur les traces du messie et
infiltrer son entourage.
Ce voyage, le plus importante de sa
carrière, le précipite dans un road trip dément à travers le
temps et le secret de la chrétienté. Dans cette sombre enquête au
plus proche du Christ, il va croiser des personnages troubles aux
secrets bien gardés, mais il devra aussi affronter ses propres
démons…
Prisonnier d’un présent qu’il déteste, traqué
par un passé qui l’a brisé et rattrapé par un futur impossible,
il entrouvre la porte d’un des plus grands mystères de l’humanité.
Alors qu'en 1727, le doyen de l'université d'Oxford va être arrêté par l'Inquisition pour des écrits controversé il accepte le pacte proposé par un démon : retrouver un manuscrit écrit par le Christ.
En 2079, dans le sud-est australien, une entreprise scientifique spécialisé dans les voyages temporels s'apprête à envoyer un archéographe sur les traces du Christ pour écrire sa biographie.
Annoncé comme un thriller ésotérique, le roman mélange les genres. Le côté ésotérique n'est qu'un prétexte pour servir de fil conducteur à un roman qui part un peu dans tous les sens et toutes les époques pour finir par perdre le lecteur.
A la conclusion l'ésotérisme annoncé s'avère des plus inintéressant et ne repose sur rien de concret.
Un roman qui ne parvient pas à capter l'attention du lecteur à cause de nombreuses longueurs. Si vous tenez vraiment à découvrir l'auteur il est préférable d'opter pour son second roman.
" L'épée ! l'épée ! brailla Nimrood. Donnez-moi l'épée ! " Le Roi Dragon brandit encore une fois le glaive et le tint par la poignée. Cette épée, songea-t-il, est l'étincelant. C'est l'arme même du Plus Haut. Je ne puis la donner à Nimrood. Je ne puis la poser sur l'autel - pour sauver ma vie ou celle de mon fils. Le fils du Roi Dragon a été enlevé, son plus fidèle conseiller occis, et le nécromancien Nimrood est de retour. Terrassé par le chagrin et en proie au désespoir, Quentin doit affronter la plus redoutable des épreuves. Et bien plus que le royaume pèse dans la balance.
Nimrood, le nécromant, est de retour, il persuade le Grand Prêtre d'Ariel qu'avec le temple du Plus Haut qu'est en train de faire ériger le roi Quentin, il va détruire les autres temples. Il part pour Askelon avec des gardes du temple pour mettre son plan à exécution. Mais tout ne tourne pas comme il l'avait imaginé. Au lieu de tuer Tolin les gardes enlèvent le Prince Gerin lors de la fête de la Chasse du Roi.
Avec pour point de départ une vengeance, le récit s'avère des plus classiques. Un thème récurrent en fantasy.
Une grande partie du roman est axé sur les recherches pour retrouver le prince, ce qui donne un récit linéaire sans rebondissements et donc une dynamique de lecture plutôt lente.
Il faut attendre la dernière partie du roman pour qu'il y ait enfin de l'action.
A l'instar des tomes précédents l'univers ne se développe pas. Il en est de même pour les personnages.
Un troisième tome qui s'avère moins intéressant que les deux premiers.
Un tueur en série dissémine ses cadavres dans les rues d'Auxerre. Mis en cause par le tueur dans la responsabilité de ces meurtres, le commandant de police Michel Demontigny va s'attacher à comprendre les règles de ce jeu morbide en entrant dans la tête du tueur afin d'anticiper ses coups. Une partie sans concession. Cases blanches contre cases noires. Le Bien contre le Mal. Qui va gagner ? Le flic ou le tueur en série ? Et au final, une révélation stupéfiante. Enfer et damnation pour qui et pourquoi ?
Le commandant Demontigny est appelé sur une scène de crime. Une jeune femme nue, les intestins à l'air est retrouvée sur les hauteurs d'Auxerre. A ses côtés est attaché un labrador déshydraté et affamé. Un chien volé à un sans-abri. L'autopsie révèle dans la bouche de la victime une plume de bécasse.
Le lendemain police secours découvre dans un riche immeuble une femme décapitée reposant sur son lit, la tête posée sur la table de chevet. Arrivé sur place le commandant Demontigny demande à la scientifique d'ouvrir la bouche : même signature.
Puis les médias reçoivent une lettre du tueur qui nomme le commandant responsable des meurtres.
Si le récit s'avère intéressant avec de nouveaux meurtres, l'enquête quand à elle piétine, les policiers n'ont pas la moindre piste et ne trouve pas le lien entre les différentes victimes. Il faut attendre les derniers chapitres pour qu'un lien se dessine sans au préalable aucune fausse piste.
Malgré les rebondissements l'enquête se trouve trop linéaire, sans vraiment d'indices livrés avant la fin.
Au fil des chapitres on voit le commandant sombré plus le meurtrier s'en prend à lui. Et l’ambiance au commissariat n'est pas toujours des plus sereines entre les membres.
Un assez bon policier, classique sur la forme mais qui aurait gagné à être plus étoffé.
À l'occasion de la Fête à la coquille, l'ex-commissaire Marie-Jo Beaussange et ses hôtes découvrent une nouvelle recette de Saint-Jacques. « Une tuerie ! » apprécie l'un d'entre eux. Il ne croit pas si bien dire puisque, quelques jours plus tard, un meurtre est commis à Erquy, sur le front de mer. Un crime qui plonge Marie-Jo dans l'Åil du cyclone. Son désamour avec la police lui impose de mener une enquête incognito. Ses investigations la conduisent à travers les méandres d'une société multinationale sans scrupules. Dans ce polar hautement gastronomique, Patrick Bent nous entraîne dans un tourbillon de saveurs et de gourmandise jusqu'à l'addiction !
A Erquy c'est la fête triennale à la coquille Saint-Jacques. Une société Shellfood of the Bay qui vient d'ouvrir deux restaurants propose une nouvelle recette addictive de coquilles Saint-Jacques.
Quand Marie-Jo Beaussange, une ex-commissaire de police, parvient à se procurer une pochette de la sauce secrète en séduisant le chef Henri Devaux, celui-ci est assassiné peu-après.
L'ex-commissaire accusée du meurtre de son nouvel amant va mener l'enquête.
Le roman prend beaucoup de temps à se mettre en place. On a d'abord droit à la fête et au congrès halieutique qui se déroule en parallèle, à ses membres qui logent dans la maison d'hôtes de Mari-Jo et à ses coucheries. Soixante douze pages sur cent quatre vingt avant que débute l'enquête, qui ne servent en rien celle-ci. C'est beaucoup trop long pour un si court roman !
Une enquête beaucoup trop facile et trop rapide avec un résultat, hormis l'arrestation du meurtrier, lui aussi décevant.
Une ex-policière qui passe son temps à coucher avec ses clients et les autres hommes qu'elle rencontre. Un commissaire de police affublé d'un nom ridicule et dépeint de manière caricaturale. Et un humour digne d'une cour de récréation de primaire. Et l'on a même droit à des recettes en fin de livre.
Rien dans ce polar régional ne retient l'attention du lecteur.
Pourquoi le commissaire Barnabé échappe-t-il à une tentative de meurtre le soir même de son arrivée dans les Alpes ? Pourquoi, au fil des jours, ces assassinats terrifiants, cette jeune institutrice éviscérée, ces restes humains sous la neige d'une tempête estivale ? Quel est ce tueur démoniaque qui semble, même à Paris, s'attacher aux pas de l'enquêteur ?
Alors que son groupe enquête sur une affaire de faux bijoux, le commissaire Barnabé reçoit une lettre d'Alexis Cortés, un comédien en vogue, l'invitant à Chamonix pour lui parler d'un meurtre. Sur place le commissaire échappe à une tentative d'assassinat, la deuxième en trois jours.
Le cadavre de Mireille Laborde avait été retrouvé un mois plus tôt, éviscéré, le fœtus de la jeune femme enceinte avait été prélevé. De retour à Paris, c'est au tour de Cortés d'être assassiné. L'homme a été éviscéré, émasculé, recousu, avec à l'intérieur le fœtus prélevé un mois plus tôt.
Le récit nous plonge dans les années trente en pleine affaire Stavisky qui semble avoir un lien avec l'enquête.
Une enquête à l'ancienne plutôt bien menée mais plutôt nébuleuse qui va ramener à sa conclusion le commissaire plus d'une vingtaine d'année auparavant.
Une période qui a miné le commissaire, sa femme ayant décédé lors de son accouchement. On a donc une fois de plus un policier qui noie ses affres du passé dans l'alcool. Seul son adjoint, haut en couleurs, arrive à tirer son épingle du jeu.
Le style à l'ancienne de l'autrice ne parvient pas à obtenir l'adhésion du lecteur.
Un policier classique sur le fond mais de facture somme toute moyenne.
Quentin, qui étudie depuis dix ans à Dekra en compagnie de Toli, est rappelé d'urgence à Askelon par Eskevar, le Roi Dragon. Tous deux découvrent ce dernier pratiquement à l'agonie, rongé par un mal inconnu et par la prescience de l'imminence d'un malheur menaçant son royaume. En effet, une étoile, l'Etoile du Loup, annonciatrice de Nin, a projeté un immense voile de terreur sur le royaume du Roi Dragon. Seul un glaive - Zhaligkjeer (l'Etincelant) - peut le sauver. Quentin tient encore une fois vie et mort entre ses mains, tandis que le drame et le suspense atteignent des sommets inégalés.
Un cavalier en provenance d'Askalon remet un parchemin à Quentin, le Roi-Dragon lui demande de rentrer immédiatement à la capitale. Avec son ami Toli, le Jher, en chemin ils constatent qu'une étoile brille plus fort et grossit, Brios le Gran Prêtre leur dit qu'il s'agit de l’Étoile du Loup qui est liée à Nin le Destructeur est qu'elle est annonciatrice de mal. Dans un village déserté, ils rencontrent Esme une jeune femme qui se rend à Askalon. Peu aprsè les deux hommes sont fait prisonniers par Ningaal l'un des seigneurs de guerre de Nin. Grâce à la complicité d'un autre prisonnier ils parviennent à s'échapper, se joignent au sénéchal du roi parti en reconnaissance et rejoignent Askalon. Suite à leurs rapports le roi convoque le conseil, mais malgré les témoignages les seigneurs du nord refusent de lever des troupes/
Mesandor ne devra son salut qu'à de vieux parchemins.
Le récit étant essentiellement centré sur la guerre qui se déroule et sur les personnages centraux et de deuxième plan l'univers ne se développe que très peu.
Grâce à de nombreux combats, qui auraient toutefois gagnés à être plus étoffés, la dynamique de lecture est excellente.
Les personnages sont certes intéressants à suivre mais par rapport au premier tome ils ne se développent pas.
Une bonne high-fantasy toutefois peut être un peu trop classique sur le fond comme sur la forme.
Une
jeune gitane disparaît après l’enterrement de sa vie de jeune
fille. On retrouve le cadavre deux jours plus tard. Elle a été
torturée selon un procédé aussi macabre qu’insolite. Sa soeur
Lara a connu le même sort quelques années plus tôt mais son
assassin est sous les verrous. Si ce dernier n’a pas fait d’émules,
la police a arrêté un innocent.
L’enquête est confiée à
l’inspectrice Blanco, née sous la plume d’un auteur mystérieux
qualifié par El País d’Elena Ferrante espagnole.
Alors qu'elle rentre de son enterrement de vie de jeune fille et qu'elle n'est qu'à deux rues de son appartement Susana Macaya est enlevée.
Son corps est retrouvé trois jours plus tard par le gardien d'une riche propriété. Un modus operandi particulièrement sordide : des incisions on été pratiquées dans le crâne de la jeune femme pour y introduire des asticots carnivores. Un e morte lente et douloureuse.
Un meurtre en tous points identique à celui de sa sœur aînée commis sept ans plus tôt. Un photographe proche de la jeune femme et employé par son père a été arrêté et condamné.
Cest la BAC dirigée par l'inspectrice Elena Blanco qui va devoir déterminé s'il s'agit d'un imitateur ou si l'homme qui est en prison est innocent.
Une enquête complexe et très bien maîtrisée par l'autrice avec un policier détaché qui fait l'union entre les deux affaires, son mentor ayant permis il y a sept ans l'arrestation du meurtrier. Mais l’étude du dossier de l'époque menée par l'inspectrice laisse entrevoir des anomalies laissant à pense que l'homme en prison est innocent.
Si le roman s'avère très intéressant, il n'en est pas de même pour le personnage central qui ne s'est pas remise de l’enlèvement de son fils. En effet, une fois de plus, on a une femme alcoolique qui lève des inconnus dans des bars karaoké pour des relations éphémères.
Sans ce dernier point on aurait eu un excellent policier.
Andréa
est une silhouette chancelante après un énième samedi soir
alcoolisé. Ses amies ont prolongé la fête, les taxis ont déserté
la place, le vide a empli l'espace et on a qu'une envie, ici et
maintenant : faire passer le temps plus vite. Mais pas le choix. Il
s'agit d'être pragmatique : mettre un pied devant l'autre, entendre
le bruit de ses pas en triple exemplaire et trouver ça normal, fixer
la lumière, un point de civilisation. Ne pas tomber.
Pourtant,
cette nuit-là ne ressemble pas aux autres. La tête collée au
bitume, dans l'urine et la poussière, Andréa a mal.
Alex est
flic et mère célibataire. Elle officie aux crimes et délits
sexuels d'un commissariat du nord de Paris. Chaque jour, elle voit
défiler les plaintes pour viol, harcèlement, atteinte à la pudeur.
L'ambiance est à l'anesthésie générale et il faut parfois lutter
pour continuer à compatir. Ses parades pour éviter de sombrer : la
bière, sa fille et les statistiques.
Sauf quand deux affaires
viennent perturber la donne.
Alors qu'André sort d'un tunnel sous le périphérique entends qu'il est suivi par deux personnes, et est frappé à la tête, et se réveille plus tard dans une mare de vomi, il a mal partout.
Camille, connu par les services de police pour des agressions, fait ses livraisons de nuit habituelles, mais quand il arrive aux entrepôts de JardiBonheur, malgré les appels de phare le veilleur de nuit ne réponds pas. Il descend de la voiture et est agressé. Il rentre chez lui blessé, et sa mère qui le voit en sang nu dans la baignoire appelle les secours. Comme l'homme a été sodomisé avec des morceaux de bois, l’hôpital contacte le service des agressions sexuelles. Mais l'homme refuse de parler à la police.
Une enquête qui s'avère difficile sans témoins et avec une vidéo partielle. Malgré des faits nouveaux qui relancent à chaque fois l'enquête celle-ci se traîne en longueur, et à la longue le lecteur perds de l’intérêt pour celle-ci.
L'enquête de la section des agressions sexuelles complètement imaginaire est dirigée par Alexandra Dueso. On a encore une fois de plus une policière divorcée qui s'adonne fortement à la boisson quand sa fille n'est pas à la maison avec la garde partagée. Un deuxième point du roman qui l'a encore déçoit le lecteur.
Un policier classique sur le fond avec une section de la police tout a fait imaginaire et un gros doute sur une loi abrogée, de ces faits le roman a du mal à retenir l'attention pleine du lecteur.
"
Moi, j'étais en Argentine en décembre 2001, à Buenos Aires, le
soir où tout a commencé. Je peux te dire qu'y avait quelque chose
de plus dans les rues que la haine, la fatigue, le dégoût ou une
énorme colère : y'avait de la joie, y'avait de la pêche.
Y'avait
des gosses et des chiens, des femmes et des vieux, des gens en short
qui tapaient sur des gamelles et d'autres qui chantaient. A force
d'enfoncer la tête des pauvres bougres dans la mouscaille, tu finis
par leur redonner l'envie de vivre et de se battre.
C'est comme ça
que ça se passe ". Un vent de révolte souffle sur le Grestain,
petit port de pêche près du Havre. La grève générale éclate,
suite au projet de privatisation du port. Mais le climat social
a-t-il à voir avec l'étrange décès du capitaine du port, Joseph
Langrenne, dans un accident de parapente ?
Suicide, accident ou...
meurtre ? C'est ce qu'est censé découvrir le détonant et fantasque
couple de détectives privés Maria La Suerte et Gandalf de Saint
Aygulf, engagés par la soeur du défunt, et dont l'enquête menée
tambour battant prend bientôt la forme d'une pièce de boulevard.
Au port autonome de Grestain c'est l'effervescence suite à l'annonce d'une future privatisation du port. Pour faire face à l'afflux massif de manifestants le préfet à même fait appel à l'armée. Au milieu de toute cette agitation, le corps du capitaine du port a été retrouvé, grâce à la voile, au pied d'une falaise d'où s'élance habituellement que les para-pentes. La police a conclu au suicide.
La sœur de la victime vient trouver les détectives privés Maria la Suerte et Gandalf de Saint Aygulf. Elle ne croit pas au suicide de son frère qui avait le vertige.
Une enquête moyennement intéressante qui consiste surtout à l'interrogatoire de la famille et des relations de travail de la victime.
Une enquête qui va révéler les dessous cachés d'une famille de la grande bourgeoisie locale.
En parallèle l'auteure nous narre les difficultés et la violence d'enfants migrants embarqués clandestins sur des navires de marchandise. C'est au fil du récit que l'on comprend le rapport de l'enquête menée par les deux bras cassés.
Le duo d'enquêteurs a vite fait d'agacer le lecteur dans de nombres d'échanges verbaux. Tout les opposent et leurs échanges, qui d'abord prennent largement le pas sur l'enquête, qui finassent par plus qu'agacer le lecteur et qui rendent les personnages complètement caricaturaux. Ce qui cadre très mal avec un roman classé policier.
Un roman plus que décevant.
1939. L’Europe retient son souffle et Hitler s’apprête à fêter son demi-siècle. Alors qu’il est attendu au Berghof, sa résidence des Alpes bavaroises, un ingénieur y est abattu. Balle perdue de braconnier ou attentat contre le IIIe Reich ? Envoyé de Berlin, l’inspecteur Bernie Gunther n’a que sept jours pour élucider l’affaire. Obligé de percer les secrets de la montagne d’Hitler, Gunther est en sursis. Car, dans ce panier de crabes nazis, nombreux sont les intimes du Führer qui ont des choses à cacher...
1er octobre 1956, le général Mielke second de la Stasi sous fausse invitation parvient à faire venir à sa table de la Riviera le kommissar Bernie Gunther. Il intime à Gunther de se rendre à londres pour éliminer un agent double seule survivante avec Gunther d'une précédente affaire. Lors du voyage vers Paris Gunther parvient à échapper au groupe de la Stasi mené par l'ex-inspecteur Koch. Poursuivi par les sbires de Mielke et traqué par la police française pour le meurtre du contrôleur qu'a éliminé Koch pour avoir l'aide des forces de l'ordre françaises.
Le récit principal porte sur une enquête menée en 1939 par Gunther aidé par l'inspecteur Koch. Suite à l'assassinat d'un ingénieur travaillant pour Borman le secrétaire du furher sur le balcon du nid d'aigle de Berchtesgaden Gunther est envoyé par le général Heyrich. Il n'a que quelques jours pour trouver l'assassin Hitler étant attendu pour fêter ses 50 ans.
Une enquêt très bien maîtrisée dans un contexte particulier car rien ne doit parvenir aux oreilles d'Hitler.
L'atmosphère oppressante qui englobe l'enquête est elle aussi bien rendue.
Des personnages fort intéressants à suivre dans une période politique où tout est permis pour les fidèles du furher.
Un excellent policier historique qui se déroule à l'aube de la seconde guerre mondiale.