vendredi 3 novembre 2017

La légende de Kell, Andy Remic


Lecture dans le cadre des challenges :




Les terres de Falanor sont attaquées par une armée de guerriers albinos. Un petit groupe de survivant s’échappe pour prévenir le roi Leanoric de l’invasion. Composé du légendaire héros Kell, de sa petite-fille Nienna et son amie Katrina, ainsi que de Saark, l’ancien champion du roi, disgracié après son aventure avec la reine. Faisant route vers le sud, le groupe est assailli de tous côtés par des créations monstrueuses qui drainent le sang de leur victime pour le ramener à leurs maîtres, des créatures, mi-vampire, mi-machine. Ce sang est raffiné pour devenir de l’huile-de-sang, qui est pour
eux semblable à un combustible alimentant leur corps mécanique et leur donnant l’immortalité. Mais alors que Falanor tente de repousser l’invasion, Nienna découvre la vérité sur son grand-père
Kell : la légende qui fait de lui un héros semble bien plus belle que la réalité…



La ville la plus au nord du Royaume de Falanor est attaqué une nuit par ges guerriers albinos commandés par le général Graal, un Vachin Horloger. Kell parvient, non sans mal, à sauver sa petite fille Nienna et son amie Katrina, en partie grâce à l'aide de Saark un voleur ancien champion dur roi Leanoric. En parallèle du petit groupe assailli de tous côtés et qui fait route vers le sud pour avertir le roi de l'invasion, l'on sui également les malheurs d'Anukis une Vachine torturé, violée, déchue de ses droits pour ne pas avoir les mêmes caractéristiques génétiques que les autres individus de sa race, et bien entendu son tortionnaire Vashell
un Ingénieur Vachin.

Avec l'invasion du royaume et l'avancée inexorable de l'armée venue des inhospitalières montagnes du Nord, les événements se succèdent sur un excellent rythme, avec de nombreux combats fort bien orchestré. Le lecteur est immédiatement plongé dans une ambiance très Dark-Fantasy inspiré sur le fond par le JDR Warhammer mais à la quelle l'auteur a su insuffler un côté steampunk avec les Vachins et un côté novateur avec les Moissonneurs. En effet la grande originalité du roman repose essentiellement sur ces vampires, mi-homme, mi-machine. Une nouvelle vision du mythe des vampires des plus intéressantes.

L'intrigue se révèle le point faible de l'histoire car à la base très simple avec pour postulat de départ une invasion. Et une intrigue qui part dans tous les sens au fil des révélations.

L'univers proposé par l'auteur est certes intéressant mais assez limité sur certains point, notamment géographiquement car on n'a droit dans la première partie uniquement à la ville du nord envahie et à quelques villages en partie eux aussi détruits que les protagonistes principaux croisent dans leur fuite. Si l'on parvient à extraire quelques bribes de l'histoire du royaume de Falanor par le biais de la légende de Kell, on ne sait rien de ce qui se passe dans le royaume, hormis le roi et ses armées, ni quels sont les autres pays qui l'entoure. De plus l’absence de cartes ne nous permet pas de se faire visuellement une idée dur royaume ; ni de suivre les forces en présence et le périple des personnages.

Malgrè les nombreux combats du groupe, la première partie de l'histoire est assez linéaire car l'on suit essentiellement la fuite du petit groupe devant les escouades du général Graal.

Même si les méchants s’avèrent très manichéens, l'on s'attache facilement aux protagonistes principaux qui pour la plupart ont tous leurs parts de mystère. Des personnages sombre à souhait, bien loin des jeunes adolescents qui doivent sauver le monde, ou de jeunes princesses pourries, gâtées qui se découvrent des pouvoirs. L'on est certes pas sans touver des points communs entre le vieil héros de cette histoire, et celui de Druss dans Légende de David Gemmell, mais cette ressemblance est bien voulue par l'auteur qui voulait rendre hommage au maître incontesté de l'Héroïc-Fantasy.

Si certains commentaires de blogueurs dénigrent les inter-actions oratoires entre Kell et Saark, il faut reconnaître que ces joutes verbales apporte une touche d'humour caustique dans cet univer très sombre où l'horreur occupe une place prédominante.

La plume de l'auteur est simple, directe et va à l'essentiel, pour certains elle peut paraître hachée mais c'est souvent le cas lorsque l'on veut donner de la dynamique au récit.

Au final, le lecteur évolue dans une steam-fantasy agréable à lire qui propose une vision intéressante qu mythe du vampire et qui sort des habituelles ornières trop classiques de bon nombre de sous-genres de la fantasy. On passe un très bon moment de détente, ce qui est essentiel dans une lecture.







mercredi 1 novembre 2017

Le cinquième anneau de Graham Mitchell


Lecture dans le cadre des challenges :



En des temps très reculés, la paix règne sur le monde. Pourtant, à la suite de la rénovation de son majestueux palais, le roi Karas Ouren fait une découverte qui risque de plonger la planète dans les heures les plus noires de son histoire. Les anneaux des Anciens ont été déterrés et, avec eux, les pouvoirs magiques qu'ils détiennent. Les armées de Duren, alliées à celles de ses nouveaux vassaux et de la race maudite des Orlocks, déferlent bientôt sur le continent; chargées de haine et de colère, elles détruisent tout sur leur passage. Mais il leur manque un élément pour que s'accomplisse le plan du tyran : le cinquième anneau. Alors qu'il coule des jours paisibles dans son petit village de Devondale, le jeune Matthieu Lewin entre par hasard en possession de ce cinquième anneau; dès lors, il doit fuir à travers les vastes contrées de son monde, en compagnie de quelques fidèles complices et amis, ainsi que de son mentor, le frère Thomas, pour essayer d'empêcher l'inéluctable de se produire. A pied, à cheval, ou encore en bateau, les compagnons "'auront de cesse de trouver une solution qui leur permettra de mettre un terme à la terrible domination de Duren


Lors de travaux d'agrandissement du palis du roi Karen Duras, une salle contenant d'étranges artefacts est mise à jour. Le roi comprend qu'il vient de mettre la main sur des éléments technologiques avancés des Anciens qui par leurs puissances avaient il y a trois milles ans avaient conduit le monde à sa perte. Et lorsqu'un Anneau est volé dans un coffret en contenant cinq, ils lancent sur les traces de l'Anneau de dangereuses créatures humanoïdes qui vivent sous terre, les Orlocks. Suivant les traces de l'Anneau les Orlocks vont fondre dur une petite ville de l'Elgaria, Devondale, un pays voisin qui avait il y a trente ans infligé une lourde défaite au roi Karen Duras qui voulait déjà conquérir les terres connues. Lors de la bataille qui oppose les habitants de Devondale aux cruels Orlocks, l'Anneau par le plus pur des hasards va échouer entre les mains de Matthieu Lewin. Mais il devra fuir accompagné de ses amis et d'un prêtre un peu particulier pour échapper à la justice du shérif, pour avoir assassiné l'un des participants au tournoi d'escrime qui venait de tuer son père. Le groupe va devoir fuir pourchassés ils ne savent pourquoi par les terribles Orlocks. Ils apprendront dans leur fuite en avant que le roi Karas Duren et ses alliés ont envahi l'Elgaria.

Un anneau de puissance, un personnage central sans pouvoir particulier, un grand méchant qui veut étendre son hégémonie sur les terres connues, des humanoïdes féroces qui viennent des entrailles de la terre, on ne peut que souligner une certaine analogie au Seigneur des Anneaux. Mais l’univers, bien que de prime abord médiéviste, échappe un peu au classicisme habituel. En effet, le décalage d'époques, avec un monde post-apocalyptique rétrograde, des noms qui nous sont familiers en référence à notre ère chrétienne, des éléments modernes apparaissant tour au long du récit, apporte une touche novatrice à l'histoire. Ici pas de magie, mais c'est une science extrêmement développée qui apporte une touche surnaturelle au récit sans de véritable ancrage dans le temps.

On a certes la quête initiatique d'un jeune adulte qui va gagner rapidement en maturité, un univers chevaleresque, mais l'auteur ne s'étend pas, a part une fois, sur de longues descriptions, il préfère opter pour un côté plus épique qui donne une excellente dynamique de lecture. Les personnages sont attachants, on n'a pas ici de super-héros mais des personnes qui vivent leur quotidien de manière plausible. Les inter-actions verbales sont nombreuses, prenantes et la plume de l'auteur est fluide, sa prose s'enrichissant au fil des chapitres.

Les combats sont magistralement bien réglés, l'auteur à le sens de l'effet ce qui donne un souffle épique rarement égalé dans une high-fantasy.

Malgré quelques petits défauts, le Cinquième Anneau est une honnête fantasy du fait du mélange des genres : fantasy, SF et fantastique. Sans atteindre les sommets du genre il nous offre une histoire agréable à lire, rythmée qui parviendra sans difficulté à séduire un large public.


mardi 24 octobre 2017

La promesse de l'ange de Violette Cabesos & Frédéric Lenoir


Lecture dans le cadre du challenge :



Rocher battu parles tempêtes, lieu de cultes primitifs sanctifié par les premiers chrétiens, le Mont-Saint-Michel est loin d'avoir révélé tous ses secrets. Au début du XIe siècle, les bâtisseurs de cathédrales y érigèrent en l'honneur de l'Archange, prince des armées célestes et conducteur des âmes dans l'au-delà, une grande abbaye romane. Mille ans plus tard, une jeune archéologue passionnée par le Moyen Âge se retrouve prisonnière d'une énigme où le passé et le présent se rejoignent étrangement. Meurtres inexpliqués, amours périlleuses, secrets millénaires... sur le chemin du temps, de la passion, de l'absolu, la quête de Johanna la conduit inexorablement aux frontières d'un monde dont on ne revient pas indemne.

Alors que son amant, lors d'un week-end romantique, l'emmène pour une surprise au Mont Saint-Michel, Johanna, une jeune archéologue, ressent un grand trouble lorsqu'elle se rend compte de la destination. Une vingtaine d'années auparavant, alors en vacances avec ses parents, elle avait visitée le site et avait pour la première fois fait un rêve dans lequel lui apparaissait les images d'un moine pendu et d'un autre moine sans tête qui lui disait une phrase en latin. Ce rêve récurrent avait fait naître chez elle une passion pour l'archéologie mais aussi le désir ardent de découvrir la raison de ces rêves. Alors en poste sur un chantier à l'Abbaye de Cluny, lorsqu'elle apprend qu'un archéologue plus expérimenté ne peut, pour des raisons personnelles, assurer un chantier de fouilles au Mont Saint-Michel, elle intercède après de son amant pour en prendre la direction.

L'histoire va alterner entre les deux époques, celle actuelle des fouilles et celle plus lointaine où l'on va suivre l'histoire du moine Roman maître d’œuvre de la construction de l'Abbaye au XI éme siècle et sa rencontre avec Moïra une jeune femme guérisseuse, d’origine Celte, qui va lui sauver la vie.

Admirablement documenté, le roman va couvrir mille ans d'histoire : des différentes phases de la construction, des modifications du monument tel qu'il nous apparaît aujourd'hui, au récit de nos jours sur les recherches quelques peu bridées par les luttes d'influences, les impératifs de chacun des différents intervenants qui ne sont pas pour des raisons multiples en convergence. De nos jours comme au Moyen-âge l'histoire va se répéter.

L'intrigue, quoique classique sur le fond, est particulièrement bien construite, même si dans la partie médiévale on n'échappe pas à quelques longueurs. Le frère Roman, en plus de suivre le chantier, va devoir lutter pour tenter de sauver celle qui aime d'un amour chaste aux prises avec une église chrétienne totalement intransigeante qui ne tolère pas que puisse perdurer la religion des Druides.

Tout au long du récit, les auteurs nous font découvrir : l'art roman, l'historique de certaines parties interdites au public lors des visites du Mont, mais aussi l'historique de l'Abbaye de Cluny, l'histoire tout court de la période moyenâgeuse... Certes le récit met un certain temps à démarrer mais il nécessaire pour bien comprendre la vie monastique, les différents rites, les différentes croyances,... avant de basculer de nos jours dans un récit captivant qui tient dans un rythme crescendo le lecteur dans un climat fait à la fois d'ombre, et de lumière au fur et à mesure des révélations. Si les férus d'histoire seront captivés, il n'en sera pas de même des lecteurs qui recherchent uniquement l'action.

Les personnages sont intéressants à suivre notamment à l'époque du frère Roman où ils ont plus fouillés, plus complexes, plus écartelés entre leurs aspirations, leurs devoirs,... En comparaison on ne peut que relever que les personnages contemporains se révèlent beaucoup moins travaillés, plus superficiels, voir à certains moments quelque peu caricaturaux.

Un autre petit bémol réside dans le fait que le côté policier ne soit pas plus développé, que certaines pistes possibles n'aient pas fouillées par les enquêteurs qui ne sont là que pour meubler un peu puisque c'est bien sûr l'archéologue qui va solutionner les crimes qui se répètent dans le présent tous droit hérités logiquement du passé.

Les plumes des auteurs sont très travaillées et collent parfaitement à ce récit plus proche d'un thriller fantastique que d'un Da Vinci Code.

On passe un très bon moment et l'on apprend plein de choses, on a une vue différente du célèbre Mont après cette lecture.



mardi 17 octobre 2017

Le sang des dieux et des rois 2 d'Eleanor Herman


Lecture dans le cadre du challenge :



Sorti victorieux de sa première bataille, le prince Alexandre se fait violence pour devenir le chef dont son royaume a besoin.
Héphestion, temporairement écarté du pouvoir et envoyé en Égypte avec Katerina, doit la protéger d'une terrible prophétie.
Déterminé à faire une croix sur son premier amour, Jacob le guerrier s'est promis d'éradiquer la Magie de Sang et cherche l'aide de Cyané, qui croupit dans les geôles royales.
La princesse persane Zofia, enfin, qui poursuit sa quête des Dévoreurs d'Âmes, devra d'abord démêler les noirs secrets de son séduisant mais funeste ravisseur...
Magie sanguinaire, amours interdites et soif de vengeance : ni les dieux ni les rois ne sont à l'abri de la folie des hommes.


Après avoir gagné sa première bataille, Alexandre doit trouver des alliés et prouver son aptitude à gouverner aux conseillers de son père. Il doit également apprendre à discerner dans son entourage les traîtres à la solde des Perses. C'est donc dans une ambiance plus suspicieuse et plus sombre que se déroule l'histoire.

Dans les premiers chapitres, l'auteur effectue certains rappels des faits qui se sont déroulés au tome précédent et le lecteur n'a aucune difficulté à se replonger dans l'histoire. Comme précédemment l'auteure alterne les chapitres en suivant tour à tour chacun des personnages principaux. Si l'on a l'avantage d'avoir le point de vue de chacun, de donner plus de suspense au récit, cette manière de procéder a aussi des d’avantages : le récit manque un peu de relief, de rythme car dans ce présent opus les combats, les périodes d'action sont moins présents et la lecture s'en ressent un peu. Comme chacun des personnages ayant son propre rôle à jour dans des quêtes secondaires qui viennent s'ajouter à un contexte déjà complexe, on a la nette impression que le récit part un peu dans tous les sens, que l'histoire n'avance pas. Une impression renforcée à un nombre de pages restreint consacré à chacun des personnages.

Certes les retournements de situation sont nombreux et nous permettent de mieux appréhender les personnages mais l'univers ne se développe que très peu. Le surnaturel est ici bien plus présent avec des créatures fantastiques, une magie intéressante qui prend de la dimension, mais c'est un peu au détriment du contexte géopolitique qui lui s'en trouve délaissé : on ne sait presque rien de ce qui se passe en Perse en dehors des machinations, du roi parti combattre à Byzance. Il nous manque quelque chose ; à savoir une vue d'ensemble.

Les personnages gagnent en profondeur, se révèlent plus matures, plus sombres, et pour certains plus machiavéliques. Il sont très élaborés qu'on les aiment ou qu'on les détestent.


Malgré quelques petits points moins travaillés, la plume de l'auteur se révèle toujours aussi addictive. Mais présente un déséquilibre certain entre les descriptions, pas plus longues, mais par une action pas assez présente. Si le scénario est riche, que les retournements de situation sont nombreux ils ne sont mais pas assez approfondis et le lecteur à l'impression que le livres est plus long que la réalité. La redondance de quêtes secondaires ne permettent pas au lecteur d'appréhender clairement les visées de l'auteure, de comprendre où elle veut nous emmener malgré des éléments qui laisse entrevoir pour la suite du potentiel. Comme c'est souvent le cas dans les sagas l'on est clairement dans un tome intermédiaire et l'on a hâte de découvrir la suite que l'on espère plus mouvementée.   


vendredi 13 octobre 2017

Le seizième anneau du serpent de Paul Daudin Clavaud


Lecture dans le cadre du challenge :




Un moine français, peintre d icônes, est informé de la disparition d un vieil ami passionné d histoire et d ésotérisme. Il part pour Jérusalem, où son ami a été vu pour la dernière fois, et démêle peu à peu les fils d une très ancienne histoire, commencée sur les bords du Gange il y a trois mille ans et poursuivie lors des Croisades. Son enquête l emmènera en effet sur les traces de deux autres récits liés par un incroyable secret : la rencontre d un moine byzantin et du duc Godefroy de Bouillon lors de la Première Croisade, et les amours contrariées en Inde de la veuve d un brahmane avec un Juif du Kerala contemporain du Christ.


Thomas, un moine Carmes, a été pressenti par sa hiérarchie pour réaliser l'icône du Millénaire et informé par son supérieur qu'il doit partir pour Israël afin d'y perfectionner son art. Alors qu'il hésite à donner sa réponse, la femme d'un ancien ami, perdu de vue depuis nombre d'années, vient demander son aide car son mari a disparu alors qu'il enseignait à l’École Biblique de Jérusalem.

Un postulat de départ assez simple de prime abord mais le récit se révèle plus complexe qu'il n'y paraît au départ. L'histoire, en effet, se déroule entre trois périodes. On commence par se trouver propulsé en l'An 30 après JC et l'on suit la veuve d'un Brahmane qui va rencontrer un juif exilé. La deuxième période nous plonge en pleine Première Croisade où l'on suit les pérégrinations d'Aristophane qui sert de sorte de secrétaire au Duc Godefroy de Bouillon. Et comme on a pu le constater en introduction la troisième période se déroule de nos jours avec le moine Thomas.

Si rapidement une connexion s'établit entre les deux dernières périodes par le biais de l’Iconographie, il n'en est pas de même avec les faits qui se déroulent en l'An 30. La mise en contexte tarde à se mettre en place. Avant d'en venir au sujet principal, l'auteur nous décrit en détail la manière de réaliser une icône, nous parle longuement de la Première Croisade du départ de Godefroy de Bouillon de son duché pour accomplir une mission secrète confiée par le Pape, de sa rencontre avec Aristophane à Constantinople, du long périple en Orient jusqu'à l'assaut sur Jérusalem.

Si l'auteur s'est très bien documenté et qu'il est intéressant de suivre la croisade ou la manière de réaliser une icône, il faut attendre une centaine de pages pour voir apparaître la thématique principale, à savoir deux Livres qui remettent en cause les fondements de l’Église Catholique Romaine tels qu'on les connaît aujourd'hui. Rien de bien original, puisqu'il s'agit d'une controverse très récurrente du genre et que les hypothèses avancées par l'auteur ne sont pas assez étayées de faits.

En dehors du récit il ne se passe rien car tout repose sur le sujet principal, sur la spiritualité, que reine ne vient entraver les recherches du moine de nos jours : pas d'organisations secrètes, pas d'interventions du Vatican ne viennent mettre en danger les protagonistes évoluant de nos jours. On a le côté ésotérique qui est certes, mais le côté thriller palpitant annoncé n'est pas présent. On se situerait plus dans un genre de roman historique que dans un thriller du genre Da Vinci Code et autres romans du même genre : on n'a pas du tout d'action.

La plume de l'auteur s'avère plutôt riche, avec un vocabulaire plus recherché que dans la majorité des romans du genre sans être toutefois inabordables par le commun des mortels.

Un roman très sympathique à lire, très instructif, mais qui n'apporte pas vraiment quelque chose d'innovant au genre, qui laisse le lecteur avec un petit goût de manque.




jeudi 5 octobre 2017

Le faucon gris d'Emmanuel Anzeraey


Lecture dans le cadre des challenges :


Fils de la bourgeoisie de Shaalymar, le jeune Kayliegh Lynn rêve d'aventures et de gloire. Ainsi, lorsqu'un mystérieux marchand d'art lui propose de récupérer une arme rare qu'on lui a dérobée, le jeune homme embrasse la carrière de voleur sans hésiter. A croire qu'il est né pour cette profession. Fin bretteur, adroit et surtout doté d'une chance prodigieuse, surnaturelle pourrait-on dire, il enchaîne les hauts faits avec maestria. Sa réputation grandit et Kayliegh Lynn devient le Faucon Gris de Shaalymar, un voleur terriblement efficace et craint de tous. Mais on ne peut s'attaquer aux grands de ce monde sans en subir les conséquences et s'attirer les foudres des pires ennemis qui soient.


Dans le prologue l'on découvre le personnage central de l'histoire, Kayliegh, le fils d'un riche marchand, progressant à l'intérieur du cratère d'un volcan en quête d'un anneau forgé par les Dieux afin de se libérer de l'anneau jumeau qu'il porte au poignet depuis que bébé son père à passer, en échange d'une forte somme et par l'intermédiaire d'un prêtre, un pacte avec Cylath le dieu Bienveillant. Mais pour se faire Kayliegh contraint un démon pour accéder à l'anneau qui va lui rendre sa liberté et se faisant le libère. Le combat qui s'engage avec la créature tourne à son avantage, mais déséquilibré il chute dans l’abîme et précédant sa mort sa vie défile sous ses yeux.

Une introduction plutôt originale avec une touche de dark-fantasy intéressante.

L'auteur fait un grand bond en arrière pour nous ramener au moment où le père annonce à la mère, tenant le bébé de quelques mois dans ses bras, le pacte passé avec le Dieu.

L'auteur adepte des bonds dans le temps nous fait retrouver Kayliegh attablé dans un bar du port, s’apitoyant sur une vie fade et ennuyeuse et sur un avenir pour lui pas des plus prometteur en terme d'imprévus.

Tout le récit est intégralement axé sur les hauts faits du jeune homme et les ennuis qui en découlent pour lui. Pas d'autres personnages , même de second plan n'occupe une place significative dans l'histoire. Si le début du récit laissait présager une orientation dark-fantasy, c'est dans une héroïc-fantasy tout ce qu'il y a de plus classique que nous plonge l'auteur avec un héros invincible et des actions plus spectaculaires les unes que les autres.

Si géographiquement, avec l'énumération de nombreuses régions des Libres Royaumes, semble vaste, l'intégralité de l'histoire se déroule intra-muros dans la cité portuaire de Shaalymar. Hormis un Panthéon intéressant et un bestiaire présentant de nombreuses créatures, l'univers n'est pas du tout développé, on a presque l'impression que le héros est le seul à vivre dans la ville car pas une seule fois n'est évoqué les us et coutumes des personnes qui vivent à Shaalymar. Si les créatures sont nombreuses, elles se révèlent pour la plupart affreusement classiques. Seule la magie très orientée sorcellerie apporte une petite touche quelque peu novatrice à l'histoire.

Si l'histoire est plutôt plaisante à lire et distrayante, elle ne nous offre qu'une suite d'aventures simple avec un héros ressemblant trop par ses exploits à un Conan , opposé à un adversaire très largement inspiré du monde de Stormbringer. Si l'histoire date des années deux milles on a la nette impression de revenir aux prémices du genre.

Le point fort du roman ne repose que comme dans toute héroïc-fantasy sur les combats très détaillés très visuels et largement mâtinés de magie noire. Même si on les apprécie cela ne suffit pas a en faire une fantasy de premier plan.

Si les descriptions ne sont pas très longues et pour cause seul quelques points de la ville sont partiellement décrits et uniquement lorsque le héros s'y trouve, elles sont toutefois répétitives dans leur formulation. A des descriptions certes très courtes, l'auteur nous livre nombre d'introspections de Kayliegh sur sa vie qui ralentissent légèrement la dynamique de lecture. Par moments on a l'impression d'être dans une fantasy intimiste alors que le récit n'en a pas les caractéristiques.

Le style de l'auteur est très imagé, riche car agrémenté de nombreuses métaphores, un peu ampoulé pour le sous-genre, mais restant direct dans les moments d'action.

Une histoire intéressante sur le fond, mais pas assez fouillée sur le fond pour un premier tome qui se veut introductif. Si l'on enlève le héros il ne reste que du vide !



mercredi 4 octobre 2017

BILAN LECTURES 3° TRIMESTRE 2017


Livres lus

&

Chroniques effectuées au troisième trimestre 2017.


Coups de Cœur :



J'ai aimé :
Le berceau de la peur – Louise Voss & Mark Edwards



J'ai moyennement aimé :
Celui qui attend dans l'ombre – Nicolas Blanchot
Le huitième prophète – Nicolas Blanchot
Les falaises de l'ouest – Georges Foveau


Je n'ai pas aimé :
Les manteaux de gloire – Sébastien De Castell
La danse du mal – Michel Benoît
Le jade noir -David Zindell
Dans l'ombre – Kendra Eliott
Justice implacable – M. A. Comley
La servante du dragon – David Drake
Le marteau du Nord – Horus W. Odenthal
Livia Lone – Barry Eisler
Secrètement – Nataniel Marquis


Lectures effectuées en 2017 : 48

mardi 3 octobre 2017

SEPTEMBRE 2017


ACHATS MENSUELS SEPTEMBRE 2017


FORMAT PAPIER
Lecture effectuée



FORMAT ELECTRONIQUE

  

Lectures effectuées



 


Dans la PAL



EBOOK GRATUITS Dans la PAL

Raison de tuer de Blake Pierce


Lecture dans le cadre du challenge :



La lieutenante de la police criminelle Avery Black a traversé l’enfer. Autrefois la meilleure avocate de la défense, elle est tombée en disgrâce quand elle a réussi à faire sortir un brillant professeur de Harvard – seulement pour le voir tuer à nouveau. Elle a perdu son mari ainsi que sa fille, et sa vie s’est effondrée autour d’elle.

Essayant de se racheter, Avery s’est tournée vers l’autre côté de la loi. En travaillant dur pour gravir les échelons, elle a atteint la Brigade Criminelle, au mépris des autres agents, qui se souviennent encore de ce qu’elle a fait, et qui la haïront toujours.

Cependant même eux ne peuvent nier qu’Avery a un esprit brillant, et quand un inquiétant tueur en série sème la peur au cœur de Boston, tuant des filles issues des meilleures universités, c’est vers Avery qu’ils se tournent. C’est l’occasion pour Avery de faire ses preuves, de trouver finalement la rédemption dont elle a tant besoin. Et pourtant, comme elle va bientôt le découvrir, Avery va se heurter à un tueur aussi brillant et audacieux qu’elle.

Dans ce jeu psychologique du chat et de la souris, des femmes meurent avec de mystérieux indices, et les enjeux ne pourraient être plus élevés. Une frénétique course contre la montre mène Avery à travers une série de rebondissements stupéfiants et inattendus – culminant dans un climat que même Avery ne pourrait imaginer.

Alors qu'elle sort d'une soirée étudiante donnée par la confrérie à laquelle elle appartient, une jeune femme est droguée à l'aide d'une seringue, incapable de se défendre elle est emmenée dans un van.

Quarante huit heures plus tard, on assiste à l'arrivée de l'inspectrice principale Avery Black, transfuge des Affaires Internes, à la Criminelle suite à sa demande d'affectation. Traînant un lourd passif de son premier emploi d'avocate, c'est sous les sous-entendus, les quolibets voire les injures qu'elle est accueillie par ses nouveaux collègues qui comme à l'accoutumée voient d'un mauvais œil sa venue.

Une fois de plus l'on n'échappe pas à l'éternel cliché de la policière brisée par son passé, son divorce, et un panel de collègues masculins misogynes et qui n'apprécient pas le fait qu'une brillante plaidoirie ait permis la libération d’un sérial-killer qui à dés sa sortie repris ses crimes.

A peine arrivée, elle est envoyée, accompagnée du seul collègue masculin qui accepté de travailler, sur le lieu de la découverte du corps de la jeune étudiante. La mise en scène très particulière du corps attire particulièrement l'attention de l'inspectrice sur la probabilité d'avoir affaire à un sérial-killer. Très rapidement elle découvre des indices sur l’enlèvement mais qui ne permettent pas d'identifier l'auteur de ce meurtre. Et tout naturellement l'enquête va débuter par les interrogatoires des proches de l'étudiante.

Si «Raison de tuer » est présenté comme un « thriller » les rares apparitions ne sont pas assez percutantes, et l'enquête qui occupe la plus grande partie du roman font plus pensé à un policier classique. En effet même si les meurtres se succèdent le rythme du roman, sans être lent, manque un peu de punch et l'enquête est tout ce qu'il y a de plus classique : enquêtes de voisinage, audition des proches, interrogatoires des proches, recoupement d'indices, recherche de points communs entre les différentes victimes...

Le scénario est maîtrisé de main de maître, tout s'enchaîne de manière logique, malgré de nombreuses impasses l'enquête progresse naturellement sans incohérences.

On aurait pu craindre que la vie personnelle de l'inspectrice soit trop mise en avant, mais ce n'est pas le cas : les passages sont bien dosés, sans prendre le pas sur l’enquête, mais suffisamment pour maintenir l’ambiance délétère qui règne au commissariat.

Le style de l'auteur est fluide, efficace, plutôt direct, et correspond bien à ce genre de roman. On peut malheureusement regretter que la traduction ne soit pas à la hauteur : fautes d'orthographes assez nombreuses, des non sens fréquents, des phrases incompréhensibles qu'il faut lire à plusieurs reprise pour en déchiffrer le sens sans être bien sûr d'être en phase avec les pensées de l'auteur.

Au final, un policier de bonne facture, classique mais prenant, une enquêtrice qui réussit à nous séduire malgré son côté torturé, et malgré la traduction déplorable l'on a envie de continuer à lire les autres ouvrages de l'auteur.




samedi 30 septembre 2017

Secrètement de Nataniel Marquis


Lecture dans le cadre du challenge :



Le pays des Mages, Elementa, a été envahi par les Nébuleux des Ténèbres. Ses habitants se terrent ou se soumettent devant leurs armées destructrices et dénuées d’humanité. Les derniers résistants ont créé sept armes, renfermant chacune les connaissances relatives à un élément. Une dizaine d’années plus tard, dans un petit village, la vie du jeune Aldhemar est bouleversée quand il découvre ses pouvoirs et son identité. Sa mission est de réunir les sept armes. Mais cette quête initiatique ne sera pas de tout repos entre fuites, combats, alliances et trahisons. Au milieu d’un univers hostile et rempli de créatures étranges, le jeune garçon parviendra-t-il à atteindre son objectif ?


Même si l'auteur l'auteur a commencé à écrire sa série à l'âge de onze et que le précédent opus a été publié alors qu'il n'avait que treize ans, on ne peut objectivement de la part d'un adulte adepte du genre écarter les nombreuses maladresses qui émaillent le récit.

Le postulat de départ, avec un très jeune adolescent qui ignorait jusqu'alors son ascendance et qui se découvre des pouvoirs jusqu'alors ignorés, et qui part dans une quête pour sauver le monde des Ténébreux qui le tiennent sous leur joug, s'avère des plus classiques et des plus récurrents.

De prime abord il semblerait que l'univers soit de type médiéviste, pourtant maints détails qui se révèlent au fil de la lecture présentent des caractères anachroniques qui sont à même de laisser supposer que l'on se trouve dans un monde technologiquement avance et qui a subi une régression. Mais rien ne transparaît sur le passé de ce monde, même pas la venue des Ténébreux. Dés lors tout nous laisse à penser que ces anachronismes ne sont dus qu'a une imagination par trop fertile de l'auteur du à son jeune âge ne maîtrisant pas tous les tenants et les aboutissants des détails de ce qu'il écrivait.

Sur certains points comme la magie notamment, l'univers est très travaillé même s'il n'est pas possible d'y adhérer pleinement à cause de points présentant de nombreuse lacunes comme : la géographie, les us et coutumes de la population, les relations avec les Ténébreux... Certes l'auteur était très jeune à l'époque mais il a reçus, comme précisé dans l'ouvrage, l'aide d'adultes totalement inapte à le conseiller.

Le premier point fort de cette fantasy jeunesse c'est la magie, l'auteur ne s'est pas seulement contenté d'une magie basique basée sur les quatre éléments. Il est allé plus loin dans son développement en y ajoutant une magie basée sur la nature : végétaux, minéraux, matériaux, à l’image de celle des druides. Mais également une magie de l'Ombre qui s'apparente à la Magie Noire avec notamment l'appel des démons, et aussi une petite part de Nécromancie avec le relèvement des Morts. Un tout petit reproche cette magie est trop répétitive dans sa manière d'être utilisée, mais c'est un détail qui devrait disparaître avec les années.

Les combats et les retournements de situation fréquents, bien répartis au fil du récit, un tantinet mécanique et un peu courts, mais ils parviennent aisément à maintenir une très bonne dynamique de lecture.

Le bestiaire, quoique qu'un peu classique, est intéressant, les créatures sont nombreuses avec un petite pointe d'investissement personnel. On peut sur un point noter une petite incohérence quand à celles en rapport avec le feu.

Si le déroulement du récit dans son ensemble est assez bien maîtrisé, il se révèle linéaire et calque sur le type scénario JDR. En effet l'auteur nous entraîne d'épreuves en épreuves qui doivent toutes effectuées les unes après les autres sans laisser le choix aux personnages de leur progression. Quand on pense que les épreuves sont terminées, une autre série survient, et quand les épreuves sont enfin terminées débute l'apprentissage pour l'un des personnages et une nouvelle venue calqué en partie sur le même principe des JDR, mais toutefois l'auteur a su y mettre sa touche personnelle.

Les personnages manquent un peu de profondeur mais on ne peut pas demander l'impossible, ils sont diversifiés, intéressants à suivre et l'introduction du personnage féminin apporte un plus intéressant surtout pour la suite de la série.

Si le style de l'auteur est simple et pour cause, la plume est bien travaillée, fluide directe, efficace et bien adaptée à ce type d’histoire.


Certes cette fantasy n'est pas du tout adaptée à un lectorat adulte mais il faut reconnaître qu'à son âge l'auteur démontre déjà un certain talent. Cette série devrait intéressé un lectorat de pré-adolescents dans la tranche des plus jeunes. En tant que lecteur assidu du genre on ne peut toutefois pas noté le roman à même la hauteur que le ferait lecteur découvrant le genre. On aimerait revoir l'auteur dans une œuvre plus mature.


jeudi 28 septembre 2017

Livia Lone de Barry Eisler


Lecture dans le cadre du challenge :



Enquêtrice spécialisée dans les crimes sexuels au sein de la police de Seattle, Livia Lone connaît parfaitement les monstres qu’elle pourchasse. Vendue par ses parents thaïlandais avec sa petite sœur Nason à des trafiquants d’être humains, isolée et maltraitée dès son arrivée aux États-Unis, seule la perspective de retrouver un jour sa sœur lui a permis de survivre à son adolescence.
Elle l’a cherchée sans relâche, en s’efforçant désormais d’envoyer tous ces prédateurs derrière les barreaux. Ou, lorsque ce n’est pas possible, six pieds sous terre.
Le jour où un nouvel indice réveille l’espoir de retrouver Nason et de mettre la main sur leurs ravisseurs, Livia devra devenir plus qu’un flic ou un justicier. Elle devra revivre les horreurs du passé, et s’en prendre à l’un des hommes les plus puissants du gouvernement américain, en dévoilant une machination d’une perversion inimaginable.
La lutte semble déséquilibrée, mais Livia a deux atouts : son amour inconditionnel pour Nason et une soif insatiable de vengeance.


Après un premier chapitre intitulé « Aujourd'hui » où l'on voit une jeune femme asiatique racoler dans un bar un homme, puis l'entraîner dans un parc pour le tuer alors qu'il cherchait à la violer, on va suivre le parcours de cette jeune femme.

L'auteur va alterner le récit en deux phases intitulées « Avant » et « Maintenant », et va alterner son récit en fonction du passé de l'adolescente et ce qu'elle est devenue dans le présent de l'histoire.

Dans « Avant » l'on suit le parcours de la pré-adolescente depuis la Thaïlande jusqu'au USA, depuis l'instant où elle et sa jeune sœur ont été vendues par leurs parents à des trafiquants d'êtres humains jusqu'au moment où young-adult elle est parvenue à s'émanciper des mains de ses tortionnaires. Un voyage en bateau où elle et sa jeune sœur subiront le viol des trafiquants avant d'être séparée, elle séparée de sa soeur et libérée par la police américaine et confiée à un riche industriel influent où son calvaire va continuer en secret aux mains d'un pédophile jusqu'au jour où elle le tue.

La mise en contexte du récit est très longue car l'on suit la vie quotidienne de la jeune fille sur plusieurs années et où l'auteur multiplie les scènes pédophiles toutes répétitives dans leur formulation. L'on a également aux apitoiements de la jeune fille sur sa vie, mais aussi ses introspections sur sa responsabilité de ses actes envers sa jeune sœur dont elle se sent coupable du sort. Une période particulièrement difficile où l'espérance de retrouver un jour sa sœur l'empêche de se suicider. Si le lecteur s’apitoie alors sur le sort de la l'adolescente il commence aussi à décroche par un rythme lent ponctué de nombreuses longueurs, par des scènes répétitives et s'il n'était pas motivé par le désir de connaître le sort de la jeune sœur il aurait abandonné la lecture.

L'auteur alterne le passé de la jeune avec son parcours quotidien dans la police où elle s'occupe essentiellement de traquer les prédateurs sexuels tout en attendant machiavéliquement la sortie de prison de l'un de ses tortionnaires. On découvre dans son quotidien de policière tout le ressenti de ses années qui l'ont poussée à la vengeance, à la haine des prédateurs sexuels, à son besoin de domination sur les hommes en allant jusqu'au meurtre lorsque la justice ne permet pas de les arrêter. Avec le recul des chapitres on comprend que jeune c'est pas principalement le désir de retrouver sa sœur qui la motivait véritablement mais son désir de se venger dès qu'elle se mise aux arts martiaux. Si l'on s’apitoyait alors sur son sort, on ne peut approuver qu'un membre de la police emploie de pareilles méthodes. On a l'impression d'être plus dans un mauvais Marvel que dans un thriller car le rythme et les ingrédients de ce genre n'y sont pas. L'auteur était parti d'une thématique intéressante mais n'a pas su conduire son développement. Il a changer une victime en une dangereuse psychopathe et l'on n'adhère pas du tout à cette histoire. Le dénouement ne surprend pas car très téléphoner en amont.

Si la mise en place s'est révélée longue et fastidieuse pour le lecteur, l’alternance des époques à encore renforcer cette impression en cassant un rythme déjà trop long pour ce type de récit.


Le style de l'auteur n'est pas du tout adapté au genre et sa manière de traiter un sujet grave est totalement ratée.