mardi 22 août 2017

Dans l'ombre de Kendra Elliot


Lecture dans le cadre des challenges :


Il y a onze ans, l’assassin des étudiantes a tué neuf jeunes femmes sur le campus de l’université d’État de l’Oregon. Lacey Campbell a échappé de justesse à sa propre agression, mais y a perdu sa meilleure amie, dont la dépouille n’a jamais été retrouvée. En tant qu’unique victime rescapée, Lacey a contribué à faire condamner le tueur en série sadique à perpétuité.
Aujourd’hui odontologue en charge des examens dentaires pour le Bureau de médecine légale de l’État, Lacey est dévastée quand elle arrive sur une scène de crime et identifie des ossements comme étant ceux de son amie de fac.
La dépouille est retrouvée sur un terrain appartenant à l’ex-policier Jack Harper. Les étincelles fusent entre lui et Lacey, même lorsqu’ils réalisent tous les deux que les témoins du procès vieux d’une décennie se font maintenant assassiner les uns après les autres. Tout porte à croire que l’assassin des étudiantes est le responsable… Seulement, ce dernier est mort depuis longtemps.
Qui est donc le nouveau tueur ? Et Lacey est-elle la prochaine victime sur sa liste ?

A la découverte d'ossements dans le vide sanitaire d'un immeuble, l'anthropologue Victoria Peres fait appel à odontologue Lacey Campell pour l'assister dans l'identification de la victime. Très rapidement grâce aux bridges cette dernière à l'impression de les avoir déjà vu. La découverte un collier va lui permettre d'identifier l'une de ses amies enlevée par un sérial killer quelques années auparavant. Un enlèvement qui s'est déroulée alors qu'elle se rendait ensemble dans un restaurant après une épreuve de gymnastique. Très rapidement les meurtres de personnes ayant eu un rôle dans le procès du criminel en série sont l'objet de meurtres. Qui est l'assassin : un fan du tueur décédé ou un membre de sa famille qui veut le venger.

Le postulat de départ est assez simple en fait et l'on est plus clairement dans un roman policier plutôt que dans un thriller.

L'enquête a un peu de mal à se développer, la police régionale a qui a été confié l'enquête semble un peu dépassé par les faits, et ce n'est que grâce à un journaliste d'investigation qu'elle se développe. Dés l'identification de la victime découverte sous l'immeuble et l'identification comme étant l'une des victimes d'un sérial-killer aujourd'hui décédé on ne comprend pas pourquoi l'enquête n'a pas été comme il se doit confié au FBI. On a presque l'impression que l'auteure n' a jamais suivi une affaire ou qu'elle ne s'est pas, par paresse peut-être, documentée au préalable. Ce qui se confirme sur le final avec une équipe d'intervention qui ne boucle pas sa zone d'intervention hermétiquement.

Si le peut reprocher sur le fond la manière dont se déroule l'enquête sur la forme elle reste intéressante à suivre même si l'on peut tout de même reprocher quelle soit tout ce qu'il y a de plus classique.

Le deuxième point qui nous chiffonne un peu c'est qu'en fait qu'elle ne serve que de prétexte qu'a introduire une romance qui apparaît dès la fin du premier chapitre et qui déséquilibre la ratio entre l'enquête et ladite romance. L'auteur nous gratifie également d'une scène de sexe dont on se serait bien passé. Comme remarqué sur un avis d'un site VPC l'on est clairement plus dans un roman à l'eau de rose que dans un roman policier. C'est dommage car si l'auteure n'avait pas autant insisté sur le côté guimauve et sans atteindre les sommets on aurait pu avoir un policier plaisant à lire.

Dans la conduite de l'enquête l'auteure s'efforce d'assez belle manière tout de même de maintenir le suspense mais la romance de premier plan nuit fortement à l'atmosphère qui s'en trouve par trop allégée, et l'on perd presque entièrement le côté noir qui font les bons polars.

Même si l'on n'est pas adepte de ce style de roman, le style de l'auteure, à la fois simple et direct, permet de s'immerger pleinement dans le récit.

Il s'agit d'un premier roman et cela s'en ressent fortement dans la personnalité des personnages, dans la manière un peu téléphonée d'amener les rebondissements, et dans les scènes trop peu fréquentes où le tueur apparaît. Des scènes un peu trop édulcorées. En effet les tortures infligées aux victimes ne sont que sous-entendues, et c'est dommage car si le lecteur avait pu les suivre en direct, la tension aurait été plus forte et aurait en même temps peut être relégué au second plan la romance.








samedi 19 août 2017

Challenge de la licorne 4éme édition


Challenge sous le signe des univers imaginaires et du Thriller-Policier



Règles

• 18 livres à lire dans l'année sur les deux thèmes (9 de chaque).



• Les niveaux : si vous en lisez 3 de chaque vous aurez atteint le premier niveau : Elfes psychopathes, 6 de chaque : Dragons sanguinaires et 9 de chaque, Trolls tueurs fous.


Nota : si un niveau commencé n'est pas fini,  ces points ne compteront pas au final.  De même, un niveau doit être fini pour monter au suivant.



• Vous mettrez sur le fil du forum votre lien ou une chronique de quelques lignes pour valider la lecture, au choix.



• Si pas de chronique dans les 3 premiers mois, suppression de l'inscription.

• chaque livre lu rapporte 3 Points.


Les bonus


1/ Si vous lisez à tour de rôle un imaginaire puis un policier, je rajoute 1 point à chaque lecture suivante. Et si la lecture suivante est sur le même thème on reste à 3.



2/ La deuxième nouvelle règle est que si vous avez la possibilité de faire des lectures communes avec des copinautes étant dans le même niveau ou non, les points de cette lecture commune seront multipliés par 3.



3/ Je vous demanderai de mettre une note sur 5 avec votre avis, et ce, afin de faire une sorte de mini top liste des meilleurs livres présentés en imaginaire et en policier/thriller dans ce petit challenge !


Suivi du challenge

1- SFFF - Le seigneur des Isles - David Drake - Tome 3 La servante du dragon - 0.5/5 - 3 PT
1 - T/P -  Le berceau de la peur de Louise Voss & Mark Edwards - 3.5/5 - 10 PT
2 - SFFF - Ninragon d'Horus W. Odenthal tome 1 : Le marteau du Nord - 2/5 - 4 PT
2 -  T/P - Livia Lone de Barry Eisler - 1/5 - 10 PT
3 - SFFF - Le sceau des éléments de Nataniel Marquis Tome 1 : Secrètement - 2/5 - 4 PT
3 - T/P - Avery Black - Blake Pierce - Tome 1 : Raison de tuer - 3.5/5 - 4 PT
Niveau Elfes psychopathes atteint -----------------------------------------------------------------------------------
4 - SFFF - Le faucon gris - Emmanuel Anzeraey  - 1.5/5 - 4 PT
4 - T/P - Le seizième anneau du serpent - Paul Daudin Clavaud - 3,5/5 - 4 PT
5- SFFF - Le sang des dieux et des rois tome 2 d'Eleanor Herman - 3/5 - 4 PT
5 - T/P - La promesse de l'ange de Violette Cabesos et Frédéric Lenoir - 4/5 - 4 PT
6 - SFFF - Le Cinquième Anneau de Graham Mitchell  - 3.5/5 - 4 PT
6 - T/P - Block 46 - Johanna Gustawsson - 3/5 - 10 PT
Niveau Dragons sanguinaires  atteint -----------------------------------------------------------------------------------
7 - T/P - Stabat Murder - Sylvie Alloouche - 3,5/5 - 3 PT
7 - SFFF - L'anneau du sorcier - Morgan Rice - Tome 1 La quête des héros - 3/5 - 4 PT
8 - SFFF - Sharakhaï - Bradley P. Beaulieu -Tome 1 Les douze rois de Sharakhaï -2/5 - 9 PT
8 - T/P - Poussières d'os - Karin Salvalaggio -1.5/5 - 4 PT
9 -SFFF Le Kahn blanc - Harold Lamb - 5/5 -4 Pt
9 - TP - Mörk - Ragnar Jonasson  - 2/5 -  4pts
Niveau Niveau Trolls tueurs fous atteint -----------------------------------------------------------------------------------
10 - T/P - Le diable sur les épaules de Christian Carayon - 4/5 - 3 PT
10 - SFFF - Le mage de la montagne d'or de Alexandre Lévine - 1,5/5 - 4 PT
11 - T/P - Mon dernier meurtre - Leena Lehtolainen - 1/5 - 4 PT
11 - SFFF - La conspiration de la couronne de Michael J Sullivan -3,5/5 - 10 PT
12 - T/P -  Le tueur de l'ombre - Claire Favan - 4/5 - 4 PT

12 - SFFF - Les chroniques du Nécromancien - Gail Z Martin Tome 1 L'invocateur  4/5 - 4 PT




Total des points : 130


vendredi 18 août 2017

Les falaises de l'Ouest de Georges Foveau


Lecture dans le cadre du challenge :



Tandis que le Premier ministre Rahaguen tente de composer avec un culte messianique qui rallie de plus en plus de nouveaux fidèles, l'Empire Dlée est miné jusque dans sa noblesse par des sectes obscures et obscènes qui ravivent les cultes les plus maléfiques. Il envoie l'Enquêteur Impérial Soze en mission dans la province des Falaises de l'Ouest. Plusieurs nobles y ont été assassinés d'une mystérieuse manière.

Fort de l'expérience de ses précédentes enquêtes. Soze se retrouve dans un pays étrange, aux confins du monde visible et du monde invisible, face à un océan vide. L'envoyé impérial comprend immédiatement que, malgré la férule apparente des sbires douteux de l'administration impériale, l'ancienne foi de cette étrange province continue de survivre dans le secret des falaises et dans le cœur de ses habitants, grâce à la transmission orale et à quelques gardiens qui conserveraient respectueusement les têtes de héros et d'enchanteurs, morts depuis des siècles...

Soze va se retrouver confronté à Krahânic'h, conteur qui prétend être aussi vieux que le temps, à Dame Vérivein dont la douceur cache des qualités plus stupéfiantes et à un étrange " épouvantail " qui défend une immense ruche itinérante. D'abord rétif, l'enquêteur se pique d'une curiosité qui l'amènera à fréquenter d'un peu plus près les essaims des Samm'Hain, à en apprendre un peu plus sur les adorateurs du démon Mogart Priack et sur le très mystérieux Rahaguen, qui le protège depuis des années... et à prendre des décisions, concernant un certain avenir de l'Empire, qui ne seront pas sans conséquences sur le sien.

Nous retrouvons l'Enquêteur Impérial Soze qui nous narre sa troisième aventure étrange dans le cadre de ses fonctions au service de l'Empire.

Envoyé par le premier ministre dans le territoire annexé des Falaises de l'Ouest pour mettre fin à assassinat de nobles de l'Empire, il découvre une région fortement ancré dans ses traditions et ses croyances ; et qui n'est pas pour le lecteur sans nous rappeler notre Bretagne et ses légendes. En effet par beaucoup de points, et notamment par sa situation géographiques considérées par nos lointains ancêtres comme les terres les plus à l'Ouest, on est projeté dans un univers entièrement basé sur des contes et légendes réappropriées par l'auteur.

Et comme pour les deux précédentes aventures de son personnage fétiche, l'enquête n'est qu'un prétexte pour nous entraîner, une fois de plus, dans un univers où le monde des morts et celui des ténèbres ne sont séparés de celui des vivants par une frontière des plus ténue.

L’histoire se déroule dans un monde à la fois médiéval, à la fois onirique, à la fois ésotérique et qui au fil des tomes ne fait qu'enrichir l'univers construit en fonction des us et coutumes de différentes peuplades.

La plume de l'auteur est très riche, l'écriture recherchée, mais le style se révèle parfois pompeux, précieux. Si les dialogues sont toujours très courts et directs, les descriptions et les monologues intérieurs se révèlent un peu trop longs ce qui, inévitablement n'est pas sans créer une dynamique de lecture très lente malgré une action assez présente.

Si dans ce troisième volume, hors introspections, le personnage principal n'évolue que très peu par rapport aux opus précédents, l'on découvre enfin le premier ministre qui s'était jusqu'alors révélé fort énigmatique.

Les Chroniques de l'Empire est une œuvre en marge de la fantasy classique, plus proches des légendes romancées où l'auteur leur donne vie dans un monde plus proche du rationnel. Une série qui pourrait intéressé les lecteurs du genre recherchant des histoires plus fouillées.





lundi 7 août 2017

Le huitième prophète de Nicolas Blanchot


Lecture dans le cadre du challenge :




Où est Belmont ? Qui a enlevé Lise ? Qui est W ? Suite aux macabres événements de Saint-Martin-du-Tertre et de la maison à Paris, l'inspecteur Alban va devoir à son tour faire face à cette sombre organisation qu'est le culte mahev. Parviendra-t-il à percer son mystère et découvrir l'impensable vérité ? L'heure des réponses a sonné... La suite et fin de "Celui qui attend dans l'ombre".

A la fin du tome précédent Lise et Belmont dans la maison de la rue Saint-Maur trouvaient, dissimulé derrière un tableau, un bracelet en or . En le mettant à son poignet Belmont disparaissait alors que Lise se faisait enlever par un étrange commando. On assistait au réveil de Belmont dans une immense amphithéâtre où les drapeaux de nombreux pays du monde sont alignés sous le symbole Mahev.

Si à la fin du premier opus la touche fantastique était réapparue avec une téléportation, le début de ce deuxième tome s'avère plus classique avec l'enquête policière qui occupe le devant de la scène. Pendant une centaine de pages le récit est centré sur Lise et sur l'inspecteur Alban, les retournements de situations multiples succèdent à de nouvelles apparitions de membres de la société mahev, et l'une d'elle s'avère pour Lise plutôt surprenante. Chacun des parti prend alors le dessus sur l'autre dans un rythme effréné et Lise et l'inspecteur Alban reçoivent une aide inespérée.

Dans la deuxième partie, un peu plus lente, il est révélé à Belmont les origines de la société, un récit qui en plus de la touche fantastique est mâtinée d'une forte pointe de SF. Les révélations se révéleront surprenantes pour certains lecteurs, un peu moins peut-être pour les habitués de ce genre de thrillers. Toutefois ces révélations gardent gardent quelque petites zones d'ombres qui devraient s'estomper avec la promesse de l'auteur de nous écrire une préquelle. Toutefois quelques parties de ces révélations se révèlent peut-être un peu trop grosses pour le lecteur mais nous sommes dans une fiction.

Si la promesse de nous en révéler plus est alléchante, on reste toutefois sur notre fin car l'enquête qui occupait une grande place en début de roman est totalement occultée sur la fin, on aurait aimé voir les avancées du commandent Chauvet sur cette partie de l'histoire et l'on reste sur notre faim.

Si à la fin de notre lecture on a l'impression qu'il manque plusieurs choses, l'épilogue lui reste ouvert et peut nous laisser croire à une suite.

Le style de l'auteur vif, direct est parfaitement adapté à ce type de récit très rythmé.

Au final, un bon thriller fantastico-ésotérique mais l'on peut regretter que les auteurs n’élèvent pas plus le niveau avec une histoire plus complexe.



mercredi 2 août 2017

Le jade noir de David Zindell


Lecture dans le cadre du challenge :


Morjin, le Seigneur des Mensonges est parvenu à récupérer la Pierre de Lumière, obtenant ainsi le pouvoir absolu. Val est couvert de honte devant tout son peuple. Il sait qu'il a été trahi, et par l'un des siens. Il lui reste cependant un espoir de reprendre le contrôle des Neuf Royaumes. Au fond d'une forêt maudite, oubliée depuis longtemps, gît une gemme sacrée, le Jade Noir. C'est une des gelstei les plus puissantes jamais créées. Val devra affronter ses peurs et combattre Morjin avec toutes les armes à sa disposition, quitte à perdre son âme.


La famille de Valashu a été décimée par Morjin, le Seigneur des Mensonges, et malgré la perte de la Pierre de Lumière les protagonistes principaux partent à la recherche du Maîtreya.

L'auteur en profite pour développer un peu plus son univers, mais rien de bien vraiment alléchant puisque les tribus que l'on croise sont plutôt stéréotypés et que leurs us et coutumes sont très peu développés. Cet univers semble être calqué sur une série fort bien connus des amateurs du genre et l'on a l'impression que l'auteur n'a que changé leurs noms.

On se prenait à penser que suite aux événements survenus à la fin du tome précédent que l'auteur allait relancer l'histoire, mais non, l'on est plutôt dans un troisième tome trajectoire. Certes l'auteur en profite pour nous faire découvrir un peu plus Morjin et Kane dont l'on ne savait peu de chose. Mais ces informations sont noyées dans le flot des jérémiades de Maram, du questionnement de Valashu sur le bien fondé de ses actes, les sempiternels échanges entre Maître Juwain sur le bien fonde des préceptes de la Grande Confrérie Blanche,... en somme pour un tome qui devait relancer l'histoire il ne se passe rien ou presque. Et si l'on découvre l'école secrète et les Maîtres de cette confrérie, la manière différente d'employer la magie au travers des Gelstei, tout ceci c'est noyé dans de longs échanges.

On également la nette impression avec cet opus de revenir au point de départ avec une traversée d'une forêt maudite qui n'est pas sans rappeler le Valardoon. Le lecteur à la nette impression que l'auteur est en panne d'inspiration et qu'il veut combler le vide en employant le copié-collé. Il est une fois de plus sans contexte qu'en fantasy les séries à rallonge ont tendance après quelques tomes à perdre en dynamique. Et ce n'est pas la plume riche de l'auteur qui arrange la situation avec l'apport de spiritualité et la connotation cosmologique héritée de la SF qui nous éloignent des longueurs qui succèdent aux longueurs. On ne peut que se demander si cette façon de procéder n'est pas purement guidée par l'argent. Tout au long du récit, excepté pendant les trop rares moments d'action, l'on s'ennuie et l'on n'a qu'une seule envie celle de sauter des phrases voir des paragraphes entiers. C'est avec beaucoup de mal que l'on parvenue au point final.

Au final, un tome qui n'apporte rien au développement de l'intrigue, et l'on ne peut qu'espérer que les deux derniers opus soient un peu plus vivants et échappe à l’habituelle linéarité du récit qui depuis le débout est trop calqué sur un synopsis de JDR.


mardi 25 juillet 2017

Juillet & Août 2017


ACHATS MENSUELS juillet & AOÛT 2017


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Lectures effectuées




  

     



Rejoignent la PAL




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jeudi 20 juillet 2017

Celui qui attend dans l'ombre de Nicolas Blanchot


Lecture dans le cadre des challenges :



Professeur d'histoire ancienne à la Sorbonne, Amory Belmont répond un jour à la demande pour le moins étrange de l'un des promoteurs les plus réputés de Paris. Ce dernier souhaiterait qu'il porte son regard sur une sombre affaire s'étant déroulée récemment dans l'une de ses propriétés et dont la nature reste inexpliquée. Ayant un goût prononcé pour l'ésotérisme et les sciences occultes, Belmont va découvrir derrière ce fait divers quelque chose de bien plus grave.  
Alors qu'avec son mari, elle vient d'emménager depuis quatre jours, Alice se réveille en pleine nuit, elle a entendu un coup sourd, elle se rendort pour être réveillée une une plus tard pour voir apparaître sur le pas de la porte de la chambre une silhouette humaine, avant que la silhouette ne se penche sur elle elle découvre à ses côtés son mari mort...

Amory Belmont, professeur d'histoire ancienne à la Sorbonne, est appelé par la secrétaire du promoteur Marchand qu'il a déjà rencontré à plusieurs reprises. Lord du rendez-vous le promoteur lui montre les photos des sévices subis par Alice qui aurait été attaquée par une créature mi-animale mi-homme, et lui demande vu sa passion pour le paranormal de mener des recherches dans la maison. En acceptant le professeur ne s'est pas dans quel guêpier il s'est fourré...

Après une mise en contexte très rapide, on rentre très vite dans l'action, l'auteur en nous faisant découvrir une créature étrange, plus suggérée que dépeinte nous plonge dans la partie fantastique de son histoire. Le fait que la créature ne soit pas décrite accentue le mystère sur les faits précédents mais on restera sur notre faim, car sans vraiment de transition le côté rentre dans le côté ésotérique avec une société secrète adoratrice d'un culte inconnu du professeur. La jeune journaliste qu'il avait rencontré lors de la première visite dans ladite maison et le professeur sont vite pris pour cible par des membres de la société persuadés qu'ils ont découvert l'objet de leurs recherches. Les événements succédant aux tentatives de meurtres donnent beaucoup de rythme à l'histoire, le lecteur n'a pas le temps de reprendre son souffle, c'est le point fort de ce roman.

Dans la dernière partie certains membres de la société secrète se découvrent, le récit monte en intensité et le thriller se pare d'une certaine dose d'horreur. C'est aussi dans cette dernière partie que la police entré en scène un peu plus tôt se rend contre qu'elle c'était fourvoyée. L'enquêteur prend conscience de l'étendue du problème et est prêt à démissionner à la découverte de ce qui se trame dans l'ombre.

Le duo principal fonctionne plutôt bien : la jeune femme est beaucoup plus entreprenante que le professeur. Elle pousse souvent celui-ci à franchir ses propres limites ce qui ajouté à un humour ironique latent apporte une touche de légèreté à une histoire qui s'assombrit au fil des chapitres. Par contre côté enquêteur principal l'on n'échappe pas à l'éternel cliché du flic torturé. Tout comme du côté des méchants aux traits souvent accentués qui donnent un peu dans le caricatural. Mais c'est souvent le cas dans ce genre de thriller et au final on sent formalise peu. Les auteurs utilisent cette ficelle un peu mécanique pour tenter d'accentuer le côté démoniaque des sectes et malheureusement ce penchant manichéen ne sert pas l'histoire.

Les bases du roman, à savoir la découverte de pages d'un certain manuscrit, s'avère tout ce qu'il y a de plus basique. L’auteur est loin d'être le premier à se servir de ce sujet. Et comme souvent dans ce type de roman l'auteur s'est cantonné au minimum et n'est pas allé plus loin que la rubrique qui traite du sujet sur wikipédia. Donc pas de travail de recherches : certains auteurs sont allés plus loin dans le sujet, mais les lecteurs plus exigeants pourront toujours se documenter sur le net. A l'instar du Da Vinci code l'on est dans un récit tout ce qu'il y a de plus classique avec un manque de profondeur latent, mais qui permet tout de même de passer un bon moment de détente et l'on a pour l'instant échappé à la romance que l'on sent naître entre les deux personnages principaux ce qui est plutôt positif pour l'instant.

Le style de l'auteur est simple, direct plutôt bien adapté à ce genre de récit qui demande du rythme pour ne pas s'ennuyer.



lundi 10 juillet 2017

La danse du mal de Michel Benoît


Lecture dans le cadre du challenge :


Au cœur du désert syrien, un manuscrit du Coran, datant du VIIe siècle, pourrait bouleverser l’équilibre du monde… A Rome, ils sont trois moines qui étudient l’origine du christianisme et la naissance de l’islam. Quand Georges, catholique syriaque, disparaît, son ami le frère Nil s’engage dans un voyage périlleux au cœur du désert syrien pour retrouver un dangereux manuscrit du Coran. Depuis son bureau de l’ancienne Inquisition, un prélat aussi discret que redoutable est décidé à s’en emparer pour lutter contre la poussée musulmane.
Nil échappera-t-il aux djihadistes acharnés à détruire ce manuscrit ? A l’émissaire du Vatican lancé à ses trousses ? Sauvera-t-il Sara, la belle Juive au passé ténébreux ? Après Le Secret du Treizième apôtre, best-seller mondial, Michel Benoît nous entraîne dans un thriller initiatique traversé par les fureurs de notre temps, le calvaire des chrétiens d’Orient et la recrudescence d’un messianisme devenu l’arme fatale de l’axe du Mal.


Alors qu'il effectue des recherches dans une mosquée de Sanaa, un professeur allemand découvre une cache datant de l'ancienne synagogue qui se trouvait avant l'édification de la mosquée. Parmi un grand nombre de parchemins, il découvre un coffret contenant douze rouleaux écrits en nâzoréens et qui remettent en cause l'écriture du Coran ainsi même que celle du prophète.

En parallèle on découvre frère Nil, qui ne rentrant pas dans les critères de son ordre monastique, est envoyé à Rome pour y étudier la théologie. Une rencontre va modifié sa vision de l'église, celle du frère Georges un moine d'origine nâzoréenne, et sous cette influence il va modifier la thèse qu'il écrivait attirant l'attention du Cardinal qui dirige les services secrets du Vatican.

Lorsque le frère Georges disparaît, il se rend au Liban pour aider la sœur de ce dernier à le retrouver, mais sans savoir que le Cardinal a dépêche à sa suite un membre d'une confrérie secrète de l'église ainsi qu'un tueur arabe, qui est en fait un djihadiste. Les deux hommes ont pour mission de s'emparer du rouleau pour permettre au Cardinal de modifier l'équilibre géo-stratégique des religions.

Bien que l'on est plus habitué à la remise en question de l’église Catholique Romaine, ce postulat, à savoir que la religion musulmane serait directement issue du judéo-christianime, n'a rien de vraiment original, car la majorité des thrillers du genre utilisent cette base.

L'histoire aurait pu être plus prenante à lire si l'auteur avait un peu plus développé le côté historique, l'on aurait aimé en savoir plus sur cette communauté, pratiquement inconnue du grand public, persécutée autant par les juifs que par les musulmans. A part dans les premiers chapitres où l'auteur ne fait que survoler le sujet on n'apprend rien de plus malgré la rencontre avec des membres de cette communauté.

Le côté suspense aurait lui aussi être plus intéressant, le côté thriller démarrait bien, mais dans la conduite de l’intrigue les rebondissements, plutôt nombreux, sont dans leur majorité téléphonés, trop simples ; le lecteur a souvent de l'avance sur l'auteur. Certes la dynamique de lecture est excellente, peut-être parfois un peu trop, car à maintes reprises on a l'impression d'avoir raté quelque chose. Mais non ! Le développement de l'intrigue nous parait bâclé, on a la nette impression que l'auteur était pressé d'en finir en utilisant des raccourcis.

L'on n'a pas non plus était captivé par les personnages. Soit, ils se révélaient par trop caricaturaux comme le Cardinal où le djihadiste, soit, sans envergure comme le frère Nil qui ne fait que subir tous les faits sans presque réagir.

Au final, le lecteur se retrouve dans un récit qui manque d'épaisseur, et qui ne fait qu’apporter des désillusions tant sur le livre tant sur les messages que véhiculent l'auteur. Il est difficile de parler plus de ce roman car tout au fil des pages l'on a survolé l'histoire sans vraiment arriver à y entrer.



dimanche 2 juillet 2017

Les manteaux de gloire de Sébastien De Castell


Lecture dans le cadre des challenges :


Le roi est mort. 
Désormais considérés comme des traîtres, les Manteaux de gloire, son fidèle ordre, ont été séparés. 
Falcio Val Mond et ses amis Kest et Brasti en sont réduits à travailler comme gardes du corps pour un noble qui refuse de les payer. 
Cependant la situation pourrait être pire : leur employeur pourrait être étendu au sol, baignant dans son sang, au cœur d'une mise en scène faisant du trio le coupable idéal.

Ah, attendez, c'est exactement ce qui vient de passer...

Mais ce n'est que le début des réjouissances : une conspiration se trame dans la cité la plus corrompue du monde et menace tout ce pour quoi Falcio et ses alliés se sont battus. 
S'ils veulent déjouer le complot et réunir les Manteaux de gloire, les trois amis ne pourront compter que sur leurs épées et le serment qu'ils ont prêté...


Après l'assassinat du Roi fomenté par les Ducs, les Manteaux de Gloire, sorte de magistrats itinérants chargés de faire appliquer les lois royales, par la force si nécessaire, et ainsi contrer la trop forte suprématie des Ducs, sont devenus des parias décriés par la quasi-majorité de la population du royaume Drestonia.

Le postulat de départ, à savoir un corps d'élite idéaliste qui veut défendre son honneur bafoué, n'a rien de très original et s'avère tout ce qu'il y a de plus basique.

L'histoire est narrée par Falcio Val'Mond, Premier Cantor de l'ordre, et alterne entre le passé, âge d'or de l'ordre, et le présent peu glorieux. Si c'est flash-back ne sont pas inintéressants, et nous permettent d’appréhender le passé des trois personnages principaux de l'histoire, ils sont toujours placés à des moments inopportuns du récit cassant de manière systématique la dynamique de l'histoire.

L'univers, qui se situe à cheval sur la fin de l'époque moyenâgeuse et le début de la Renaissance, n'est que peu développé, l'auteur se focalisant principalement sur les personnages et la toile de fond du récit, en l’occurrence la conspiration des Ducs désireux d’asseoir sur le trône un représentant qu'ils pourront manipuler à leur guise.

La magie est fort peu présente et s'apparente plus dans son ensemble aux travaux d'apothicaires qu'à une magie à proprement parler. Le point fort du récit se situant au niveau des combats orchestrés de fort belle manière, visuels mais par trop souvent coupés par les retours en arrière, et de ce fait le charme n'opère pas vraiment comme il devrait.

Le côté fantasy est dans cette histoire très ténu, et l'on est plus proche d'un roman de capes et d'épées de qualité somme toute plutôt moyenne. En effet, le développement de l'intrigue se révèle dans son ensemble un peu trop simple., l'auteur a de plus la fâcheuse manie de trop vouloir mettre en avant mais malheureusement la facilité à laquelle le trio se sort des situations critiques déséquilibre le récit qui perd facilement de sa crédibilité. Emploi de pirouettes qui nous prive également d'un côté épique que l'on aurait souhaité plus présent.

Malgré une galerie assez importante de personnages, l'auteur centre essentiellement sur la mise en valeur du protagoniste principal. De ce fait les personnages de premier plan qui l'accompagnent, et les personnages de second plan paraissent un peu fades ce qui enduit indubitablement un manque d'empathie à leurs égards du lecteur. De surcroît l'auteur à un peu trop insisté sur le sens des valeurs de son personnage principal qui malheureusement frise assez souvent le caricatural. Et les leçons de morale que veut transmettre l'auteur tombent souvent à plat par trop lourdaudes.

Le style de l'auteur s'avère à certains moments difficile à appréhender ce qui ajouté aux nombreux flash-back n'est pas sans influer sur la dynamique de lecture, ce qui s'avère préjudiciable au récit. Les échanges verbaux sont bien travaillés dans leur ensemble, mâtinés entre le trio d'une pointe d'humour qui apportent un peu de fraîcheur dans les moments plus dramatiques de l'histoire.

En résumé, un univers peu développé, des personnages pas assez travaillés, une trop grande facilité dans la conduite du récit,... l'auteur n'est pas parvenu à nous convaincre et à nous donner l'envie de poursuivre les aventures des Manteaux de Gloire.

 



Bilan Lectures 2° Trimestre 2017


Livres lus

&

Chroniques effectuées au deuxième trimestre 2017.


Coups de Cœur :



J'ai aimé :
La musique des ténèbres – Eric Bony
Les tables du prophète – James Becker
Le pont du diable – Yves Desmazes
Quarante mots pour la neige – Giles Blunt
Perseverare Diabolicum – Frédéric Richard
L'appel du destin – Fiona McIntosh

J'ai moyennement aimé :
Haut-Royaume – Pierre Pevel – Tome 1 Le chevalier
Haut-Royaume – Pierre Pevel – Tome L'héritier
Aussi rudes que l'hiver – Quentin Clément – Tome 1 Du sang dans la neige
Aussi rudes que l'hiver – Quentin Clément – Tome 2 La puissance de l'ours
Aussi rudes que l'hiver – Quentin Clément – Tome L'échiquier d'Adonar
Les mercenaires – Alexandre Charbonneau – Tome 1 Le fardeau de Margotha

Je n'ai pas aimé :
Crime à Paris – Murielle Lucie Clément
Assélnour, la cité des sorciers – Jaffar
Les sorciers des plaines – Nathalie Haras
Ulan Bator – Richard Tabbi



Nombre de livres lus en 2017 : 33







MAI & JUIN 2017


ACHATS MENSUELS Mai & Juin   2017


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